Auguste Clésinger
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Auguste Clésinger
| Naissance | 22 octobre 1814 Besançon |
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| Décès | 5 janvier 1883 (à 68 ans) Paris |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Sculpteur et artiste-peintre |
| Récompenses | Officier de la Légion d'honneur |
Jean-Baptiste Auguste Clésinger, dit Auguste Clésinger, né le 22 octobre 1814 à Besançon, mort le 5 janvier 1883 à Paris, est un sculpteur et artiste-peintre français.
Sommaire |
Biographie [modifier]
C'est le père d'Auguste Clésinger, Georges-Philippe[1], lui-même sculpteur, qui le forme à son art à l'école des beaux-arts de Besançon où il est professeur.
Clésinger débute au Salon de Paris en 1843 avec un buste du vicomte Jules de Valdahon. Sa dernière exposition a lieu en 1864.
Entre autres nombreux bustes, il exécute ceux de l'actrice Rachel Félix et de Théophile Gautier et la statue de Louise de Savoie de la série des Reines de France et Femmes illustres du Jardin du Luxembourg à Paris.
Au Salon de 1847 il provoque un scandale en présentant sa Femme piquée par un serpent, sculpture romantique réalisée d'après un moulage sur le vif[réf. nécessaire][2]. Théophile Gautier écrit : « Clésinger a résolu ce problème, de faire de la beauté sans mignardise, sans affectation, sans maniérisme, avec une tête et un corps de notre temps, où chacun peut reconnaître sa maîtresse si elle est belle ».
Le gendre de George Sand [modifier]
Le 16 mars 1846, l'impécunieux et brutal Clesinger - qui a peut-être déjà remarqué dans un bal parisien Solange Dudevant - demande à George Sand, mère de Solange, la permission d'intituler l'une de ses statues Consuelo, titre d'un de ses romans. Elle accepte et invite le sculpteur au 5, square d'Orléans à Paris. Le 19 mai 1847 « notre enragé sculpteur »[3] épouse Solange à Nohant.
Entre-temps il offre à l'écrivain et future belle-mère une copie en bronze de son Faune Dansant puis sa Mélancolie, qui sont installées à Nohant mais qu'il remballa pour les récupérer après la brouille familiale suivie d'un début de rixe survenues le 11 juillet 1847. Le jeune couple à court d'argent, demande vainement à George Sand de faire hypothéquer son domaine familial, dont une ancienne écurie abrite aujourd'hui la statue en marbre blanc qu'il avait faite de l'écrivain en vestale, sur un siège « à l'Antique ».
Deux filles naissent de cette brève union : Jeanne-Gabrielle, le 28 février 1848, morte en bas âge. Une seconde Jeanne-Gabrielle surnommée « Nini », le 10 mai 1849, à laquelle George Sand est très attachée, mais qui meurt peu après la séparation de ses parents, en 1855.
En 1849 Clésinger reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur et devient officier en 1864.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, où une ses œuvres orne la tombe de Frédéric Chopin.
Une rue de Besançon, dans le quartier de Montrapon-Fontaine-Écu, porte son nom.
Œuvres [modifier]
- 1847 : Femme piquée par un serpent, marbre, musée d'Orsay, Paris
- 1847 : George Sand, marbre, musée de la Vie romantique, Paris
- 1847 : Autoportrait, marbre, musée de la Vie romantique
- 1847 : Main gauche de Frédéric Chopin, plâtre, musée de la Vie romantique
- 1847 : Bras de George Sand, plâtre, musée de la Vie romantique
- 1848 : Bacchante, marbre, musée du Petit Palais de Paris[4]
- 1847 : Louise de Savoie, statue en pierre, jardin du Luxembourg de Paris
- 1850 : Monument funéraire de Frédéric Chopin, cimetière du Père-Lachaise
- 1857 : Combat de taureaux romains, plâtre teinté, musée des beaux-arts de Besançon
- 1857 : Hercule enfant étouffant les serpents de l'Envie, bronze, musée d'Orsay
- 1864 : Léda et le cygne, marbre, musée de Picardie à Amiens
- 1869 : Néréide, groupe en marbre, musée des Beaux-Arts et d'archéologie de Besançon
- 1854 : Sapho plâtre, musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Châlons-en-Champagne
- 1865 : Femme à la rose, bronze, musée d'Orsay
- 1847 : Madame Apollonie Sabatier[5], marbre, musée d'Orsay
- 1879 : Statue d'Adolphe Thiers, cours de l'école nationale d'arts et métiers d'Aix-en-Provence
Notes et références [modifier]
- Il est l'auteur des sculptures conservées dans les chapelles annexes de l'église de la Madeleine de Besançon : Chemin de croix, Passion du Christ, Mise au tombeau, Résurrection, Ascension du Christ.
- Le modèle est Apollonie Sabatier, dite "la Présidente", maîtresse durant une quinzaine d'années du richissime industriel belge Alfred Mosselman, grand amateur d'art, qui lui en avait passé la commande. Plus tard, elle devient la maîtresse de Charles Baudelaire.
- Comme l'appelle Sand.
- Il s'agit d'une variante de la Femme piquée par un serpent
- maîtresse de l'artiste et de Baudelaire et modèle de la Femme piquée par un serpent
Bibliographie [modifier]
- Jean Chalon, Chère George Sand, édition Flammarion, 1991, pp. 281 à 295.