Dan Carter

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Dan Carter

Description de l'image  Dan Carter 2011.jpg.
Fiche d'identité
Nom complet Daniel William Carter
Naissance 5 mars 1982 (32 ans)
à Leeston (Nouvelle-Zélande)
Taille 1,78 m (5 10)
Position demi d'ouverture, centre
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
2002-2003
2003-2008
2008-2009
2009-
2010-
Canterbury
Crusaders
USA Perpignan
Canterbury
Crusaders
12 (156)[1]
69 (923)[1]
05 0(45)[1]
06 0(98)[1]
54 (622)[1]
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
2003- Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 102 (1 463)[2]

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 14 décembre 2013.

Daniel William Carter dit Dan Carter, né le 5 mars 1982 à Leeston[3], à une quarantaine de kilomètres de Christchurch, est un joueur néo-zélandais de rugby à XV. Il évolue au poste de demi d'ouverture même s'il peut également jouer en tant que centre.

International All Black depuis 2003, il est considéré comme le meilleur demi d'ouverture de l'histoire de cette équipe[2]. Le 12 juin 2010, il est le quatrième buteur (après Neil Jenkins, Diego Domínguez et Jonny Wilkinson) à passer les 1 000 points inscrits en équipe nationale, après la victoire des All Blacks contre l'Irlande 66 à 28 en test match. Il bat une première fois le record de Wilkinson établi à 1 111 points lors de la victoire néo-zélandaise contre les Springboks lors de la sixième rencontre du Tri-nations 2010 totalisant 1 118 points[4], le dépasse une nouvelle fois avec 1 202 points lors de la victoire néo-zélandaise contre les Springboks lors de la première rencontre du Tri-nations 2011[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, il est le compagnon de Honor Dillon, une joueuse de hockey sur gazon devenue responsable de marque[6]. Ils se fiancent en octobre 2010. Leur mariage est célébré le 9 décembre 2011 à Marlborough en présence de plusieurs de ses coéquipiers All-Blacks dont le capitaine Richie McCaw[7]. Il est devenu papa en mars 2013 d'un petit garçon.

Carrière en club[modifier | modifier le code]

Dan Carter s'apprêtant à tirer une pénalité.

Dan Carter fait ses débuts dans l'équipe provinciale de Canterbury dans le championnat des provinces néo-zélandais en 2002. En 2003, il participe avec la franchise des Crusaders à son premier Super 12. Il joue au poste de premier centre aux côtés d'Andrew Mehrtens, considéré comme l'un des meilleurs demis d'ouverture de l'histoire des All Blacks. Rapidement, l'élève surpasse le maître, et Carter prend la place de Mehrtens au poste d'ouvreur en 2005. C'est à ce poste qu'il remporte le Super 12 en 2005, et le Super 14 (soit le Super 12 élargi à deux nouvelles franchises) en 2006.

Alors qu'il est au faîte de sa renommée, les équipes européennes se bousculent pour l'engager en 2008. D'abord sollicité par des clubs britanniques (Cardiff Blues, Northampton Saints), puis par le Stade toulousain, Dan Carter hésite en fin de compte entre le RC Toulon qui lui offre 800 000 euros pour la saison et l'USAP Perpignan, dont il accepte finalement la proposition de 700 000 euros le 27 juin 2008 pour la saison 2008-2009, la possibilité de jouer la Coupe d'Europe ayant fait pencher la balance[8],[9]. Il rejoint son nouveau club en décembre 2008 après la tournée des All Blacks en Europe et dispute son premier match contre Leicester en Coupe d'Europe. Il inscrit 16 des 26 points de son équipe qu'il mène à la victoire 26-20.

Le 31 janvier 2009, sur la dernière action du match opposant l'USAP au Stade français au Stade de France, il est victime, sur un plaquage de Juan Martín Hernández, d'une rupture partielle du tendon d'Achille qui l'éloigna des terrains pendant six mois. Il est opéré à Lyon par le professeur David Dejour[10]. Son aventure catalane se termine après seulement cinq matches (quatre de Top 14, un de Coupe d'Europe), mais il lèvera quand même le Bouclier de Brennus, qui sacre le champion de France, le 6 juin 2009 au Stade de France après la victoire de l'USAP contre l'ASM Clermont Auvergne.

