Gabriel Metsu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Metsu.

Gabriel Metsu

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de l'artiste avec son épouse Isabella De Wolff dans une taverne, 1661 (Alte Meister Galerie, Dresde).

Naissance janvier 1629
Leyde
Décès 24 octobre 1667
Amsterdam
Nationalité néerlandaise
Provinces-Unies Provinces-Unies
Activités peintre
Maîtres Gérard Dou,
Nicolaus Knüpfer,
Jan Baptist Weenix
Mouvement artistique Baroque
Mécènes Jan J. Hinlopen
Influencé par Gerard Ter Borch,
Jan Vermeer Pieter Codde (?),
Pieter De Hooch,
Frans Van Mieris l'Ancien
Influença Jan Steen

Œuvres réputées

Le Marché aux herbes d'Amsterdam
L'Enfant malade
Homme écrivant une lettre
Femme lisant une lettre
Vieille Femme méditant, v.1660-1662 (Rijksmuseum, Amsterdam).

Gabriel Metsu, né à Leyde en janvier 1629 et enterré à Amsterdam, le 24 octobre 1667, est un peintre néerlandais du siècle d’or. Il est l’auteur de quelques tableaux à thème biblique et de nombreuses scènes de genre, dont certaines peuvent être également regardées comme des portraits. Évoluant au gré d'influences diverses, le style de Metsu montre une grande versatilité et une recherche constante, notamment dans la composition, le traitement de la lumière et le rendu des matières. Peintre assez inégal, son œuvre n'en est pas moins parsemée de quelques tableaux d'excellente facture.

Biographie[modifier | modifier le code]

Leyde et Utrecht[modifier | modifier le code]

Gabriel Metsu (ou Metzu) était le fils du peintre flamand Jacques Metsu[1]. Celui-ci passa la plus grande partie de sa vie à Leyde et s’y maria à trois reprises[2]. Lors du dernier de ses mariages, célébré en 1625, il épousa Jacomijntje[3] Garniers. Elle était la veuve d’un peintre[4] avec qui elle avait déjà eu trois enfants, et exerçait le métier de sage-femme. Au moment de la naissance de Gabriël, en janvier 1629, la famille habitait dans la rue appelée Lange Mare, dont le nom venaitde la Mare, un cours d'eau aujourd'hui disparu. Son père décéda la même année, et sa mère se remaria sept ans plus tard, le 14 septembre 1636, avec un batelier[5].

Si l’on en croit Arnold Houbraken, à Leyde, Gabriel Metsu aurait fait son apprentissage auprès de Gérard Dou, un important peintre de genre. On peut toutefois douter de cette affirmation car, si certaines œuvres de Metsu montrent une influence manifeste de Dou[6], celle-ci est nettement moins claire dans les réalisations de ses débuts.

Quoi qu'il en soit, Metsu semble avoir été doué d'un talent précoce, très tôt reconnu, car en 1644, alors qu'il n'était âgé que d'une quinzaine d'années, il aurait apposé sa signature sur une pétition demandant aux autorités de Leyde l'autorisation de fonder dans cette ville une guilde d'artistes. La guilde de Saint-Luc de Leyde fut créée quatre ans plus tard, en 1648, et Metsu figura parmi les premiers inscrits[7]. À cette époque, parmi les autres membres de la corporation se trouvaient Jan Steen – qui influença –, Joris van Schooten, David Bailly et Pieter de Ring. En 1649, les archives de la guilde le mentionnaient toujours comme membre. Toutefois, l’année suivante, il cessa d’en faire partie. C'est également à cette période qu'il aurait été influencé par Jan Lievens.

On le retrouve ensuite à Utrecht où, durant quelques mois, il fut l’élève de Nicolaus Knüpfer[8] et Jan Baptist Weenix mais, à l’époque de la Première Guerre anglo-néerlandaise (1652-1654), l’économie se portait mal, et Metsu partit s’établir à Amsterdam ; c'est du moins ce que laissent comprendre des œuvres de Metsu signées et datées de 1653.

Amsterdam[modifier | modifier le code]

La ruelle du Prinsengracht

Au début, à Amsterdam, Metsu vivait dans la ruelle du Prinsengracht, à hauteur du Lauriergracht[9]. Il y tenait un élevage de poulets, des animaux qu’il représenta quelquefois dans ses tableaux. Bientôt, cependant, cette activité suscita une querelle avec l’une de ses voisines et il déménagea dans une maison située sur le quai, alors occupé par un marché aux légumes. Cette ambiance de rue animée constitua par la suite une importante source d’inspiration pour l'artiste[10].

En 1658, il épousa Isabella De Wolff[11],[12] d’Enkhuizen, dont le père était potier et dont la mère, Anna De Grebber[13], était peintre. Le frère de cette dernière, Pieter De Grebber, était peintre lui aussi, et réalisa à Haarlem des tableaux à sujets religieux. À Amsterdam, l'œuvre de Metsu fut influencée par Gerard Ter Borch et sans doute aussi Pieter Codde.

Metsu devint un peintre de société en vue, et se fixa dans la Leidsestraat, non loin de l’endroit où habitaient les commanditaires et les acheteurs de ses œuvres. L’un des plus importants parmi eux fut, à partir de 1661 environ, le marchand de draps Jan J. Hinlopen. Metsu exécuta pour lui plusieurs portraits de famille, avec pour décors des intérieurs cossus. Metsu peignit également le portrait de la veuve de Hinlopen, Lucia Wijbrants.

En octobre 1667, Metsu, âgé de trent-huit, décéda, probablement des suites d’une opération de la vessie. Il fut inhumé le vingt-quatre du même mois dans la Nieuwe Kerk. Après son décès, sa veuve partit vivre chez sa mère, à Enkhuizen.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Environ cent-cinquante peintures ont été préservées, dont la plupart ne sont pas datées.

Le Christ et la Femme adultère, 1653 (Musée du Louvre, Paris).

