Calculatrice mécanique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Exemple de calculatrice mécanique : la Divisumma 24 d'Olivetti, datant de 1964. Le capot est retiré afin de faire ressortir le mécanisme de la machine. Les moteurs électriques sont à l’arrière

Une calculatrice mécanique, appelée selon l'époque machine à calculer ou machine arithmétique, est une machine conçue pour simplifier et fiabiliser des opérations de calculs, et dont le fonctionnement est principalement mécanique.

Le nom machine arithmétique fut choisi par Blaise Pascal, et donc utilisé à partir de 1642 et pendant tout le XVIIIe siècle. Il fut suivi du nom machine à calculer, qui fut utilisé pendant le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. Le nom calculatrice mécanique, un néologisme de la deuxième moitié du XXe siècle, fut utilisé pour différencier les machines à calculer mécaniques des machines à calculer électroniques à partir de 1961, date de présentation de la première calculatrice entièrement électronique de Sumlock Comptometer[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Dessin de boulier ; le nombre représenté est 6 302 715 408).

Origines[modifier | modifier le code]

Les abaques, outils d'aide au calcul, sont utilisés depuis plusieurs millénaires. Outre le fait de compter sur ses doigts, le plus ancien outil de calcul est probablement le bâton de comptage. Le boulier est inventé avant 2000 av. J.-C.

Des calculateurs analogiques sont construits aux époques antique et médiévale afin de réaliser des calculs astronomiques, comme la machine d'Anticythère ou l'astrolabe grecs (vers 150-100 av. J.-C.), les outils conçus par Al-Biruni comme le planisphère (vers 1000), l'équatorium et l'astrolabe universel indépendant de la latitude d'Al-Zarqali (vers 1015) ou la tour-horloge astronomique de Su Song (vers 1090).

Le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Siècle pivot[modifier | modifier le code]

Le XVIIe siècle fut un siècle charnière dans l'histoire des machines à calculer. D'abord il vit l'invention de la machine à calculer en 1642 par Blaise Pascal qui lança le développement du calcul mécanique d'abord en Europe (jusqu'aux années 1880), puis dans le monde entier et, par ailleurs, il vit la création d'un ensemble d'outils d'aide au calcul révolutionnaires comme les tables de logarithmes et les règles à calcul qui, de par la facilité qu'ils donnaient aux mathématiciens et aux physiciens de multiplier et de diviser, dominèrent et freinèrent le développement des machines à calculer[2] jusqu'à la commercialisation de l'arithmomètre en 1851.

Premières machine à calculer[modifier | modifier le code]

Quatre Pascalines et une machine construite par Lépine en 1725[3], Musée des arts et métiers.
  • En 1642, Blaise Pascal inventa la machine à calculer[4], dénommée machine arithmétique, roue pascaline et enfin pascaline, elle marque l'origine du calcul mécanique. Pascal construisit une vingtaine de pascalines dans la décennie suivante souvent en les perfectionnant; huit de ces machines ont survécu jusqu’à nos jours, une neuvième fut construite au XVIIIe siècle avec des pièces restantes[5]. Un privilège royal, promulgué par Louis XIV[6], lui donna l'exclusivité de la production de machines à calculer en France[7],[8].
  • C'est à partir de 1671 que Gottfried Leibniz commença ses travaux sur les machines à calculer. Il voulait ajouter une interface de multiplication et de division automatique à la pascaline. C'est ainsi qu'il fut le premier à décrire une roue à nombre variable de dents en 1685[9] et qu'il inventa son fameux cylindre cannelé [10]. Il construisit deux machines avec des cylindres cannelés qui pouvaient multiplier deux nombres d'une manière directe, une en 1694 et une en 1706[11] ; seul la machine de 1694 nous est parvenue et son étude en 1893 exposa un problème avec le système de retenue ; la machine donnait un mauvais résultat quand le multiplicateur était un nombre de deux ou trois chiffres[12]. Ceci fait de la Pascaline la seule machine à calculer opérationnelle au XVIIe siècle.