Il repart ensuite pour la Nouvelle-Zélande et rejoue son premier match fin juillet avec le club de Southbridge, sa ville natale, dont il n'avait plus porté le maillot depuis les juniors, avant de réintégrer l'équipe de Canterbury dès la semaine suivante pour un match de championnat des provinces[11]. Par ailleurs, alors qu'il était pressenti à Auckland qui lui offrait environ 300 000 euros par saison, il annonce qu'il reste avec les Crusaders jusqu'en 2011[12].

Le 2 avril 2010, il devient le deuxième joueur, après Stirling Mortlock, qui marque plus de 1 000 points dans le Super 12/14[13].

Carrière en équipe nationale[modifier | modifier le code]

Dan Carter est sélectionné en équipe nationale pour la première fois en 2003. La même année, il participe à la Coupe du monde mais au poste de centre : c'est Carlos Spencer qui est titulaire à l'ouverture. Il devient réellement un membre important des All Blacks lors de la tournée d'automne 2004 au Royaume-Uni et en France.

Sa renommée devient internationale lors de la saison 2005. Il devient le titulaire du poste de demi d'ouverture chez les All Blacks et chez les Canterbury Crusaders. C'est surtout le deuxième match de la tournée des Lions britanniques en 2005 où il bat le record de points marqués contre les Lions avec 33 points (2 essais, 5 pénalités et 4 transformations), que Carter explose, non seulement en raison du nombre de points inscrits, mais également de son influence sur la partie par son jeu au pied et par son jeu de pénétration. En 2005, il reçoit les titres de Joueur de l'année délivré par l'Association internationale des joueurs de rugby, et celui de meilleur joueur du monde par la fédération internationale.

Considéré comme le meilleur demi d'ouverture du monde depuis 2005, Dan Carter est détenteur du record des points inscrits en carrière, devant l'ancien All Black Andrew Mehrtens.

Présenté comme la star, avec Richie McCaw, de l'équipe néo-zélandaise susceptible de remporter la Coupe du monde 2007 en France, Carter cristallise les espoirs d'une nation qui attend un second titre depuis 1987. Néanmoins, lors de la compétition, son influence sur le jeu des All Blacks est moins prégnante, et Carter n'a pas le même niveau qu'en 2005. Certaines voix estiment même que sa doublure Nick Evans devrait être titulaire. Cette méforme attribuée à une blessure est particulièrement visible lors du quart de finale de la Coupe du monde 2007 contre la France, match dans lequel Carter n'a que très peu pesé avant de sortir sur blessure. Le 21 août 2010, face à l'Afrique du Sud dans un match comptant pour le Tri-Nations 2010, il devient le meilleur marqueur de l'histoire en équipe nationale en marquant une pénalité à la 28e minute de jeu.

Sélectionné pour faire partie de l'équipe de Nouvelle-Zélande appelé à disputer la Coupe du monde 2011, il dispute deux matchs contre le Tonga et la France mais est contraint de renoncer à la suite du Mondial à la veille du dernier match de poule contre le Canada[14]. Blessé aux adducteurs, il est remplacé par le joueur des Chiefs Aaron Cruden[14].

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Dan Carter est un demi d'ouverture très complet aussi connu pour la qualité de son jeu au pied[2], que pour son jeu à la main. Gaucher, il n'a rien à envier aux capacités de buteur de son prédécesseur Andrew Mehrtens. Son taux de réussite à cet exercice le place comme l'un des meilleurs spécialistes mondiaux comme l'anglais Jonny Wilkinson et le sud-africain Percy Montgomery, tous deux gauchers. Formé comme premier centre, Carter possède aussi une excellente capacité de pénétration[2], due entre autres à son gabarit puissant et sa vitesse de course[2]. Agile et vif, il est très difficile à attraper et c'est ce qui explique qu'il marque souvent des essais.

Toutes ces particularités ont fait de Carter le prototype même du demi d'ouverture complet. Il est désigné Meilleur joueur du monde de l'International Rugby Board en 2005 et 2012

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Détails du parcours de Dan Carter en Coupe du monde.
Édition Rang Résultats Nouvelle-Zélande Résultats D. Carter Matchs D. Carter
Australie 2003 Troisième 6 v, 0 n, 1 d 5 v, 0 n, 0 d 5/7
France 2007 Quart de finaliste 4 v, 0 n, 1d 2 v, 0 n, 1 d 3/5
Nouvelle-Zélande 2011 Vainqueur 7 v, 0 n, 0d 2 v, 0 n, 0 d 2/7

Légende : v = victoire ; n = match nul ; d = défaite.

