Bibliothèque verte

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Volumes de la Bibliothèque verte
(3e et 4e séries)

La Bibliothèque verte est une collection de livres pour la jeunesse créée en 1923 par Hachette, qui se caractérise, depuis 1959, par la couleur verte du dos. La Bibliothèque Verte atteindra son apogée de 1955 à 1980, et sera régulièrement rajeunie jusqu’à nos jours.

Sommaire

Genèse [modifier]

Créée en 1923, la collection Bibliothèque verte était destinée aux jeunes adolescents (et plus particulièrement aux garçons), et était conçue pour rééditer les grands classiques de la littérature pour la jeunesse, en particulier les auteurs du fonds Hetzel, racheté par les éditions Hachette en 1914 (elle prend la suite de la Bibliothèque d'éducation et de récréation d'Hetzel). La première version s'intitule ainsi Nouvelle Bibliothèque d'éducation et de récréation. Au début, les ouvrages de Jules Verne sont édités chez Hachette dans la Collection Jules Verne, puis ils intégreront également la Bibliothèque verte.

C'est à partir de 1948 que des nouveautés paraîtront en nombre significatif dans cette collection, et qu'apparaissent les séries étrangères à héros récurrent. Ainsi, en août 1955, le premier titre de la série Alice, Alice détective, de l'Américaine Caroline Quine, est publié dans la Bibliothèque verte et ouvre le bal à de nombreuses séries anglo-saxonnes dont Hachette a racheté les droits. C'est également en 1955 que commencent à être éditées dans la collection Bibliothèque rose - l'autre collection à succès des éditions Hachette - les séries de l'Anglaise Enid Blyton : Le Club des Cinq et Oui-Oui.

Les Bibliothèque verte et rose rencontrent un succès sans précédent qui perdurera jusqu'au début des années 1980. D'autres séries seront commandées à des auteurs français et viendront alimenter le succès : Michel de Georges Bayard, en 1958, Les Six Compagnons, de Paul-Jacques Bonzon en 1961, toutes deux publiées dans la Bibliothèque verte, et Fantômette, de Georges Chaulet, publiée en 1961 dans la Bibliothèque rose.

Les enfants des années soixante et soixante-dix vont s’approprier ces ouvrages, édités à des millions d'exemplaires, et en garnir les étagères de leur chambre.

La Bibliothèque verte aujourd’hui [modifier]

Aujourd'hui, la Bibliothèque verte est essentiellement centrée sur la novélisation des séries télévisées et films : les romans d'action et d'aventure pour les enfants de six à douze ans. Elle est ainsi complémentaire de la Bibliothèque rose, qui regroupe actuellement des romans d'humour, d'émotion ou de magie.

Aujourd'hui, la collection est segmentée en fonction de la tranche d'âge des lecteurs :

  • Première Bibliothèque verte pour les 6-8 ans
  • Bibliothèque verte pour les 8-10 ans
  • Bibliothèque verte Plus pour les 10-12 ans

Les étapes de la modernisation de la Bibliothèque verte [modifier]

Première série de livres (1923 à 1958) [modifier]

Les premiers volumes se présentaient sous forme cartonnée in-12 carré, reliés. Ils étaient recouverts de toile verte avec des dorures sous forme de bandes horizontales. La jaquette en papier était illustrée en couleur. Le dos n'était pas encore vert, mais blanc. Le titre était en lettres rouges, l'inscription "Bibliothèque verte" figurait en lettres vertes sur le haut de la couverture. Le cahier était réalisé avec du papier recyclé de faible qualité, résultat des restrictions d'après-guerre. Le livre comportait huit dessins intérieurs en noir et blanc de pleine page. Le texte demeure le texte original.

Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 1re série".

À noter : parallèlement à la collection classique de la Bibliothèque verte, une autre collection est créée en 1956 : la Bibliothèque Hachette. Elle comporte, elle aussi, une jaquette. Sur le dessin de couverture figure le bandeau "Bibliothèque Hachette" en lettre jaunes dans un cadre vert. L'aspect de la jaquette de cette collection préfigure la Bibliothèque verte de troisième série. Peu de titres ont paru dans cette collection éphémère qui cessera en 1959.

Deuxième série de livres (1958 à 1959) [modifier]

En 1955, Hachette décide de relancer sa collection en éditant des séries anglo-saxonnes et en optant pour une présentation plus moderne et plus attractive. L’idée est d’en faire une véritable collection populaire. Le prix des ouvrages est ainsi fixé en fonction de l’argent de poche mensuel de l’époque.

C'est en 1958 qu'a lieu le premier grand changement dans l'aspect des volumes édités : la jaquette en papier disparaît. L'illustration est désormais recouverte d'un film en plastique appelé pelliculage. La production des matières plastiques, autrefois coûteuse, s'était en effet fortement développée après la Seconde Guerre mondiale et était devenue plus abordable.

