Cœur de tonnerre

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Cœur de tonnerre (Thunderheart) est un film policier américain réalisé en 1991 par Michael Apted. Son scénario a été écrit dans le style des romans policiers ethnologiques de Tony Hillerman, lui-même inspiré par l'écrivain australien Arthur Upfield[1].

Résumé de l'intrigue : Ray Levoi, un jeune agent du FBI, est envoyé en mission dans une réserve indienne du South Dakota, afin d'y aider un vétéran du FBI, l'officier de police Coutelle, qui doit élucider une série d'homicides. Or Levoi a du sang indien, ce qu'il a jusque là occulté plus ou moins consciemment. Immergé dans la réserve en effervescence, Levoi retrouvera ses racines et vivra des épreuves qui le transformeront et le mûriront.

Oiseau Rouge, un chef Sioux, photographié au début du XX° siècle. Dans le film, il est dit que l'arrière-grand-père de Ray Levoi était un Sioux de haut rang.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'intrigue est linéaire, et relate chronologiquement les événements violents survenus en trois jours dans la Réserve Sioux de Bear Creek (Ruisseau de l'Ours), au Dakota du Sud. Son fil est parfois interrompu par de brèves séquences décrivant des épisodes de la jeunesse de Levoi, ou les visions qu'il aura sous l'influence du chaman de la tribu, le vieux Chef Sam Reaches[2].

L'intrigue est introduite sans fioritures : à Washington, D.C., Levoi (Val Kilmer), un beau jeune homme blond au nez aquilin, plutôt sûr de lui et adepte de l' Americain way of life, se rend dans une grosse berline décapotable au rendez-vous que lui a fixé le chef du FBI. Celui-ci, un ami du père adoptif de Levoi, lui annonce qu'il l'a choisi pour faire équipe avec un de ses agents chevronnés, l'officier Coutelle, chargé des problèmes graves survenant dans les Indian Reservations (les Réserves Indiennes) : plusieurs homicides ont été rapportés dans une réserve du Dakota du Sud. Or les enquêtes sur les homicides dans les Réserves Indiennes sont du domaine de la section "Affaires Indiennes" du FBI. Et si Levoi a été désigné, c'est que sa grand-mère était une indienne Sioux[3].

Les scènes suivantes présentent Coutelle (Sam Shepard), et le genre de relations qu'il entend instaurer avec le newbie ("le bleu") Levoi. Alors que Levoi, debout devant une vitrine de l'aéroport désert de Pierre (la capitale d'État du Dakota du Sud) contemple pensivement une grande cape de cérémonie en peau et un étendard indiens, Coutelle arrive et lui dit en substance : « Ah, c'est toi l'Indien ! Appelle-moi « Coutch »... Arrête de poser des questions, on est là pour faire le ménage en trois jours, et on fout le camp... Tourne-toi, oui, comme ça, de profil... C'est fou ce que tu ressembles à Sal Mineo dans "Flèches sur la prairie"  »[4].

Après leur arrivée à la Réserve de Bear Creek, Coutch continuera d'ailleurs à humilier Levoi. Il commence par émettre des commentaires dépréciatifs lors de la traversée du village de Bear Creek (un bidonville encombré de carcasses de vieilles voitures, où jouent des gamins faméliques...) : « Quand on traverse ça en voiture, c'est comme si on traversait un pays du Tiers-Monde, smack-dab (= « pile-poil ») au milieu de l'Amérique... C'est un peuple vaincu, et sa destinée est entre les mains de leurs ennemis... ».

Paysage des Badlands dans les Blackhills (Dakota du Sud). C'est dans ce cadre que les deux agents du FBI en costume-cravate examinent un cadavre poussiéreux. L'impression de désolation est accentuée dans le film par la présence en arrière-fond d'un pylône portant une ligne électrique à haute-tension...

Coutelle continue à brimer Levoi en le contredisant lorsqu'ils examinent le corps de la dernière victime, « Leo Fast Elk » (« Leo Elan-Rapide »), un membre du Conseil Tribal de la Réserve, qui gît environné de mouches sous le soleil, dans un paysage lunaire des Badlands : « Quoi ? Tu dis qu'il a été tué avec un M16 calibre .223 ? Pas du tout, c'était une vieille Winchester lever-action (à levier de sous-garde) calibre 30-30 ! »[5]. ». D'ailleurs Coutelle trouve à proximité du corps un symbole tribal (une plume plantée dans un cercle de petits cailloux), qui selon lui signe le crime : « C'est clair, ce sont les activistes indiens qui ont fait le coup, on n'a plus qu'à arrêter leur meneur, Jimmy Deux Coups d'Œil... ».

Un travois.

C'est alors que survient un Indien sur une vieille moto trainant un travois : probablement l'assassin, ou un complice, qui vient dissimuler des preuves, tout en effaçant ses traces ? Levoi à bout de nerfs se jette sur lui, revolver au poing, l'arrête, le menotte, l'immobilise brutalement, le dépouille d'un pistolet Colt M1911 et d'un grand couteau Bowie. Avec flegme, l'Indien, maintenu à plat-ventre dans la poussière par Levoi (qui lui a mis un genou sur les reins et lui a empoigné la chevelure comme s'il voulait le scalper), adopte l'attitude goguenarde qu'il maintiendra par la suite: « Hé, doucement ! Qu'est-ce qui vous prend ? Vous vouliez visiter le Mont Rushmore et vous vous êtes égarés ?... ». Et Levoi rougit de confusion quand Coutelle se fait un plaisir de lui montrer les papiers de l'Indien, c'est un « tribal sheriff  » en civil, Walter Crow Horse (Walter Corbeau-Cheval) (joué par Graham Greene) qui venait rendre les derniers devoirs à la dépouille de Leo... Coutelle ordonne à Levoi de relâcher le sheriff, tout en rappelant sèchement à ce dernier que « les enquêtes sur les cas d'homicides dans les Réserves Indiennes sont du domaine du FBI ». « Du Bureau Fédéral d'Intimidation, oui, je sais... » marmonne le policier indien, qui tente vainement de parler dans sa langue (le lakota) avec Levoi, puis s'éloigne en faisant un doigt d'honneur aux deux hommes en costume-cravate...

La séquence suivante décrit l'arrestation de l'activiste Jimmy Deux Coups d'Œil, coupable désigné, et son évasion (lors d'une scène digne de figurer dans une anthologie du genre). Une paisible clairière, au centre de laquelle se dresse une medicine lodge (hutte de sudation) Lakota (paysage qui pourrait figurer dans un tableau peint par George Catlin), est brutalement investie par un peloton de goons (= "porte-fusils stupides") commandés par Coutelle : ils interrompent la cérémonie, arrêtent et menottent Jimmy Looks Twice (joué par l'acteur, artiste et activiste défenseur de la cause indienne John Trudell). Levoi, qui, fusil à pompe épaulé, prend part activement et brutalement à l'arrestation, est gêné par le regard fixe que pose sur lui un vieillard au longs cheveux blancs : Sam Reaches, le sachem qui conduisait la cérémonie... Coutelle et Levoi conduisent ensuite Jimmy au village : ils veulent perquisitionner sa maison, devant laquelle le Stars and Stripes (le drapeau américain) est hissé à l'envers, ce qui les énerve encore plus. Comme Coutelle ordonne à Levoi d'ouvrir la porte avec le passe-partout fédéral (le fusil à pompe) qu'il a en main, Jimmy les supplie d'utiliser plutôt la clef qui, dit-il, est dans une boite de conserve, dans le trou sous la maison. Coutelle s'accroupit pour prendre la clé, met la main dans le trou et se redresse en hurlant : un blaireau lui a planté ses dents dans la main, il gronde et ne lâche pas prise.

Dans la confusion qui suit, Jimmy lance un coup de pied dans le ventre de Levoi (qui trébuche en arrière en tirant involontairement un coup de fusil en l'air), et il se sauve en zigzaguant entre les carcasses de voitures abandonnées, pendant que Coutelle, qui a réussi à libérer sa main droite de la mâchoire du blaireau, arrive à dégainer son revolver et fait feu au hasard de la main gauche. Levoi se ressaisit, et tire à la chevrotine dans les draps mis à sécher sur un étendage, derrière lequel Jimmy se faufile. Le fuyard a réussi à faire passer devant lui ses poignets qui étaient menottés dans son dos, il saisit un pistolet caché dans une épave de voiture, échange quelques coups de feu avec les deux agents du FBI, et se réfugie dans une vieille caravane. Levoi crible la roulotte de balles, puis se rue sur la porte et l'ouvre : la caravane est vide, il y avait une porte de derrière, qui est ouverte... Un bruit fait se retourner Levoi, revolver braqué : ce n'est qu'un grand white-tail deer mâle (un cerf de Virginie), qui saute la haie et s'enfuit [6].

Par la suite, comme Coutelle est momentanément invalide, Levoi est livré à lui-même et son désarroi est augmenté par des évènements violents ou déstabilisants. Ainsi, il se heurte à des barrages routiers : les routes sont bloquées soit par des groupes d'Indiens armés de vieilles pétoires, soit par des rangers en gilet pare-balles brandissant des armes modernes. Il est même arrêté pour excès de vitesse par le tribal sheriff, qui lui rappelle que si les homicides sont hors de sa compétence, par contre il peut dresser des contraventions. Et en lui remettant le ticket, il signale au jeune homme exaspéré que Sam, le medicine-man de la tribu, l'attend pour lui parler... Le soir, alors que Levoi rend compte à Coutelle qui soigne sa main au bar de leur hôtel, un cocktail Molotov est lancé à travers la fenêtre et les oblige à fuir devant les flammes... Alors que Levoi interroge Maggie Aigle Ours, une jeune institutrice Sioux (militante du mouvement d'émancipation des Indiens), elle lui semble savoir beaucoup de choses... un escadron de la mort local arrose la cabane à l'arme automatique, blessant gravement un des enfants de Maggie. Enfin, alors que, de plus en plus dépenaillé, fatigué, en proie au doute et (pense-t-il) aux hallucinations[7], il monte la garde dans une vieille guimbarde (en compagnie d'un chien indien efflanqué qui s'est pris d'affection pour lui), une balle fait exploser le pare-brise, le manquant de peu.

Cependant, guidé par Walter, le sheriff indien, et aidé par les pouvoirs occultes de Sam, le vieux, bon et malicieux medecine-man, Levoi arrivera, au terme d'une traque longue et harassante, à trouver sa voie[8].

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Le film (tourné par un Anglais...) est également un documentaire sur les conditions de vie des Amérindiens aux États-Unis à la fin du XXe siècle : ils survivent dans des slums (bidonvilles) insalubres, au milieu des épaves de voitures, sont dominés par des brigades de vigiles indiens à la solde des potentats blancs locaux, sont décimés par les maladies, l'alcoolisme et la violence.
Guerriers Crow prisonniers des "soldats bleus" [9], en 1887, dans le Montana.
  • Il est de plus basé sur (et réferencé par) des faits réels survenus autour des années 1970 (donc une vingtaine d'années auparavant), dans les "Reservations" de la Région des Badlands (Dakota du Sud) : l' "Incident de Pine Ridge Indian Reservation" (meurtre de deux agents du FBI dans une réserve indienne du Dakota du Sud), et le siège de Wounded Knee (février 1973), haut lieu symbolique de la résistance indienne. Le monument commémoratif du Massacre de Wounded Knee (1890) tient d'ailleurs une place importante dans le film : Levoi "se voit" fuyant vers la "citadelle" (une meseta escarpée), en compagnie de ses frères de sang, pendant qu'un "soldat bleu" du 7 ° de Cavalerie les massacre à coups de carabine; et Chief Sam Reaches, le vieux sachem, lui révélera qu'il est la réincarnation de "Thunderheart" ("Cœur de Tonnerre"), un guerrier Sioux de noble lignage dont le nom est effectivement gravé à la base du monument, parmi 300 autres noms...
  • La lutte menée par le Mouvement pour la défense des droits des Amérindiens, l' "AIM" ("American Indian Movement") est aussi bien décrite. Un des personnages, le demi-sang activiste "Jimmy Deux Coups d'Œil (qui fait un coupable idéal pour le FBI) est basé sur deux figures charismatiques du mouvement : Bob Robideau (en) et son ami Leonard Peltier. Joué d'ailleurs par John Trudell, un artiste, acteur et militant de la cause indienne, Jimmy reprend leur argumentation basée sur la valeur exemplaire du martyre quand l'hélicoptère du FBI vient l'enlever.
  • Le personnage de Maggie, l'institutrice militante, fait référence à Anna Mae Pictou Aquash (en)[10], une célèbre figure de l'AIM, retrouvée morte en février 1976 au bord d'une route de la réserve indienne de Pine Ridge, dans le South Dakota. Dans un premier temps le FBI "ne réussit pas à l'identifier", et le médecin du Bureau des Affaires Indiennes qui l'autopsia "ne vit pas" le trou causé dans sa nuque par une balle de calibre .32, et la déclara "morte de froid"...
Le blaireau
Paysage des Badlands (Dakota du Sud)
  • La nature austère des Badlands, dans laquelle les deux "men in black" du FBI débarquent pour "donner un bon coup de balai" est admirablement filmée (Michael Apted est l'auteur de Gorilles dans la brume). La nature souillée et exploitée (sans pitié ni pour elle ni pour ses habitants) par les blancs devient ainsi un des personnages du film. D'ailleurs c'est un animal fils de la Terre, un blaireau américain (il loge sous la maison de Johnny) qui attaque férocement l'officier Coutelle, le ridiculisant, l'invalidant, et l'obligeant ainsi à laisser Levoi mener son enquête.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Réalisateur: Michael Apted
  • Date de sortie en France : 11 novembre 1992
  • Durée : 2h00
  • Scénariste : John Fusco
  • Producteur : Robert De Niro, John Fusco, Michael Nozik (en), Jane Rosenthal
  • Musique : James Horner
  • Photographie : Roger Deakins
  • Effets spéciaux : Roy L. Downey, John K. Stirber, Ian O'Connor (en)
  • Monteur : Ian Crafford
  • Chef décorateur : Dan Bishop
  • Costumes : Susan Lyall
  • La commercialisation de Thunderheart fut facilitée par le fait que Robert De Niro avait créé avec des amis (dont le scénariste John Fusco) une société de production qui faisait bon accueil aux films peu commerciaux, car dérangeant l'ordre établi. De plus, Michael Apted reçut l'autorisation de filmer du Conseil Tribal de la Réserve après que le documentaire Incident à Oglala (produit et narré par Robert Redford, figure connue de la lutte pour les droits civiques des minorités opprimées) ai démontré sa volonté de défendre la cause indienne [11]. Thunderheart reçut d'ailleurs en 1993 deux awards de la Political Film Society, l'un pour la qualité de l'intrigue, et l'autre pour son illustration d'une lutte pour les Droits de l'Homme.

Distribution[modifier | modifier le code]

Œuvres apparentées[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

  • Clearcut (= "Coupe forestière à blanc"), 1991
  • Sacred Ground (= "Terre sacrée"), 1983
  • Shadowhunter (= "Chasseur d'ombre") 1993
  • Tell Them Willie Boy Is Here (Willie Boy), 1962
  • The Dark wind (= "Le vent sombre), 1991
  • Dance me outside (= "Fais-moi danser dehors"), 1995
  • Navajo Blues, 1996
  • The business of fancy-dancing (= "Le métier de danseur folklorique Indien")

Téléfilms[modifier | modifier le code]

  • d'après les livres de Tony Hillermann : Skinwalkers (= "Sorciers métamorphosistes") 2002 ; Coyote waits (= "Coyote attend"), 2002 ; A thief of time (= "Voleur de temps"), 2004.
  • d'après un livre de John Fusco : Dreamkeepers (= "Les gardiens du temps").