Aide au calcul[modifier | modifier le code]

John Napier introduisit les logarithmes et les tables de logarithmes en 1614 avec la publication de Mirifici logarithmorum canonis descriptio (les logarithmes transforment les multiplications en de simples additions et les divisions en soustractions). C'est pendant l’écriture de ce livre, qui demandait beaucoup de calculs, qu'il inventa les batons de Napier, qui furent décrit dans le livre Rabdologiæ seu Numerationis per Virgulas libri duo (1617).

La règle à calcul, qui utilise le principe des logarithmes, fut inventée en 1622 par William Oughtred. Cet outil permet, par simple déplacement longitudinal d’échelles graduées, d’effectuer directement des opérations arithmétiques de multiplication et de division mais peut aussi servir à exécuter des opérations plus complexes, telles que le calcul de racines carrées, de cubiques, des calculs logarithmiques ou bien trigonométriques[13]. Il fut emmené sur cinq missions du programme Apollo dans les années 1960[14] et resta en usage jusqu'à l'invention de la calculatrice de poche vers 1970.

Horloges à calculer imparfaites[modifier | modifier le code]

La construction d'une horloge à calculer (un mécanisme d'horloge avec des roues de résultats, d'inscriptions et de retenues ajoutées à chaque unité) était au-delà des capacités des artisans du XVIIe siècle[15]. La raison principale vient du fait que les roues d'une telle machine devaient être plus fortes, et donc plus lourdes, pour résister à la force d'entrée des données et donc leurs inerties et frictions cumulées pouvaient entraîner un blocage et une destruction des engrenages quand une retenue devait être propagée sur plusieurs chiffres successifs. Les seules horloges à calculer de ce siècle qui nous sont parvenues n'ont pas de systèmes de retenue complets et ne peuvent donc pas être appelées machines à calculer. La première horloge à calculer proprement dite fut construite par l'italien Giovanni Poleni au siècle suivant et ce n'était pas une machine à mode d'inscription direct (les chiffres était inscrits d'abord puis la machine était mise en marche).

  • En 1623, Wilhelm Schickard, un pasteur et universitaire souabe dessina une horloge à calculer sur deux lettres adressées à Johannes Kepler. La première machine qui devait être construite par un professionnel fut détruite, à moitié finie, dans un incendie en 1624 et Schickard abandonna son projet. Ces lettres furent publiées au moins une fois par siècle à partir de la publication d'un recueil de lettres de Kepler par Michael Hansch en 1718[16]. En 1957 Dr. Franz Hammer réintroduisit cette machine proclamant, en erreur, qu'elle avait été oubliée pendant plus de trois siècles. La construction des premières répliques en 1960 ne put se faire qu'en ajoutant des roues et des ressorts qui ne se trouvaient pas dans les dessins de Schickard[17] et la roue de transmission de retenue à une dent s’avéra ne pas être un système de retenue adéquat[18].
  • Vers 1643, un horloger de Rouen, ayant pris connaissance des travaux de Pascal, construisit et vendit une horloge à calculer. Pascal licencia tous ses ouvriers dès qu'il apprit la nouvelle: « l'aspect de ce petit avorton me déplut au dernier point et refroidit tellement l'ardeur avec laquelle je faisais lors travailler à l'accomplissement de mon modèle qu'à l'instant même je donnai congé à tous les ouvriers »[8]. Pascal reprit son travail après avoir reçu la promesse d'une protection par privilège royal mais aussi après avoir constaté que cette horloge à calculer ne marchait pas correctement car ce n'était « qu'une pièce inutile, propre véritablement, polie et très bien limée par le dehors, mais tellement imparfaite au dedans qu'elle n'est d'aucun usage »[8].
  • En 1659, l'italien Tito Livio Burattini construisit une horloge à calculer avec neuf roues indépendantes. Chaque roue était appairée à une petite roue de retenue. À la fin d'une addition il fallait ajouter soit mentalement, soit physiquement le contenue des roues de retenues aux chiffres suivants[19]. Ce n’était pas une machine à calculer.
  • En 1666, Samuel Morland inventa une machine pour ajouter des quantité monétaires anglaises. Chaque roue était appairée à une petite roue de retenue comme sur la machine de Burattini. Ce n’était pas une machine à calculer. Morland construisit une autre machine avec des disques interchangeables similaire au système des Bâtons de Napier[20],[21]
  • En 1673, L'horloger parisien René Grillet publia dans Curiositez mathématiques de l'invention du Sr Grillet, horloger à Paris la description d'une machine à calculer qui aurait été plus petite et plus performante que celle de Pascal. Les deux seules machines de Grillet qui nous sont parvenues n'ont pas de système de retenue du tout, elles ont vingt sept roues totalement indépendantes. « La machine de Grillet ne mérite donc pas même le nom de machine »[22].