Au début de sa carrière, Metsu s’intéressa aux représentations de scènes historiques et religieuses. Assez rapidement, il abandonna ces thèmes, soit qu’il se rendit compte que l’art sacré ne seyait pas à son tempérament, soit qu’il trouva que beaucoup d’autres peintres exploitaient déjà ce genre, et il se dirigea vers d’autres sujets qu'il préférait. Ainsi, ce sont surtout par ses scènes de genre, et ses intérieurs avec des groupes de personnages et de jeunes femmes qu’il est connu. Outre des scènes d’auberge et de rues, il exécuta aussi un certain nombre de portraits, et sans doute quelques natures mortes dont on ne connaît cependant que deux seuls exemplaires : Le Coq mort du Musée du Prado et Le Déjeûner de harengs du Louvre. Dans le cas de Metsu, chacune de ses œuvres doit être jugée en particulier, car son style change fréquemment et on peut à chaque fois y déceler l’influence d'un autre peintre, comme Pieter De Hooch ou Frans Van Mieris l'Ancien.

Les peintures religieuses[modifier | modifier le code]

L’un de ses premiers tableaux est L'Homme riche et Lazare conservé au Musée de Strasbourg et peint dans un style influencé par Jan Steen. En 1653, il réalisa Le Christ et la femme adultère, inspiré par Rembrandt, œuvre de grand format conservée au Musée du Louvre et qui n'est pas sans évoquer, par le dessin et les coloris, Le Christ dans la maison de Marthe et Marie, que Johannes Vermeer peignit vers 1655 (il s'agit de l'une des premières œuvres du peintre de Delft). De la même période que Le Christ et la femme adultère datent Abraham renvoie Hagar, qui faisait autrefois partie de la collection de Théophile Thoré-Bürger, et Le Denier de la veuve, du Musée de Schwerin.

Le Marché aux herbes d'Amsterdam, v. 1660-1662 (Musée du Louvre, Paris).

Les peintures de genre[modifier | modifier le code]

Ce que Metsu entreprit de peindre avec, dès le début, une surprenante réussite, fut la vie populaire des marchés et des tavernes et, contrastant avec elle, les petits faits des classes aisées et de leurs salons, ce qui témoigne de sa remarquable diversité.

Dans aucune de ses œuvres, les leçons apprises de Rembrandt ne semblent avoir été vaines. Les mêmes principes d’ombres et de lumière qui marquent Le Christ et la femme adultère, son œuvre de jeunesse, ont été appliqués à des sujets d’un genre assez différent. Un groupe dans un salon, une série de groupes sur une place de marché, ou un personnage représenté seul dans la pénombre d’une taverne ou d’un salon, sont traités avec le plus grand bonheur par une concentration et une graduation justes de la lumière avec, transpirant de chaque zone, un chaud éclat coloré; de plus, l’étude de la texture des tissus est portée au même degré que celui atteint par Gerard Ter Borch ou Gérard Dou, avec si possible un fini, un brio presqu'égal à celui de De Hooch.

Son tableau Femmes chez le poissonnier, qui faisait partie de la collection de lord Lonsdale, témoigne qu’il fut à un moment profondément marqué par la vivacité et la technique audacieuse de Frans Hals.

L’une des œuvres de maturité de Metsu est Le Marché aux herbes d'Amsterdam du Musée du Louvre, au sujet de laquelle on peut difficilement déterminer ce qu’il faut admirer le plus, tant l’ensemble est excellent, le mouvement et l’action caractéristiques des dramatis personæ, le choix des visages, des expressions et des gestes, et les textures des choses représentées. D’une qualité égale, mais plus anciens : les tableaux Chasseur à une fenêtre et La Taverne (identifié tardivement comme étant le « Portrait de l'artiste et de son épouse Isabella De Wolff dans une taverne »), datant l’un et l’autre de 1661, et conservés respectivement à la Mauritshuis de La Haye et à l'Alte Meister Galerie de Dresde, et Le Vendeur de volaille, à Dresde également, qui porte la signature du peintre et est daté de 1662.

Parmi les cinq tableaux de Metsu qui font partie de la Wallace Collection figurent Servante avec du poisson et Vieille Femme endormie (appelé aussi Le Chat tigré) et Le Chasseur endormi, acquis par lord Hertford pour la somme de trois mille livres, l’équivalent d’un peu plus de trois mille quatre cents euros, et qui constitue un exemple admirable de la technique du peintre. Au nombre de ses meilleures représentations de la vie domestique, on peut compter Déjeûner ou Les Mangeurs d'huîtres au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, L'Enfant malade au Rijksmuseum à Amsterdam, Les Musiciens amateurs au musée de La Haye, le Duo et La Leçon de musique de la National Gallery de Londres, Jeune Femme écrivant de la musique à la Mauritshuis, et bien d’autres exemples dans presque tous les principaux musées d’Europe. Cinq autres de ses tableaux, qui faisaient partie de la collection d’Auguste II de Pologne, sont aujourd’hui conservés à Dresde.

Quelques tableaux importants[modifier | modifier le code]

Anonyme, Vierge à l'Enfant, peinture qui fut attribuée tour à tour au Caravage et à Orazio Gentileschi, fin XVIe-début XVIIe siècle (Galleria nazionale d'arte antica, Rome).

L'Enfant malade[modifier | modifier le code]

L’Enfant malade, vers 1660-1665 (Rijksmuseum, Amsterdam).

Dans L'Enfant malade[14], d'Amsterdam, datant du début des années 1660, son style se rapproche de celui de Johannes Vermeer[15], avec une lumière limpide, des ombres discrètes et des zones colorées fraîches et unies[16].

Sur le tableau, une jeune femme est assise et tient sur ses genoux un enfant âgé d'environ trois ans. Le visage de la femme est penché en direction de l'enfant et ses paupières sont étrangement baissées. L'enfant, au teint blême et à la mine triste, regarde devant lui dans le vague; il semble adresser sa peine au spectateur. À droite des personnages, se trouve une chaise sur laquelle sont déposés un bonnet et ce qui semble être un manteau. À gauche, on peut voir, sur un tabouret, un pot en grès; le manche d'une cuillère en dépasse. Le mur est décoré d'une carte déroulée et d'un petit tableau représentant la crucifixion du Christ.

