Forces armées de Côte d'Ivoire

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Forces armées de Côte d'Ivoire
Image illustrative de l'article Forces armées de Côte d'Ivoire
Fondation 1961
Branches Armée de terre
Marine nationale
Armée de l'air
Gendarmerie nationale
Commandement
Président de la République Alassane Ouattara
Ministre de la Défense Alassane Ouattara
Chef d'état-major des armées (Côte d'Ivoire) Soumaïla Bakayoko
Main-d'œuvre
Âges militaires 18 ans(2002)
Disponibles au service militaire 3 963 166[1] hommes
Aptes au service militaire 2 071 011[1] hommes
Atteignant l'âge militaire chaque année 188 411[1]  hommes
Réservistes 12 000
Budgets
Budget 127,7 millions de Dollars (2001)
Pourcentage du PNB 1,3 % (2001)
Industrie
Fournisseurs étrangers Complexe militaro-industriel français
Articles annexes
Histoire Histoire militaire de la Côte d'Ivoire
Grades Grades de l'armée ivoirienne

Les Forces armées de Côte d'Ivoire regroupent quatre forces que sont les Forces terrestres, la Gendarmerie nationale, les Forces navales et les Forces aériennes.

L'armée ivoirienne comprend des organismes interarmées et quatre composantes principales. Il s'agit de :

Présentation des forces[modifier | modifier le code]

Armée de terre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée de terre (Côte d'Ivoire).

L'organisation de l'Armée de terre comprend :

  • l'état-major de l'armée de terre (EMAT), qui assure la direction générale et la gestion de l'ensemble des composantes ;
  • l'inspection de l'Armée de terre ;
  • la direction des ressources humaines de l'armée de terre (DRHAT, ancienne DPMAT) ;
  • les forces ;
  • une organisation territoriale (5 régions « terre » );
  • les services ;
  • les organismes chargés de la formation du personnel et de l'enseignement militaire supérieur.

Toutes ces composantes sont placées sous le commandement du chef d'état-major de l'armée de terre (CEMAT). L'Armée de terre compte 30 000 militaires d'active, auxquels s'ajoutent 12 000 réservistes opérationnels[réf. nécessaire].

Au niveau de l'armée de terre ont distingue:

  • Les bérets bleus tourné à droite: assurément les plus nombreux. Compose le génie militaire, et des troupes d'infanterie;
  • Les bérets noirs tourné à droite: ce sont des soldats rattachés à l'artillerie lourde. Par exemple les bataillons blindés;
  • Les bérets rouges tourné à droite: ce sont les para-commandos qui sont les troupes aéroportés.

Marine nationale[modifier | modifier le code]

La Marine de Côte d'Ivoire est chargée de la surveillance de ses 515 km de côtes. La plupart de ses unités sont basées à Locodjro[2] (5° 18′ 54″ N 4° 01′ 55″ O / 5.315, -4.032 ()) près d'Abidjan. Ses équipements comprennent :

  • 1 patrouilleur de classe Vigilant[3] (type PR-48) de construction française. Commissionné en 1976. Déplacement : 250 tonnes à pleine charge. Équipage : 34 marins. Armement : 2 x 40 mm + 2 x 12,7 mm.
  • 2 patrouilleurs de classe PATRA: L'Ardent et L'Intrépide. Commissionnés en 1978. Déplacement : 148 tonnes à pleine charge. Équipage : 19 marins. Armement : 1 x 40 mm + 1 x 20 mm + 2 x 7,62 mm.
  • 2 vedettes de type Rodman 890 de protection des pêches. Commissionnées en 1997.
  • 1 Bâtiment de transport léger (BATRAL) L'Éléphant. Commissionné en 1977. Déplacement : 1 330 tonnes à pleine charge. Équipage : 39 marins. Cargo : 350 tonnes ou 129 soldats + 180 tonnes (version débarquement sur plage).
  • 2 CTM (Chalands de Transports de Matériel) Aby et Tiagha. Commissionnés en 1968. Déplacement : 150 tonnes.

en 2013, le gouvernement ivoirien a commandé 30 bateaux et plusieurs ont été livré a la marine ivoirienne le 04/03/2014 elle comporte :

  • des vedettes de 12 mètres du type RPB 12, équipées d’appareils électroniques (radios, GPS, sondes...) de dernière génération Déplacement :Long de 11.65 mètres pour une largeur de 3.75 mètres, avec un tirant d’eau de 0.8 à 1.1 mètre puissance des moteurs (deux machines de 315 à 480 cv) de 27 à 35 nœuds. Équipage :6 marins
  • des embarcations rapides de 9.3 mètres pour commandos.
  • 3 patrouilleurs RPB 33, de 33 mètres équipées d’appareils de dernière génération déplacement :une longueur de 33.7 mètres et une largeur de 6.5 mètres, avec un tirant d’eau de 1.8 mètre une autonomie de 1500 milles à 15 nœuds propulsion (deux moteurs de 1100 cv ou 1920 cv), offrant une vitesse maximale de 22 à 33 nœuds Cargo : équipé à l’arrière d’un radier permettant le déploiement d’une embarcation rapide de 6.2 mètres équipage :10 à 17 marins Armement :il peut être équipé d'un canon de 20 à 30mm (manuel ou télé-opéré), ainsi que des mitrailleuses de 12.7mm.

