Étienne Louis Malus

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Étienne Louis Malus

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Étienne Louis Malus

Naissance 23 juillet 1775
Paris (France)
Décès 23 février 1812 (à 36 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Champs Mathématiques, physique
Institutions École polytechnique
Diplôme École polytechnique
Renommé pour Loi de Malus
Polarisation (optique)
Distinctions Médaille Rumford

Étienne Louis Malus (de son nom de famille complet Malus de Mitry), né à Paris le 23 juillet 1775 et mort à Paris le 23 février 1812, est un ingénieur, physicien et mathématicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre à l’École du génie de Mézières dont il est renvoyé comme suspect en 1793. Il est envoyé ensuite à Dunkerque où un ingénieur des ponts et chaussées le remarque et le fait entrer à l’École polytechnique (Promotion X1794). Affecté au génie, il participe à l’expédition d'Égypte de 1798 à 1801 et devient membre de l’Institut d’Égypte. Ingénieur du génie, responsable des travaux au port d'Anvers (1804-06) puis des fortifications de Strasbourg (1807-1810), il est élu membre de l’Académie des sciences en 1810. Il est par la suite examinateur au concours d’entrée, puis brièvement directeur des études à l’École polytechnique de 1811 à sa mort. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (10e division)[1].

Travaux[modifier | modifier le code]

Ses travaux mathématiques sont pour la plupart liés à l’étude de la lumière. Ses travaux sur les systèmes géométriques sont proches de ceux de Julius Plücker. Il mène des expériences pour vérifier les théories énoncées par Huygens sur la nature de la lumière et les reformule sous une forme plus analytique dans son Traité d’optique analytique paru en 1807. Sa découverte de la polarisation de la lumière par réflexion est publiée en 1809 et sa théorie de la double réfraction de la lumière dans un cristal paraît sous le titre Théorie de la double réfraction de la lumière dans les substances cristallines en 1810 et lui vaut le prix de l’Académie des sciences ainsi que la médaille Rumford de la Royal Society.

  • Sa découverte la plus célèbre est probablement la loi de Malus, qui donne l’intensité I, après passage dans un polariseur d’un faisceau lumineux d’intensité incidente I0 :
I = I0 cos2 θ

où θ est l’angle entre la direction de polarisation de la lumière incidente et l’axe du polariseur.

Articles majeurs[modifier | modifier le code]

Sur la mesure du pouvoir réfringent des corps opaques, Journal de l'Ecole polytechnique, 1809, Tome 8, p. 219-228.

Hommages et iconographie[modifier | modifier le code]

Son nom est inscrit sur la tour Eiffel et en 1879 la rue Malus à Paris fut baptisé en son nom.

  • Paris, Bibliothèque nationale de France, Portrait de Malus par André Dutertre, dessin à la mine de plomb, 0,086 x 0,075.
  • Estampe d'Ambroise Tardieu, d'après un dessin d'Antoine Chazal, lui-même d'après un tableau non documenté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 521

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Chappert, E.L. Malus et la théorie corpusculaire de la lumière, Paris, Librairie philosophique Vrin, 1977.

Lien externe[modifier | modifier le code]