Bien qu'il s'agisse d'une peinture de genre, la position de l'enfant sur les genoux de sa mère rappelle certaines représentations de l'Enfant Jésus sur les genoux de la Vierge Marie (cfr. ill. de gauche). Cet aspect est souligné par la peinture accrochée au mur et représentant la crucifixion. Le visage que la femme dirige vers l'enfant semble exprimer un salut respecteux, une méditation, une prière, plutôt que de l'inquiétude. Il est possible que la mère symbolise l'une des trois vertus théologales: la Charité (Caritas)[17]. Il se dégage de l'œuvre, avec cette connotation religieuse, une fascination vague, puis, progressivement, un sentiment de profonde humanité: l'humain, dont toute l'existence est évoquée en un saisissant raccourci (la mère et, au bout, au loin, la mort – la crucifixion), est, dans sa souffrance, rapproché de la Divinité.

Les effets de lumière et la combinaison de bleu, jaune et rouge rappellent Vermeer – voir par exemple La Dentellière (v. 1670) –, mais le pinceau est moins sec et le traitement plus lisse. L'expression du visage de l'enfant et l'attitude de la mère sont rendues avec délicatesse[18].

Homme écrivant une lettre et Femme lisant une lettre[modifier | modifier le code]

La parenté avec l'œuvre du peintre de Delft est tout aussi évidente, non tant par les tons, cependant que par la composition, est mise en évidence par les deux tableaux Homme écrivant une lettre[19] et Femme lisant une lettre[20] exécutés vers la même période que L'Enfant malade, et conservés à la National Gallery of Ireland, à Dublin.

Homme écrivant une lettre, v.1662-1665 (National Gallery of Ireland, Dublin). – Pendant de Femme lisant....
Femme lisant une lettre, v.1662-1665 (National Gallery of Ireland, Dublin). – Pendant de Homme écrivant....

Le premier représente un jeune homme aux traits délicats et aux cheveux longs assis à une table devant une fenêtre, et occupé, d'un air rêveur, à écrire une lettre. Derrière le battant ouvert de la fenêtre on distingue un globe terrestre, et le mur est orné d'un tableau représentant un paysage de campagne avec du bétail. Sur le second, une jeune fille, également assise devant une fenêtre, lit une lettre – on suppose qu'il s'agit de celle que le jeune homme écrivait, et que vient de lui apporter une servante. Tandis que la demoiselle parcourt la lettre d'un air ravi, la domestique, qui tient l'enveloppe dans la main gauche tout en gardant un seau sous le bras, a le dos tourné et soulève de sa main droite le rideau couvrant une peinture représentant un bateau agité par une mer houleuse. Prise dans ses pensées, elle reste indifférente au petit chien qui, à ses pieds, tente de capter son attention. Au-dessus de la tête de la lectrice, un miroir est accroché au mur, et sur le sol, devant elle, est posée une chaussure.

L'éloignement du couple réuni par la lettre est suggéré par certains éléments comme le fait qu'ils sont représentés sur deux tableaux distincts et la présence du globe terrestre. D'après leur air ravi mais paisible, on peut imaginer qu'il lui donne simplement de ses nouvelles, lui écrit quelques mots tendres, et la rassure que leur séparation n'est que provisoire. La chaussure par terre dans la seconde peinture exprime sans doute l'envie qu'ils ont de se rejoindre. Le tout serait juste charmant et presque anodin sans la présence de la domestique, et son attitude troublante. Elle rompt la symétrie que l'on s'attendrait à trouver entre les deux œuvres. La densité dramatique et psychologique de l'ensemble formé par les deux tableaux est soutenue par une grande finesse d'exécution.

Metsu a pu exploiter la même idée auparavant, mais dans un style différent, avec Jeune Homme écrivant une lettre du Musée Fabre de Montpellier, qui semble être le pendant d'Une Fille recevant une lettre du Timken Museum of Art de San Diego. L'ensemble constitué par les deux œuvres de Dublin peut être rapproché de la 'Femme écrivant une lettre et sa servante qui fut peint par Vermeer en 1671, et qui se trouve à Dublin également. La fenêtre sur la gauche est par ailleurs caractéristique de plusieurs tableaux du peintre de Delft, et ce à partir de 1657 environ.

La famille Hinlopen : au sujet de deux tableaux mystérieux de Metsu[modifier | modifier le code]

On ignore combien de peintures de Metsu Jan J. Hinlopen (1626-1666) avait en sa possession, ainsi que la fréquence avec laquelle il lui passait des commandes pour réaliser son portrait ou celui de sa femme.

L’une des deux peintures de Gabriel Metsu, qui appartenaient à Hinlopen représente vraisemblablement la famille de ce dernier. Elle daterait de 1663 environ et se trouve depuis 1832 dans la Gemäldegalerie à Berlin.

Il est possible que Hinlopen, en compagnie de sa femme, figure également sur un tableau du Metropolitan Museum de New York – Visite à la chambre d’enfant (1661) –, mais des doutes subsistent à ce sujet; Arnold Houbraken, en 1721, se rappelait de cette œuvre, si du moins il s’agit bien d'elle, comme l’une des meilleures qu’il ait vues de Metsu[21].

Le portrait de famille de Berlin[modifier | modifier le code]

Une certaine confusion subsiste parmi les spécialistes au sujet de l’histoire du portrait de famille de la Gemäldegalerie[22]. Pour commencer, on ignore précisément s’il s’agit d’une scène de genre ou d’un portrait.

Tableau dit Le Bourgmestre Gillis Valckenier et sa famille, en ou après 1657 (Gemäldegalerie, Berlin). – Vraisemblablement portrait de la famille Hinlopen.