Armée de l'air[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée de l'air (Côte d'Ivoire).

Le Groupement aérien de transport et de liaison (GATL) reflète en théorie une mission axée sur la logistique et le transport plutôt que le combat : en 2004, à la suite d'une frappe aérienne sur les Casques bleus français par les forces ivoiriennes, l'armée française détruisit tous les aéronefs ivoiriens, dont deux avions d'attaque au sol Soukhoï Su-25 et trois hélicoptères Mil Mi-24 de fabrication russe.

Un Mi-24 est réapparu en janvier 2005 aux côtés d'un BAC Strikemaster de fabrication britannique qui fut pour la circonstance remis en état, ainsi que deux Soukhoï . Ils ne furent pas autorisés à voler par l'ONUCI. Il reste cependant trois avions d'entraînement et douze appareils de transport.

Gendarmerie nationale[modifier | modifier le code]

La gendarmerie nationale bien initialement taillée sur le modèle français, a opéré une mutation afin de répondre au besoin de sécurité de la population ivoirienne. Ses missions se sont accrues surtout depuis la crise militaire. Cependant son rôle de police reste et demeure la principale spécialement en milieu rural. Elle est dirigée par un général de corps d'armée. Elle peut être appelée à défendre le pays en cas de crise aux côtés des autres forces des FANCI dont elle est une composante.

Par ailleurs, chaque année la Gendarmerie recrute par un concours direct et forme environ 1 800 éléments, à travers ses deux écoles de formation, situées respectivement à Abidjan et à Toroguhé.

Effectifs[modifier | modifier le code]

Le général Soumaila Bakayoko, chef d'État-Major de l'armée ivoirienne, passe en revue ses troupes des Force nouvelles à Odienné en 2009.

Les Forces armées de Côte d'Ivoire comptaient en décembre 2010 60 000 hommes éléments dont 12 000 réservistes, et 2 500 hommes éléments de la Garde républicaine. Ce sont :

  • Forces aériennes : 12 000 hommes ;
  • Forces navales : 3 000 hommes ;
  • Forces terrestres :30 000 hommes ;
  • Gendarmerie : 15 000 hommes.

Les effectifs de cette armée avaient volontairement été limités par Félix Houphouët-Boigny, qui voulait se prémunir d'un coup d'État. Cependant, l'instabilité provoquée par la crise économique et la crise de l'ivoirité l'ont mise sur le devant de la scène, avec notamment le coup d'État de Robert Guéï, ancien chef d'état-major, en 1999, et l'attaque des forces aériennes (constituées après 2002) sur le cantonnement des forces rebelles voisin des forces françaises d'interposition à Bouaké en novembre 2004.

L'armée ivoirienne disposait en 2010 d'un effectif de 60 000 militaires et 12 000 réservistes, les 15 000 gendarmes étant dorénavant rattachés au ministère de l'Intérieur. L'effectif réel, dans le contexte de la Crise ivoirienne de 2010-2011, reste difficile à déterminer. À la suite de l'avancée des forces d'Alassane Ouattara sur Abidjan en mars 2011, le leadership des forces armées à ce moment est peu clair, certains médias ayant rapporté la défection de plusieurs gradés, dont le chef des armées Philippe Mangou, potentiellement remplacé par le général de corps d'armée Dogbo Blé Brunot, commandant de la garde républicaine avant la chute de Laurent Gbagbo[4],[5].

Depuis 2011 et l'unification des forces armées, le chef d'état-major de l'armée ivoirienne est Soumaila Bakayoko.

Organisation[modifier | modifier le code]

Les Forces armées de Côte d'Ivoire sont composées :

  • des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (dépendent du ministère de la Défense) ;
  • de la Police nationale (dépend du ministère de l'Intérieur) ;
  • de la Police forestière (dépend du ministère de l'Environnement) ;
  • des Douanes ivoiriennes (dépendantes du ministère de l'Économie et des Finances).

Après la fin de la crise post-électrorale de 2010-2011, Alassane Ouattara unifie les forces armées de Côte d'Ivoire. L'armée ivoirienne rassemble désormais les Forces républicaines (FRCI), elles-mêmes composées des Forces nouvelles et des ex FDS de la précédente armée nationale (FANCI).

Régions militaires[modifier | modifier le code]

La Côte d'Ivoire est divisée en cinq régions militaires, chacune sous la responsabilité d'un colonel.

La Ire région militaire concentre l'essentiel des effectifs, autour d'Abidjan. Les unités qui y sont basés sont :

  • un bataillon de réaction rapide, le 1er bataillon de commandos parachutistes ;
  • un bataillon d'infanterie ;
  • un bataillon blindé ;
  • un bataillon d'artillerie et de défense anti-aérienne.

