Finn

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Finn
Finn à Karrebæksminde au Danemark
Finn à Karrebæksminde au Danemark
logo de la classe
Symbole de classe
Symbole de classe

Équipage 1
Gréement catboat
Débuts 1949
Longueur hors-tout 4,50 m
Maître-bau 1,51 m
Voilure Grand-voile 10 m²
Déplacement 116 kg minimum (coque et dérive)
Architecte Rickard Sarby

Un Finn est un dériveur monotype de compétition, gréé en catboat, dont la grand-voile est enverguée sur un mât pivotant.

Le Finn a été conçu en Suède en 1949, par le régatier et architecte naval Rickard Sarby qui était aussi éducateur pour enfants handicapés.

Dès 1952, il a été promu série olympique lors des Jeux olympiques d'Helsinki (Finlande). C'est une série internationale.

Il se barre en solitaire. C'est un bateau très sportif, léger, maniable et rapide. Il nécessite un barreur pesant de préférence 80 kg et plus mais surtout grand et athlétique, pour fournir le couple de rappel maximum.

Il se reconnaît de loin à son mât arqué vers l'arrière. En dehors des chercheurs d'or des Jeux olympiques, il reste très pratiqué par les purs amateurs. C'est ainsi que 253 concurrents se sont présentés au dernier championnat du monde vétéran à Medemblick

Un des plus fameux champions de Finn est le danois Paul Elvstrøm, plusieurs fois médaillé d'or aux Jeux olympiques.

Trois Français se sont distingués aux Jeux olympiques : Serge Maury a remporté la médaille d'or en Finn aux JO de 1972 à Kiel en Allemagne, Guillaume Florent la médaille de bronze aux JO de 2008 à Pékin et Jonathan Lobert qui a arraché le bronze le 5 août 2012 à Weymouth (Londres), grâce à sa victoire dans la course finale pour la médaille

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Lignes générales de la carène

Les caractéristiques du Finn sont définies par le règlement de la classe, approuvé par la Fédération internationale de voile[1].

Le Finn possède un mât tournant, le mât et la bôme étant solidaires en rotation horizontale. Ces mâts ont évolué depuis 1949[2], mât souple avec voile creuse, mât plus rigide avec voile plus plate, mât en alliage d'aluminium, puis en fibres de carbone. Les voiles sont maintenant réalisées en film polyester renforcé de fibres selon les lignes d'efforts principaux.

Si l'harmonie entre le mât et la voile est un facteur de vitesse important, les compétiteurs savent aussi que le centrage des masses a un aspect fondamental sur la vitesse des bateaux en général. Ce centrage réduit le moment d'inertie autour d'un axe vertical ; dans ces conditions les mouvements de la barre et du gouvernail entraînent une moins grande perte d'énergie cinétique. Le Finn a été la première série à contrôler le moment d'inertie longitudinal des bateaux à l'aide de la mesure de la période d'oscillation de la coque selon deux axes transversaux dont la distance est prédéterminée avec précision. Le Finn est par ailleurs le seul bateau à bénéficier de gabarits de contrôle de forme sérieux et découpés en commande numérique depuis 1974.

Les formes de carène n'ont pas évolué depuis l'origine. La dérive en tôle et en arc de cercle non plus. Sa puissance nécessite un barreur athlétique dans la brise. Cette caractéristique fondamentale, alliée à la complexité technique des réglages en fait un dériveur olympique idéal pour la compétition en solitaire (poids lourds à ce qu'on dit aujourd'hui alors que le passé et même le présent ont démontré que des barreurs d'à peine 80 kg se sont distingués). Les vainqueurs de la Coupe de l'America ont presque tous été de grands barreurs de Finn.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « International Finn Class Rules 2009 », sur ISAF Sailing.org (consulté le 9 novembre 2012)
  2. Voir l'histoire du Finn sur le site de la classe

Liens externes[modifier | modifier le code]

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