Sur le tableau figurent, en tout, onze personnages (y compris quatre animaux): le père et la mère, assis chacun sur une chaise, entourés de leurs quatre enfants: un petit garçon, l'aîné semble-t-il, qui a l'air de porter un déguisement et tient, tranquillement posé sur sa main gauche, un perroquet; aux pieds du garçon, un chien agace un chat tigré; une fillette assise sur une table entre ses parents; un nourrisson dans les bras d'une servante; et une autre fillette, un peu plus âgée que la première, assise par terre et jouant avec un autre chien. Les personnages posent dans une pièce devant un mur orné d'une peinture aux deux tiers dissimulée derrière un rideau. À gauche, une porte d'entrée ouverte laisse entrevoir une cour, plus éclairée, et à droite se trouve une imposante cheminée entourée de colonnes et surmontée d'un second tableau sur lequel un cheval dressé sur ses jambes arrières semble être représenté.

Cette peinture, était connue à la fin du XIXe siècle sous le titre La Famille du marchand Gelfing[23]. Après l’extinction de la famille Geelvinck au début du XIXe siècle, les traces de sa véritable origine ont été perdues. La famille suisse Tschiffely la vendit en 1832.

Bartholomeus Van der Helst, Portrait de Jan J. Hinlopen et de Lucia Wijbrants, 1663 (coll. privée).

En 1907, C. Hofstede De Groot, illustre historien de l’art néerlandais, mentionnait l’existence d’un perroquet sur le tableau de La Famille Geelvinck. Chose surprenante, il qualifiait la peinture de « quelque peu ennuyeuse »[24]. En 1984, Bob Haak décrivait lui aussi l'oiseau figurant sur le tableau[25].

En 1976, Isabella Henriëtte Van Eeghen, en se basant essentiellement sur l’oiseau dans lequel elle voyait la figuration d'un faucon – le jeune garçon qui le tient adopte en effet avec l'animal l'attitude d'un fauconnier – et l'emblème de la famille Valckenier[26], donna au tableau un nouveau titre, De Familie van burgemeester Gillis Valckenier – i.e. « La Famille du bourgmestre Gillis Valckenier » –, et le data de 1657[27]. Irene Groeneweg, cependant, observa que l’oiseau que tient le garçon est une amazone de Cuba[28]. Autre élément permettant de mettre en doute l’identification proposée par Van Eeghen: selon les Archives de Ville d'Amsterdam, le bourgmestre Gillis Valckenier avait seulement trois enfants au moment de la réalisation de l’œuvre[29].

Judith Van Gent constata par ailleurs qu’il existait une ressemblance entre les Hinlopen peints par Bartholomeus Van der Helst (ill. de gauche) et la famille représentée par Metsu sur le tableau de Berlin. Elle trouva de quoi appuyer cette idée dans le testament de Hinlopen[30]. Malgré cela, il est encore fait référence à ce tableau comme étant Le Bourgmestre Gillis Valckenier et sa famille[31].

Visite à la chambre d'enfant ou La Visite, daté 1661 (Metropolitan Museum of Art, New York). – Après la naissance de Sara Hinlopen ?
Visite à la chambre d’enfant de New York[modifier | modifier le code]

Visite à la chambre d’enfant[32], la peinture du Metropolitan Museum of Art, datée de 1661, pourrait elle aussi représenter la famille Hinlopen. Selon Walter Liedtke, il existe une certaine ressemblance générale[33].

Pieter De Hooch, Chambre du Conseil de l'hôtel de ville d'Amsterdam, v.1661-1670 (Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid).

Sur le tableau, une invitée est saluée par un couple de nouveaux parents; la mère est assise et tient son enfant sur ses genoux, tandis que le mari, debout près de son épouse, enlève courtoisement son chapeau[34]. Trois autres personnages sont représentés: une domestique, qui apporte une chaise pour la visiteuse, un homme ou une femme âgée étendue sur un canapé devant l'âtre, et un chien, qui semble être un bichon bolonais. Une marine de grand format orne la cheminée, et deux tapis persans sont posés, l'un sur le sol et l'autre sur une table, sur laquelle sont disposés par ailleurs quelques objets. À gauche du tableau, une porte ouverte laisse entrevoir une autre pièce, plus éclairée, et à droite, derrière la table, se trouve un lit à courtines noires.

La scène a peut-être pour cadre une pièce imaginaire. Cependant, la cheminée ressemble à celle de l’ancien hôtel de ville d’Amsterdam, devenu le Paleis op de Dam et, en raison de l'apparence spacieuse de la pièce et de la ressemblance de la représentation, que l’on peut aussi voir dans une œuvre de Pieter De Hooch (ill. de gauche), les historiens de l’art ont émis l’hypothèse que Metsu a pu effectivement situer la scène dans ce bâtiment[35].

L’histoire de cette peinture est bien connue, excepté ce qui concerne la période allant de 1666 et 1706[36]. En 1662, Jan Vos publia un poème au sujet de cette œuvre[37].

En 1680, après l’enterrement de son frère Jacob, les peintures de Jan J. Hinlopen furent partagées en lots qui revinrent à ses filles[38]; cependant, dans les documents de l’époque, il n’est fait mention d’aucun titre d’œuvre ni d’aucun nom de peintre.

Une composition similaire[modifier | modifier le code]

En dehors de la question de l'historique des deux tableaux et de l'identification des personnages représentés, il est à noter que les deux œuvres comportent des similitudes frappantes quant à leur composition, assez symétrique. Dans l'une comme l'autre, deux éléments, constitués par un personnage ou par un groupe de personnages, semblent figurer les piliers de l'œuvre, et la divisent verticalement en trois pans. Dans le premier tableau, il s'agit du père d'une part et de la mère d'autre part; dans le second, il s'agit de la visiteuse d'un côté et, de l'autre, du groupe composé de la mère et son nouveau-né et du père. Dans les deux cas, à l'arrière-plan du premier pan ainsi créé, une ouverture, plus éclairée, élargit le champ (cfr. Pieter De Hooch); tandis qu'un élément dans le troisième pan, plus sombre, vient faire obstacle à celui-ci (la cheminée à colonnes pour la peinture de Berlin, et le lit à courtines pour celle de New York). Le pan central est en grande partie occupé dans les deux cas par un tableau dans le tableau, mais le regard est surtout attiré par un point plus sombre au niveau des personnages: le chapeau dans le premier cas et, dans le second, la cheminée, dont l'âtre est très sombre par rapport à l'ensemble du décor d'arrière-plan, et le personnage du canapé, de la sorte mis en relief, à l'air attentif, et qui est comme le reflet du spectateur de l'œuvre.

