Armavir (Arménie)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Armavir.
Armavir
(hy) Արմավիր
Mémorial de la bataille de Sardarapat.
Mémorial de la bataille de Sardarapat.
Administration
Pays Drapeau de l'Arménie Arménie
Région Armavir
Maire
Mandat
Ruben Khlghatyan (HHK)[1],[2]
2011-2015
Démographie
Population 33 628 hab. (2009)
Densité 3 952 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 04′ 48″ N 44° 03′ 19″ E / 40.080117, 44.055288 ()40° 04′ 48″ Nord 44° 03′ 19″ Est / 40.080117, 44.055288 ()  
Altitude 870 m (min. : 862 m) (max. : 880 m)
Superficie 851 ha = 8,51 km2
Fuseau horaire UTC+4
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Arménie

Voir la carte administrative d'Arménie
City locator 12.svg
Armavir

Géolocalisation sur la carte : Arménie

Voir la carte topographique d'Arménie
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Armavir

Armavir (en arménien Արմավիր ; anciennement Sardarapat, puis Hoktamberyan) est une ville d'Arménie située dans la région d'Armavir. C'est une ancienne capitale de l'Arménie. Elle compte 33 628 habitants en 2009[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site d'Armavir est occupé dès les cinquième et sixième millénaires avant J.-C. Des outils variés, des objets en bronze et des poteries datant de cette époque ont été retrouvés. La ville proprement dite est fondée par le roi urartéen Argishti Ier, en 776 avant J.-C., qui y érige une forteresse et la nomme Argishtihinili[4]. En 331 av. J.-C., la dynastie orontide déclare l'indépendance de l'Arménie de l'Empire achéménide et Orontès III la choisit comme capitale. La ville est une grande citadelle située sur une colline s'élevant à 76 mètres. Une imposante muraille entoure les habitations qui sont d'ailleurs de tailles modestes.

Des tablettes de l'époque achémenide ont été retrouvées, écrites en langue élamite et concernant l'épopée de Gilgamesh. Divers écrits sont retrouvés de l'époque hellénistique autour du IIIe siècle av. J.-C., parmi lesquels des poésies d'Hésiode, des écrits d'Euripide, une liste des mois du calendrier macédonien et des noms des rois orontides.

Armavir appartient ensuite successivement aux Séleucides, aux Parthes, au royaume d'Arménie, à l'Empire romain, aux Sassanides et à l'Empire byzantin, avant d'être conquise en 645 par les Arabes.

Armavir au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Arabes règnent sur la région jusqu'au premier quart du IXe siècle, à partir duquel les Sadjides envahissent la région. À la fin du siècle, la région passe sous la domination de la dynastie bagratide, qui joua un rôle important dans les histoires de l'Arménie de la Géorgie.

L'Empire byzantin reconquiert la région en 1045 jusqu'à l'invasion des Seljoukides en 1064, qui renomment la ville Sardarapat (ou Serdarabad). Après le déclin de ceux-ci, la région passe aux mains des Géorgiens, des Ildegizides et des Khwârazm-Shahs. Les Mongols prennent la région en 1239 et fondent la dynastie ilkhanide en 1256. La région passe ensuite aux Chupanides en 1353, aux Jalayirides en 1357 et aux Qara Qoyunlu en 1388. Tamerlan capture la région en 1400. Qara Yusuf la reprend en 1407 aux Timourides.

Période pré-russe[modifier | modifier le code]

Domination russe[modifier | modifier le code]

Ère soviétique[modifier | modifier le code]

L'invasion par l'URSS débute le 29 novembre 1920, par la XIe armée de l'Armée rouge. Erevan est prise le 2 décembre. Les Soviétiques intègrent le pays à la république socialiste fédérative soviétique transcaucasienne en 1922, puis en font la République socialiste soviétique d'Arménie en 1936. Entre-temps, le nom de la ville est changé de Sardarapat en Hoktamberyan (ou Oktamberyan) en 1935.

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Deux ans après la déclaration d'indépendance de l'Arménie (1991), la ville reprend son nom antique, Armavir.

Transports[modifier | modifier le code]

Un train passant par Armavir relie deux fois par jour Erevan à Gyumri en trois heures trente. Avant la fermeture de la frontière en 1993, la voie ferrée et l'autoroute qui reliaient la Turquie à l'Asie passaient par l'Arménie. Depuis, cette dernière est isolée de ses voisins. En train, seul le passage par l'Iran reste possible.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (en) « RPA in Local Self-Government », sur Parti républicain d'Arménie (consulté le 27 mars 2012).
  2. (hy+en) « Central Electoral Commission of the Republic of Armenia » (consulté le 11 septembre 2012).
    Pour obtenir la page en anglais, cliquez en haut à droite sur « English » ; ensuite, dans le menu vertical de gauche, cliquez sur « Elections », puis sur « Head of Community » et sélectionnez la dernière élection correspondant à la communauté voulue.
  3. (en) ArmStat, Marzes of the Republic of Armenia in figures, « RA Armavir Marz »,‎ 2009 (consulté le 11 décembre 2009).
  4. (en) Richard G. Hovannisian (dir.), Armenian Van/Vaspourakan, Mazda, Costa Mesa, 2000 (ISBN 978-1-568-59130-8), p. 15.
  5. (ru) « Города-побратимы поздравляют Армавир с днём рождения », sur http://www.armawir.ru/,‎ 23 septembre 2011 (consulté le 2 novembre 2012).