Bondoukou

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Bondoukou
Administration
Pays Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Région Région du Gontougo
Maire Félix Kouakou Dapa
Démographie
Gentilé Bondoukois(e)
Population 78 258 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 8° 03′ N 2° 59′ O / 8.05, -2.99 ()8° 03′ Nord 2° 59′ Ouest / 8.05, -2.99 ()  
Divers
Langue(s) parlée(s) français, malinké, agni, lobiri, koulango, abron
Localisation

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Bondoukou

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Bondoukou

Bondoukou est une ville du nord-est de la Côte d'Ivoire, chef-lieu de la région administrative de Gontougo, proche du Ghana,. Elle compterait plus de 78 000 habitants en 2013, en plein cœur du Pays Zanzan.

La ville est connue pour ses nombreuses mosquées, d'où l'appellation de « la ville aux mille mosquées ». Et au aussi pour sa forte diversité ethnique .

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte des environs de Bondoukou (1957).
Relevé météorologique de Bondoukou
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 18 20 21 22 21 20 20 20 20 20 19 18
Température moyenne (°C) 26 28 28 28 27 26 25 25 25 26 26 25
Température maximale moyenne (°C) 34 36 35 34 33 31 30 30 30 31 32 32
Nombre de jours avec précipitations 0 0 2 2 1 3 3 3 3 2 0 0
Source : GeographyIQ


Administration[modifier | modifier le code]

Une loi de 1978[1] a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
1980 Fétigué Koulibaly PDCI-RDA Administrateur élu
1985 Yaya Ouattara PDCI-RDA Homme politique élu
1990 Lamine Ouattara PDCI-RDA Gestionnaire élu
1995 Félix Kouakou Dapa PDCI-RDA Financier élu
2001

2014

Félix Kouakou Dapa

OUATTARA TIDJANE SOUALIHO

align="center"| PDCI-RDA

INDEPENDANT

Financier

informaticien

élu

elu

Historique[modifier | modifier le code]

« Ardjoumani et ses fils, roi de Bondoukou » (gravure Édouard Riou, 1892)

Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1920 1946 Rec. 1975 Rec. 1988 :1998 Est. 2010
19 021 33 051 64 258
Nombre retenu à partir de 1920 : Population sans doubles comptes

Éducation[modifier | modifier le code]

Le département compte 244 écoles primaires dont 6 privées et 10 établissements secondaires dont 6 privés[2].

Enseignement primaire
Public

  • École primaire Publique

Enseignement secondaire
Lycée Public

  • Lycée moderne

Lycée Privé

  • Lycée Moderne et Technique Dua Kobenan (1er et 2nd cycles)
  • Groupe Scolaire Mampo (1er et 2nd cycles)
  • Collège Moderne Nanan Adou Koffi (1er et 2nd cycles)

Collège public

  • Collège moderne

Collèges privés

  • Collège Moderne Honoré de Balzac (autorisé pour le 1er cycle)
  • Groupe Scolaire les Professionnels, (autorisé pour le 1er cycle)
  • Collège Moderne Amani N’Guessan Michel (autorisé pour le 1er cycle)
  • Collège Moderne Ouattara Mahama (Non autorisé)
  • Collège Privé du Zanzan (Non autorisé)

C'est à Elima, au sud du pays, que sera créée la première école officielle le 8 aout 1887 avec pour instituteur Fritz-Émile Jeand'heur venu d' Algérie. Elle comptait alors 33 élèves africains qui seront les premiers lecteurs en langue française. Elle fonctionnera pendant 3 ans avant d'être transférée en 1890 à Assinie par Marcel Treich-Laplène, le nouveau résident de France. Le premier mars 1904, il y avait 896 élèves en Cote d'Ivoire pour une population estimée un peu supérieure à 2 millions d'habitants. Bondoukou accueillera l'une des 18 écoles de village créées en 1903. Elle comportait 32 élèves encadrés par un instituteur.

Langues[modifier | modifier le code]

Article connexe : Langues de Côte d'Ivoire.

Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula mais la langue vernaculaire de la région est le koulango. Le français effectivement parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le français populaire ivoirien ou français de dago[Note 1] qui se distingue du français standard par la prononciation et qui le rend quasi inintelligible pour un francophone non ivoirien. Une autre forme de français parlé est le nouchi, un argot parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits 2 magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Bondoukou accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées.

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diocèse de Bondoukou.

Bondoukou est le siège d'un évêché catholique créé le 3 juillet 1987.

Économie[modifier | modifier le code]

Bondoukou possède un aerodrome (code AITA : BDK).

Sport[modifier | modifier le code]

La ville compte un club de football, le Sacraboutou Sports de Bondoukou, qui évolue en MTN Ligue 2. C'est dans cette ville que se trouve le Stade Imam Ali Timité où joue le Satellite FC, club de football basé au Plateau, à Abidjan.

Villes voisines[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Si, à Abidjan et dans le nord, on parle de français de Moussa, dans l'ouest du pays, on parle de français de Dago

Références[modifier | modifier le code]

  1. Loi no 78-07 du 9 janvier 1978
  2. Dans les années 1980, à la suite d'une grève des enseignants du secondaire, commencée au lycée de Bondoukou et qui a gagné tout le pays, consécutive au « problème des baux administratifs » qui se traduisait concrètement par la suppression du « droit au logement » des professeurs, il a été rendu obligatoire, dans les écoles, de chanter l'hymne national, l'Abidjanaise, chaque matin et de citer la « pensée du jour » du président de la république de l'époque, Félix Houphouët-Boigny, ce dont s'acquittait le «  délégué de classe ». Parallèlement, il a été institué le « lever du drapeau » dans la cour des écoles chaque lundi matin et le « baisser du drapeau » chaque samedi midi. De surcroit, chaque école a été considérée comme une « sous-section » du PDCI-RDA, parti politique unique du pays à ce moment-là.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Karel Arnaut et Elizabeth Dell, Bedu is my lover : five stories about Bondoukou and masquerading, Green Centre for Non-Western Art at the Royal Pavilion, Art Gallery and Museums, Brighton, 1996, 32 p. (ISBN 0-948723-27-0)
  • (fr) Assa Koby, Étude géographique des marchés de la sous-préfecture de Bondoukou, Université d'Abidjan, Institut de Géographie tropicale, janvier 1973, no 5, 22 p.
  • (fr) Dominique Pierre Soulé de Lafont, Le Précambrien moyen et supérieur de Bondoukou : Côte d'Ivoire, Grande impr. africaine, Dakar, 1956, 174 p.
  • (fr) Louis Tauxier, Le noir de Bondoukou : Koulangos, Dyoulas, Abrons, etc., E. Leroux, Paris, 1921, 770 p.
  • (fr) Emmanuel Terray, Bondoukou avant la conquête coloniale : le témoignage des visiteurs britanniques, Colloque de Bondoukou 1974, 13 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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