Liste d'œuvres (non exhaustive)[modifier | modifier le code]

Titre Genre Technique Remarques Format Date Collection/Vente N° d’inventaire
Abraham renvoie Hagar (Genèse 21,9-21) Peinture à sujet biblique huile sur toile signé 115 × 89 1635 (ca.) Leger Galleries, Londres (vente)
Allégorie de la Foi Allégorie huile sur panneau 56 × 41 coll. privée, Vienne 40
L'Apothicaire, dit aussi Le Chimiste Peinture de genre huile sur panneau signé 27 × 23,5 1651-1667 (ca.) Musée du Louvre, Paris 1463
L'Armurier Peinture de genre huile sur toile signé 101 × 85 1650-1660 (ca.) Rijksmuseum, Amsterdam A 2156
L'Atelier du peintre avec une femme jouant de la musique (son épouse ?) comme modèle Peinture de genre huile sur toile signé 39,4 × 34,2 Sotheby's, Londres, le 19 avril 1937
L'Aumône Peinture de genre huile sur panneau (chêne) 56,3 × 41,8 1662 (ca.) Staatliche Museen, Kassel 300
Autoportrait (présumé) Portrait
La Blanchisseuse Peinture de genre huile sur toile 23,9 × 21 palais Lasienski, Varsovie[39]
Le Bourgmestre Gillis Valckenier et sa famille (vraisemblablement portrait de la famille Hinlopen) Portrait de groupe huile sur toile 72 × 79 1657 (en ou après) Gemäldegalerie, Berlin
Le Cadeau du chasseur Peinture de genre huile sur toile signé 51 × 48 1658-1660 (ca.) Rijksmuseum, Amsterdam C 177
Chasseur à une fenêtre Peinture de genre huile sur panneau signé 28 × 22,8 1661 (daté) Mauritshuis, La Haye 93
Le Chasseur endormi Peinture de genre huile sur toile 40,3 × 34,9 1657-1659 (ca.) Wallace Collection, Londres P251
Le Christ et la femme adultère Peinture à sujet biblique huile sur toile signé 134 × 165 1653 (daté) Musée du Louvre, Paris 1459
Compagnie galante Peinture de genre panneau (chêne) signé 40 × 31 Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles 1463
Le Coq mort Nature morte huile sur panneau 1650-1659 (ca.) Museo del Prado, Madrid
La Crucifixion Peinture à sujet biblique toile 72 × 57 non daté, œuvre sans doute tardive Galleria Capitolina, Rome
La Cuisinière Peinture de genre huile sur toile 40 × 33 1657-1667 (ca.) Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid
Dame à son virginal Peinture de genre huile sur panneau Musée du Petit Palais, Paris Dut.913
Le Déjeûner de harengs Nature morte huile sur toile restes de signature 53 × 44 1651-1667 (ca.) Musée du Louvre, Paris RF 373
Déjeûner ou Les Mangeurs d'huîtres Peinture de genre huile sur panneau 55,5 × 42 1660 (après ca.) Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg 920
Le Denier de la veuve (Marc 12,41-44 ; Luc 21,1-4) Peinture à sujet biblique huile sur panneau signé 80,4 × 64,6 non daté Staatliches Museum Schwerin, Schwerin 66
Dentellière Peinture de genre panneau 35,4 × 29 1651-1667 (ca.) Kunsthistorisches Museum, Gemäldegalerie, Vienne GG_581
Deux hommes avec une femme endormie Peinture de genre huile sur panneau (chêne) reste de signature 37,1 × 32,4 1655-1660 (ca.) National Gallery, Londres NG970
Ecce Homo Peinture à sujet biblique huile sur panneau signé 38 × 30 non daté coll. privée H. Bandermann
L'Enfant malade Peinture de genre huile sur toile signé 32,2 × 27,2 1660-1665 (ca.) Rijksmuseum, Amsterdam A 3059
Femme à sa toilette Peinture de genre huile sur panneau 64,8 × 57,8 1658 (ca.) Norton Simon Museum, Pasadena - Californie F.1972.15.1.P
Femme à sa toilette Peinture de genre huile sur toile 51,75 × 42,23 1648-1667 (ca.) Frick Collection, New York
Femme assise à une fenêtre Peinture de genre huile sur panneau signé 27,6 × 22,5 1661 (ca.) Metropolitan Museum of Art, New York 1982.60.32
Femme assise en train de dessiner ou La Leçon de dessin Peinture de genre huile sur panneau (chêne) 36,3 × 30,7 1655-1660 (ca.) National Gallery, Londres NG5225
Femme au miroir Peinture de genre huile sur panneau 19,2 × 16,6 1655-1659 (ca.) Wallace Collection, Londres P206
Femme au virginal Peinture de genre huile sur toile 82,5 × 85 Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam vdV49
Femme en agonie (La Mort de Sophonisbe ?) Peinture à sujet historique ? huile sur panneau attribué à GM 78,5 × 72,4 musée des beaux-arts de Boston, Boston - Massachusetts 83.22
Femme jouant de la viole de gambe Peinture de genre huile sur panneau 44 × 36 1663 Fine Arts Museum, San Francisco
Femme lisant une lettre ou La Lettre reçue Peinture de genre huile sur panneau 53 × 40 1662-1665 (ca.) National Gallery of Ireland, Dublin
Femme nourrissant un chat ou Le Déjeuner du chat Peinture de genre huile sur panneau signé 33,5 × 27 1662-1667 (ca.) Rijksmuseum, Amsterdam C 560
Femme surprise en train d'écrire une lettre Peinture de genre huile sur panneau signé 45,2 × 38,6 1662 (ca.) Wallace Collection, Londres P240
Femme tenant un hareng Peinture de genre huile sur panneau signé 28 × 24 Musée Fabre, Montpellier 836-4-37
Femme tirant du vin d'un tonneau Peinture de genre huile sur toile 36,9 × 33 1657-1659 (ca.) coll. privée
La Fête des Rois Peinture de genre huile sur toile 81 × 80 1650-1655 (ca.) Alte Pinakothek, Munich
Fête musicale Peinture de genre huile sur toile signé 62,2 × 54,3 1659 (daté) Metropolitan Museum of Art, New York
Fileuse Peinture de genre huile sur panneau monogramme 37 × 30 1645 (daté) Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg 4121
La Fille malade Peinture de genre huile sur panneau (chêne) 30 × 26 1658-1659 (ca.) Gemäldegalerie, Berlin
Le Fils prodigue (anciennement appelé Scène de bordel) Peinture à sujet biblique huile sur toile 77 × 66 1640-1649 (ca.) Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg 922
Homme écrivant une lettre ou La Lettre écrite Peinture de genre huile sur panneau 53 × 40 1662-1665 (ca.) National Gallery of Ireland, Dublin
Homme et femme assis près d'un virginal ou La Leçon de musique Peinture de genre huile sur panneau (chêne) 38,4 × 32,2 1658-1660 (ca.) National Gallery, Londres NG839
