Laser (bateau)

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Laser
Au largue serré, sur l'étang de Thau
Au largue serré, sur l'étang de Thau
logo de la classe
Symbole de classe
Symbole de classe

Équipage 1
Gréement cat-boat
Débuts 1970
Longueur hors-tout 4,23 m
Maître-bau 1,42 m
Voilure 7,06 m² (standard), 5,7 m² (radial), 4,7 m² (4.7)
Déplacement 59 kg
Architecte Bruce Kirby

Le Laser est un dériveur monotype très populaire. C'est un solitaire, c’est-à-dire qu'il est barré par une seule personne. La conception de Bruce Kirby met l'accent sur la simplicité et la performance.

Le Laser est devenu un des dériveurs les plus répandus dans le monde avec plus de 200 000 unités construites au début de 2011. Son succès réside dans sa simplicité, sa robustesse et dans son adoption par les régatiers qui apprécient sa stricte monotypie : tous les concurrents utilisent coque et gréement fournis par un seul constructeur, seules des modifications mineures explicitement autorisées dans la jauge sont permises.

À ses débuts le Laser était un bateau économique et simplifié à l'extrême, et sa production dans l'usine de Waterford en Irlande, avec des coûts de main d'œuvre réduits, permettait un coût extrêmement bas (moins de 5 000 F français prix public) en 1976. De nos jours, et même s'il reste le moins cher des dériveurs de régate, le prix a considérablement augmenté (nettement plus vite que l'inflation, 6 000 € pour un bateau neuf en 2011, ce qui reflète l'augmentation des marges par bateau jointe au ralentissement du chiffre de la production annuelle).

Malgré cela le Laser reste un bateau populaire et accessible, nettement plus abordable techniquement et financièrement, que les dériveurs extrêmes type skiff tels que le Musto Skiff ou le RS 600. La série a vu éclore une véritable pépinière de champions qui se sont affutés à armes égales sur Laser et ont essaimé dans d'autres séries olympiques (Finn, FD, Tornado et Star ), mais aussi à la Coupe de l'America.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tout a débuté par un coup de fil entre deux Canadiens Ian Bruce, un industriel et régatier, et Bruce Kirby, régatier, journaliste pour des revues nautiques et architecte naval. Ian Bruce souhaitait discuter de la faisabilité d'un dériveur, facile à transporter sur le toit d'une voiture, pour l'intégrer à la ligne d'équipements de camping qu'il développait. Bruce Kirby imagina ainsi ce dériveur qui ne fut pas mis en production et en conserva les plans jusqu'en 1970 lorsque la revue One Design and Offshore Yachtsman annonça l'organisation d'une course nommée Americas Teacup pour bateaux de régate coûtant moins de 1 000 dollars.

Le bateau fut construit en fibre de verre avec un pont en fibre de verre et sandwich de mousse recouvrant toute la coque, se creusant juste pour laisser la place à un petit cockpit. Le choix de l'emplacement du mât fit l'objet de nombreux essais : le pied de mât moulé avec le pont étant fixe, il n'était pas possible de le régler par la suite. Hans Fogh fut sollicité pour concevoir la voile et skipper le bateau lors de la régate. Le bateau présenté sous le nom de WeekEnder gagna facilement dans sa catégorie. Le logo qui l'identifiait dans la voile était constitué des lettres TGIF (Thank God It's Friday – Dieu merci nous sommes vendredi). Il fut officiellement nommé Laser à l'occasion du New York Boat Show de 1971.

Laser standard naviguant au près
Laser radial naviguant au largue

La diffusion du Laser fut aidée par son extrême simplicité (certains barreurs étaient las de la sophistication et de la « course à l'armement » dans d'autres séries de dériveurs) son prix très bas (au début des années 1970, car de nos jours c'est une autre histoire) sa légèreté et son mât en 2 parties qui permettaient de le transporter aisément sur un toit de voiture.

Sa robustesse et sa simplicité le firent également apprécier des acheteurs « institutionnels » tels que clubs, écoles de voiles, organismes de tourisme comme le Club Méditerranée ; sur ce marché le Laser supplanta le Sunfish, tout comme il avait évincé la Yole OK auprès des amateurs de compétition.

Le premier championnat du Monde a été organisé aux Bermudes en 1974 avec 108 participants venus de 24 pays. Il fut remporté par Peter Commette. Le développement du Laser a été tel que plusieurs usines à travers le monde fabriquent le Laser sous licence. La société constructrice Performance Sailcraft tenta de diversifier ses produits sous la marque Laser dans divers domaines : planche à voile, skiffs tels que Laser 4000, 5000, EPS. Elle obtint ses plus grands succès en proposant petit à petit de nouvelles déclinaisons du gréement du Laser : le Laser Radial avec une voile de 5,7 m2 au milieu des années 1980 et plus tard le Laser 4.7 avec une voile de 4,7 m2 à la fin des années 1990. Le Laser avec son gréement d'origine est ainsi souvent appelé Laser Standard. Ces trois déclinaisons destinées à satisfaire tous les barreurs (et barreuses) quel que soit leur poids ne diffèrent que par deux points : la surface de la voile et la partie basse du mât (formé de deux tubes emboîtés), on peut donc passer d'une version à l'autre à peu de frais, ce qui satisfait les familles, les écoles de voile et les centres d'entraînement.

Les champions de Laser les plus connus sont Robert Scheidt, 8 fois champion du monde, et Glenn Bourke, 3 fois champion du monde ainsi que Ben Ainslie, champion Olympique en Finn, série similaire au Laser, et développeur de nombreuses techniques particulières de manœuvres qui ont déjà fait le tour du Monde.

Le succès populaire et sportif du Laser a été tel que le Laser Standard est devenu série olympique masculine en 1996 et le Laser Radial, série olympique féminine pour les Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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