Tri-nations[modifier | modifier le code]

Détails du parcours de Dan Carter dans le Tri-nations.
Édition Rang Résultats Nouvelle-Zélande Résultats D. Carter Matchs D. Carter
Tri-nations 2003 1 4 v, 0 n, 0 d 1 v, 0 n, 0 d 1/4
Tri-nations 2004 3 2 v, 0 n, 2 d 2 v, 0 n, 1 d 3/4
Tri-nations 2005 1 3 v, 0 n, 1 d 1 v, 0 n, 1 d 2/4
Tri-nations 2006 1 5 v, 0 n, 1 d 5 v, 0 n, 1 d 6/6
Tri-nations 2007 1 3 v, 0 n, 1 d 3 v, 0 n, 1 d 4/4
Tri-nations 2008 1 4 v, 0 n, 2 d 4 v, 0 n, 2 d 6/6
Tri-nations 2009 2 3 v, 0 n, 3 d 2 v, 0 n, 1 d 3/6
Tri-nations 2010 1 6 v, 0 n, 0 d 5 v, 0 n, 0 d 5/6
Tri-nations 2011 2 2 v, 0 n, 2 d 2 v, 0 n, 0 d 2/4

Légende : v = victoire ; n = match nul ; d = défaite.

Statistiques[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, Dan Carter dispute 97 matchs avec l'équipe de Nouvelle-Zélande au cours desquels il marque 29 essais, 249 transformations, 6 drops et 250 pénalités (1 411 points)[2]. Il participe notamment à neuf Tri-nations depuis 2003 et à trois coupes du monde (2003, 2007 et 2011)[2]. Il dispute dix rencontres de Coupe du monde en trois participations[Note 1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans l'ordre chronologique, il a :
    • disputé cinq matchs en 2003 (contre l'Italie, le Canada, les Tonga, l'Afrique du Sud et la France) et marqué 48 points (2 essais et 19 transformations) ;
    • disputé trois matchs en 2007 (contre l'Italie, l'Écosse et la France) et marqué 40 points (1 essai, 10 transformations et 5 pénalités) ;
    • disputé deux matchs en 2011 (contre les Tonga et la France) et marqué 21 points (6 transformations, 1 drop et 2 pénalités).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Carter Daniel », sur www.itsrugby.fr (consulté le 10 juillet 2010)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « Dan Carter », sur www.espnscrum.com, ESPN (consulté le 28 août 2011)
  3. « Article Dan Carter », sur larousse.fr, Larousse (consulté le 20 octobre 2011)
  4. « Cinq sur cinq qui fait dix », sur www.sport.fr,‎ 21 août 2010 (consulté le 21 août 2010)
  5. Jérémy Fadat, « Les Blacks soignent leur entrée », sur www.rugbyrama.fr, Midi olympique,‎ 30 juillet 2011 (consulté le 30 juillet 2011)
  6. (en) « Lucky Rolleston Residents to Play Phoenix Curtain Raiser », sur www.scoop.co.nz,‎ 6 décembre 2011 (consulté le 9 décembre 2011)
  7. il est l'heureux papa d'un petit garçon nommé Marco James Carter né le 28 mars 2013(en) Blair Ensor, Rachel Young et Michael Daly, « Dan Carter and Honor Dillon married », sur www.stuff.co.nz,‎ 9 décembre 2011 (consulté le 9 décembre 2011)
  8. « Perpignan va devoir se passer de Dan Carter contre Leicester », sur www.france24.com, France 24,‎ 1er décembre 2008 (consulté le 20 juillet 2012)
  9. « Le All Black Dan Carter débarque à Perpignan », sur tempsreel.nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur,‎ 22 septembre 2008 (consulté le 20 juillet 2012)
  10. « Top 14 de rugby: Dan Carter finalement opéré vendredi à Lyon », sur www.lepoint.fr, Le Point,‎ 4 février 2009 (consulté le 16 janvier 2012)
  11. Émilie Dudon, « Blacks : Bientôt la carte Carter ? », sur www.rugbyrama.fr, Midi olympique,‎ 30 juillet 2009 (consulté le 20 juillet 2012)
  12. Nicolas Couet, « Dan Carter signe aux Crusaders », sur www.sportweek.fr,‎ 15 juin 2009 (consulté le 20 juillet 2012)
  13. (en) « Carter breaks 1,000-point barrier but misses crucial kick », sur www.thenational.ae,‎ 2 avril 2010 (consulté le 3 avril 2010)
  14. a et b Fabrice Voisin, « Carter, le drame national », sur www.sports.fr,‎ 2 octobre 2011 (consulté le 20 octobre 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]