Homme et femme prenant un repas Peinture de genre huile sur toile, collée sur panneau signé 35,5 × 29 1650-1660 Rijksmuseum, Amsterdam A 249
L'Homme riche et Lazare Peinture à sujet biblique toile signé 74 × 61 musée des beaux-arts, Strasbourg
Intérieur avec une femme accordant un luth Peinture de genre huile sur panneau 31 × 27,5 1658-1660 (ca.) Galleria degli Uffizi, Florence 1238
Intérieur avec une jeune femme offrant un verre de vin à un officier Peinture de genre huile sur toile signé 40,6 × 35,5 Christie's, Londres, le 9 juillet 1999
Intérieur d'une forge Peinture de genre huile sur toile signé 65,4 × 73,3 1657 (ca.) National Gallery, Londres NG2591
L'Intrus Peinture de genre huile sur panneau 66,6 × 59,4 1660 (ca.) National Gallery of Art, Washington 1937.1.57
Jeune Femme à son ouvrage dans un intérieur Peinture de genre huile sur panneau 21,6 × 17,8 Sotheby's, New York, le 30 janvier 1997
Jeune Femme composant de la musique Peinture de genre huile sur panneau signé 57,8 × 43,5 1662-1663 (ca.) Mauritshuis, La Haye 94
Jeune Femme écrivant une lettre dans un intérieur Peinture de genre huile sur panneau signé 39,4 × 33,2 Christie's, New York, le 27 janvier 2000
Jeune Femme lisant dans un intérieur Peinture de genre huile sur panneau reste de monogramme (M) 25,5 × 20,5 1657-1659 (ca.) coll. privée, USA
Jeune Femme mangeant à une table Peinture de genre huile sur panneau signé 23,5 × 20 Sotheby's, New York, le 30 janvier 1997
Jeune Fille avec un pilon et un mortier Peinture de genre
Jeune Homme écrivant une lettre Peinture de genre huile sur panneau signé 28 × 26 Musée Fabre, Montpellier 836-4-38
Le Joueur de violoncelle Peinture de genre huile sur toile signé 63,0 × 48,2 1658 (ca.) Royal Collection, Windsor Castle, Londres RCIN 405534
La Joueuse de cithare Peinture de genre huile sur panneau (chêne) 37 × 30 1660-1667 (ca.) Staatliche Museen, Kassel
Le Christ guérit la belle-mère de Pierre (Matthieu 8,14-15) Peinture à sujet biblique huile sur toile monogramme 42 × 34 1666 (mais date peu lisible) Christie's, New York, le 6 juin 1984
La Leçon de virginal Peinture de genre peinture signé 32 × 24,5 1651-1667 (ca.) Musée du Louvre, Paris 1462
Loth et ses filles Peinture à sujet biblique huile sur panneau 73 × 59 1650 -1660 (ca.) Musée Granet, Aix-en-Provence
Le Marché aux herbes d'Amsterdam Peinture de genre huile sur toile signé 97 × 84,5 1660-1662 (ca.) Musée du Louvre, Paris 1460
Noli me tangere Peinture à sujet biblique huile sur panneau (chêne) signé 63,7 × 51 1667 (daté) Kunsthistorisches Museum, Gemäldegalerie, Vienne 6044
Notaire tenant un livre, vu à travers une fenêtre Peinture de genre huile sur panneau (chêne) 41 × 32,5 1655 (daté) coll. privée, USA
La Peleuse de pomme Peinture de genre huile sur panneau signé 28 × 26 1651-1667 (ca.) Musée du Louvre, Paris 1465
Portrait d'officier (amiral ?) dit autrefois Portrait de Cornelis Tromp amiral hollandais Portrait huile sur toile attribué à GM 93 × 76,6 1651-1667 (ca.) Musée du Louvre, Paris 1466
Portrait d'un couple avec enfant dans un intérieur Portrait de groupe toile 49,2 × 46,4 Old Town House, Le Cap 14/33
Portrait d'une dame (Lucia Wijbrants ?) Portrait huile sur panneau 57,15 × 43,18 1667 Minneapolis Institute of Arts, Minneapolis 92.16
Portrait de l'artiste avec son épouse Isabella De Wolff dans une taverne Peinture de genre huile sur panneau (chêne) 36 × 31 1661 Alte Meister Galerie, Dresde
Le Reniement de saint Pierre Peinture à sujet biblique huile sur toile attribué à GM 114,3 × 152,4 non daté Bristol Museum and Art Gallery, Bristol
La Riboteuse Peinture de genre huile sur panneau signé 28 × 27 1651-1667 (ca.) Musée du Louvre, Paris 1464
Servante avec du poisson et Vieille Femme endormie, ou Le Chat tigré Peinture de genre huile sur panneau 37,5 × 33 1660-1669 (ca.) Wallace Collection, Londres P242
Triomphe de la Justice qui protège la veuve et l'orphelin Allégorie pièce de décor, toile signé 153 × 120,5 Mauritshuis, La Haye 95
Un militaire recevant une jeune femme Peinture de genre huile sur panneau 64,5 × 47,5 1651-1675 (ca.) Musée du Louvre, Paris 1461
Une Dame et un Chevalier ou Le Cadeau du chasseur Peinture de genre huile sur panneau 58 × 42,3 1658-1660 (ca.) Galleria degli Uffizi, Florence 1296
Une Femme attablée et un Homme jouant du violon Peinture de genre huile sur toile signé 43 × 37,5 1658 (ca.) National Gallery, Londres NG838
Une Fille recevant une lettre Peinture de genre huile sur panneau 25,72 × 24,45 Timken Museum of Art, San Diego - Californie
Une jeune femme nettoie du poisson devant une maison Peinture de genre toile signé 32,8 × 27,2 Sotheby's, Londres, le 3 juillet 1996
Usurier avec une femme en larmes Peinture de genre huile sur toile signé 74 × 67,3 1654 Museum of Fine Arts, Boston - Massachusetts 89.501
Le Vendeur de volaille Peinture de genre huile sur panneau (chêne) 61,5 × 45,5 1662 Alte Meister Galerie, Dresde
La Vendeuse de harengs Peinture de genre huile sur panneau signé 37 × 33 1661-1662 (ca.) Rijksmuseum, Amsterdam A 2328
La Vendeuse de volaille ou L'Oiseleur Peinture de genre huile sur panneau (chêne) 61 × 45 1662 Alte Meister Galerie, Dresde
Vieille Femme avec un livre Peinture de genre huile sur toile signé 31,6 × 27,3 1660 (ca.) National Gallery, Londres NG2590
Vieille Femme méditant Peinture de genre huile sur panneau signé 27,3 × 23,2 1660-1662 (ca.) Rijksmuseum, Amsterdam A 672
Le Vieux Buveur Peinture de genre huile sur panneau 22 × 19,5 1657-1658 (ca.) Rijksmuseum, Amsterdam A 250
Visite à la chambre d'enfant ou La Visite Peinture de genre huile sur toile signé 77,5 × 81,3 1661 (daté) Metropolitan Museum of Art, New York 17.190.20
La Visite du docteur Peinture de genre huile sur toile signé 61,5 × 47,5 1660-1667 (ca.) Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg 919

