Gérard Dou
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Gérard Dou
Autoportrait à la palette dans une niche.
Tableau maladroitement agrandi au XVIIIe siècle, Paris, Musée du Louvre.
| Naissance | 7 avril 1613 Leyde |
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| Décès | 9 février 1675 (à 61 ans) Leyde |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Peintre |
| Élèves | Frans van Mieris de Oudere, Gabriel Metsu |
Gérard Dou ou Gerrit Dou ou Dow, né le 7 avril 1613 à Leyde et mort le 9 février 1675, est un artiste-peintre néerlandais.
Il est le principal représentant de l’école de Leyde, dite de la « peinture fine » (Fijnschilderei). Formé par Rembrandt, il est si proche du style de son maître que l’on attribue certaines œuvres à un travail commun entre les deux artistes. Les tableaux de Gérard Dou ont la particularité d’être toujours de petit format, dans un style extrêmement minutieux, représentations de scènes souvent surmontées d’un encadrement en forme d’arc en trompe-l'œil.
Il forma Frans van Mieris de Oudere et Gabriel Metsu.
Il préférait peindre sur des panneaux de bois qui offraient une surface plus lisse que la toile, et se servait d’une loupe pour le fini des détails[1].
Œuvres [modifier]
Il s’attacha à représenter les objets de la vie commune et des natures mortes. Tous ses tableaux sont d’un fini admirable ; on remarque surtout :
- La Femme hydropique, son chef-d’œuvre peint vers 1663, conservée au musée du Louvre, huile sur toile, 86 x 67 cm ;
- La jeune Ménagère (v.1660), huile sur bois, 49,1 x 36,5 cm, Gemäldegalerie, Berlin ;
- L’Épicière de village ;
- Le Trompette ;
- Cuisinière hollandaise ;
- Le Peseur d’or ;
- L’Astrologue ;
- L’École du soir ;
- Vieille Femme en prières ;
- Portrait de sa famille et le sien ;
- La Jeune Mère, (1658), huile sur bois, 73,5 x 55,5 cm, Mauritshuis, La Haye.
Références dans la littérature [modifier]
Dans Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, le Nautilus est décoré de peintures dont des Vernet : « Les diverses écoles des maîtres anciens étaient représentées par une madone de Raphaël, une vierge de Léonard de Vinci, une nymphe du Corrège, une femme du Titien, une adoration de Véronèse, une assomption de Murillo, un portrait d’Holbein, un moine de Vélasquez, un martyr de Ribeira, une kermesse de Rubens, deux paysages flamands de Téniers, trois petits tableaux de genre de Gérard Dow, de Metsu, de Paul Potter, deux toiles de Géricault et de Prud'hon, quelques marines de Backuysen et de Vernet. » (chapitre IX)
Dans La Peau de chagrin de Balzac, lorsque le jeune Raphaël de Valentin flâne dans la mystérieuse boutique d'antiquaire, un vieil homme (le propriétaire) surgissant de nulle part lui fait l'effet d'une apparition magique (c'est d'ailleurs lui qui lui remettra la terrible peau de chagrin). Dans cette atmosphère fantastique, le narrateur fait le portrait du vieillard au physique marqué : « Son large front ridé, ses joues blêmes et creuses, la rigueur implacable de ses petits yeux verts dénués de cils et de sourcils, pouvaient faire croire à l'inconnu [Raphaël] que le Peseur d'or de Gérard Dow était sorti de son cadre. Une finesse d'inquisiteur trahie par les sinuosités de ses rides et par les plis circulaires dessinés sur ses tempes, accusait une science profonde des choses de la vie. Il était impossible de tromper cet homme qui semblait avoir le don de surprendre les pensées au fond des cœurs les plus discrets. »
Notes et références [modifier]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Gerard Dou dans la base joconde