Caprica

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Caprica (homonymie).

Caprica

Description de cette image, également commentée ci-après

Logo de la série

Titre original Caprica
Genre Série de science-fiction
Création Remi Aubuchon
David Eick
Ronald D. Moore
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine Syfy
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 18
Durée 42 minutes
Diff. originale 22 janvier 201030 novembre 2010
Site web http://www.syfy.com/caprica

Caprica est une série télévisée américaine de science-fiction en 18 épisodes de 42 minutes créée par Remi Aubuchon, David Eick et Ronald D. Moore et diffusée depuis le 22 janvier 2010 jusqu'au 30 novembre 2010 sur Space au Canada et jusqu'au 4 janvier 2011 sur Syfy aux États-Unis. Cette série, issue de la franchise Battlestar Galactica (réinvention), est décrite comme la première saga familiale de science-fiction à la télévision[1].

En France, elle est diffusée entre le 29 mai 2011 et le 24 juillet 2011 sur Syfy Universal, et au Québec depuis le 14 février 2012 sur Ztélé[2].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Caprica s'est délibérément écartée de la série dont elle était dérivée pour des impératifs artistiques et commerciaux[3]. Ronald D. Moore défendit résolument cette décision en expliquant qu'il ne s'agissait pas d'appliquer une recette ("...you don't try to repeat the formula")[4]. De plus, si Battlestar Galactica avait été un succès critique, la série n'avait touché qu'un public principalement masculin et la chaîne de télévision était convaincue que le contexte de la guerre spatiale rebutait le public féminin[5]. Pour ces raisons et parce que la version initiale de Caprica mettait en scène des événements précédant les guerres cylons, la série possède une personnalité qui lui est propre et a su trouver son ton, son contenu et son style. Caprica contient des éléments qui éclairent sans doute la compréhension de la série originale, mais se veut accessible à un public qui n'aurait jamais vu Battlestar Galactica[6].

La série a pour décor la planète fictive de Caprica, cinquante-huit ans avant les événements racontés dans Battlestar Galactica. Elle présente l'histoire de Caprica avant la rédaction et la ratification des « Articles de la Colonisation » destinés à unir les douze planètes et créer les Colonies Unies de Kobol. Le système stellaire est alors en paix et ses habitants vivent dans des sociétés qui ne sont pas tellement différentes des nôtres. Mais l'importance de la technologie et une avancée considérable en robotique permet de réaliser un vieux rêve : concilier intelligence artificielle et corps mécaniques à travers les premiers robots vivants, les cylons. Leur création entrainera la première guerre contre les cylons.

Prémices[modifier | modifier le code]

La série tourne autour de deux familles : les Adama et les Graystone. Joseph Adama est le père du futur commandant du Battlestar Galactica, William Adama. Cet avocat qui s'est illustré dans la défense des droits civiques devient un opposant aux expériences sur l'intelligence artificielle et les cylons. Ces derniers sont la création des Graystone, propriétaires d'une grande entreprise informatique.

Mark Stern, le vice-président exécutif de Sci Fi Channel chargé de la programmation originale, avait annoncé que le script du pilote de deux heures se terminerait sur une explication de l'origine du terme « cylon »[7] Le 20 septembre 2007, Bradley Thompson, scénariste et producteur de Battlestar Galactica, révéla que le script de Ronald D. Moore mettait en scène un personnage définissant le terme cylon comme suit : « A cybernetic life-form node, a Cylon. » (« un module de forme de vie cybernétique, un cylon. »)[8].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

Source VF : DSD (Doublage Séries Database)

Épisodes[modifier | modifier le code]

La série a été fragmentée en deux parties, sans pour autant que chacune d'elle soit une saison. Les neuf premiers épisodes ont été diffusés entre le 22 janvier 2010 et le 26 mars 2010. La deuxième partie contenant neuf autres épisodes est diffusée à partir d'octobre 2010[12].

# Titres Réalisateur Scénariste Diffusion États-Unis et Canada Diffusion en France
sur Syfy Universal
Diffusion au Québec
sur Ztélé
0 Pilote
Pilot
Jeffrey Reiner Remi Aubuchon et Ronald D. Moore 22 janvier 2010 (Syfy) 29 mai 2011[13] 14 février 2012[2]

Quand un train est la cible d’une attaque terroriste dans la ville de Caprica, deux hommes, Daniel Graystone, riche informaticien et, Joseph Adama, un avocat, s’efforcent de faire face à la perte de leurs êtres chers dans l’attentat. Daniel n’accepte pas la perte de sa fille, Zoe, et Joseph, la perte de sa fille et sa femme, Tamara et Shannon. 

