Bulgari

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Bvlgari

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Création 1884
Fondateurs Sotìrios Voùlgaris
Action BIT : BUL
Siège social Drapeau d'Italie Rome (Italie)
Direction Jean-Christophe Babin
Produits Joaillerie, Montres, Accessoires, Parfums, Cosmétiques
Société mère LVMH
Site web www.bulgari.com
Chiffre d’affaires 1.06 milliard d'euros (2010)
en augmentation 1,2 milliard d'euros (2012)[1]
Répartition du C.A (2012)[2] :
Bijoux = 46 %
Montres = 20 %
Cosmétique = 23 %
Accessoires = 8 %
Hôtellerie = 1,5 % (cinq hôtels)
Résultat net 38 millions € (2010)
en augmentation 140 millions d'euros (2012)[1]
Une boutique à Milan

Bvlgari (prononcer « bulgari ») est une société italienne fondée en 1884, active dans le domaine du luxe, principalement de la bijouterie, mais également de l'horlogerie, des parfums et des accessoires haut de gamme. Elle appartient de nos jours au Groupe LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton et est le troisième joaillier du monde, précédé de Cartier le premier, et Tiffany.

Genèse du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de la marque s’écrit généralement "BVLGARI" d’après l’alphabet latin classique (selon lequel V = U) et il provient du nom de famille du fondateur grec de l’entreprise, Sotirios Voulgaris (1857–1932) (grec : Σωτήριος Βούλγαρης prononciation grecque : soˈtirjos ˈvulɣaris, prononciation italienne : Sotirio Bulgari).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines : Sotirios Voulgaris[modifier | modifier le code]

Sotirios Voulgaris était un orfèvre grec originaire de Paramythia (en), un village de la région d’Épire (Empire ottoman) où il y a ouvert sa première boutique toujours visible de nos jours. En 1877, il part à Corfou puis Naples. En 1881, il arrive à Rome et ouvre plusieurs boutiques d’orfèvrerie et d’antiquité dont une en 1884, dans le quartier de Via Sistina[3].

En 1905, la boutique de Via Sistina est remplacée par l’actuel magasin amiral au 10 Via Condotti, devenu depuis « monument historique ». Sotirios Voulgaris l’ouvre avec l’aide de ses deux fils : Costantino (1889–1973) et Giorgio (1890–1966)[4]. À cette époque, la boutique s’appelle « Old Curiosity Shop » dans le but d’attirer une clientèle anglo-saxonne venue des Etats-Unis ou de Grande-Bretagne[5].

Ce n’est qu’après 1910 qu’il commence à se spécialiser dans la joaillerie avec des créations inspirées par l’école parisienne ou américaine.

En 1932 ses fils reprennent la direction de l’entreprise. Sotirios meurt en 1934. La même année, ils agrandissent la boutique de Via Condotti. Elle est inaugurée le 9 avril 1934[6].

L'après-Guerre : La dolce vita[modifier | modifier le code]

Avec l’installation des studios de Cinecitta à Rome, la boutique romaine voit alors défiler des personnalités du 7ème art : Elizabeth Taylor, Marlene Dietrich, Clark Gable, Gary Cooper, Audrey Hepburn, Sophia Loren, Romy Schneider ou Gina Lollobrigida[7].

Les années 70-00 : l’expansion internationale et la diversification de l’activité de Bvlgari [8][modifier | modifier le code]

Bvlgari a ouvert ses premières boutiques à New York, Paris, Genève et Monte-Carlo dans les années 1970. Pendant plusieurs années, l’entreprise a conservé un showroom à l’hôtel Pierre à New-York[9],[10].

En 1984, les petits fils de Sotirio, Paolo et Nicola Bulgari ont été nommés Président et Vice-Président de l’entreprise et son neveu Francesco Trapani a été désigné Directeur Géneral. Le projet de Trapani de diversifier l’entreprise a débuté dans les années 1990 avec la sortie d’une ligne de parfum Bvlgari marquant ainsi l'entrée du Groupe sur le marché des parfums haut de gamme[11]. En 1993, le premier parfum baptisé « Eau parfumée au Thé Vert » est lancé. Cette fragrance révolutionnera alors le secteur grâce à ses notes asiatiques encore jamais exploitées[12]. Durant le mandat de Trapani, l’entreprise s'est imposée en tant que marque de luxe reconnue dans le monde entier.