Références dans la littérature[modifier | modifier le code]

Dans Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, le Nautilus est décoré de peintures dont des Vernet : « Les diverses écoles des maîtres anciens étaient représentées par une madone de Raphaël, une vierge de Léonard de Vinci, une nymphe du Corrège, une femme du Titien, une adoration de Véronèse, une assomption de Murillo, un portrait d’Holbein, un moine de Vélasquez, un martyr de Ribeira, une kermesse de Rubens, deux paysages flamands de Téniers, trois petits tableaux de genre de Gérard Dow, de Metsu, de Paul Potter, deux toiles de Géricault et de Prud'hon, quelques marines de Backuysen et de Vernet. » (chapitre IX)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques (ou Jaecques) Metsu, né à Bailleul, alors comté de Flandre, vers 1587-1589, et mort en 1629 : De Vries - De Roever (1885), p. 229, cité par le Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie - RKD.
  2. Archives régionales de Leyde (Regionaal Archief Leiden) consultées le 21/04/2009 : Mariage le 14 juin 1620 de Jaecques Metsu, veuf de Marijtgen Jansdr., et de Machtelt Dircx originaire de Schiedam et habitant à Leyde.
  3. Ou Jaecquemijntgen ; le tje ou tgen est en fait un diminutif.
  4. Guilliam Fremault surnommé Strazio Veluto, peintre par ailleurs inconnu - source : C. Hofstede De Groot (1908), p. 253.
  5. Archives régionales de Leyde (Regionaal Archief Leiden) consultées le 21/04/2009 : Mariage le 14 septembre 1636 de Jaecquemijntgen Garniers, veuve de Jaecques Metsu et habitant « la Mare », et de Cornelis Gerritsz. Bontecray, batelier, résidant au même endroit.
  6. Voir les tableaux représentant des personnages vus par une fenêtre – « une niche » – comme L'Apothicaire, dit aussi Le Chimiste, du Louvre.
  7. C. Hofstede De Groot (1908), p. 253.
  8. A. Waiboer (2005), p. 80-90.
  9. Quai rendu célèbre par Multatuli au XIXe siècle. La première phrase de Max Havelaar, son chef-d'œuvre et chef-d'œuvre de la littérature de langue néerlandaise, est en effet : « Ik ben makelaar in koffie, en woon op de Lauriergracht no 37. » (« Je suis courtier en café, et j’habite au 37, Lauriergracht. »).
  10. Voir notamment le tableau Le Marché aux herbes d'Amsterdam
  11. Archives régionales de Leyde (Regionaal Archief Leiden) consultées le 21/04/2009. Le terme ondertrouw ne désigne pas le mariage à proprement parler, mais une phase préparatoire à celui-ci.
  12. Gabriël Metsu et Isabella De Wolff ont été identifiés sur un tableau conservé à Dresde, et un autre portrait du couple se trouve au Speed Art Museum de Louisville (Kentucky).
  13. De Vries - De Roever (1885), p. 229, cités par RKD.
  14. N° 111 du Catalogue raisonné de C. Hofstede De Groot.
  15. On peut toutefois difficilement parler d'une influence de Vermeer sur Metsu, étant donné que les deux artistes étaient contemporains, et que l'œuvre de Vermeer passa relativement inaperçue en son temps, semble-t-il. Par ailleurs, ce dernier était actif à Delft, alors que Metsu l'était à Amsterdam. L'inverse – Vermeer influencé par Metsu – semblerait même plus probable.
  16. H. Schmidt Degener, p. 19.
  17. Commentaire sur l'œuvre sur le site du Rijksmuseum.
  18. C. Hofstede De Groot (1908), p. 285.
  19. N° 185 du Catalogue raisonné de C. Hofstede De Groot.
  20. N° 184 du Catalogue raisonné de C. Hofstede De Groot.
  21. Arnold Houbraken (1718-1721), vol. 3, p. 41.
  22. N° 243, p. 331 (de la traduction en anglais, 1908) du Catalogue raisonné de C. Hofstede De Groot.
  23. C'est sous ce titre que l'œuvre est référencée dans le Catalogue raisonné de Hofstede De Groot. – (de) Meyers Konversationlexicon, 1885-1892 : « Par "Gelfing", on doit comprendre la famille Geelvinck. »
  24. C. Hofstede De Groot (1907), p. 327.
  25. B. Haak (1984).
  26. Valckenier en néerlandais signifie « fauconnier ».
  27. I.H. Van Eeghen (1976), p. 78-82.
  28. I. Groeneweg (1995), p. 200-4.
  29. Certificats de naissance de six des enfants de Gillis Valckenier et Jacoba Ranst
  30. Judith Van Gent (1998), p. 127-138, not. Justus van der Ven, 16 oktober 1663 ; Getty Provenance Index, N-1706.
  31. J.M. Montias et J. Loughman (2000), p. 113 ; K. Zandvliet (2006), p. 211.
