René Taton

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René Taton, né le à L'Échelle (Ardennes), mort le à Ajaccio (Corse-du-Sud)[1], était un historien des sciences, longtemps coéditeur, avec Suzanne Delorme, de la Revue d'histoire des sciences.

Avec Pierre Costabel, il dirigera le Centre Alexandre Koyré.

Il permit à l'historien des sciences d'acquérir un statut professionnel reconnu.

Son Histoire générale des sciences (dernière édition 1996, PUF, Quadrige) est une référence majeure en matière d'histoire des sciences

Sa carrière[modifier | modifier le code]

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

  • Histoire générale des sciences (de 1957 à 1964), réédition (1966-1983).
  • Études d'histoire des sciences (recueillies pour son 85e anniversaire par Danielle Fauque, Myriana Ilic et Robert Halleux), éditions Brepols, coll. « De diversis artibus » no 47, Turnhout, 2000, 544 p., (ISBN 2-503-51007-8), (notice BnF no FRBNF37734558t).
  • Derniers écrits, 2000, réunis par R. Halleux
  • Il est considéré, via ses travaux méticuleux sur Gaspard Monge (1746-1818) et Girard Desargues (1591-1661), comme le maître en histoire de la perspective : en particulier, il sort de l'ombre bon nombre de protagonistes dont le moindre n'est pas Johann Heinrich Lambert (1728-1777).

L’Histoire générale des sciences[modifier | modifier le code]

Cet ouvrage en 3 tomes et 4 volumes est une somme de 3 272 pages, coordonnée par René Taton, sur une décennie, on peut dire travail dirigé ? Oui, dans le sens où le maître d'œuvre choisit ses collaborateurs et impose un style : histoire non cocardière, référencée sur des faits précis, exigence d'exhaustivité de la bibliographie, etc.

  • le premier tome : sciences médiévales fait appel à 21 auteurs.
  • le deuxième, la Renaissance : 24 et H.Cohen
  • le troisième : 25 dont 11 des 2 premiers + Youchkevitch et Zubov
  • le quatrième explose : 56 dont Ronchi. Forcément, la dispersion est plus grande, et la méthodologie moins stricte.

Le Who's Who de Gillespie de 1970 permet dans la deuxième réédition de compléter l'ouvrage.

L'édition du "quadrige" en 1996 permettra une large diffusion à cet ouvrage, qui reste encore une référence en méthodologie pour les historiens des sciences

Sa correspondance[modifier | modifier le code]

Très abondante. Notons ses relations avec Jean Rostand, le peintre Amédée Ozenfant[2], Le Corbusier qui le consulte pour l'ouvrage : Le Modulor, George Sarton, directeur de Isis, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source pour les dates et lieux de naissance et décès : notice d'autorité «  Taton, René (1915-2004) », dans le catalogue BN-Opale Plus de la Bibliothèque nationale de France.
  2. « Mémoires 1886-1962 », Éditions Seghers, Paris 1968

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]