Chérancé (Sarthe)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chérancé.
Chérancé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Beaumont-sur-Sarthe
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Maine Normand
Maire
Mandat
Sébastien Tronchet
2014-2020
Code postal 72170
Code commune 72078
Démographie
Gentilé Chérancéen
Population
municipale
383 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 16″ N 0° 10′ 29″ E / 48.2877777778, 0.17472222222248° 17′ 16″ Nord 0° 10′ 29″ Est / 48.2877777778, 0.174722222222  
Altitude Min. 72 m – Max. 126 m
Superficie 10,38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

Voir sur la carte administrative de Sarthe
City locator 14.svg
Chérancé

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

Voir sur la carte topographique de Sarthe
City locator 14.svg
Chérancé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chérancé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chérancé

Chérancé est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 383 habitants[Note 1] (les Chérancéens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Bellivière
  • Benoiseau
  • Bissaître
  • Les Bourgeons
  • Champbinet
  • Champ de Bissaître
  • Les Petits Châteaux
  • Chevalerie
  • Les Coudray
  • Coulouenné
  • La Croix
  • Épinay
  • Feuillantines
  • Grand Chemin
  • Grand'Cour
  • Laigné
  • Livet
  • Loché
  • Loyac
  • Maladrerie
  • Monceau
  • Morellerie
  • Les Perrés
  • Tannerie
  • Tertifume
  • Tertre Anfray
  • Tuilerie
  • Vaugibet
  • La Vigne

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chérancé[1]
Rouessé-Fontaine Grandchamp Thoiré-sous-Contensor
Coulombiers,
Piacé
Chérancé[1] René
Vivoin Doucelles René,
Doucelles

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • 1062 : H de Charentiaco
  • Fin XIe : A de Charentiaco, de Charencheiro, de Charenceio
  • 1131 : C de Charentero
  • 1217 : Ecleisia de Charencero
  • 1304 : Parachio de Charenceyo
  • 1314 : Charencé
  • 1357 : Charencey
  • 1681 : Paroisse de Cérillac alias Chérancé
  • 1687 : Rector de Chéranceio
  • 1692 : Cérillac
  • 1695 : Chairencé
  • 1708 : Sérillac
  • 1714 : Sérillac cy- devant Chérancé
  • 1749 : Chérancé
  • 1773 : Chérancé le Sérillac
  • 1777 : Chérancé
  • 1794 : Cherencé

Les spécialistes en toponymie de notre époque, tel Gérard Taverdet, attribuent l’origine du nom à la propriété d’un riche gaulois Carentius (de karantos, ami), ou à une forme qui pourrait être proche de Charente, charançon, petit animal muni d’une corne. Chérancé se trouve en effet sur un méandre de la Bienne (corne). Ces propositions semblent beaucoup plus sérieuses que celles des étymologistes des siècles précédents.

Histoire[modifier | modifier le code]

Châtellenie annexée par la première croisade au début du XIe siècle.

Cette commune très ancienne (on y a retrouvé des traces d'implantations datant de l'âge du fer), située au nord du département de la Sarthe, est aujourd’hui un peu à l’écart de la nationale Le Mans - Alençon, et était naguère sur ce chemin de moyenne communication. Elle se trouvait ainsi, sur deux grandes voies de pèlerinage, les chemins de Saint-Gilles du Gard, et de Saint-Jacques-de-Compostelle.

À ce jour plus de 360 personnes vivent sur une superficie de 1 038 ha ; cet espace étant occupé, par une agriculture dynamique, de l'élevage de volailles, de bovins et de porcs, deux entreprises industrielles et un artisanat riche et varié.

Les habitations formant le village s’étalent sur deux coteaux entre lesquels serpente la Bienne, petite rivière poissonneuse au débit constant. À l’est, le coteau où repose gracieusement la chapelle dédiée à saint Gilles, ancienne église paroissiale de la commune datée du XIe siècle, et à l’ouest celui où domine majestueusement l’église Saint-Maurille, longtemps église seigneuriale. Le clocher de l’église Saint-Maurille est formé d’une haute tour carrée de 35 mètres, et couvert d’un toit en bâtière. Il est daté par André Bouton comme étant du XIIe.

De nombreuses familles nobles se sont établies à Chérancé, dont les Tucé, Vassé, Vanssay, Faudoas, Perrochel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) (entre 2002 et 2008) Jean-Claude Pioger    
(entre 2002 et 2008) mars 2014 Gilles Tronchet SE  
mars 2014 en cours Sébastien Tronchet[2] SE Chef de groupe maintenance
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 383 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Chérancé a compté jusqu'à 1 103 habitants en 1836.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
903 906 961 1 050 1 100 1 103 1 000 921 892
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
860 854 789 820 750 712 635 613 607
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
566 565 572 484 505 459 455 494 480
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
436 408 423 362 361 384 384 384 383
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Gilles, des XIe, XIIe et XIXe siècles. La chapelle, ancienne église paroissiale, est située sur un coteau dominant le hameau de la Croix. Menacée de ruines, elle a été restaurée dès 1869 sous l'autorité de l'abbé Bihoreau et de M. Vayer, maire. La tradition orale rapporte que des foules nombreuses y venaient, pour célébrer saint Gilles en vue d'obtenir la guérison de la surdité et saint Marcoul pour celle des « scrofules ». Une messe solennelle était célébrée, récemment encore le premier dimanche de septembre.
  • L'église, dédiée à saint Maurille, est datée des XIIe et XVIe siècles. Située probablement sur un ancien lieu de culte, elle a la forme d'une croix latine. Elle est belle et grande, munie d'une tour carrée pour clocher. Cette église repose sur un souterrain original, creusé dans le tuf, lieu d'anciennes pratiques funéraires. Il est composé de groupes de salles, de passages bas. Quand on entre dans l'église par un porche ou balet, on découvre de grandes baies, comportant des vitraux réalisés par la célèbre maison Hucher du Mans, un autel à baldaquin, de style baroque, sans doute réalisé par Sébastien Leysner, célèbre sculpteur würzembourgeois, très présent dans le Maine au XVIIIe siècle. Le chœur est entouré de hautes boiseries et de stalles à miséricordes. Dans la chapelle nord sied une statue de pierre blanche, d'un seigneur de Chérancé, à genoux, les mains jointes en prières. Le prie-Dieu est orné d'un écusson avec chevron et trois ailerons. Le retable du chœur, abrité d'un baldaquin, les deux autels-retables secondaires, la clôture du chœur, une statue funéraire et deux crédences sont classés à titre d'objet aux Monuments historiques[6].
  • Lavoir communal fleuri par la commune.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. « Les maires élus suite aux élections municipales de mars 2014 », sur le site de la Préfecture de la Sarthe (consulté le 13 avril 2014).
  3. « Chérancé (72170) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 20 mai 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Œuvres mobilières à Chérancé », base Palissy, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :