Sisian

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Sisian
(hy) Սիսիան
Vue sur la ville de Sisian, avec le Vorotan.
Vue sur la ville de Sisian, avec le Vorotan.
Administration
Pays Drapeau de l'Arménie Arménie
Région Syunik
Maire
Mandat
Aghasi Hakobjanyan (BHK)[1],[2]
2012-2016
Démographie
Gentilé Sisiantsi[3]
Population 16 773 hab. (2011)
Densité 505 hab./km2
Géographie
Coordonnées 39° 31′ 05″ N 46° 00′ 49″ E / 39.51807, 46.01374839° 31′ 05″ Nord 46° 00′ 49″ Est / 39.51807, 46.013748  
Altitude 1 600 m
Superficie 3 320 ha = 33,2 km2
Fuseau horaire UTC+4
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Arménie

Voir la carte administrative d'Arménie
City locator 13.svg
Sisian

Géolocalisation sur la carte : Arménie

Voir la carte topographique d'Arménie
City locator 13.svg
Sisian

Sisian ou Sissian (en arménien Սիսիան ; jusqu'en 1935 Gharakilisa, puis jusqu'en 1940 Sisavan[4]), anciennement Sisakan (d'après Sisak (en)), est une ville du marz de Syunik en Arménie, au sud du pays. En 2011, elle compte 16 773 habitants.

Elle est située à 217 kilomètres de la capitale arménienne, Erevan, et à quelques kilomètres de la route reliant cette dernière à Stepanakert, la capitale du Haut-Karabagh.

Entouré de sommets enneigés et traversé par le Vorotan, le site est occupé depuis au moins l'âge du bronze moyen.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La ville doit son nom à Sisak (en)[5]. Ce personnage est un descendant de Haïk, le fondateur de la lignée des Sisakan et l'éponyme du Syunik selon l'historien médiéval arménien Moïse de Khorène[6].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Sisian est située à 217 km de la capitale arménienne, Erevan, et à 115 km de Kapan, la capitale régionale[5]. La route reliant Erevan à Stepanakert, la capitale du Haut-Karabagh, passe à quelques kilomètres de là[7].

Rose des vents Shaki Ishkhanasar (territoire non attribué),
Aghitu
Rose des vents
Brnakot N Uyts
O    Sisian    E
S
Ashotavan Ashotavan, Tolors Tolors

Topographie[modifier | modifier le code]

Sisian est encerclée de sommets enneigés aux pentes boisées, dont le Mets Ishkhanasar[8]. L'altitude moyenne y est de 1 600 m[5].

La ville a donné son nom au col de Sissian, haut de 2 346 mètres, qui permet de relier difficilement l'Arménie au Nakhitchevan en franchissant la chaîne du Zanguézour lorsqu'il est ouvert ; il est cependant fermé depuis plusieurs années en raison du conflit opposant l'Arménie à l'Azerbaïdjan.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sisian est située à la confluence du Vorotan, qui la coupe en deux[8], et de la rivière locale, également nommée Sisian[4]. Elle compte par ailleurs plusieurs sources minérales fraîches[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Sisian est de type continental.

Relevé météorologique de Sisian
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −6 −5 −2 2 5 7 10 8 6 2 −1 −4 1,8
Température maximale moyenne (°C) 1 1 5 10 12 16 18 16 17 10 6 2 9,5
Précipitations (mm) 6 12 21 36 30 18 3 6 9 12 12 9 14,5
Nombre de jours avec précipitations 5 6 10 12 12 9 4 5 4 8 6 6 7,25
Source : World Weather Online[9]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
1
−6
6
 
 
 
1
−5
12
 
 
 
5
−2
21
 
 
 
10
2
36
 
 
 
12
5
30
 
 
 
16
7
18
 
 
 
18
10
3
 
 
 
16
8
6
 
 
 
17
6
9
 
 
 
10
2
12
 
 
 
6
−1
12
 
 
 
2
−4
9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Territoire[modifier | modifier le code]

La communauté couvre 3 320 hectares, dont :

  • 1 786 ha de terrains agricoles ;
  • 50 ha de terrains industriels ;
  • 18 ha alloués aux infrastructures énergétiques, de transport, de communication, etc. ;
  • 94 ha d'aires protégées ;
  • 598 ha de forêts ;
  • 36 ha d'eau[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du site est ancienne. Une nécropole de l'âge du bronze moyen y a ainsi été découverte et fouillée[10].

Au sein du royaume d'Arménie, la localité fait partie du canton de Cłuk[5], un canton de la province arménienne historique de Siounie selon le géographe arménien du VIIe siècle Anania de Shirak[11]. Sisian est par la suite intégrée dans le royaume de Siounie ; elle devient ensuite au XVe siècle le centre d'un mélikat dirigé par une branche des Orbélian (dont est issu Israël Ori), qui existe encore à la fin du XVIIe siècle[12].

Sous l'URSS, Sisian devient le centre du raion du même nom au sein de la République socialiste soviétique d'Arménie[13]. Elle accède au rang de ville en 1974[14].

Politique[modifier | modifier le code]

Le maire (ou plus correctement le chef de la communauté) de Sisian est depuis 2008 Aghasi Hakobjanyan[2], membre du parti Arménie prospère[1].

Début Fin Nom Parti
2005 2008 Lavrent Sargsyan
2008 2012 Aghasi Hakobjanyan Arménie prospère
2012 En cours Aghasi Hakobjanyan Arménie prospère

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville repose principalement sur la production de produits manufacturés (aliments, boissons, textiles, etc.) et sur l'industrie minière[15].