1 Rebirth[14]
Canada:Renaissance

Rebirth
Jonas Pate Mark Verheiden 29 janvier 2010 (Syfy) 29 mai 2011 21 février 2012

Amanda découvre une part entière de la vie de sa fille qu’elle ignorait ce qui l’amène à faire une hypothèse surprenante et une déclaration publique controversée lors de la cérémonie commémorative pour les victimes de l’attentat. 

2 Apprendre de ses erreurs
Reins of a Waterfall
Ronald D. Moore Michael Angeli 5 février 2010 (Syfy) 5 juin 2011 28 février 2012
3 Danser sur les tombes
Gravedancing
Michael Watkins Histoire: Jane Espenson et Michael Angeli
Mise en scène: Jane Espenson
19 février 2010 (Syfy) 5 juin 2011 6 mars 2012
4 Il y a un autre ciel
There Is Another Sky
Michael Nankin Kath Lingenfelter 26 février 2010 (Syfy) 12 juin 2011 13 mars 2012

Tamara essaie de quitter le monde virtuel et doit s'allier à un jeune joueur pour accomplir une mission périlleuse. Elle finit par prendre conscience de son état. Sur Caprica, Daniel Graystone affronte le conseil d'administration de son entreprise en présentant son prototype cylon. 

5 Connais ton ennemi
Know Thy Enemy
Michael Nankin Histoire : Patrick Massett et John Zinman et Matthew B. Roberts
Mise en scène : Patrick Massett & John Zinman
5 mars 2010 (Syfy) 12 juin 2011 20 mars 2012
6 Quand la mémoire nous joue des tours
The Imperfections of Memory
Wayne Rose Matthew B. Roberts 12 mars 2010 (Syfy) 19 juin 2011 27 mars 2012
7 Âmes perdues
Ghosts in the Machine
Wayne Rose Michael Taylor (en) 19 mars 2010 (Syfy) 19 juin 2011 3 avril 2012
8 Le fond de l’abîme
End of the Line
Roxann Dawson Michael Taylor 26 mars 2010 (Syfy) 26 juin 2011 10 avril 2012
9 Paradis virtuel
Unvanquished
Eric Stoltz Ryan Mottesheard 5 octobre 2010 (Syfy) 26 juin 2011 17 avril 2012
10 Représailles
Retribution
Jonas Pate Patrick Massett et John Zinman 12 octobre 2010 (Syfy) 3 juillet 2011 24 avril 2012
11 Le sang coule
Things We Lock Away
Tim Hunter Drew Z. Greenberg 19 octobre 2010 (Syfy) 3 juillet 2011 1er mai 2012
12 Le début et la fin
False Labor
John Dahl Michael Taylor 26 octobre 2010 (Syfy) 10 juillet 2011 8 mai 2012
13 Effet boomerang
Blowback
Omar Madha Kevin Murphy 2 novembre 2010 (Space) 10 juillet 2011 15 mai 2012[15]
14 La marque de passage
The Dirteaters
John Dahl Matthew B. Roberts 9 novembre 2010 (Space) 17 juillet 2011 22 mai 2012
15 Naissance des paradis
The Heavens Will Rise
Michael Nankin Michael Taylor 16 novembre 2010 (Space) 17 juillet 2011 29 mai 2012
16 Sort funeste
Here Be Dragons
Michael Nankin Patrick Massett et John Zinman 23 novembre 2010 (Space) 24 juillet 2011 5 juin 2012
17 L'apothéose
Apotheosis
Jonas Pate Kevin Murphy et Jane Espenson 30 novembre 2010 (Space) 24 juillet 2011 12 juin 2012

Commentaires[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Eric Stoltz reçut le script sur le tournage d'un film et le laissa dans sa chambre d'hôtel durant quelques jours sans le lire. Quand une femme de ménage le déroba pour un amateur de Battlestar Galactica, Stoltz mesura l'ampleur de l'intérêt des fans pour la nouvelle série et regretta de ne pas l'avoir lu[16]. À l'origine, Paula Malcomson aurait préféré le rôle de Sœur Clarice ; mais Jeffrey Reiner pensait qu'elle ferait une excellente Amanda Graystone et il finit par la persuader d'abandonner sa réticence initiale[16]. Le 28 avril 2009, le rôle de Sasha Roiz fut ajouté à la distribution principale[17].

