Alice Roy

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Alice Roy
Personnage de fiction apparaissant dans
la série de romans "Alice"
Nom original Nancy Drew
Origine États-Unis
Genre Féminin
Cheveux Blonds
Yeux Bleus
Activité(s) Détective amateur
Adresse River City
Famille James Roy (père)
Cécile Roy (tante)
Entourage Sarah Berny (gouvernante)
Bess Taylor (amie)
Marion Webb (amie)
Ned Nickerson (ami)
Daniel Evans (ami)
Bob Eddleton (ami)
Togo (chien)
Créé par Caroline Quine
Série(s) Nancy Drew Mystery Stories
Première apparition 1930 (États-Unis)
1955 (France)
Éditeur(s) Grosset et Dunlap puis Simon et Schuster (États-Unis)
Hachette (France)

Alice Roy (en anglais : Nancy Drew) est l'héroïne d'une série américaine de romans pour la jeunesse écrite par Caroline Quine et publiée aux États-Unis à partir de 1930 par Grosset et Dunlap.

En France, la série a paru pour la première fois en 1955 aux éditions Hachette dans la collection Bibliothèque verte jusqu'en 2011. Elle a également paru dans les collections Idéal-Bibliothèque de 1964 à 1981 et La Galaxie de 1971 à 1978.

La série est toujours éditée aux États-Unis et en France. Depuis 2011, elle est désormais éditée dans la collection Bibliothèque rose (catégorie Classiques de la Rose).

Sommaire

Le thème de la série [modifier]

Alice Roy est une jeune détective amateur américaine de dix-huit ans (seize ans dans les premiers romans) qui enquête bénévolement pour redresser les torts dont ont été victimes des innocents, pour aider des personnes en difficulté, rechercher un trésor perdu, ou bien pour résoudre d'étranges mystères. Elle vit dans un quartier résidentiel cossu de la banlieue de River City avec son père, James Roy, un avocat de renom. Sa mère est morte alors qu'Alice était âgée de trois ans (dix ans dans les premiers romans). Elle a alors été élevée par une gouvernante, Sarah Berny, qu'elle considère comme une mère. Alice partage ses aventures avec ses deux meilleures amies, les cousines germaines Bess Taylor et Marion Webb, ainsi que Ned Nickerson, un étudiant.

L'auteur de la série [modifier]

Alice est née aux États-Unis en 1930 sous la plume de Caroline Quine (Carolyn Keene en anglais). Cette dernière est en fait une romancière virtuelle : il s'agit d'un nom de plume derrière lequel sont regroupés divers écrivains travaillant pour la compagnie Stratemeyer Syndicate. Le patron, Edward Stratemeyer, qui avait été lui-même un écrivain de romans pour enfants, invente le personnage d'Alice et fournit à ses rédacteurs les grandes lignes de l'intrigue principale. Les auteurs touchaient 125 dollars pour chaque roman écrit et devaient, par contrat, garder secrètes leur collaboration et leur identité.

Dans les années 1980, grâce à la pression de millions de fans qui cherchaient depuis longtemps à percer « le mystère Carolyn Keene », le Stratemeyer Syndicate finit par céder et révèle au public la véritable identité des auteurs : c'est Mildred Wirt Benson (1905-2002), jeune femme d'alors vingt-quatre ans, qui a écrit vingt-huit des trente premiers titres de la série, et celle qui a su insuffler une personnalité attachante au personnage d'Alice. Puis Harriet Adams (1892-1981), la propre fille de Edward Stratemeyer, a pris la relève. Depuis, bien d'autres "ghostwriters" (écrivains fantômes) ont pris part à l'écriture de la série parmi lesquels : James Duncan Lawrence, Nancy Axelrod, Priscilla Doll, Charles Strong, Alma Sasse, Wilhelmina Rankin, George Waller Jr., Margaret Scherf, et Susan Wittig Albert.

Le pseudonyme de Caroline Quine sera également utilisé pour une seconde série, Une enquête des sœurs Parker, qui connaîtra moins de succès.

Genèse de la série [modifier]

Aux États-Unis [modifier]

Le destin d'Alice - sous son nom original de Nancy Drew - débute en 1930, lorsque la société Stratemeyer Syndicate, désireuse d'élargir son public aux enfants, commande des romans policiers destinés à des jeunes filles. Le patron de la société, Edward Stratemeyer invente une héroïne intelligente, cultivée, polie, courageuse et dotée d'un sens moral à toute épreuve : un personnage moderne, loin des stéréotypes des romans pour jeunes filles d'alors.

En 1930 sort donc un coffret qui comprend les trois premiers romans de la série. C'est un succès commercial immédiat. Alice suscite rapidement l'engouement du public. De 1930 à 1933, deux à trois livres seront écrits chaque année afin d’assoir le succès de la série et fidéliser les lecteurs. De 1934 à 1979, le rythme de parution annuel sera de un roman. Depuis 1980, trois à quatre titres paraissent chaque année.

Cinquante-six premières histoires ont ainsi été publiées par la célèbre société Grosset et Dunlap, avant que la série ne soit reprise en 1979 par un second éditeur, Simon et Schuster, pour une centaine de livres supplémentaires. Le 175e et dernier volume (pour le moment) est paru en 2003. Pour éviter que la série ne s'essouffle, les éditeurs essayent de faire ressembler Alice /Nancy à la jeunesse de l'époque, et de traiter de thèmes qui collent à l'actualité : la conquête spatiale, la guerre froide, les OVNI, la télévision ou encore Internet.

Depuis la découverte de l’identité des auteurs véritables de Alice/Nancy Drew, des conventions sur le thème de Nancy Drew sont régulièrement organisés dans tous les États-Unis, conventions auxquelles ont été conviées les deux premières rédactrices de la série : Mildred Wirt Benson et Harriet Adams. De nombreux articles paraissent dans les journaux, des livres sont régulièrement publiés sur le phénomène "Nancy Drew", et des thèses prennent pour sujet "Nancy Drew, le modèle de la jeune fille américaine et son influence sur les jeunes filles".

En France [modifier]

En 1955, Louis Mirman[1], directeur littéraire des livres pour la jeunesse chez Hachette depuis 1947, professeur d’anglais à l’origine et grand admirateur de la culture anglaise, souhaite relancer la collection Bibliothèque verte en éditant des séries anglo-saxonnes à héros récurrent, pour en faire une véritable collection populaire.

La toute première série étrangère dont Hachette achète les droits est Nancy Drew, qui sera rebaptisée Alice. Ainsi, en août 1955, est publié le premier titre : Alice détective. Le succès est au rendez-vous : Alice connaîtra le même triomphe qu'aux États-Unis et sera longtemps la série de la Bibliothèque verte la plus vendue dans l'Hexagone.

À l'étranger [modifier]

Les aventures de Nancy Drew ont été publiées dans de nombreux pays, mais c'est en Allemagne, en Italie et dans les pays scandinaves que la série a rencontré le plus grand succès. En Norvège, la série apparaît dès 1941 ; au Danemark, en 1958. Cependant, c’est la France qui compte le plus grand nombre de volumes différents grâce au service de marketing très actif des éditions Hachette qui a produit un très large éventail de formats depuis 1955[2].

Le personnage d'Alice [modifier]

Description physique

Elle varie légèrement selon les époques. De 1930 à 1959, les romans décrivent Alice comme une jolie jeune fille de dix-huit ans (seize ans dans les premiers romans), aux cheveux bouclés de couleur blond platine (à la mode alors). Lorsque Harriet Adams, la fille de Edward Stratemeyer, entame la modernisation des 56 premiers romans de la série, elle modifie l'aspect d'Alice : ses cheveux sont désormais blond cuivré (le blond platine étant passé de mode).

Description morale

Alice a achevé ses études secondaires mais n'a pas fréquenté l'université. Elle vit chez son père, l'avocat James Roy. Ne travaillant pas, c'est son père qui pourvoit à ses besoins financiers. (Il est utile de rappeler qu'en 1930, quand est créé le personnage d'Alice, et jusqu'à la fin des années quarante, les jeunes filles faisaient rarement d'études supérieures, se consacrant au mariage et aux enfants).

Alice vue par les illustrateurs français

C'est Albert Chazelle, le premier illustrateur de la série (de 1955 à 1974), qui créé le visuel du personnage d'Alice. Il se conforme à la description du personnage d'Alice telle qu'elle est dépeinte dans les romans non revus par Harriet Adams, et dessine Alice avec des cheveux blond clair et bouclés. Dans les premiers romans édités dans les années cinquante, il fait porter à l’héroïne les mêmes vêtements (un chandail rayé et une jupe évasée marron) probablement dans un souci d'identification visuelle rapide avec l’héroïne par les jeunes lectrices. À partir des années soixante, Alice sera dessinée vêtue d'un tailleur bleu pâle assorti de gants, typiques de la mode de cette décennie[3] Ce code vestimentaire disparaîtra par la suite et Albert Chazelle habillera Alice différemment dans chaque roman.

À partir de 1962, il fait porter à Alice un bandeau dans les cheveux, un accessoire qui ne la quittera plus et qui sera repris par tous les successeurs en illustration de Chazelle[4]. Ce bandeau n'est pas une invention de l'auteur Caroline Quine, et ne figure dans aucun roman original.

Les illustrateurs suivants dessineront Alice selon la mode vestimentaire de leur époque. Ainsi, Jean-Louis Mercier, Daniel Billon, Guy Maynard et Jacques Poirier lui font porter les vêtements typiques des années soixante-dix. Philippe Daure, qui sera l'illustrateur en titre de de la série de 1984 à 2004, la dessine selon les critères des années quatre-vingt puis des quatre-vingt-dix. L'illustratrice actuelle, Marguerite Sauvage, se démarque toutefois de ses prédécesseurs en cela qu'elle mêle plusieurs styles et modes différents.

Alice vue par les illustrateurs américains

Lorsque paraissent les premiers romans de la série dans les années trente, l'illustrateur Russell Tandy[5] se conforme fidèlement à la description du texte, laquelle s'inspire évidemment de la mode du moment : cheveux courts crantés ou bouclés ; tailleurs, robes et jupes au niveau du genou ou à mi-mollet ; chapeau cloche. C’est à cette époque qu’apparaissent les premières teintures à cheveux, popularisées par les stars de cinéma ; c'est pourquoi la couleur des cheveux d'Alice est "blond platine" dans les premiers romans de la série.

Dans les années quarante, Russell Tandy suit l'évolution de la mode et rallonge les cheveux d'Alice jusqu'aux épaules, cheveux que raccourcira l'illustrateur suivant, Bill Gillies, conformément à la mode des années cinquante, tandis que s'évaseront et se rallongeront robes et jupes.

Les rééditions des 56 premiers titres de la série publiés aujourd'hui aux États-Unis, reprennent les couvertures des années soixante et soixante-dix de Rudy Nappi, le dernier illustrateur : Alice y apparaît avec les cheveux roux, un changement apparu dans les rééditions revues par Harriet Adams à partir de 1960, rééditions qui n'ont jamais été publiés en France.

L'entourage d'Alice [modifier]

  • Hélène Carvin

Avant que n'apparaissent les personnages récurrents de Bess Taylor, Marion Webb et Ned Nickerson, c'est Hélène Carvin qui accompagne souvent Alice dans ses premières aventures. Son nom français varie (Hélène Crillbic, Hélène Cornmill, etc.). C'est une jeune fille de deux à trois ans plus âgée qu'Alice. Hélène apparaît dans les volumes suivants : Alice et le Pigeon voyageur, Alice au manoir hanté, Alice au camp des biches, Alice et les Diamants, Quand Alice rencontre Alice. Hélène disparaîtra après l'arrivée du duo Bess et Marion. Cependant, dans les nouveaux titres américains de la série, Hélène a réapparu : elle s'est mariée et son nom d'épouse est Archer.

  • Bess Taylor

L'une des meilleures amies d'Alice. Bess est une jolie blonde un peu enrobée. Très féminine et gourmande, elle souhaite mincir mais n'arrive jamais au bout de ses régimes. Peu courageuse et timorée, elle n'aime pas s'exposer au danger mais fait parfois montre d'une audace inattendue. Bess apparaît pour la première fois dans le cinquième titre de la série, Alice au ranch (1931), en même temps que le personnage de Marion Webb. Dans les derniers romans de la série, Bess est décrite comme frivole et superficielle, ce qui n'était pas le cas dans les 56 premiers romans.

  • Marion Webb

L'autre meilleure amie d'Alice. Cousine germaine de Bess, Marion est une brune sportive et téméraire, légèrement garçon manqué et aux manières un peu brusques. Elle aide souvent Alice dans ses enquêtes, n'hésitant pas à prendre des risques. Elle taquine souvent Bess à propos de sa gourmandise et de son surpoids. Marion apparaît pour la première fois dans le cinquième titre de la série, Alice au ranch (1931).

  • Ned Nickerson

Grand, brun et sportif, ce jeune homme est étudiant à l'université d'Emerson, dans l’État de l'Ohio. Il est le meilleur ami et le chevalier servant d'Alice et partage souvent les aventures de la jeune fille. Il apparaît pour la première fois dans le septième roman de la série, Alice et le Carnet vert (1932). Dans les 56 premiers romans de la série, sa relation avec Alice est platonique, malgré la présence de nombreux sous-entendus qui laissent deviner qu'un lien supérieur à l'amitié les unit[6].

  • Daniel Evans et Bob Eddleton

Ils sont les chevaliers servants respectifs de Bess et Marion. Amis de Ned, ils sont étudiants dans la même université que lui. Ces personnages apparaissent pour la première fois dans Alice dans l'île au trésor, et sont très peu développés.

  • James Roy

Le père d'Alice. Avocat de renom (avoué dans les premiers romans), il est veuf depuis quinze ans. Il demande souvent l'aide d'Alice pour les affaires dont il est chargé. Généreux et affectueux avec sa fille, il pourvoit à tous les besoins financiers de celle-ci. C'est souvent grâce aux clients de son père que des occasions d’enquêter s'offrent à Alice.

  • Sarah Berny

Elle est la fidèle gouvernante des Roy et celle qui a élevé Alice quand elle a perdu sa mère à l'âge de trois ans (six ans dans les premiers romans). C'est une femme d'âge mûr, excellente cuisinière. Un peu brusque mais courageuse, elle prend parfois part, directement ou indirectement, aux aventures d'Alice. Elle considère Alice comme sa propre fille et s'inquiète beaucoup pour elle. Sarah a une sœur et une nièce.

  • Cécile Roy

La tante d'Alice, sœur de James Roy. Célibataire, elle est professeur à New York. Alice l'aime beaucoup et lui rend souvent visite. Décrite dans les premiers romans comme une femme d'âge mur et rondelette, elle devient par la suite une belle et grande femme, à qui Alice ressemble. Dans les premiers romans de la série, son nom était Élise Roy, choix plus proche du nom original anglais (Eloise).

La traduction française [modifier]

Traduction du nom de l’héroïne [modifier]

S’il est vrai que, dans les années cinquante, lorsque paraît la série Alice, très peu de personnes en France parlent l’anglais, l'on est cependant en droit de se demander pour quelle raison les éditions Hachette ont choisi de changer de façon si radicale le nom de la détective américaine Nancy Drew. Des modifications similaires seront faites pour d’autres séries étrangères de la Bibliothèque verte et de la Bibliothèque rose, telles que Le Club des Cinq de l’anglaise Enid Blyton.

Passer de Nancy Drew à Alice Roy est sans conteste un changement drastique. Les fans américains qui s’intéressent aux éditions françaises de Nancy Drew ne finissent pas de s’en étonner. S’ils ont deviné que "Drew" est difficile à prononcer en français et qu’il ne se mémorise pas facilement (et qu’il est également peu attrayant en français), ils ignorent, d’une part que "Drew" ressemble phonétiquement beaucoup trop au mot "trou", et d’autre part, que Nancy est le nom d’une grande ville française. Il était malvenu de faire porter à une héroïne américaine le nom d’une ville française.

Au final, le résultat des cogitations des traducteurs pour trouver un nom français seyant à Nancy Drew se révèle être un choix plutôt heureux dans le sens où "Alice" et "Roy" sont un nom et un prénom que l’on retrouve à la fois en France et dans les pays anglo-saxons, et que le nombre de syllabes a été respecté (deux syllabes pour le prénom, une syllabe pour le nom).

Traduction des noms originaux [modifier]

Noms français Noms originaux
Alice Roy Nancy Drew
Hélène Carvin Helen Corning
Bess Taylor Bess Marvin
Marion Webb Georgia "George" Fayne
Ned Nickerson Ned Nickerson
Daniel Evans Dave Evans
Bob Eddelton Burt Eddelton
James Roy Carson Drew
Sarah Berny Hannah Gruen
Cécile[7] Roy Eloïse Drew
Commissaire Stevenson Commissaire McGinnis
River City River Heights

Traduction des titres [modifier]

Les titres originaux américains de la série "Alice" trahissent souvent l'intrigue principale du roman, contrairement aux titres français qui entretiennent davantage le mystère. Ainsi, Alice et le Pickpocket ne dévoile rien, tandis que le titre original, The Clue in the Jewel Box, en français : L'indice dans la boîte à bijoux donne à l'avance l’emplacement du trésor que recherchent les personnages. Il existe cependant des exceptions à cette règle : Alice et les Faux-monnayeurs indique clairement ce dont il sera question dans le roman, tandis que le titre américain The Secret of Red Gate Farm, littéralement Le secret de la ferme au portail rouge, est énigmatique.

Il arrive que le titre français soit sans rapport avec la trame de l’histoire : dans Alice et le Chandelier, le chandelier n'a quasiment aucun rôle dans le roman. De même, dans Alice et l'Ombre chinoise, la présence d'une ombre chinoise n'est qu'anecdotique. Et le corsaire dans Alice et le Corsaire est une simple référence à un bateau qui aurait été volé par un corsaire du XIXe siècle. Un dernier exemple : Alice et les Chats persans, où les petits félins ne prennent aucune part à l'histoire.

Les traducteurs [modifier]

De 1955 à 1983, trois traductrices se sont succédé : Hélène Commin, Anne Joba et Claude Voilier. Toutes trois se sont essayé à l’écriture pour la jeunesse pour le compte des éditions Hachette.

  • Hélène Commin est la traductrice des premières versions originales non retouchées de Alice. Elle a néanmoins parfois pris des libertés avec le texte original en ajoutant, par exemple, des passages où elle invente des origines françaises à Alice Roy[8]. Or, ces passages n’existent pas dans la version originale américaine.

Hélène Commin a traduit la série Le Club des Cinq ainsi que Lassie (dans la collection Idéal-Bibliothèque) dont elle a écrit une suite (Le Fils de Lassie).

  • Anne Joba prend le relais. Elle reprend les traductions d’Hélène Commin pour les abréger et les moderniser légèrement, conformément au souhait des éditions Hachette qui ne souhaitaient pas retraduire les nouvelles versions américaines revues par Harriet Adams et parues entre-temps aux États-Unis.
  • Claude Voilier, journaliste et romancière, est celle qui a traduit le moins de titres. Elle a écrit chez Hachette Celle que l’on retrouva et Le manoir des cinq preux. Elle a également écrit une suite des aventures du Club des Cinq.

Après 1983, une flopée de nouveaux traducteurs s'attèlera à traduire les nouvelles (et à retraduire les anciennes) aventures d'Alice, parmi lesquels : Martine Millon, Dominique Rousset, Lisa Rosenbaum, Jean Esch, Sandrine Couprie-Verspieren, Marianne Costa, David Stryker, Barbara Nasaroff, Sophie Dalle, France-Marie Watkins et, dernièrement, Anne Laure Estèves et Sandrine Couprie.

Deux séries différentes d'Alice [modifier]

De 1930 à 1979, aux États-Unis, tous les romans de la série étaient publiés par la maison Grosset et Dunlap. À partir de 1979, suite à la vente de la célèbre et ancienne société Stratemeyer Syndicate - laquelle avait inventé Alice - et suite à un procès, les droits de la rédaction et la publication des nouveaux romans de la série ont été données à la maison Simon et Schuster, qui a racheté le Stratemeyer Syndicate.

Les 56 premiers titres publiés par Grosset et Dunlap sont ainsi considérés comme les classiques originaux et sont toujours édités de nos jours aux États-Unis par Grosset et Dunlap (après un nouveau procès) sous l’appellation déposée Nancy Drew Mystery Stories®. Les romans suivants sont considérés comme une série différente, plus moderne.

En 2003, la série Alice/ Nancy Drew a été interrompue, et une nouvelle série plus moderne a été créée : Nancy Drew (All New) Girl Detective, dont quelques titres ont paru en France chez Bayard poche.

Modernisation des rééditions [modifier]

Au fil des rééditions, le texte d'origine des 56 premiers romans a été modifié, abrégé et modernisé[9]. C’est en 1959 que le Stratemeyer Syndicate décide de mettre au goût du jour les trente-quatre premiers titres déjà parus. Celle qui se charge des révisions, c’est Harriet Adams elle-même, contre l’avis de Mildred Wirt Benson. Des coupes sont faites dans les descriptions pour accélérer le rythme du récit, le style est simplifié, les termes et expressions démodés sont actualisés, la priorité est donnée aux dialogues. Pour finir, les histoires sont purgées de tout ce qui serait aujourd’hui qualifié de politiquement incorrect (références aux Noirs, aux Juifs, etc.)[10]. Les histoires sont même parfois entièrement réécrites, avec un nouveau scénario et de nouveaux personnages sans lien avec l’histoire originale[11]. Des 25 chapitres originaux, l'on est passé à 20 chapitres. Selon les propres mots de Mildred Wirt Benson, le premier auteur de la série, les changements opérés « ont ôté toute saveur aux histoires. » Pour beaucoup de fans, les histoires ont perdu tout intérêt littéraire.

Depuis les années 2000, la France poursuit les modifications du texte original, jusqu'à le réécrire[12]. La simplification extrême de la traduction a fait que la série est désormais publiée dans la collection Bibliothèque rose (série Classiques de la Rose), destinée aux très jeunes lecteurs[13]. Ces nouvelles versions suscitent la polémique auprès des parents dont beaucoup considèrent que la traduction originale a été par trop dénaturée et le niveau de langage, trop affaibli[14].

Les différentes collections [modifier]

Les volumes cartonnés [modifier]

  • De 1955 à 1958 : les volumes avec jaquette en papier

Les premiers volumes se présentent sous forme cartonnée in-12 carré, reliés. Ils sont recouverts de toile verte avec des dorures sous forme de bandes horizontales.

La jaquette en papier est illustrée en couleur. Le dos n'est pas encore vert, mais blanc. Le titre est en lettres rouges, et l'inscription "Bibliothèque verte" figure en lettres vertes sur le haut de la couverture.

Le cahier est réalisé avec du papier recyclé marron de très faible qualité, résultat des restrictions d'après-guerre. En effet, après la deuxième guerre mondiale, Louis Mirman et Madeline Gueydoux ont eu l'idée d'utiliser du simple papier journal pour l'impression des livres pour la jeunesse, réduisant ainsi leur coût et permettant la multiplications des livres de la Bibliothèque verte et rose.

Les livres comportent huit dessins en noir et blanc hors texte de pleine page.

Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 1re série" ou simplement "série à jaquette".

  • De 1958 à 1959 : les 1ères couvertures pelliculées

En 1955, Hachette décide de relancer sa collection en éditant des séries anglo-saxonnes et en optant pour une présentation plus moderne et plus attractive. L’idée est d’en faire une véritable collection populaire. Le prix des ouvrages est ainsi fixé en fonction de l’argent de poche mensuel de l’époque.

C'est en 1958 qu'a lieu le premier grand changement dans l'aspect des volumes : l'abandon de la jaquette en papier. Le dessin de couverture est désormais collé sur le carton et recouvert d'un film en plastique appelé pelliculage. La production des matières plastiques, auparavant coûteuse, s'était en effet fortement développée après la Seconde Guerre mondiale et était devenue plus abordable.

Le cahier n'est plus relié, mais broché, procédé moins onéreux. Le papier est toujours de qualité médiocre; le dos reste blanc et comporte désormais une numérotation.

Un bandeau jaune avec l'inscription "Bibliothèque verte" est apposé sur le haut de la couverture.

bandeau de la collection Bibliothèque Verte

Cette série n'a été éditée que durant l'année 1958. Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 2e série".

  • De 1959 à 1983 : apparition du dos vert

En 1959, Hachette opte pour un dos (ou tranche arrière) entièrement vert des volumes, avec en son milieu une case portant une illustration résumant l'intrigue. Le bandeau jaune avec l’inscription "bibliothèque verte" demeure.

Une innovation importante a lieu : la couleur fait son apparition avec l'insertion dans le cahier de quatre illustrations de pleine page hors texte ainsi que de nombreuses illustrations in texte de demi-page en noir et blanc.

De 1959 à 1983, de légères variations dans l'aspect du design auront lieu, dont la plus importante sera la disparition du bandeau jaune à l'inscription "bibliothèque verte" apposé sur le haut de la couverture. Le bandeau sera remplacé, à partir de 1975, par un logo en forme de rectangle dans lequel figurent les mots "Bibliothèque verte".

2e logo de la collection Bibliothèque Verte

À partir de 1972, la numérotation n'est plus visible sur les volumes. Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 3e série".

  • De 1983 à 1988 : la série hachurée

Le début des années 1980 voit une baisse notable des vente des livres de la Bibliothèque verte et rose. Afin de relancer les ventes, Hachette fait évoluer l'aspect et le format de ses volumes. Ainsi, en 1983, le format est-il légèrement réduit en largeur, et le dos comporte six hachures blanches en diagonale sur un fond toujours vert.

Un volume dans la série dite hachurée de la Bibliothèque verte..JPG

La case portant l'illustration migre du milieu vers le haut de la tranche. Enfin, sur la quatrième de couverture, est ajoutée une petite illustration en couleur tirée d'une planche intérieure du livre. Le texte d'origine est parfois abrégé.

Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 4e série" ou simplement "série hachurée".

Les volumes souples [modifier]

  • De 1988 à 2000 : apparition du format souple

En 1988, la chute des ventes se confirme. Dans un souci d'économie, Hachette abandonne les couvertures cartonnées, plus onéreuses, et adopte le format de poche souple. Les illustrations intérieures en couleur sont remplacées par des illustrations en noir et blanc, moins nombreuses que dans les volumes cartonnés. La numérotation réapparaît au dos des volumes. La qualité du papier s'améliore. Le texte d'origine est abrégé et modernisé. De légères variations dans l'aspect du design auront lieu au fil des rééditions.

Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 5e série" ou simplement "série format de poche".

  • De 2000 à 2006 : le format hybride "à timbre"

Les éditions Hachette décident de marquer le passage à l'an 2000 en créant un nouveau design pour l'ensemble des volumes de la Bibliothèque verte et rose : un format hybride entre le format cartonné et le format souple voit le jour, plus luxueux et plus esthétique. Pour inaugurer ce grand changement, Hachette offrait, dans chaque volume de la série Alice, un grand marque page plastifié sur lequel figurait le dessin du personnage d'Alice tel qu'il sera dessiné au dos de chaque volume, dans la case supérieure.

La couverture semi-rigide et épaisse comporte une partie vernie en relief, l'autre partie étant mate. Sur la couverture figure, dans le coin supérieur gauche, un petit dessin qui représente un timbre poste sur lequel apparaît le buste d'Alice : le timbre est oblitéré du sceau "Bibliothèque verte". Le papier utilisé est désormais du haut de gamme et le texte, toujours abrégé.

Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 6e série" ou "série à timbre".

  • De 2006 à aujourd'hui : le format hybride illustré par Marguerite Sauvage

En 2006, pour fêter l’année anniversaire des 150 ans de la Bibliothèque rose et verte, les éditions Hachette décident de renouveler l'illustration des couvertures de la série Alice. La série à timbre est donc abandonnée au profit d'un nouveau design encore plus moderne via le style atypique et coloré de l’illustratrice Marguerite Sauvage.

Sur la couverture, près de la reliure, est ajouté un bandeau vert vertical qui porte l'inscription "Les Classiques de la Verte" en lettres blanches.

Pour la plupart des titres, le texte est encore davantage remanié par rapport au texte d'origine (suppression des descriptions, changement de temps grammatical, vocabulaire simplifié et modernisé, etc.) au point que la série Alice est désormais éditée dans la Bibliothèque rose depuis 2011.

Ces nouvelles versions remaniées des séries étrangères telles que Le Club des Cinq ou Alice suscitent la polémique auprès des parents dont beaucoup considèrent que la traduction originale a été par trop dénaturée, et le niveau de langage, trop affaibli[14].

Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 6e série" ou simplement "série Marguerite Sauvage".

Les illustrateurs [modifier]

En France [modifier]

Volumes cartonnés
(1955 à 1987)
Volumes souples
(1988 - de nos jours)
Albert Chazelle Philippe Daure
Daniel Billon Pierre-Olivier Vincent
Guy Maynard Marguerite Sauvage
Jean-Louis Mercier
Josette Mimran
Jacques Poirier
Jean-Louis Mercier
Jean Sidobre
Joseph Sheldon
Philippe Daure

Il est le premier illustrateur de la série (de 1955 à 1974, date de son décès) et celui qui crée le visuel du personnage d'Alice. Chatoyant et gai, montrant souvent une Alice souriante, son style, hésitant dans les années cinquante[15], s'améliore notablement dans les années soixante[16]. À l'amorce des années 1970, se voulant plus moderne, son trait de crayon change radicalement[17]. Fait inhabituel : il a illustré trois couvertures sur lesquelles n'apparaît pas le personnage d'Alice[18] Il est l’un des deux illustrateurs qui ont dessiné le plus grand nombre de couvertures différentes de la série "Alice", l'autre illustrateur étant Philippe Daure.

Il n’a illustré que trois volumes : Alice et le Mannequin et Alice et la Rivière souterraine dans la collection Bibliothèque verte, et un titre dans la collection Idéal-Bibliothèque : Alice et le Tiroir secret, en 1979. Son style un peu sombre est typique des années 1970. Certains de ses dessins hors texte de pleine page se démarquent, par leur grand esthétisme, des illustrations in texte de demi-page, plus ordinaires[19]

Épouse de Louis Mimran, le directeur des collections jeunesse chez Hachette, elle s'est essayé à l'illustration d'œuvres pour la jeunesse. Elle n'a illustré qu'un seul titre : Alice et les Faux-monnayeurs, dans la collection La Galaxie.

Pour ses dessins de pleine page, il opte pour des couleurs criardes. Le détail ne semblant pas être une priorité, ses illustrations peuvent paraître inaboutis.

Il a illustré un seul titre : Alice et l'Ombre chinoise. Son style est très similaire à celui de Jacques Poirier.

De 1983 à 1984, pendant une seule année, il a été chargé de redessiner les couvertures des rééditions parues dans la toute nouvelle collection hachurée. Il s'est distingué par la fantaisie de ses dessins : la plupart de ses couvertures n'ont en effet aucun lien avec la trame du roman. Ainsi, la couverture de Alice et le Fantôme montre le personnage d'Alice dans un château, vêtue comme au Moyen Âge, tenant dans sa main un candélabre et faisant face à un fantôme. Cette scène est une pure invention de Joseph Sheldon : dans le roman, le fantôme en question se trouve à l’intérieur d'une grotte, au bord de la mer… De même, la couverture d'Alice et la Malle mystérieuse montre Alice dans la mer déchaînée, qui se maintient à flot juchée sur une malle. Or, dans le roman, le personnage d'Alice n'est jamais tombé à l'eau, pas plus que la malle… Les illustrateurs précédents (Albert Chazelle) et suivants (Philippe Daure) avaient, à l'évidence, lu les romans pour pouvoir les illustrer (Albert Chazelle a poussé la perfection jusqu'à dessiner les robes des héroïnes des mêmes couleurs et motifs que ceux cités dans le texte[20] ; les autres illustrateurs s’étaient contenté de copier les dessins des illustrateurs précédents (tel Guy Maynard).

Il commence par illustrer deux volumes parus dans la collection Idéal-Bibliothèque : (Alice et le Pigeon voyageur en 1980 et Alice au manoir hanté en 1981. Il reprend du service en 1984 pour dessiner les nouvelles couvertures parues dans la collection hachurée, et le restera jusqu'en 1987. Il illustrera également les dessins intérieurs de quelques volumes. Après le style plus sombre des illustrateurs qui ont succédé à Albert Chazelle, Jean Sidobre renoue avec les couleurs vives et chatoyantes et la gaieté, et redonne un sourire au personnage d'Alice. Son style évolue : dans les derniers romans, il opte pour un graphisme façon "bande dessinée", un domaine dans lequel il s'investira d'ailleurs à part entière (il publiera des bandes dessinées).

Avec Albert Chazelle, il est l’illustrateur le plus prolifique de la série. Il a d'abord été l’illustrateur en titre d'une autre série écrite par Caroline Quine : Une Enquête des Sœurs Parker. C'est en 1975 qu'il dessine son premier volume de la série Alice (Alice et la Dame du lac) et il ne recommencera que neuf ans plus tard, à partir de 1984, avec les volumes parus dans la collection hachurée. Il est celui qui illustrera tous les titres parus dans le format de poche souple, jusqu'en 2004, année de son décès. Ayant le souci du détail et faisant montre d'un grand professionnalisme (il lit à l'évidence les romans avant de les illustrer et ne cède pas à la tentation de s'inspirer ou de copier les dessins de ses prédécesseurs), les scènes qu'il dessine sont souvent des scènes d'action (personnages qui courent, se battent; objets qui tombent, etc.), jugées généralement plus difficiles à réaliser que les scènes statiques, telles celles d'Albert Chazelle. Ne cherchant pas la facilité, il crée des angles de vue innovants et jusqu’ici inédits dans la série Alice : plongée, contre-plongée et perspectives inhabituelles.

Depuis 2006, elle est l'illustratrice exclusive de la série. Coloré et très moderne, son trait de crayon façon dessin animé, est jusqu'ici inédit dans la série Alice, les illustrateurs précédents s’étant plus ou moins efforcé de garder une certaine ressemblance avec la réalité. Jusqu'à présent (mai 2013), seize volumes ont été illustrés par Marguerite Sauvage.

Aux États-Unis [modifier]

  • De 1930 à 1949 : Russell Tandy est l'illustrateur en titre de la série. Coloré et gai, les couvertures représentent toujours une Alice en action.

Les éditions des années trente illustrées par Russell Tandy sont les plus rares et les plus recherchées par les collectionneurs à cause des illustrations de couverture mais aussi pour les quatre gravures intérieures en noir et blanc imprimées sur papier glacé qui disparaitront dans les années quarante.

  • De 1950 à 1952 : Bill Gillies illustre trois livres seulement.
  • De 1953 à 1979 : Rudy Nappi.

Liste des titres [modifier]

Aux États-Unis, sous son nom original de Nancy Drew, Alice est l'héroïne d'une série principale constituée de 175 volumes : les Nancy Drew Mystery Stories (en français : Les Histoires de mystère de Nancy Drew). Les cinquante-six premiers livres de cette série sont considérés comme les classiques originaux et sont publiés non pas par la maison d'édition Simon & Schuster mais par la maison d'édition des origines, Grosset et Dunlap qui, après un procès, garde l’entière exclusivité des rééditions des cinquante-six premiers titres de la série.

En France, une grande moitié seulement des romans de la série principale a été traduite, de 1955 à nos jours, dans les collections Bibliothèque verte et Idéal-Bibliothèque. En 1988, pour convaincre une jeunesse moins innocente, les éditeurs français avaient tenté de lancer, parallèlement à Alice, une seconde série intitulée Les Enquêtes de Nancy (Nancy Drive en VO), qui n'a pas eu de succès.

dans la Bibliothèque verte [modifier]

Les volumes antérieurs à 1958 comportent une jaquette en papier et huit dessins intérieurs de pleine page en noir et blanc. Les quatre premiers volumes d’Alice parus en France ont été publiés dans ce format ancien et sont considérés comme les éditions les plus rares[21].

Note : La liste reprend l'ordre et la date de publication aux États-Unis.

Série Nancy Drew Mystery Stories® (les 56 premiers romans)

dans l'Idéal-Bibliothèque [modifier]

Trente-cinq titres ont paru dans cette collection (dont 13 avec une jaquette en papier, considérés comme les éditions les plus rares).

Note : La liste reprend l'ordre et la date de publication en France.

dans La Galaxie [modifier]

Huit titres ont paru dans cette collection.
Note : La liste reprend l'ordre et la date de publication en France.

dans la Bibliothèque de la jeunesse [modifier]

De 1955 à 1969, parallèlement aux volumes cartonnés de la Bibliothèque Verte, Hachette publie simultanément des éditions souples bon marché, avec jaquette, dans la collection Bibliothèque de la jeunesse. Ce sont des copies conformes des volumes édités dans la Bibliothèque verte. Dans un souci d’économie, l'illustration de la couverture, d'abord identique à celle des volumes de la Bibliothèque verte, se réduira plus tard à un simple pictogramme de couleur bleue tiré de la page de titre des volumes de la Bibliothèque Verte. De nombreux titres d'Alice ont paru dans cette collection.

chez d'autres éditeurs [modifier]

Pour les éditions cartonnées :

Pour les formats de poche :

Séries dérivées [modifier]

  • Les Enquêtes de Nancy (en anglais : Nancy Drive) a paru en France de 1988 à 1989. Les histoires sont plus violentes et incluent le meurtre.

Huit titres ont paru dans cette série, où les noms des personnages ont été changés.

  1. Sortilèges Esquimaux
  2. La Chambre secrète
  3. Le Fantôme de Venise
  4. Chantage en vidéo
  5. Dans les griffes du dragon
  6. Meurtre en montagne
  7. Le Piège de l'araignée
  8. Week-end noir
  • Nancy Drew détective (Nancy Drew Girl Detective) a paru en France de 2006 à 2009 aux éditions Bayard Poche.

Treize titres ont paru dans cette série, où les noms des personnages sont les mêmes que dans la série classique Alice (nom anglais).

  1. Sans effraction (2006)
  2. Seule face au danger (2006)
  3. Un Piège pour Leslie (2006)
  4. Danger en plein ciel (2006)
  5. Action ! (2006)
  6. Disparition en plein désert (2007)
  7. Mission au Costa Rica (2007)
  8. Sabotage (2007)
  9. Sécession ! (2007)
  10. Une croisière périlleuse (2008)
  11. Course contre la montre (2008)
  12. Mystère à Hawaï (2008)
  13. Voyage dans le temps (2009)
  • Nancy Drew Files (parus de 1986 à 1997, inédit en France).
  • Nancy Drew Notebooks (parus de 1990 à 2005 : ce sont des enquêtes destinées aux plus petits, où Alice a huit ans) : inédit en France).
  • Nancy Drew and the Clue Crew (parus de juin 2006 à aujourd'hui, inédit en France) : il s'agit d'un livre dont vous êtes le héros.

Adaptations [modifier]

Le personnage d'Alice Roy / Nancy Drew a été repris, dans des adaptations très libres, en film (dès 1938), série télévisée et jeu vidéo.

Notes et références [modifier]

  1. Biographie de Louis Mirman
  2. *Citation tiré du livre de David Farah, farah's Guide, 1999 (Chapitre : "France").
  3. La veste au col rond apparaît au tout début des années soixante.
  4. Albert Chazelle dessine Alice selon les critères de mode de son époque. Ainsi, en 1962, quand il ajoute un bandeau dans les cheveux d'Alice, cet accessoire capillaire est à nouveau à la mode chez les femmes depuis 1960 et le restera jusqu'au milieu des années 1970. Voir l'histoire du bandeau pour cheveux (en anglais).
  5. [Illustrations américaines du personnage d'Alice dans les années 1930
  6. Voir en particulier : Alice et le Carnet vert, Alice et le Tiroir secret et Alice et le Clavecin.
  7. Le nom d’Elise Roy n’apparaît qu’une seule fois dans la traduction française, dans Alice détective (édition d'avant 1980, page 13 et 20). Il y est écrit que Élise est le nom de la mère d’Alice.
  8. « Par sa mère, Alice descendait d’une vieille famille française installée en Louisiane, les Beauchamp… » (Alice détective, éditions de 1955 à 1969, pages 13 et 20).
  9. Plusieurs titres de la série ont paru en France dans une version très abrégée : Alice au ranch, Alice et les Chats persans, Alice et le Carnet vert, Alice et les Faux-monnayeurs, Quand Alice rencontre Alice, Alice et la Statue qui parle, Alice et les Contrebandiers, Alice et le Violon tzigane, Alice et le Pickpocket, Alice et l'Esprit frappeur.
  10. Les versions abrégées comportent vingt chapitres ; les versions originales non abrégées ont 25 chapitres.
  11. Ont entièrement été réécrits les titres suivants : Alice au manoir hanté, Alice et les Diamants, Alice au ranch, Alice et le Médaillon d'or, Alice au Canada / Alice chercheuse d'or, Alice et la Statue qui parle, Alice et la Malle mystérieuse, Alice et l'Ombre chinoise. Quant au titre Alice et la Fusée spatiale, il est le remake d'Alice et l'Ombre chinoise
  12. Ces modifications ont commencé avec la sortie en format souple de la série (1988). Les formats cartonnés de 1955 à 1987 contiennent la version originale ou bien la version revue par Harriet Adams. Pour savoir si un volume contient la version originale de l'histoire non modifiée par Harriet Adams (seuls sont concernés les trente-quatre premiers titres de la série), il faut se référer à la table des matières : le texte original comprend toujours vingt-cinq chapitres (parfois vingt-quatre) et environ 250 pages. Une autre indication : le traducteur français des romans originaux est Hélène Commin.
  13. On peut légitimement se poser la question de savoir si la traduction d'une œuvre étrangère est en droit de modifier aussi outrancièrement le texte original sans qu'aucun avertissement écrit tel que "Texte abrégé", "Texte modifié", etc. ne figure dans le livre.
  14. a et b Un article de Libération au sujet de la modernisation des séries de la Bibliothèque rose et verte.
  15. Voir sa première couverture de Alice et la Pantoufle d'hermine.
  16. Voir la couverture de Alice et le Clavecin.
  17. Voir les volumes parus dans la collection Idéal-Bibliothèque : Alice au Canada / Alice chercheuse d'or, Alice au ranch, Alice et les Plumes de paon.
  18. Alice et les Faux-monnayeurs (Bibliothèque verte), Alice et les Plumes de paon (Idéal-Bibliothèque) et Alice et le Fantôme (Idéal-Bibliothèque).
  19. Voir la première planche en couleur de Alice et la Rivière souterraine (page 33).
  20. Voir l'édition illustrée par Albert Chazelle de Alice et le Diadème" à la page 65 bis. Le texte qui décrit les robes se trouve à la page 56 : « Bess choisit une vaporeuse robe rose, Marion en choisit une en soie vert émeraude, de forme très simple; celle d'Alice était de coton jaune orée de broderies blanches représentant des oiseaux et des fleurs. »)
  21. Il s'agit de : Alice au bal masqué (1955), Alice détective (1955), Alice et le Chandelier (1956) et Alice au camp des biches (1957).
  22. Orthographié "Alice et les trois clés" sur les nouvelles éditions parues de 1971 à 1973.
  23. Il s'agit de la réécriture du titre Alice et l'Ombre chinoise paru en 1941.
  24. a, b et c Les Enquêtes de Nancy Drive (Nancy Drive en VO) est une série dérivée parue en France de 1988 à 1989.

Bibliographie [modifier]

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article source utilisée pour la rédaction de cet article

  • André-François Ruaud et Xavier Mauméjean, Le Dico des héros, Éditions Les Moutons électriques / Bibliothèque rouge, janvier 2009.[1]
  • Armelle Leroy, Le Club des Cinq, Fantômette, Oui-Oui et les autres : Les grandes séries des Bibliothèques Rose et Verte, Hors Collection, 2005, 110 p. (ISBN 2258067537) 
  • Marc Soriano, Guide de Littérature pour la jeunesse, Delagrave, 2002, 568 p. (ISBN 2-206-08607-7) [lire en ligne] |.
  • (en) David Farah, Farah's Guide, Farah's Books, 1999, 556 p. (ISBN 0963994980)  : Chapitre : "France".

Liens externes [modifier]