John Napier

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John Napier
John Napier

John Napier, en France Neper, né à Merchiston, près d'Édimbourg, en 1550 et mort le 4 avril 1617 au château de Merchiston, est un théologien, physicien, astronome et mathématicien écossais.

Fils ainé d'Archibald Napier et de Janet Bothwell, il est issu d’une riche famille, lui-même baron de Merchiston. Il se fait connaître par sa défense du protestantisme. Il met notamment en garde le roi Jacques VI d'Écosse contre les visées du roi catholique Philippe II d'Espagne.

Découvertes mathématiques[modifier | modifier le code]

Les mathématiques n’étaient pas son activité principale mais il ne manquait pas d’idées pour simplifier les calculs. Il établit quelques formules de trigonométrie sphérique, popularisa l’usage du point pour la notation anglo-saxonne des nombres décimaux mais surtout inventa les logarithmes.

Son objectif était de simplifier les calculs trigonométriques nécessaires en astronomie. Il s’attacha à définir le logarithme d’un sinus en s’appuyant sur des considérations mécaniques de points mobiles et sur le lien entre les progressions arithmétique et géométrique.

Sa description du nouvel outil, parue en 1614 dans Mirifici logarithmorum canonis descriptio (63 pages) fut lue par Henry Briggs qui le rencontra en 1615 et 1616, et poursuivit son œuvre, prenant pour sa part l’option du logarithme décimal.

À cette Mirifici logarithmorum canonis descriptio, il faut ajouter les 91 pages du Mirifici logarithmorum canonis constructio, écrites en 1614, et publiées en 1619, deux ans après sa mort, par son fils Robert. Elles décrivent, pour la première fois, comment construire une Table de Logarithmes ou Canon.

En 1617, l'année de sa mort, Neper publie sa Rhabdologie, dans laquelle il présente un procédé mécanique pour simplifier les opérations de multiplication, division, etc. et qui portera le nom de bâtons de Neper.

Théologie[modifier | modifier le code]

Napier utilise aussi ses talents de mathématicien en théologie. Il publie, en 1593, A Plaine Discovery of the Whole Revelation of St John grâce à laquelle il devient populaire au sein des églises réformées d'Europe (ouvrage traduit en français par Georges Thomson, en 1602 sous le titre Ouverture de tous les secrets de l'Apocalypse ou révélation de S. Jean). Il utilise l’Apocalypse pour prédire la fin du monde, qui selon lui se produirait soit en 1688 soit en 1700. Certains contemporains l’ont aussi accusé d’être nécromancien ; notons cependant, qu’à cette époque, il n’était pas rare qu’un scientifique talentueux soit ainsi accusé sans preuve.

Aujourd’hui, la dépouille de John Napier repose à l’église de St Cuthbert, à Édimbourg. .

Honneurs[modifier | modifier le code]

En génie électrique, une unité de mesure, le néper, a ainsi été nommée en son honneur. À Édimbourg, l’université Napier porte aussi son nom. Aussi, un logarithme porte son nom, le logarithme népérien. Enfin, un cratère lunaire, le cratère Neper, lui rend également hommage (voir la liste des cratères de la Lune).

À propos de son nom[modifier | modifier le code]

En Grande Bretagne, le nom de Napier semble être utilisé depuis 1645 de façon à peu près stable. Cependant les graphies de Napeir, Nepair, Nepeir, Neper, Nepper, Naper, Napare, Naipper ont toutes été utilisées, certaines par Neper lui-même. En 1593, le seul livre publié en Anglais par Napier contient une lettre qui dédie le livre à Jacques VI ; elle est signée Napeir. Ce nom est maintenu dans ses éditions successives jusqu'en 1645. Les traductions françaises de cet ouvrage font suivre le nom de Napeir de la mention « c.à.d Nompareil ».

Dans les œuvres publiées en latin, le seul nom utilisé est invariablement Neperus.

Ces différentes graphies donnent une idée très précise de la prononciation de son nom.

En français, Neper semble donc bien avoir été adopté pour restituer le plus fidèlement possible la prononciation écossaise de son nom. Alors que le nom de Napier, prononcé à la française, aurait perdu toute signification aux oreilles d'un écossais.

Internationalement, l'unité de mesure qui porte son nom, ainsi que le cratère lunaire, ont adopté la graphie Neper.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

The Construction of Logarithms with a Catalog of Napier's Works, traduit du latin en anglais par William Rae Macdonald, F.F.A., William Blackwood and Sons, Edimburgh & London, 1888. On y trouve de nombreuses notes de l'auteur, des notes de Briggs, une bibliographie et un catalogue des publications de Neper. À lire en ligne

  • (en) J. L. Coolidge, The Mathematics of great Amateurs, Oxford University Press,‎ 1949 (réimpr. 1990), 216 p. (ISBN 0-19-853939-8), « VI - John Napier, Baron of Merchiston »
  • (en) Denis Roegel: Napier's ideal construction of the logarithms, 2010