En 1995, l’entreprise entre à la bourse italienne[13]. Elle a vu ses revenus augmenter de 150% entre 1997 et 2003[14].

En 1997, Bvlgari lance sa première collection de foulards en soie haut de gamme, et l'année suivante les premiers articles en cuir et les lunettes apparaissent au catalogue de la marque italienne.

En 2000, le groupe acquiert Daniel Roth SA et Gérald Genta SA, prestigieux fabricants de montres suisses.

En 2001, Bvlgari et Mariott International annoncent la création d'une société en participation : Bvlgari Hotels & Resorts. Cette société ouvrira un nombre limité d'hôtels dans des villes de passage, et des villes touristiques à travers le monde. L'hôtel Bvlgari de Milan ouvre ses portes en 2004, et celui de Bali en 2006. En 2011, Bvlgari Bali a été élu par les lecteurs du magazine Smart Travel Asia magazine à la deuxième place du classement des meilleurs lieux d’hébergement en Asie[15].

Du 10 décembre 2010 au 12 janvier 2011, une exposition au Grand Palais a retracé les 125 ans d'existence de la maison.

Les années 2010 : l’acquisition de Bvlgari par LVMH[modifier | modifier le code]

Le 7 mars 2011, le groupe LVMH annonce avoir acquis 51 % du capital du groupe et envisage de procéder à une Offre publique d'achat amicale. Dans la journée, l'action prend près de 60 % à la bourse de Milan[16]. La part de LVMH monte finalement à 98,09 % en septembre de la même année[17]. En février 2012, la famille Bulgari revend des parts de LVMH pour 236,7 millions d'euros. L'ancien directeur de Bvlgari intègre le pôle « montres et joaillerie » du groupe, tandis que l'ancien directeur de Fendi, issu du pôle « Mode et maroquinerie », prend la direction du joaillier italien[2]. LVMH, propriétaire pour finalement 3,7 milliards d'euros au total, appuie le développement de la marque : celui-ci augmente les investissements publicitaires, crée une centrale d'achat pour toutes les marques de joaillerie du groupe, et annonce alors vouloir installer la marque italienne sur la place Vendôme dès 2015, en remplacement du joaillier Buccellati. En 2012, Bvlgari compte, dans le monde 180 points de vente en propre : le développement international est accéléré, ainsi que le rachat des franchises de la marque[2].

Evolution des formes[modifier | modifier le code]

Les bijoux dessinés au début des années 1920-30 s’inscrivent dans le style art déco avec des formes épurées et une stylisation géométrique, toujours alliés à l’utilisation du platine. Les années 1930 sont marquées par des créations plus imposantes avec des motifs en diamants de tailles variables combinés à une pierre de couleur : saphir, émeraude ou rubis. Certaines parures étaient « convertibles » et pouvaient être portés aussi bien en collier qu’en bracelet, de même, les broches pouvaient être transformées en pendentif[18]

Contrainte par les restrictions liées à la seconde guerre mondiale, la maison Bulgari échange le platine serti de diamants pour de l’or utilisé avec un plus petit nombre de pierres. Le design devient plus doux et d’inspiration naturelle. Bulgari s’éloigne ainsi des règles strictes de l ‘école française et crée un style unique inspiré par le classicisme gréco-romain, la renaissance italienne et l’école romaine d’orfèvrerie du XIXe siècle[19].

Le boom économique d’après-guerre a permis le retour de créations en métal blanc serti de pierre précieuses et notamment de diamants. À la fin des années 50, Bulgari préfère au design pointu des formes plus douces[20]. Par ailleurs, l’utilisation des cabochons de grandes tailles se généralise et devient sa marque de fabrique. Le style Bulgari s’affirme également par ses formes en or structurées, symétriques et compactes et le résultat coloré de ses associations multiples de pierres précieuses[21].

Les créations des années 70 se distinguent par leur diversité. Elles s’inspirent des feux d’artifices, de l’art oriental avec notamment l’utilisation de motifs serpents, ou bien encore du pop-art avec la collection « stars and stripes » saluée par Andy Warhol[22]. À cette époque l’or jaune figure parmi les matériaux privilégiés et l’utilisation d’éléments ovales sertis de cabochons entourés d’or et de diamants devient la marque de fabrique de Bulgari, ainsi que l’épaisse chaine en or.

