Coulon (Deux-Sèvres)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Coulon.

46° 19′ 27″ N 0° 35′ 02″ W / 46.3242, -0.5838888889

Coulon
Le quai Louis Tardy
Le quai Louis Tardy
Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Arrondissement de Niort
Canton Canton de Niort-Ouest
Code commune 79100
Code postal 79510
Maire
Mandat en cours
Michel Simon
2011-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Niort
Site web www.ville-coulon.fr
Démographie
Population 2 210 hab. (2007)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 27″ Nord
       0° 35′ 02″ Ouest
/ 46.3242, -0.5838888889
Altitudes mini. 0 m — maxi. 81 m
Superficie 29,79 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Coulon est une commune française, située dans le département des Deux-Sèvres et la région Poitou-Charentes. C'est un haut lieu touristique du Marais poitevin, la capitale de la « Venise verte », c'est-à-dire sa partie orientale également connue sous le nom de « marais mouillé », par opposition au « marais desséché ».

Sommaire

[modifier] Géographie

L'angélique, une plante répandue dans la région

Au cœur du « marais mouillé », arrosée par la Sèvre niortaise, entourée de conches et de rigoles – plus larges – ainsi que de terres inondables plusieurs mois par an, la localité en partage la flore (peupliers, frênes, iris sauvages, angéliques) et la faune (vaches, moutons, ragondins...). Commune de la communauté d'agglomération de Niort.

[modifier] Économie

Promenade en barque au départ de Coulon

Coulon a longtemps vécu avant tout de l'élevage et d'une agriculture à cycle court. Aujourd'hui la localité s'appuie principalement sur le tourisme, comme en témoignent hôtels, restaurants et chambres d'hôtes qui accueillent plusieurs mois par an un grand nombre de visiteurs, seuls ou en groupes. C'est le principal point de départ de la région pour les traditionnelles promenades en barques plates – localement dénommées « batais » –, avec ou sans batelier-guide, mais on peut également la découvrir en louant des bicyclettes ou en empruntant un petit train.

Le village a été classé parmi les « Plus Beaux Villages de France », mais n'est plus labellisé à ce jour.

[modifier] Histoire

L'histoire du toponyme montre que la localité se nommait Colunus en 869, Colongia en 944, puis Colums en 1154.

Les recherches archéologiques témoignent de l'ancienneté du peuplement. Elles ont notamment permis de découvrir, successivement, un cimetière et des sarcophages gallo-romains, un important village néolithique, des sarcophages mérovingiens ou un char funéraire datant de l'âge du bronze, et dernièrement (fouilles réalisées par l'INRAP fin 2011) une ferme Gauloise au lieu-dit Les Grands Champs.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2011 mars 2014 Michel Simon[1]   directeur de la Niortaise des Eaux
mars 2008 2010 Albert Cheminet[2]   Décès
  mars 2008 Michel Grasset    

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
1 408 1 461 1 975[3] 1 660 1 870 2 073 2 215[4] 2 210[5] -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
Source : Insee [6]

[modifier] Lieux et monuments

La Maison du Marais poitevin sur la place de la Coutume
L'église de la Sainte-Trinité
  • Place de la Coutume – Maison du Marais poitevin : Ancienne résidence des percepteurs du droit coutumier (d'où son nom précédent de « Maison de la Coutume ») qui prélevaient des taxes sur les marchandises transportées sur la Sèvre niortaise par les bateliers, afin d'entretenir les voies d'eau. Cette « Grande Coutume de Sèvres » instaurée dès le 14e siècle, s'ajoutait au droit de quai, « le rivage » levé dans chacun des nombreux petits ports des différents villages maraîchins.
  • Église de la Sainte-Trinité : Fondée en 830 par les moines de Charroux, l'église a été plusieurs fois reconstruite[7], à l'époque carolingienne, puis à l'époque romane. Restaurée au XVe siècle après la Guerre de Cent ans, elle a été incendiée en 1569. Au moment de la révocation de l'Édit de Nantes, 158 protestants y ont abjuré leur foi. Les autres se sont réfugiés dans le marais ou ont choisi l'émigration. Pendant la Révolution elle a été utilisée comme grange à foin, puis partiellement reconstruite au XIXe siècle. La façade sud de l'église (à droite sur la photo ci-contre) est dotée d'une chaire extérieure – une localisation peu commune en France. Celle de Coulon prend la forme d'une tour à auvent.

Cette église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 11 octobre 1929[8].

  • Quai Louis Tardy
  • Ruelle du Faisan
  • Monument mégalithique
  • Centre socioculturel du Marais

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Notes et références

  1. [1]
  2. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  3. 1 975 habitants avec la commune associée de Sansais ; 1 462 sans.
  4. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 19 octobre 2010
  5. Recensement de la population au 1er janvier 2007 sur Insee. Consulté le 19 octobre 2010
  6. Évolution et structure de la population - Coulon sur Insee. Consulté le 19 octobre 2010
  7. Notice no IA79001187, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  8. Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00101223 » sur www.culture.gouv.fr.

[modifier] Annexes

[modifier] Articles connexes

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Étienne Clouzot, Les marais de la Sèvre Niortaise et du Lay du Xe à la fin du XVIe siècle, H. Champion, 1804, 282 p.

[modifier] Filmographie

  • Coulon, Venise verte, film documentaire de Cristian Renazeau, 2006 (DVD) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues