Jacob Leupold

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Jacob Leupold (1674-1727)

Jacob Leupold (1674-1727) est un scientifique allemand, à la fois mathématicien, physicien, ingénieur, et connu pour son ouvrage Theatrum Machinarum (Théâtre de Machines) publié à partir de 1724.

Parcours[modifier | modifier le code]

Après s'être intéressé à la physique, Jacob Leupold se tourne en 1699 vers les mathématiques et la mécanique. Tout en travaillant dans un hôpital en tant que responsable de l'économat, il se consacre à l'inventaire des différentes machines existantes en son temps : le télescope, les systèmes d'horlogerie, le microscope et surtout la pompe à vide : décidé à perfectionner l'invention d'Otto von Guericke, il dépose un brevet pour une nouvelle forme de pompe (1705) suivi par la publication de son premier ouvrage intitulé Antlia pneumatica illustrata (1707).

En 1713, Leibniz fait l'acquisition de ce nouveau modèle et il est dès lors en contact avec le maître de l'Académie des sciences de Berlin. Par la suite, Leupold intègre l'Académie royale des sciences de Prusse en 1715 grâce au soutien de Christian Wolff. Sa réputation grandit et Pierre le Grand l'invite à Saint-Pétersbourg mais Leupold décline, cependant qu'il ne parvient pas à obtenir un poste de professeur à l'Université de Leipzig.

À partir de 1720, Leupold se consacre essentiellement à la composition de son encyclopédie, le Théâtre de machines : le prospectus qu'il lance alors pour la souscription pour 9 volumes, et annonce le soutien de l'empereur Charles VI et du roi de Pologne Auguste II.

Le Théâtre de machines devint le premier ouvrage d'ingénierie mécanique où l'on trouve notamment la description complète d'une machine à vapeur à haute-pression révolutionnaire mais aussi d'une machine à calculer algorithmique, intégrant les principes de Leibniz, et qu'il modélisa en 1727. Son encyclopédie ouvrage fut publié entre 1724 et 1739 à Leipzig : Denis Diderot et D'Alembert s'en inspirèrent pour les planches de l’Encyclopédie.

Sa mort intervint brutalement le 12 novembre 1727, alors qu'il tentait de jeter les bases d'une école spécialisée dans l'ingénierie minière, préfiguration de ce qui deviendra l'École des mines de Freiberg.

Son épouse Anne-Elizabeth mourut en 1713 et un seul enfant, une fille, leur survécut.

Publications[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Continuatio Prima. Oder Erste Fortsetzung und Vermehrung des Tractats von der Lufft-Pumpe, Leipzig, 1712
  • Theatrum Machinarum, Leipzig, 1724 - 1734 dont 7 tomes publiés de son vivant

Liens externes[modifier | modifier le code]