Vatérite

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Vatérite
Catégorie V : carbonates et nitrates[1]
Vatérite
Général
Numéro CAS 13701-58-1
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule brute CCaO3µ-CaCO3
Identification
Masse formulaire[2] 100,087 ± 0,006 uma
C 12 %, Ca 40,04 %, O 47,96 %,
Système cristallin hexagonal
Réseau de Bravais primitif
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La vatérite est un cristal de carbonate de calcium.

Forme de cristaux[modifier | modifier le code]

La vatérite se présente sous la forme d'aiguilles plutôt trapues, nettement plus que celles de l'aragonite, qui s'articulent, plus qu'elles ne se maclent, soit sous forme de "fleurs", soit sous forme de lentilles. Ces formes "nettes" découlent de cristallisations relativement lentes, en milieu pur. Dans les cristallisations plus rapides, ou avec des "compagnons de cristallisation" les cristaux "dégénèrent" jusqu'à former des sphérolithes.

Formation & stabilité[modifier | modifier le code]

La vatérite est un cristal fort instable, et il se solubilise assez facilement (alors que la calcite se solubilise peu) pour se recristalliser en calcite. Ainsi, les gisements de calcaire (carrières), n'en contiennent pas.

La vatérite ne cristallise pratiquement que dans les conditions de laboratoire (par exemple solution neutre, dans une eau pure soigneusement dégazée de CaCl2 et de Na2CO3 à moins de 30 °C, durant quelques heures) et son existence est courte en présence d'eau.

La vatérite, à sec, ne se transforme qu'en calcite, à des températures de l'ordre de 300 à 400 °C, avec contraction du volume de la molécule de CaCO3, de 62,2. 10-30 m³ à 60,75. 10-30 m³. À température ambiante, la vatérite sèche est stable au moins 10 ans.

Synonyme[modifier | modifier le code]

La vatérite porte aussi le nom de " µ-CaCO3"

Étymologie[modifier | modifier le code]

Nom donné en l'honneur de Abraham Vater

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.