Ludolf Bakhuizen

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Ludolph Bakhuizen (1630-1708), autoportrait

Ludolf Bakhuizen (ou Backhuysen), peintre néerlandais né le 28 décembre 1630 dans la ville d'Emden, dans comté Frise orientale, et mort le 17 novembre 1708.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière comme comptable. Amoureux des mathématiques, en particulier l'arithmétique, et de l'écriture, il travaille pour un influent marchand d'Amsterdam, après s'être installé aux Pays-Bas. Il se découvre finalement un don pour la peinture et finit par en faire un métier par lequel il pourrait vivre. Il travailla sous la tutelle d'Allaert van Everdingen puis sous celle d'Hendrik Dubbels, deux peintres éminents dans leur temps, et devint très rapidement célèbre pour ses peintures largement inspirées par le monde marin.

Au long de sa vie, il se rendit auprès de nombreux souverains et grands d'Europe, comme Cosme III de Médicis ou Pierre Ier de Russie. En 1699, il ouvrit sa propre galerie à Amsterdam, exposant ses œuvres ou celles de jeunes artistes. Après un voyage en Angleterre, il meurt le 17 novembre 1708 à Amsterdam.

Style et technique de peinture[modifier | modifier le code]

Bataille navale de Vigo par Ludolf Bakhuizen 1702
The Y at Amsterdam viewed from Mussel Pier, 1673, huile sur toile, au Rijksmuseum, Amsterdam

Observateur passionné et exigeant de la nature, en particulier les paysages de sa région, il n'hésite pas non plus à s'embarquer lui-même sur des navires pour étudier et faire de rapides croquis des effets des vents, voire de tempêtes. Ses compositions, nombreuses mais dont certaines ne nous sont pas parvenues, sont pour la plupart liées au monde maritime, aussi bien des ports que des batailles navales ou encore des tempêtes en mer.

Amoureux de la mer et de la nature, il s'éfforce de rendre le plus réaliste possible ses peintures, allant au maximum des reflets de l'eau ou par exemple, des percées du soleil à travers les nuages. Durant les dernières années de sa vie, il s'exerça aux eaux-fortes et à la caligraphie.

Expositions de ses peintures[modifier | modifier le code]

Le musée du Louvre possède cinq de ses tableaux, le musée des beaux-arts du Havre trois.

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Références dans la littérature[modifier | modifier le code]

Dans Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, le Nautilus est décoré de peintures dont des Vernet : « Les diverses écoles des maîtres anciens étaient représentées par une madone de Raphaël, une vierge de Léonard de Vinci, une nymphe du Corrège, une femme du Titien, une adoration de Véronèse, une assomption de Murillo, un portrait d’Holbein, un moine de Vélasquez, un martyr de Ribeira, une kermesse de Rubens, deux paysages flamands de Téniers, trois petits tableaux de genre de Gérard Dow, de Metsu, de Paul Potter, deux toiles de Géricault et de Prud'hon, quelques marines de Backuysen et de Vernet. » (chapitre IX)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

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