Développement[modifier | modifier le code]

Après un cycle de pré-développement, la chaîne Sci Fi a annoncé que Caprica prendrait la forme d'une télésuite de deux heures pouvant servir par la suite d'épisode pilote déguisé d'une série télévisée, soumise à l'audience[18],[19]. NBC Universal Television Studio développera la série en collaboration avec les producteurs exécutifs de Battlestar Galactica, Ronald D. Moore et David Eick, ainsi que le scénariste de la série 24 heures chrono, Remi Aubuchon, qui écrira le pilote et sera le producteur au quotidien de la série.

Selon les déclarations de Moore dans le livre Compagnon de la saison 3 [de Battlestar Galactica], la série préquelle Caprica aura un format fortement orienté sur les arcs narratifs, comme son prédécesseur ; c'est l'une des principales raisons pour lesquelles le réseau est réticent à en tirer une série directement : ce type de séries a des difficultés notoires à attirer de nouveaux téléspectateurs, à l'inverse des séries composées d'épisodes stand-alone. Cela avait déjà provoqué une certaine friction entre Moore et la chaîne Sci Fi, puisque les deux premières saisons de Battlestar Galactica utilisaient énormément les arcs narratifs, avec une attention particulière à la continuité, mais ne parvenaient pas à atteindre l'audience souhaitée par Sci Fi. Celle-ci poussa Moore à revoir quelques scripts de la troisième saison, qui fut finalement composée d'un grand nombre de stand-alone. Ce changement fit davantage de mal que de bien aux audiences, puisqu'il en résulta des critiques négatives à la fois des fans et des critiques du genre. Moore révéla dans le podcast de l'épisode final de la troisième saison que le réseau avait finalement admis à contrecœur que le format d'épisodes stand-alone ne fonctionne tout simplement pas avec l'histoire qui est mise en place.

Réception et annulation[modifier | modifier le code]

La série diffusée aux États-Unis obtient en général une audience modeste, avec un pic à 1,6 million de téléspectateurs pour l'épisode final de mi-saison[20]. La saison « 1.5 » a débuté avec des audiences encore plus faibles, descendant sous la barre des 900 000 spectateurs par épisode[21],[22],[23],[24],[25]. Au regard de ces audiences faibles, Syfy annule la série le 27 octobre 2010, et de retirer de la grille des programmes les cinq derniers épisodes programmés[26]. Ces derniers épisodes devraient cependant être diffusés lors du premier trimestre 2011[27] aux États-Unis. La chaine canadienne Space choisit cependant de les diffuser dans la continuité dès le 2 novembre. Quelques mois plus tard, Syfy arrête également la série Stargate Universe, ne la renouvelant pas pour une troisième saison.

Peu après l'annonce de l'annulation, des regroupements de fans lancent depuis Internet (utilisant Facebook et Twitter) plusieurs actions visant à faire fléchir Syfy ou à manifester leur mécontentement : une Apple Campaign (la pomme, référence au fruit défendu, est un symbole de la série, largement utilisé dans sa promotion) qui rappelle l'effort similaire des fans de Jericho en 2007, une campagne-vidéo (I'm a Lil cylon), plusieurs pétitions (dont une a dépassé 10 000 signatures), un appel à commander en masse les DVD de la série, et, au contraire, une incitation à boycotter la chaine[28],[29]. Si ces divers projets permettent à la série de se poursuivre virtuellement, à travers des fan fictions entre autres, ils ne changent pas la décision de Syfy, définitive.