Les années 80 se caractérisent par les volumes, les couleurs vives, les formes simples et les motifs décoratifs stylisés. Dans les années 90, l’utilisation de l’or jaune subsiste mais le style Bulgari est moins structuré[23].

Montres et bracelets[modifier | modifier le code]

La filiale suisse de la société, Bulgari Haute Horlogerie SA, est chargée de la production des montres Bulgari. Elle a été fondée en 1980 et est basée à Neuchâtel. Bulgari Haute Horlogerie SA emploie près de 500 personnes[24]. Bulgari développe ses propres calibres et ses propres pièces alliant des mécanismes les plus complexes aux calibres classiques. La collection de montres Bulgari comprend les lignes suivantes : Bulgari-Bulgari, Sotirio-Bulgari, Assioma, Astrale, Serpenti, B.Zero1, Daniel Roth, Rettangolo, Ergon, Diagono et Octo[25].

Boutiques[modifier | modifier le code]

Bvlgari repose sur un réseau de distribution de près de 300 boutiques, situées dans les plus prestigieux endroits commerciaux[26]. La plus grande boutique Bvlgari au monde se trouve à Tokyo dans la « Bvlgari Ginza Towers », 940 mètres carrés de surface de vente, incluant un restaurant et un bar[27].

Amérique du nord[modifier | modifier le code]

Les boutiques Bvlgari nord-américaines ainsi que ses distributeurs sont situés à Atlanta, Beverly Hills, Bal Harbour, Boca Raton, Bethesda - (Chevy Chase), Chicago, Costa Mesa, Dallas, Honolulu, Houston, New York, Las Vegas, Los Angeles, Mexico City, Montréal, Palm Beach, San Francisco, Short Hills, Waikiki, et Scottsdale, Arizona.

Amérique du sud[modifier | modifier le code]

Les boutiques Bvlgari sud-américaines ainsi que ses distributeurs se situent à Lima, Bogotá, São Paulo, Margarita island et Quito.

Informations générales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Confidentiel : Bulgari », Challenges, no 325,‎ 13 décembre 2012, p. 5 (ISSN 0751-4417)
  2. a, b et c Thiébault Dromard, « LVMH avive les facettes de Bvlgari », Challenges, no 313,‎ 20 septembre 2012, p. 48 à 49 (ISSN 0751-4417, lire en ligne)
  3. (en)Bvlgari perfumes and colognes Frangrantica
  4. Bulgari L'argus des montres
  5. Bulgari L'Italie par ses timbres
  6. Bulgari : histoire Pure Trend
  7. La saga scintillante du joaillier italien Bvlgari s'expose à Rome AFP, Françoise MICHEL, 27 mai 2009
  8. Comment LVMH fait briller Bulgari Challenges, Thiébault Dromard, septembre 2012
  9. Les parures portées par les plus grandes stars s'exposent au Grand Palais Gala, Coraline Lussac, Vendredi 10 décembre 2010
  10. (en)Bulgari Whatsoever Luxurious, septembre 2007
  11. Biographie : Bvlgari Couleur Parfum
  12. Bulgari
  13. Bulgari, un bijoutier aimé des stars Le Point.fr, mars 2011
  14. Bvlgari - innovatrice et diversifiée VoxPress
  15. Bali Top Holiday Spot in Asia: Poll The Jakarta Globe, septembre 2011
  16. Pascale Denis et Ian Simpson, « LVMH s'offre le joaillier Bvlgari , le marché apprécie », Reuters France,‎ 7 mars 2001 (lire en ligne)
  17. « LVMH détient désormais la quasi-totalité de Bulgari » Romandie News, 26 septembre 2011
  18. La "bulle" BVLGARI - 125 ans de magnificence italienne- au Grand Palais, Paris Le Figaro, Novembre 2011
  19. Bulgari L'italie par les timbres
  20. Bulgari au Grand Palais Huffingtonpost.fr, décembre 2010
  21. Bulgari, un empire cinq étoiles Madame Figaro
  22. Exposition Bulgari. De l'éclat et du glamour Le Télégramme, janvier 2011
  23. Bulgari, histoire d'une famille grecque Tinou-évasion, décembre 2011
  24. [1] Haute horlogerie
  25. (en)Bulgari- In Aspiration for Prestigious Manufacture Status Watches Infoniac
  26. Boutiques Bulgari Bulgari.com
  27. Tokyo – Bulgari opens the Ginza Tower Europa Star

Lien externe[modifier | modifier le code]