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Détails d'une machine à calculer construite au XVIIIe siècle par l'allemand Johann Helfrich Müller.

Le XVIIIe siècle vu les premières machines à calculer complètes qui pouvaient faire les quatre opérations d’arithmétique automatiquement. Elles utilisaient soit des cylindres cannelés de Leibniz ou des roues à nombre variable de dents. Quelques essais de commercialisation n'eurent pas de succès. Les premières horloges à calculer dignes de ce nom firent aussi leur apparition.

  • En 1709 l'italien Giovanni Poleni construisit la première machine à calculer utilisant des roues à nombre variable de dents. En fait, c’était une horloge à calcul et elle était en bois[23],[24]. Poleni décrivit sa machine dans son livre Miscellanea en 1709, et elle fut aussi décrite par Jacob Leupold dans son livre Theatrum Machinarum Generale, publié en 1727.
  • En 1725, l'Académie des sciences certifia une machine à calculer inventée par Lépine, un artisan français. Cette machine ressemblait à une pascaline de l’extérieur et avait un mécanisme d'horloge à calculer à l’intérieur, « ...le report ne s'effectuant pas en cascade, la machine devait se bloquer au-delà de quelques reports simultanés »[25].
  • En 1727, Antonius Braun, un natif de Souabe, présenta une machine basée sur le principe des roues à nombre variable de dents à l'empereur Charles VI de Vienne. Elle était cylindrique et ressemblait à une horloge de table de la renaissance; elle était finement ciselée, faite d'acier, d'argent et de bronze. Elle pouvait faire les quatre opérations et utilisait des roues à nombre variable de dents[26].
  • En 1730, l'Académie des sciences certifia trois machines inventées par Hillerin de Boistissandeau qui avaient un mécanisme d'horloge à calculer. La première machine utilisait une système de retenue à une dent (comme l'horloge de Schickard) et d'après Boistissandeau lui-même la machine ne fonctionnait pas correctement après deux reports consécutifs. Les deux autres machines utilisaient des ressorts pour armer les retenues ce qui est une solution adéquat pour le système de report de retenue d'une horloge à calculer[27] (sur la Pascaline les retenues sont armées en augmentant l'énergie potentielle des sautoirs).
  • En 1770, Philipp-Matthaüs Hahn, un pasteur allemand, construisit deux machines de forme circulaire utilisant les cylindres de Leibniz[28],[29]. J.C. Schuster, horloger à Ansbach et beau-frère de Hahn, construisit quelques machines de Hahn jusqu'en 1800[30].
  • En 1775, Le comte Charles Stanhope d’Angleterre conçut une machine multiplicatrice basée sur une amelioration des cylindres de Leibniz. Il conçut une machine multiplicatrice à nombre variable de dents en 1777 et une machine logique, le Demonstrator[31].
  • En 1783, Johann-Helfrich Müller construisit une machine similaire à celle de Hahn.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Chronologie des machines à calculer de bureau en production au XIXe siècle.
Vue détaillée d'un arithmomètre capable d'opérer les quatre opérations d'arithmétique avec le curseur du multiplicateur à un chiffre sur la gauche. Thomas ne construisit que des prototypes de cette version de l'arithmomètre.

En 1820 Thomas de Colmar invente l'Arithmomètre. Il permet de multiplier et de diviser un opérande de quelques chiffres par un opérateur à un chiffre. Thomas passera 30 ans et 300.000 francs pour améliorer cette machine[32]. Incidemment, il acheta le Château de Maisons-Laffitte en 1848 pour la moitié de cette somme[33].