  32. N° 110 du Catalogue raisonné de C. Hofstede De Groot.
  33. W. Liedtke (2007)
  34. W. Liedtke (2007), p. 463.
  35. H.W. Van Os (2002), p. 28-33 ; G. Mak (1997), p. 43.
  36. Van Gent, p. 134-135, notes 20, 22. cfr. aussi la note 4 au sujet de la provenance. La peinture « extraordinairement belle » fut vendue comme lot no 2 le 18 mai 1706, et atteignit le montant de 435 florins, ce qui représentait pour la plupart des gens de l’époque quasiment une année de salaire.
  37. Jan Vos (1662), p. 654 : « Op de Schildery van een Kraamvrouw, in de zaal van den E. Heer Scheepen Jan Jakobsen Hinloopen, door G. Moetsu geschildert ».
  38. RAU 67-59. Archives familiales Huydecoper, datées des 7/11/1679, 8/12/1679 et 22/2/1680.
  39. Blumenthal, Ralph. "A Stolen Old Master Painting Is Bought Back for Poland", New York Times. November 17, 1994.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Gabriel Metsu » (voir la liste des auteurs)
  • Sources citées par l’article en néerlandais (*) et par l’article en anglais (**). Sans indication particulière : autres sources.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) Irène Groeneweg, « Regenten in het zwart : vroom en deftig ? », dans R. Falkenburg, J. Jong, Hr. Falkenburg, et 1 al. (red), « Beeld en zelfbeeld in de Nederlandse kunst, 1550-1750 », Waanders, coll. « Nederlands Kunsthistorisch Jaarboek, no 46 », Zwolle, 1995. (**)
  • (nl) A.D. De Vries., N. De Roever, « Biografische aanteekingen », dans Oud Holland, 3 (1885), p. 229-230.
  • (nl) Bob Haak, Hollandse schilders in de Gouden Eeuw, Meulenhoff/Lanshoff, Amsterdam, 1984. (**)
  • (de) Cornelis Hofstede de Groot, Beschreibendes und kritisches Verzeichnis der Werke des hervorragendsten holländischen Maler des XVII. Jahrhunderts, Paul Neff, Esslingen-Stuttgart-Paris, 1907-1928, 10 vol. (**)
  • (en) Cornelis Hofstede De Groot, A Catalogue Raisonné of the Works of the Most Eminent Dutch Painters of the Seventeenth Century Based on the Work of John Smith (traduit en anglais de l'allemand), vol. 1, London, Macmillan, 1908, section II, p. 253-335. – en ligne sur Internet Archive Canadian Librairies.
  • (nl) Arnold Houbraken, De Groote schouburgh der Nederlantsche konstschilders en schilderessen, 1718-1721. (*) (**)
  • (en) Walter Liedtke, Dutch Paintings in The Metropolitan Museum of Art, Yale University Press, New Haven, 2007 (ISBN 978-0-300-12028-8). (**)
  • (nl) G. Mak Het Stadspaleis, 1997. (**)
  • (en) J.M. Montias et J. Loughman, Public and Private Spaces : Works of Art in Seventeenth-Century Dutch Houses, 2000. (**)
  • (nl) Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie.
  • (en) Franklin W. Robinson, Gabriel Metsu (1629-1667) a Study of His Place in Dutch Genre Painting of the Golden Age, 1974. (*)
  • (nl) H. Schmidt Degener, Inleiding tot de geschiedenis der Schilderkunst. Deel VI Nederlandse school.
  • (en) L. Stone-Ferrier, « Gabriel Metsu's Vegetable Market at Amsterdam : Seventeenth Century Dutch Market Paintings and Horticulture », dans Art Bulletin, 71e année, no 3 (septembre 1989). (*)
  • (nl) Isabella Henriëtte Van Eeghen, « De Familiestukken van Metsu van 1657 en van De Witte van 1678 met vier levensgeschiedenissen (Gillis Valckenier, Nicolaas Listing, Jan Zeeuw en Catharina van de Perre) », dans Jaarboek Amstelodamum, 1976. (**)
  • (nl) Judith Van Gent, « Portretten van Jan Jacobsz Hinlopen en zijn familie door Gabriël Metsu en Bartholomeus van der Helst », dans Oud Holland, no 112 (1998), p. 127-138. (**)
  • (nl) Henk W. Van Os, Beeldenstorm in het paleis op de Dam, Amsterdam, 2002. (**)
  • (nl) Jan Vos, Alle de gedichten van de Poëet Jan Vos. Verzamelt en uitgegeven door J.L., Amsterdam, Jacob Lescaille, 1662. (**)
  • (en) Adriaen E. Waiboer, « The Early Years of Gabriel Metsu », dans The Burlington Magazine, vol. CXLVII, no 1223 (2005). (*)
  • (en) Adriaen E. Waiboer, « Life and Work, a Catalogue Raisonne », Université de Yale, 2012.
  • (nl) Kees Zandvliet, De 250 rijksten van de Gouden Eeuw : Kapitaal, macht, verwantschap en levenstijl in de 17e eeuw, Rijksmuseum, Amsterdam, 2006. (**)
  • Dossier de l'Art N° 181 : Gabriel Metsu et la peinture de genre hollandaise, janvier 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :