Anatole de Cabrières

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François Marie Anatole de Rovérié de Cabrières
Image illustrative de l'article Anatole de Cabrières
Biographie
Naissance 30 août 1830
à Beaucaire (France)
Ordination sacerdotale 24 septembre 1853
Décès 21 décembre 1921
à Montpellier (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
27 novembre 1911 par le
pape Saint Pie X
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Maria della Vittoria
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 19 mars 1874 par
Mgr Claude Plantier
Fonctions épiscopales Évêque de Montpellier

Blason
Non humore terrae vigebit.
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

François Marie Anatole de Rovérié de Cabrières, communément appelé Anatole de Cabrières, né le 30 août 1830 à Beaucaire dans le Gard et mort le 21 décembre 1921 à Montpellier, était un ecclésiastique et intellectuel catholique français, créé cardinal par le pape Pie X en 1911.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de deux familles nobles, l'une languedocienne - les marquis de Cabrières, l'autre dauphinoise, par sa mère - les marquis du Vivier de Fay-Solignac, François-Marie Anatole est élevé au collège de l'Assomption de Nîmes. Il est formé par le Père Emmanuel d'Alzon.

Il devient secrétaire particulier de Mgr Plantier, évêque de Nîmes, chanoine titulaire de la cathédrale de Nîmes puis vicaire général du diocèse de Nîmes. En 1865 il est admis, en compagnie de Mgr Plantier, dans la Confrérie des Pénitents blancs de Montpellier[1]. Ils avaient en effet le projet de fonder une confrérie similaire dans le Gard, ce qui n'aboutit pas.

Nommé évêque de Montpellier par décret en date du 18 décembre 1873, préconisé le 16 janvier 1874, il est sacré à la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor de Nîmes le 19 mars suivant[2]. Il est créé cardinal le 27 novembre 1911 au titre de S. Maria della Vittoria

En 1907, lors de la grande manifestation viticole de Montpellier, il fait ouvrir les portes de la cathédrale et celles des églises de la ville pour permettre aux viticulteurs grévistes d’y passer la nuit. Royaliste légitimiste, il fut un ami de Frédéric Mistral, des félibres et de l'écrivain Paul Bourget. Il est le dernier cardinal légitimiste français. De par ses convictions, il ne se mêle jamais aux cérémonies du 14 juillet et célèbre toujours en personne la messe du 21 janvier[3].

Il a reçu la Légion d'honneur au titre du ministère de l’Intérieur (Journal officiel du 18 août 1921) qu'il accepta après l'avoir refusée en 1890.

Armes[modifier | modifier le code]

Armes de Mgr de Cabrières à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier

D'azur au chêne arraché d'or et enganté du même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de la Confrérie des Pénitents blancs de Montpellier
  2. Armorial des cardinaux, archevêques et évêques contemporains de France., Retaux-Bray, Libraires-éditeurs, Paris, 1886, 224p., pp.135-136.
  3. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1972_num_58_160_1891

Bibliographie[modifier | modifier le code]