En 1834, Charles Babbage associe les cartes du métier Jacquard à une machine à calculer et imagine sa machine analytique, l’ancêtre des ordinateurs. Il la dote de mémoires, d'imprimantes, d'une unité centrale de calcul, d'un lecteur de cartes Jacquards pour les données et d'un autre pour les cartes de programmes (il crée ainsi le premier langage machine de programmation)[34]. Cette machine ne fut jamais construite mais cent ans plus tard, en 1937, Howard Aiken en fit mention plusieurs fois quand il convainquit IBM de se lancer dans le développement d'ordinateurs avec la construction de l'Harvard Mark I[35],[36].

Vue détaillée d'un Arithmomètre avec sa platine mobile étendue. Les machines d'après 1851 ne peuvent faire que des additions et des soustractions d'une façon directe.

En 1851 Thomas simplifie l'arithmomètre en ôtant le chiffre multiplicateur. Ce n'est plus qu'une machine à addition et soustraction directes mais grâce à son plateau de résultat mobile, elle permet de faire des multiplications et des divisions d'une manière simple et rapide. Chaque machine est dotée d'un numéro de série et des notices d'instructions sont imprimées. C'est grâce à sa simplicité, à sa fiabilité et à sa robustesse que les banques, les compagnies d'assurances, les bureaux du gouvernement commencent à utiliser une machine à calculer dans leurs opérations journalières. L'arithmomètre devint la première machine à calculer commercialisée ; le début de sa production en série créa l'industrie de la machine à calculer. L'arithmomètre n'aura pas de concurrent pendant quarante ans (sauf pour deux de ses clones vers la fin de cette période).

Arithmomètre d'Odhner

En 1873 W.T. Odhner crée l'Arithmomètre d'Odhner en redessinant l'Arithmomètre autour de roues à nombres variables de dents tout en conservant le même interface d'utilisation. Sa commercialisation commença en 1890. Au fil du temps, cette machine sera clonée dans le monde entier et des millions d'exemplaires seront vendus, jusque dans les années 1970.

Le Comptomètre est breveté aux États-Unis en 1886 ; en 1887 il devient le premier appareil à clavier direct à être commercialisé. Un clavier direct est très rapide car chaque touche ajoute sa valeur au total dès qu'elle est enfoncée (au lieu d'avoir à actionner une manette) et plusieurs touches peuvent être utilisées à la fois. Il deviendra la première machine à calculer à avoir un organe de calcul électronique en 1961 (ANITA mark VII de Sumlock Comptometer Ltd)

La Millionnaire est introduite en 1893. Elle permet la multiplication directe.

Le concept de la calculatrice à crosses est inventé par Louis Troncet en 1889. Il conduit à des calculatrices mécaniques plates et portables. Elles sont popularisés dans les années 1920 avec l'Addiator.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Calculatrice mécanique en 1914.

Entre 1900 et 1960, les calculatrices mécaniques se développent, leur mécanisme s'affine. Certains appareils possèdent des moteurs électriques. De nombreuses calculatrices possèdent une rangée entière de touches numérotées par chiffre. Dalton introduit la première machine à n'utiliser que 10 touches numériques, en 1902. La Facit-T est la première machine de ce type à rencontrer un succès commercial, en 1932. En 1964, la Divisumma-14 d'Olivetti est la première machine à réaliser les 4 opérations et posséder à la fois 10 touches et un dispositif d'impression du résultat.

En 1948, la Curta est introduite. Il s'agit d'une calculatrice miniaturisée, qui tient dans la main et qui est opérée par une manivelle, comme un moulin à café.

Déclin[modifier | modifier le code]

À la suite du développement des calculateurs électroniques, le marché des calculatrices mécaniques décroît, mais les appareils continuent à se vendre jusqu'au début des années 1970. Les appareils de type Comptomètre sont souvent conservés plus longtemps, leurs opérateurs entraînés étant capables d'effectuer les calculs plus rapidement qu'avec une calculatrice électronique. Néanmoins, le développement des ordinateurs les rend finalement obsolètes.

Un objet de musée et de collection[modifier | modifier le code]

Les calculatrices mécaniques ont accompagné une période de développement particulièrement intense des sciences et de l'industrie. Elles apparaissent brutalement en 1850, leur marché explose au tournant du XXe siècle et disparaît tout aussi brutalement dans les années 1970. Elles ont été pendant 120 ans l'outil de travail des chercheurs comme des ingénieurs et des commerçants. Il est important, pour les générations futures et leur compréhension des progrès de cette période, de conserver une trace de ces machines, de leur documentation, de leurs utilisations, de leurs utilisateurs, et de leur fonctionnement, dont l'ingéniosité est toujours impressionnante.

On peut en voir dans les musées des sciences et des techniques des grands pays industriels (Musée des arts et métiers en France) qui leur consacrent systématiquement une section. On peut aussi rencontrer des chercheurs et des collectionneurs dans un nombre très restreint d'associations nationales[37]. Musées et associations recueillent et préservent documents et matériels et sont des sources de renseignement inépuisables.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Exemples d'utilisation[modifier | modifier le code]

Principes[modifier | modifier le code]

Calculatrice mécanique produite par la société suédoise Facit.

Les calculatrices mécaniques fonctionnent, pour la plupart, sur des principes similaires. Elles sont capables d'effectuer les quatre types d'opérations usuelles : addition, soustraction, multiplication et division.

Les paragraphes qui suivent décrivent des exemples d'opérations sur une machine de type Facit, une compagnie suédoise. Cette machine dispose de trois cadrans : celui en haut à gauche permet d'afficher les résultats, celui de droite s'incrémente en fonction du nombre de tours de manivelle et celui du bas affiche les nombres écrits avec le clavier. Trois manettes permettent d'effacer séparément chacun des trois cadrans et une manivelle permet de réaliser les opérations. Les nombres sont entrés à l'aide d'un clavier numérique similaire à celui d'une machine à écrire. Deux touches fléchées permettent de décaler d'une dizaine vers la droite ou la gauche le nombre utilisé par la manivelle. Cette disposition se retrouve sur de nombreux modèles de calculatrices mécaniques.

Addition[modifier | modifier le code]

L'opération 252+49 s'effectue ainsi :

  1. Entrer le nombre 252. Celui-ci s'affiche sur l'écran du bas.
  2. En tournant la manivelle correspondante, reproduire ce nombre sur l'écran de résultat.
  3. Réinitialiser l'écran du bas avec la manette correspondante.
  4. Entrer le nombre 49. Celui-ci s'affiche sur l'écran du bas.
  5. En tournant la manivelle appropriée, ce nombre est ajouté sur l'écran de résultat : 301.

Soustraction[modifier | modifier le code]

L'opération 252-49 s'effectue de la manière suivante :

  1. Entrer le nombre 252. Celui-ci s'affiche sur l'écran du bas.
  2. En tournant la manivelle correspondante, reproduire ce nombre sur l'écran de résultat.
  3. Réinitialiser l'écran du bas avec la manette correspondante.
  4. Entrer le nombre 49. Celui-ci s'affiche sur l'écran du bas.
  5. En tournant la manivelle appropriée à l'envers, ce nombre est retranché de l'écran de résultat : 203.

Multiplication[modifier | modifier le code]

Pour effectuer l'opération 252×49, trois méthodes sont possibles :