La IIe région militaire, quartier-général à Daloa, a un bataillon d'infanterie.

La IIIe région militaire, quartier-général à Bouaké, a un bataillon d'infanterie délocalisé à Anyama, un bataillon d'artillerie et un bataillon du génie délocalisé à Adjamé.

La IVe région militaire, quartier-général à Korhogo, a uniquement une compagnie territoriale.

La Ve région militaire, est créée temporairement dans l'ouest, à cause de la guerre civile du Libéria.

Forces spéciales[modifier | modifier le code]

La crise militaro-politique a favorisé le développement des forces spéciales ivoiriennes. Même si leur existence et leurs effectifs sont classés du secret défense :

  • FUSCOA (Fusiliers commandos de l'air - forces aériennes) : calqués sur le modèle des commandos de l'air de l'armée française, ils sont basés à Bouaké ;
  • le DMIR (Détachement mobile d'intervention rapide - forces terrestres). Formés des meilleurs éléments de l'armée, ils font office de force antiterroriste et de force de réaction rapide pour l'état major ivoirien ;
  • FUMACO (Fusilier marin commando - forces navales). Ce sont les forces spéciales de la marine. Ils ont pour mission la saisie et la sécurisation des infrastructures portuaires et la destruction de bâtiments ennemis. Ils alignent en leur sein un certain nombre de nageurs de combat ;
  • UIGN (Unité d'intervention de la gendarmerie nationale). Calqué sur le modèle du GIGN français, il sert de force antiterroriste.

Depuis la création des forces républicaines de Côte d'Ivoire, l’État Major Général des Armées a décidé de mieux organiser les forces spéciales. En effet, dans un souci d'efficacité et de réactivité devant les menaces, les unités FUSCOA, DMIR, et FUMACO ont affecté leurs meilleurs soldats à une unité nouvellement créée: le GFS (Groupement des Forces Spéciales).
Leurs devise ultimum recursum (en latin) qui veut dire ultime recous

Ses missions et le nombre de ses effectifs restent encore flous parce que relevant du secret-défense. Mais ce qui reste certain c'est que la lute contre le terrorisme grandissant dans la sous-région (Afrique de l'ouest), du fait de la crise malienne et de l'implantation d'AQMI dans la zone désertique, demeure l'une de ses missions principales. Le GFS est donc composé des meilleurs parmi les meilleurs. C'est la crème des éléments des forces spéciales. Pour l'heure, on ne sait pas encore où cette unité est basée.
Lors de sa première apparition officielle au défilé de la fête nationale le mardi 7 août 2012, on a pu clairement voir les signes distinctifs de cette unité:

  • La marche qui se fait à 80 pas minute;
  • La marche qui se fait sans la musique mais plutôt avec un chant entonné par les soldats eux-mêmes;

tenue désertique :

  • Le béret marron des commandos tourné à gauche;ou Casque PASGT couleur désert
  • ghillie désertique
  • tenue en camouflage désert
  • bottes tactiques couleurs desert
  • Protèges genouillères et coudière couleur désert
  • gants tactique couleur désert
  • Sac a dos combat 3l hydrateur FRENCH DESERT

tenue de Forêt :

  • tenue en camouflage couleur forêt
  • bottes tactiques couleurs noire
  • Sac a dos combat 3l hydrateur couleur forêt
  • Gilet De Combat Tactique couleur forêt
  • Protèges genouillères et coudière couleur forêt
  • gants tactique couleur forêt
  • Chapeau de brousse bonnie hat Ares forêt

tenue urbaine :

  • Casque PASGT Noir
  • Gants tactiques Noir
  • Cargoule noir
  • Protèges genouillères et coudière noir
  • tréillis de couleur noire
  • Gilet de combat ares noir
  • bottes tactiques noires complètent la tenue.



Le groupement renferme en son sein des troupes aéroportées, des nageurs de combat et des spécialistes de toutes armes (démineurs, sniper, éclaireur, opérateur radio extrêmement qualifié etc). Il fonctionne par petites unités appelées strates.
Les states sont de petits groupes de soldats totalement indépendants capables de rester plusieurs mois camouflés en territoire ennemi à observer avant de frapper.

Le GFS est directement rattaché à l’État Major Général des Armées.

Service de santé[modifier | modifier le code]

Deux hôpitaux militaire sont en service dans le pays, dont l'hôpital militaire d'Abidjan.

Programme de réarmement[modifier | modifier le code]

Les Forces armées de Côte d'Ivoire bénéficient d'un programme de réarmement conséquent depuis la crise militaire de 2002. L'armée de terre aurait bénéficié de l'achat de :

L'armée ivoirienne a de plus reçu l'appui de 46 conseillers militaires israéliens, qui ont notamment mis en œuvre le drone vendu par Israël à la Côte d'Ivoire. Ces conseillers militaires ont quitté la Côte d'Ivoire le [réf. souhaitée].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]