Antoine Morlot

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Antoine Morlot
Image illustrative de l'article Antoine Morlot

Naissance 5 mai 1766
Bousse (Moselle)
Décès 22 mars 1809 (à 42 ans)
Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade général de division :3 décembre 1793
Années de service 17821809
Distinctions commandeur de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile (6e colonne)

Antoine Morlot (1766 - 1809) est un général de division français, actif pendant les guerres napoléoniennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine Morlot naquit à Bousse dans la province des Trois-Évêchés, le 5 mai 1766[1]. Il servit dans le corps royal d'artillerie du 7 décembre 1782 jusqu'au 28 septembre 1790.

Élu capitaine au 3e bataillon des volontaires nationaux du nouveau département de la Moselle, et employé à l'armée de ce nom, la valeur et l'intelligence qu'il déploya pendant la campagne de 1792 à 1793, principalement au siège de Thionville, le firent nommer, le 10 septembre de cette dernière année, général de brigade, sans avoir passé par les grades intermédiaires.

Ce fut également à sa conduite à la bataille de Kaiserslautern et à celle qui décida de la levée du blocus de Landau, qu'il dut, le 9 pluviôse an II, sa promotion au grade de général de division.

À la première de ces affaires, chargé, au plus fort de l'action, de s'emparer avec cinq bataillons de la position de Morlotte, défendue par 60 pièces de canon et par une infanterie nombreuse, il fut, il est vrai, forcé de battre en retraite devant des forces aussi supérieures; mais par une manœuvre habilement conçue, il évita d'être enveloppé par la cavalerie ennemie et ramena sa division sur la ligne de bataille où Hoche le combla d'éloges et l'embrassa.

Il combattit avec non moins de distinction, le 26 germinal, à la prise d'Arlon, le 5 prairial, au passage de la Meuse près de Dinant, et le 28 du même mois à celui de la Sambre, près Charleroi, où, contraint d'abandonner le village de Gosselies, il conserva néanmoins 7 pièces de canon qu'il avait enlevées à l'ennemi.

Le 8 messidor, jour de la bataille de Fleurus, placé en avant de ce village et attaqué par le corps du général autrichien Quasdanovvich, non-seulement il se maintint dans cette position, mais s'apercevant que la division du général Championnet allait être mise en pleine déroute, il la secourut efficacement par une charge à la baïonnette qu'il dirigea en personne.

Il se distingua de nouveau devant Maestricht, à la bataille d'Aldenhoven, et la campagne de l'an II terminée, il servit, de l'an III à l'an V, aux armées du Nord, de Sambre-et-Meuse et de Hollande.

Investi, après la conquête de ce pays, du commandement d'Aix-la-Chapelle et des contrées situées entre Meuse et Rhin, un conflit d'autorité s'éleva entre lui et le directeur général de la police que le Directoire y avait envoyé vers la fin de l'an IV. Cet agent, blessé de l'opposition qu'apportait Morlot à ses empiétements sur les droits et les immunités des généraux en ce qui concernait la police militaire, le dénonça comme concussionnaire, et le Directoire, sans examen, sans enquête préalable, le destitua le 5 brumaire an V.

Morlot, qui se justifia complètement, fut réintégré dans son grade le 5 nivôse de la même année, eut le 11 fructidor le commandement de la 10e division militaire, puis, de la 3e le 10 pluviôse an VI, et fit les campagnes des ans VII et VIII en Batavie, dans l'Ouest et dans les Grisons.

En non-activité le 1er vendémiaire an X, membre de la Légion d'honneur, le 19 frimaire, en disponibilité le 1er nivôse, commandant de l'Ordre le 25 prairial an XII, et de la 16e division militaire le 28 brumaire an XIV, il rejoignit, le 9 novembre 1807, le corps d'observation de l'armée des côtes de l'Océan.

Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Nord, 5e et 6e colonnes.

Morlot ayant sous ses ordres la 3e division du 3e corps de l'armée d'Espagne se trouva le 23 novembre 1808 à la bataille de Tudela, et en février 1809 au siège de Saragosse.

Atteint, devant cette place, d'une fièvre cérébrale, Antoine Morlot mourut à Bayonne le 22 mars 1809[2]. Il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (59ème division).

Postérité[modifier | modifier le code]

En août 1996, le général Morlot et ses descendants furent exhumés de la chapelle familiale, sur ordre de l'Administration des cimetières qui reprit possession de l'emplacement. Son nom est inscrit sur le côté Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né à Mondelange selon d'autres sources (Beauchamp, Alph. de, Psaume, Etienne :Biographie moderne, ou, Galerie historique, civile, militaire, politique, littéraire et judiciaire : contenant les portraits politiques de Français de l'un et de l'autre sexe, morts ou vivans, qui se sont rendus plus ou moins célèbres, depuis le commencement de la révolution jusqu'à nos jours, par leurs talens, leurs emplois, leurs malheurs, leur courage, leurs vertus ou leurs crimes., Paris : A. Eymery : 1816, p.25).
  2. Décédé en 1812, pendant la campagne de Russie, selon d'autres sources (Beauchamp, Etienne, 1816).

Source[modifier | modifier le code]

« Antoine Morlot », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Domenico Gabrielli, Dictionnaire historique du cimetière du Père-Lachaise XVIIIe et XIXe siècles, Paris, éd. de l'Amateur,‎ 2002, 334 p. (ISBN 978-2-85917-346-3, liens OCLC? et notice BnF?)

Liens externes[modifier | modifier le code]