Le cahier n'est plus relié, mais broché, procédé moins onéreux. Le papier reste de qualité médiocre, le dos reste blanc et comporte désormais une numérotation. Un bandeau jaune avec l'inscription "bibliothèque verte" est apposé sur le haut de la couverture. Cette série n'a été éditée que durant l'année 1958.

Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 2e série".

Troisième série de livres (1959 à 1983) [modifier]

En 1959, Hachette opte pour un dos (ou tranche arrière) entièrement vert des volumes, avec en son milieu une case portant une illustration résumant l'intrigue. Le bandeau jaune avec l’inscription "bibliothèque verte" demeure.

Autre innovation : quatre illustrations de pleine page en couleur sont insérées dans tous les volumes ainsi que de nombreuses illustrations de demi-page en noir et blanc.

La qualité du papier, lequel est toujours issu du recyclage, demeure très médiocre et empire à partir des années 1976 où il devient marron clair et les feuilles, d'une minceur extrême.

De 1959 à 1983, de légères variations dans l'aspect du design auront lieu, dont la plus importante sera la disparition du bandeau jaune avec l'inscription "bibliothèque verte" apposé sur le haut de la couverture. Le bandeau sera remplacé, à partir de 1975, par un logo ayant la forme d'un rectangle, et dans lequel figurent les mots "Bibliothèque verte".

2e logo de la collection Bibliothèque verte

À partir de 1972, la numérotation n'est plus visible sur les volumes.

Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 3e série".

Quatrième série de livres (1983 à 1988) [modifier]

Le début des années 1980 voit une baisse notable des vente des livres de la Bibliothèque verte. Afin de relancer les ventes, Hachette fait évoluer l'aspect et le format de ses volumes. Ainsi, en 1983, le format est-il légèrement réduit en largeur, et le dos comporte des hachures blanches en diagonale. La case portant l'illustration migre du milieu vers le haut de la tranche. Enfin, sur la quatrième de couverture est ajoutée une petite illustration en couleur tirée d'une planche intérieure du livre. Le texte d'origine est parfois abrégé.

Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 4e série" ou "série hachurée".

Cinquième série de livres (1988 à 2000) [modifier]

En 1988, la chute des ventes se confirme. Dans un souci d'économie, Hachette abandonne les couvertures cartonnées et adopte le format de poche souple. Les illustrations intérieures en couleur sont remplacées par des illustrations en noir et blanc, moins nombreuses que dans les volumes cartonnés. La numérotation réapparaît au dos des volumes. La qualité du papier s'améliore. Le texte d'origine est remanié, abrégé et modernisé.

Des légères variations dans l'aspect du design auront lieu.

Ces volumes sont dits "Bibliothèque verte de 5e série".

Sixième série de livres (2000-présent) [modifier]

Depuis les années 2000, un format hybride entre le format cartonné et le format souple, est créé, plus luxueux et plus esthétique. Une partie du dessin de l’épaisse couverture est en relief et en surbrillance. Le papier utilisée est du haut de gamme. Pour la plupart des titres, le texte est encore davantage remanié et modernisé par rapport au texte d'origine, au point que les nouvelles versions des séries telles que Le Club des Cinq ou Alice suscitent la polémique auprès des parents dont beaucoup considèrent que la traduction originale a été par trop dénaturée et le niveau de langage, trop affaibli[1].

De nouvelles séries font leur apparition à partir des années 2000, dont beaucoup sont tirées de films ou de bandes dessinées.

Les séries éditées [modifier]

Note : liste non exhaustive.

Séries actuelles (1988-présent) [modifier]

Anciennes séries (1955-1987) [modifier]

Romans édités [modifier]

Les illustrateurs de la Bibliothèque Verte [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Un article de Libération au sujet de la modernisation des séries de la Bibliothèque rose et verte.
  2. a et b En 2011, la série "Alice" passe dans la Bibliothèque rose.
  3. Edward Jones est un pseudonyme inventé par les éditions Hachette, l'auteur de la série originale italienne étant Paul Dorval, pseudonyme d'un collectif d'écrivains des éditions Mondadori.
  4. Il s'agit d'un collectif d'écrivains simplement présenté par le cinéaste Alfred Hitchcock, mais non de livres rédigés par lui, de même qu'il prêtait son nom à des recueils de nouvelles policières ou d'angoisse.
  5. J.-P. Ariel est le pseudonyme de Raoul Auger.

Sources [modifier]

livres
  • André-François Ruaud et Xavier Mauméjean, Le Dico des héros, Éditions Les Moutons électriques / Bibliothèque rouge, janvier 2009.[1]
  • Armelle Leroy, Le Club des Cinq, Fantômette, Oui-Oui et les autres : Les grandes séries des Bibliothèques Rose et Verte, Hors Collection, 2005, 110 p. (ISBN 2258067537) 
  • Marc Soriano, Guide de Littérature pour la jeunesse, Delagrave, 2002, 568 p. (ISBN 2-206-08607-7) [lire en ligne] |.
site Internet

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]