La ville a tiré profit pour son développement de la construction des quatre réservoirs du Vorotan, dont celui de Spandaryan, mais son économie a pâti de la crise des années 1990[5].

Transport[modifier | modifier le code]

La ville est dotée d'un aéroport, autrefois en liaison avec l'aéroport Erebouni d'Erevan[16].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Sisian
1959 1970 1979 1989 2001 2008 2011
3 838[17] 7 426[18] 10 597[19] 15 292[20] 15 019[21] 16 665[22] 16 773[15]


Patrimoine[modifier | modifier le code]

Sisian est connue pour l'église du VIIe siècle qui la domine, Sourp Hovhannes (« Saint-Jean »), également nommée Siouni Vank[23]. Un musée est par ailleurs localisé dans la ville, le musée d'histoire Nicolas Adontz[24].

Le site mégalithique de Zorats Karer se trouve en outre non loin de la ville[25] (3,2 km au nord), ainsi que la chute de Shaki (6 km), la plus haute chute d'eau du Petit Caucase (18 m)[15].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sisian est jumelée à :

Personnalités nées à Sisian[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Sisian.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Activity in LG-s », sur Arménie prospère (consulté le 26 mars 2012).
  2. a et b (hy+en) « Central Electoral Commission of the Republic of Armenia » (consulté le 11 septembre 2012).
    Pour obtenir la page en anglais, cliquez en haut à droite sur « English » ; ensuite, dans le menu vertical de gauche, cliquez sur « Elections », puis sur « Head of Community » et sélectionnez la dernière élection correspondant à la communauté voulue.
  3. (en) Joseph Dagdigian, « The Sisian travelogue », sur Armenian Reporter,‎ 9 mai 2012 (consulté le 17 mai 2012).
  4. a et b (en) Brady Kiesling, Rediscovering Armenia,‎ 2000 (lire en ligne), p. 89.
  5. a, b, c, d, e et f (hy) « Սիսիան ք, », sur http://syunik.gov.am/ (consulté le 29 mars 2012).
  6. Moïse de Khorène (trad. Annie et Jean-Pierre Mahé), Histoire de l'Arménie, Paris, Gallimard, coll. « L'aube des peuples »,‎ 1993 (ISBN 2-07-072904-4), p. 125-126.
  7. (en) « Sisian », sur http://www.armeniainfo.am/ (consulté le 29 mars 2012).
  8. a, b et c (en) « Sisian », sur http://www.welcomearmenia.com/ (consulté le 29 mars 2012).
  9. (en) « Sisian », sur http://www.worldweatheronline.com/ (consulté le 29 mars 2012).
  10. (en) A. Gevorkyan et O. Khnkiyan, « The 1998 excavation campaign at the middle Bronze Age necropolis of Sisian, Armenia », dans Centro di studi micenei ed egeo-anatolici et Istituto per gli studi micenei ed egeo-anatolici, Studi micenei ed egeo-anatolici, vol. 38, 2000, p. 161-173.
  11. (en) Robert H. Hewsen, Armenia: A historical Atlas, The University of Chicago Press, Chicago et Londres, 2001 (ISBN 0-226-33228-4), p. 103.
  12. Dédéyan 2007, p. 417.
  13. (en) Robert H. Hewsen, op. cit., p. 249.
  14. (hy+en) ArmStat, Marzes of the Republic of Armenia in figures, « Population of the Republic of Armenia »,‎ 2011 (consulté le 28 mars 2012).
  15. a, b et c (hy+en) ArmStat, Marzes of the Republic of Armenia in figures, « RA Syunik Marz »,‎ 2011 (consulté le 28 mars 2012).
  16. Krikor Amirzayan, « L’Arménie envisage de relancer l’activité des petits aéroports au Sud du pays », sur Nouvelles d'Arménie Magazine,‎ 26 janvier 2013 (consulté le 26 janvier 2013).
  17. (ru) « Перепись населения СССР 1959 года — Армянская ССР », sur http://www.webgeo.ru/ (consulté le 29 mars 2012).
  18. (ru) « Перепись населения СССР 1970 года — Армянская ССР », sur http://www.webgeo.ru/ (consulté le 29 mars 2012).
  19. (ru) « Перепись населения СССР 1979 года — Армянская ССР », sur http://www.webgeo.ru/ (consulté le 29 mars 2012).
  20. (ru) « Всесоюзная перепись населения 1989 г. — Численность городского населения союзных республик, их территориальных единиц, городских поселений и городских районов по полу (recensement de 1989, vol. 1, partie 1, tableau 3) », sur http://demoscope.ru/ (consulté le 29 mars 2012).
  21. (hy+ru+en) ArmStat, RA 2001 Population and Housing Census Results, « RA Syunik Marz » (consulté le 28 mars 2011).
  22. (hy+en) ArmStat, Marzes of the Republic of Armenia in figures, « RA Syunik Marz »,‎ 2008 (consulté le 28 mars 2011).
  23. Patrick Donabédian et Jean-Michel Thierry, Les arts arméniens, Éditions Mazenod, Paris, 1987 (ISBN 2-85088-017-5), p. 576.
  24. Sèda Mavian, Arménie, coll. « Guides Évasion », Hachette, Paris, 2006 (ISBN 978-2-01-240509-7), p. 192.
  25. (en) Brady Kiesling, op. cit., p. 90.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]