  • Méthode fastidieuse, en considérant la multiplication par 49 comme l'équivalent de 48 additions successives de 252 sur lui-même :
  1. Entrer le nombre 252. Celui-ci s'affiche sur l'écran du bas.
  2. Tourner 49 fois de suite la manivelle appropriée. L'écran de droite indique le nombre de tours. Au final, l'écran de gauche indique le résultat obtenu : 12 348.
  • Méthode rapide, en décomposant 49 sous la forme 4×10+9 :
  1. Entrer le nombre 252. Celui-ci s'affiche sur l'écran du bas.
  2. Traiter le chiffre des unités de 49 : tourner 9 fois la manivelle. L'écran de droite indique le nombre de tours (9) et l'écran de gauche indique le résultat obtenu : 2 268.
  3. Appuyer une fois sur la flèche de gauche : cette opération permet d'ajouter à chaque tour de manivelle le nombre 2 520 et non plus 252.
  4. Traiter le chiffre des dizaines de 49 : tourner 4 fois la manivelle. L'écran de droite indique le nombre de tours et l'écran de gauche indique le résultat final : 12 348.
  • Méthode experte, en considérant 49 comme 5×10-1 :
  1. Entrer le nombre 252. Celui-ci s'affiche sur l'écran du bas.
  2. Appuyer une fois sur la flèche de gauche : chaque tour de manivelle ajoute alors 2 520 à l'écran de résultat.
  3. Tourner 5 fois la manivelle. L'écran de droite indique le nombre de tours (50) et l'écran de gauche indique le résultat obtenu : 12 600.
  4. Appuyer une fois sur la flèche de droite pour revenir aux unités : chaque tour de manivelle ajoute 252 à l'écran de résultat.
  5. Tourner 1 fois la manivelle à l'envers. L'écran de droite indique le nombre de tours (49) et l'écran de gauche indique le résultat final : 12 348.

Division[modifier | modifier le code]

Pour effectuer l'opération 252/49 :