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Broken Rainbow (= "Arc-en-ciel brisé"), 1985
  • Incident à Oglala, 1992, de Michael Apted

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. le héros des romans de Upfield est un policier demi-sang nommé Napoléon Bonaparte...
  2. noter que to reach signifie en anglais atteindre, accéder...
  3. par ailleurs, le grand-père de Levoi était d'origine française, comme beaucoup d'immigrés qui s'installèrent près des Montagnes Rocheuses en prenant femme dans les tribus indiennes, ce qui explique la fréquence des noms français dans la région : Lepeltier et Robideau sont les noms de deux défenseurs des droits civiques des Indiens (voir le § Commentaires); et dans le film Coutelle est le nom de l'officier à qui a été confiée la branche des affaires indiennes du FBI. Au cours du film, Levoi (La Voie) aura des visions-réminiscences de son père, un demi-sang qui, comme beaucoup d'Indiens, travaillait dans la construction de gratte-ciel (cf le livre Abraham de Brooklyn de Didier Decoin 1972), assurait qu'en cas de chute d'un échafaudage « il pouvait voler », et était mort d'alcoolisme massif... Val Kilmer aurait du reste (entre autres) du sang Cherokee.
  4. Coutelle cherche à l'évidence à déstabiliser son jeune collaborateur en le rabaissant : Sal Mineo, acteur d'origine sicilienne, était un petit brun au visage poupin, connu dans le domaine du western pour avoir joué Red Shirt dans Les Cheyennes de John Ford. Un film d'ailleurs plein de bonnes intentions envers les Indiens, mais dans lequel seuls les figurants étaient vraiment Indiens (Navajos), les rôles des chefs étant attribués à des acteurs « de type latino », comme Ricardo Montalban, ou Gilbert Roland
  5. Coutelle cherche à imposer sa version : il ne s'agit que d'un « crime local » commis pour des « raisons locales » par un aborigène avec ses moyens classiques (la vieille carabine Winchester), et non par un assassin doté d'une arme moderne à balistique de haute performance, qui lui a été fournie par la milice locale, afin d'éliminer les gêneurs, dans le cadre d'un complot visant à spolier les Indiens...
  6. les Indiens appellent skin-walkers (skin = peau ; walker = marcheur) des individus qu'ils pensent capables de se transformer à volonté en animaux... (cf skin-walker (en) dans WP:en). Un film de 2002 porte ce nom (cf § « Œuvres apparentées »)
  7. Le jeune agent du FBI « voit » en particulier, à plusieurs reprises, une Ghost dance (Danse des Esprits), et Sam, le vieux chamane, lui explique que lui, Levoi « a été attiré dans les Badlands par les esprits de la Ghost Dance »...Levoi se voit aussi à Wounded Knee, fuyant les cavaliers de l'armée US, dans une scène qui rappelle le massacre des Indiens par les soldats du général George Armstrong Custer dans le film Little Big Man...
  8. la fin (qui montre Levoi, en voiture, sortant de la réserve et regagnant la grand-route), rappelle celle de Witness : mais alors que le policier John Book (joué par Harrison Ford) sortait du pays des Amish pour regagner son milieu naturel, ici Levoi le quitte. Reviendra-t-il ?...
  9. Soldier Blue (Soldat bleu) est un film de Ralph Nelson (1970) basé sur le massacre des habitants d'un village d'Indiens (à Sand Creek, Territoire du Colorado, en 1864) par la troupe US
  10. cf "http://www.hyjoo.com" et l'article de WP:en
  11. cf "http://www.answers.com/Topic/Thunderheart_film"

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) Cœur de tonnerre sur l’Internet Movie Database