Siège de Maastricht (1673)

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Siège de Maastricht
Arrivée de Louis XIV au camp devant Maastricht (détail) par Adam Frans van der Meulen
Arrivée de Louis XIV au camp devant Maastricht (détail) par Adam Frans van der Meulen
Informations générales
Date Du 13 au 30 juin 1673
Lieu Maastricht, (Pays-Bas)
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Provinces-Unies Provinces-Unies
Flag of Cross of Burgundy.svg Monarchie espagnole
Commandants
Louis XIV
Sébastien Le Prestre de Vauban
Jacques de Fariaux
Forces en présence
24 000 soldats
16 000 cavaliers
58 canons
5 000 soldats
1 200 cavaliers
Pertes
inconnues 6 000 morts, blessés ou prisonniers
Guerre de Hollande
Batailles
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Coordonnées 50° 51′ N 5° 41′ E / 50.85, 5.68350° 51′ Nord 5° 41′ Est / 50.85, 5.683  

Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas

(Voir situation sur carte : Pays-Bas)
 Différences entre dessin et blasonnement : Siège de Maastricht (1673).

Le siège de Maastricht fut l'un des principaux épisodes du plan d'invasion des Pays-Bas de Louis XIV, en 1673, pendant la Guerre de Hollande, afin de se venger du rôle de la Triple alliance pendant la Guerre de Dévolution. Le siège, commencé le 13, se termina le 30 juin par une victoire française.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lors de la campagne de l'année 1673, Louis XIV divise son armée en trois forces, lui-même dirigeant une armée de 40000 hommes qu'il conduit le long de la Meuse. La ville de Maastricht est un verrou important le long du fleuve, occupant les deux rives (Maastricht sur la rive gauche et Wick, un faubourg fortifié, sur la rive droite) et contrôlant un pont traversant le fleuve. Louis XIV, afin de faciliter les opérations le long du fleuve, décide de s'en emparer[1].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Dessin du siège de Maastricht. L'artiste y représente le camp français. On distingue les lignes de tranchées.

Louis XIV décide de simuler une attaque sur Bruxelles afin d'y attirer les troupes du gouverneur espagnol comte de Monterrey. Alors que Monterrey rassemble ses troupes pour protéger Bruxelles, Louis XIV envoie le comte de Montal avec les garnisons de Tongres et Maaseik pour investir Maastricht le 6 juin[1]. Le lendemain, 7 juin, le maréchal de Lorge cerne le faubourg de Wick avec des troupes de l'armée de Turenne. Le 8 juin, environ 7 000 paysans sont réquisitionnés pour creuser les lignes de circonvallation et contrevallation[2].

Louis XIV arrive à Maastricht le 10 juin alors que la ville est complètement cernée. Son Secrétaire d'État à la Guerre, Louvois, a pu réunir assez de provisions pour six semaines de siège. Louis XIV donne personnellement à Vauban la conduite du siège de la ville. Les lignes de tranchées sont terminées le 14 juin, avec très peu de pertes, conformément à la tactique de Vauban. Les tranchées d'attaques sont ouvertes dans la nuit du 17 au 18 juin. L'attaque se fit vers la porte de Tongres, à l'ouest. Dés le 18 juin, 26 canons tirent 5 000 boulets sur la ville pendant plus de trente heures. Les assauts se succèdent, la fortification changeant de main à plusieurs reprises. D'Artagnan y trouve la mort, tué d'une balle de mousquet reçue dans la gorge[2].

Apprenant que Guillaume III réunissait ses troupes pour secourir Maastricht, Louis XIV décide de redoubler d'efforts. Les mines et l'artillerie ouvrent une brèche dans la muraille principale. Jacques de Fariaux fait finalement battre la chamade le 30 juin, et la reddition de la ville signée le lendemain[2].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lynn 2010, p. 130
  2. a, b et c Lynn 2010, p. 131

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John A. Lynn, Les guerres de Louis XIV : 1667-1714, Perrin,‎ 2010. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Les treize jours de Maastricht, par Joël Cornette, Revue l'Histoire, n° 320, mai 2007