Anselmus Boëtius de Boodt

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Anselme de Boodt.

Anselmus Boëtius de Boodt (Bruges vers 1550 – 21 juin 1626) humaniste flamand, médecin, minéralogiste, homme politique et chanoine laïc.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille aristocratique catholique aisée, de Boodt commence des études de droit et de médecine auprès de Thomas Erastus (1524 – 1583) à Heidelberg. Il est toutefois reçu médecin à l’Université de Padoue. Il n’en poursuit pas moins ces études de 1580 à 1583 à Bruges.

En 1583, il est médecin auprès du vicomte Wilhelm Rosenberg, gouverneur de Prague. Dès l’année suivante il devint médecin à la cour de l'Empereur Rodolphe II.

En récompense de ces bons services l’empereur lui offre une sinécure en l’occurrence celle de chanoine de Saint-Donaaskathedraal à Bruges. Il ne reviendra toutefois dans cette ville qu’en 1612, et conservera ce privilège jusqu’à sa mort. À Prague il s’est initié à l’alchimie mais aussi à la minéralogie. Au XVIe siècle il n’y a pas de séparation bien nette entre science et superstition ; chimie et alchimie forment une série continue et se pratiquent de concert.

Dans son ouvrage principal : Gemmarum et lapidum historia (1609) il fait la description (en 806 pages), parfois curieuse, de plus de 106 minéraux, et gemmes ; il mêle des observations scientifiques (il est un des premiers à s’intéresser systématiquement à la dureté) et les vertus supposées sur la santé lié la fréquentation de ces mêmes pierres. Il y décrit avec soin les différentes méthodes de taille et de meulage sans oublier les considération sur leur valeur économique.

On lui doit la description de :

Publications[modifier | modifier le code]

de Boodt a publié en latin et en français.

  • Gemmarum et lapidum historia[1] (1609)
  • Le Parfaict Joaillier, ou Histoire des Pierreries (1644)
  • De la Pierre de Crapaut, ou Garatroine (concernant entre autres la mystérieuse pierre appelée crapaudine)
  • Pseudodoxia Epidemica (concernant la superstition).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nieuw nederlandsch biografisch woordenboek,
  • G. Dewalque, Biographie Nationale de Belgique,
  • F.M. Jaeger, Anselmus Boëtius de Boodt', in : Historische Studien. Bijdragen tot de kennis van de geschiedenis der wetenschappen in Nederlanden (in 16th and 17th centuries), Groningen, 1919
  • O. Delepierre, Biographie des hommes remarquables de la Flandre occidentale, (Brugge 1843-1844)
  • J.E. Heller, « Anselmus Boetius de Boodt als Wissenschafter und Naturphilosoph », Archeion 15 (1933).
  • « Testament olographe d'Anselmus Boetius de Boodt, conseiller-pensionnaire de Bruges, 1630 », Annales de la société d'émulation de Bruges, 2e série, (1861)
  • A.J.J. Van de Velde, « Rede af Boodt », Koninklijke Vlamische Academie voor Wetenschappen, Letteren en Schoone Kunsten van België. Klasse der Wetenschappen. Verslagen en Mededeelingen (Brussel, november 1932)
  • J.E. Heller, un article sur de Boodt, Quellen und Studien zur Geschichte der Naturwissenschaften und der Medizin, (1942).
  • Richard S. Westfall, Department of History and Philosophy of Science.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gemmarum et Lapidum Historia, Qua non solum Ortus, Natura, Vis & Precium, sed etiam Modus quo ex iis, Olea, Salia, Tinctura, Essentia, Arcana & magisteria Arte Chymica confici possint, ostenditur. Le livre contient 31 gravures sur bois dans le texte, et deux grandes tables pliantes imprimées. Le travail a été achevé à Hanau en 1609 par la firme de Wechel.« In his Gemmarum et Lapidum Historia » de Boodt fait la première tentative de description systématique des minéraux, et des sels minéraux en les divisant selon leur taille, rares ou communs, durs ou mous, combustibles ou incombustibles, transparents ou opaques. Il utilise une échelle de dureté exprimée en trois degrés, et relève les formes cristallines de certains minéraux (triangulaire, quadratiques, et hexagonal). de Boodt critique, et rectifie, certains points de vue d'Aristote, de Pline, Paracelse, et de plusieurs auteurs antérieurs. De Boodt mentionne les atomes. Il recense près de 600 minéraux qu'il a lui-même observé, en décrit leurs propriétés, les valeurs, les imitations, et les applications médicales supposées. de Boodt cite dix-neuf auteurs, et en plus des minéraux qu'ils décrivent, il donne une liste de 233 autres espèces qui sont connues à son époque par les travaux de Pline et Bartholomeus Anglicus, entre autres. Son traité est enluminé de gravures sur bois représentant les machines de polissage. Enfin il y a neuf chapitres sur les propriétés et les utilisations de l'aimant et de la magnétite.