  1. Entrer le nombre 252. Celui-ci s'affiche sur l'écran du bas.
  2. Tourner une fois la manivelle. Le nombre 252 est écrit sur les cadrans de gauche et du bas, le nombre 1 est écrit à droite.
  3. Effacer l'écran du bas et l'écran de droite à l'aide des manivelles appropriées.
  4. Entrer le nombre 49. Celui-ci s'affiche sur l'écran du bas.
  5. Tourner la manivelle à l'envers jusqu'à ce que le cadran de gauche indique un nombre inférieur à 49.
  6. le quotient s'écrit sur le cadran de droite : 5. Le reste est affiché sur celui de gauche : 7.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La différence est évidente quand on compare les deux révisions (1949 et 1963) du n° 367 de la collection Que sais-je ?: Le calcul mécanique.
  2. Scripta Mathematica, p.128 (1932)
  3. De la machine à calculer de Pascal à l'ordinateur, p.43 (1990)
  4. Jean Marguin (1994), p. 48
  5. Nathalie Vidal, Dominique Vogt, p.14 (2011)
  6. en 1649, pendant la régence de sa mère Anne d’Autriche.
  7. L'exclusivité se portait sur tout type de machine à calculer, pas seulement la pascaline.
  8. a, b et c Wikisource: Privilège du Roi, pour la Machine Arithmétique La Machine d’arithmétique, Blaise Pascal
  9. Smith pp. 180-181 (1929)
  10. Jekuthiel Ginsburg, p. 315-321 (2003) Article écrit par Leland Locke pour Scripta Mathematica en Juin 1933
  11. Jean Marguin, p. 64-65 (1994)
  12. Georges Ifrah p.125 (2001)
  13. Les règles à calcul. documents haubans-maths.
  14. Publicité des règles à calcul Pickett, Consulté le 24/02/2012.
  15. Michael Williams, p.124,128 (1997) pour la machine de Schikard et le fait que les machines de Burattini, Morland et Grillet n'ont pas de systèmes de retenue complets.
  16. History of computer Consulté le 01 février 2012)
  17. Michael Williams, p.122 (1997)
  18. Michael Williams, p.124,128 (1997). Ces roues de retenues à une dent marchent bien dans les podomètres et dans les compteurs à gaz mécaniques car ces machines ont beaucoup moins de roues à entraîner
  19. Photo de la machine de Burattini Florence, Istituto e Museo di Storia della Scienza, inv. 3179. Consulté le 9 janvier 2012
  20. Michael Williams, p.140 (1997)
  21. Picture of Morland multiplying machine Florence, Istituto e Museo di Storia della Scienza, inv. 679. Consulté le 9 janvier 2012)
  22. Jean Marguin, p.76 (1994)
  23. (en) A. Wolf, A History of Science Technology & Philosophy in the 16th & 17th centuries, Volume II, page 562, 1959, Harper
  24. Copie de la machine de Poleni (it) Museo Nazionale Della Scienza E Della Tecnologia Leonardo Da Vinci. Consulté le 04 octobre 2010
  25. Jean Marguin, p.78 (1994)
  26. Jean Marguin, p.94-96 (1994)
  27. #MARG, Jean Marguin, pages 80-81 (1994)
  28. Marguin, p.83 (1994)
  29. Picture of Hahn's Calculator IBM Collection of mechanical calculators
  30. Marguin, p.84-86 (1994)
  31. Door E. Felt, p.15 (1916)
  32. L'ami des Sciences 1856, p.301 www.arithmometre.org (page consultée le 22-09-2010)
  33. Sitzmann p.871 (1909).
  34. Robert Ligonnière, pp.92-102 (1987)
  35. « Babbage devoted his energy to the design and construction of an analytical engine ... which was never completed, being too ambitious for the time. It pointed the way, however, to the modern punched-card-type of calculating machinery since it was intended to use perforated cards for its control, similar to those used in the Jacquard loom... Since the time of Babbage, the development of calculating machinery has continued at an increasing rate,...in large commercial enterprises, however, the volume of accounting work is so great that these machines are no longer adequate in scope. Hollerith, therefore, returned to the punched card first employed in calculating machinery by Babbage... », Howard Aiken, p.192, copie du memorandum soumis à IBM en 1937.
  36. « Watson ne pensait pas que le calcul scientifique puisse représenter un jour un marché rémunérateur ; mais le projet ambitieux d'Aiken l’impressionna ; son mémorandum de 1937, 750 lignes à peine, remarquable de précision et de densité, constituait déjà un véritable cadre de travail ; d'une réalisation de cette envergure découlerait une bonne publicité pour IBM ; la machine pourrait intéresser la Marine américaine (confrontée à des calculs complexes et délicats) et un financement partiel sur fond publics n'était pas à exclure. », Robert Ligonnière, p.237 (1987)
  37. Association Nationale des Collectionneurs de Machines à Ecrire et à Calculer Mécaniques, association française.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • De la machine à calculer de Pascal à l'ordinateur, Paris, France, Musée National des Techniques, CNAM,‎ 1990 (ISBN 2-908207-07-9)
  • Nathalie Vidal et Dominique Vogt, Les Machines Arithmétiques de Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, Muséum Henri-Lecoq,‎ 2011 (ISBN 978-2-9528068-4-8)
  • Guy Mourlevat, Les machines arithmétiques de Blaise Pascal, La Française d'Edition et d'Imprimerie, Clermont-Ferrand,‎ 1988
  • Robert Ligonnière, Préhistoire et histoire des ordinateurs, Paris, Robert Laffont,‎ 1987 (ISBN 978-2-221-05261-7, LCCN 88119489)
  • Jean Marguin, Histoire des instruments et machines à calculer, Hermann,‎ 1994 (ISBN 978-2-7056-6166-3)
  • René Taton, Le calcul mécanique. Que sais-je ? n° 367, Presses universitaires de France,‎ 1949
  • René Taton, Le calcul mécanique. Que sais-je ? n° 367, Presses universitaires de France,‎ 1963
  • René Taton, Histoire du calcul. Que sais-je ? n° 198, Presses universitaires de France,‎ 1969
  • Edouard Sitzmann, Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l’Alsace, t. 1er, Rixheim, Alsace, Imprimerie F. Sutter & Cie,‎ 1909
  • (en) Jekuthiel Ginsburg, Scripta Mathematica (Septembre 1932-Juin 1933), Kessinger Publishing, LLC,‎ 2003 (ISBN 978-0-7661-3835-3)
  • (en) David Eugene Smith, A Source Book in Mathematics, New York and London, McGraw-Hill Book Company, Inc.,‎ 1929
  • (en) Georges Ifrah, The universal history of computing, New York, John Wiley & sons,‎ 2001 (ISBN 0-471-44147-3)
  • (en) Brian Randell, The origins of Digital computers, Selected Papers, Berlin, Heidelberg, New York, Springer-Verlag,‎ 1973 (ISBN 978-3-540-06169-4, LCCN 73075808)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

http://machineacalculer.free.fr