Les fans désirant la reprise de la série mettent notamment en avant sa réception critique, souvent favorable. John Latchem du Home Media Magazine écrit que Caprica contient « toutes les connotations sombres et la richesse de caractère que les fans attendent de Galactica » ; « la série [évoque] par certains côtés Bienvenue à Gattaca (Gattaca), dans sa description d'un futur proche potentiel, tout en ressemblant par d'autres côtés aux films Matrix et Terminator qui font le lien avec les évènements [de BSG] »[T 1],[30]. Brian Ford Sullivan du Futon Critic décrit les quinze premières minutes de l'épisode pilote comme « un mélange étrange d'angoisse adolescente, d'hédonisme et de réalité virtuelle... Une fois établi, le monde de Caprica présente le potentiel d'être tout autant fascinant, intéressant et complexe que celui de sa « suite » - si l'on excepte bien sûr les [batailles spatiales]. En tout juste 92 minutes, [le pilote] parvient à mettre en place un ensemble dense, mais pas écrasant, d'intrigues diverses »[T 2],[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. « all the same dark overtones and richness of character that fans have come to expect from Galactica. [...] a feeling similar to Gattaca in its depiction of a potential near future, while infusing elements of the Matrix and Terminator movies to set up a bridge to the events viewers know will unfold. »
  2. « A weird mix of teen angst, hedonism and virtual reality ... once established, the world of Caprica has the potential to be just as compelling, interesting and multi faceted as its "sequel" – minus of course the cool stuff blowing up in space. In just 92 minutes, Caprica manages to dish out a surprisingly dense, but not too overwhelming, array of plot threads. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Darren Sumner, « SCI FI announces Galactica spin-off! », sur http://www.gateworld.net/, GateWorld,‎ 26 avril 2006 (consulté le 21 mars 2008)
  2. a et b Horaire du 14 février 2012, Ztélé
  3. « 'Stargate SG-1,' 'Galactica,' and 'Sleeper Cell' », Pittsburgh Post-Gazette,‎ 2006-07-14 (consulté le 2008-08-06)
  4. Kelly West, « Full Interview With Battlestar Galactica's Ron Moore And David Eick », sur Cinema Blend,‎ 2009-01-07 (consulté le 2009-01-07)
  5. « 'Caprica' aims for broader demo » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  6. Eric Goldman, « Caprica: Battlestar's Beginnings », sur IGN,‎ 2010-01-10 (consulté le 2009-01-10)
  7. (en) « 'Stargate SG-1,' 'Galactica,' and 'Sleeper Cell' », sur http://www.post-gazette.com/, Pittsburgh Post-Gazette,‎ 14 juillet 2006 (consulté le 21 mars 2008)
  8. (en) [Ngarenn(Bradley Thompson)], « Official Communiques », sur http://en.battlestarwiki.org/, Battlestar Wiki,‎ 20 septembre 2007 (consulté le 21 mars 2008)
  9. http://www.dsd-doublage.com/S%E9ries/Caprica.html
  10. http://www.reuters.com/article/televisionNews/idUSTRE57G19B20090817
  11. http://www.tvsquad.com/2009/08/19/buffys-james-marsters-joins-caprica/
  12. « Caprica de retour plus tôt que prévu »
  13. http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18603368.html/
  14. http://www.allocine.fr/series/ficheserie-3900/saisons/
  15. Horaire du 15 mai 2012, Ztélé
  16. a et b Eric Goldman, « Caprica Cast and Creators Talk », IGN,‎ 2009-04-22 (lire en ligne)
  17. Nellie Andreeva, « Sasha Roiz expands role on Sci Fi's 'Caprica' », Hollywood Reporter,‎ 2009-04-28 (lire en ligne)
  18. Sci Fi unveils 'Battlestar' prequel
  19. http://www.scifi.com/scifiwire/index.php?category=2&id=50594
  20. Syfy's Caprica March 26 Mid-Season Finale Sets Series Record With More Than One Million Adults 18–49 Including Live +7 Data – TvByTheNumbers.com
  21. Tuesday cable ratings: October 6, 2010 - TVByTheNumbers.com
  22. Tuesday cable ratings: October 13, 2010 - TVByTheNumbers.com
  23. Tuesday cable ratings: October 20, 2010 - TVByTheNumbers.com
  24. Tuesday cable ratings: October 28, 2010 - TVByTheNumbers.com
  25. "Caprica" Canceled by Syfy - TVByTheNumbers.com
  26. Syfy Cancels "Caprica", Entertainment Weekly, October 27, 2010
  27. "Caprica" is Canceled By Syfy, TV Squad, October 27, 2010
  28. (en) Hugh Hart, « Sour on Syfy, Caprica Fans Launch Apple Uprising », Wired.com,‎ 29/10/10 (consulté le 4/11/10)
  29. (en) « Le site de l'opération » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  30. (en) John Latchem, « Caprica DVD Review », Home Media Magazine,‎ 17/03/2009 (consulté le 18/03/2009)
  31. (en) Brian Ford Sullivan, « THE FUTON'S FIRST LOOK: "CAPRICA" (SCI FI) », The Futon Critic,‎ 06/03/2009 (consulté le 18/03/2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]