William D. Nordhaus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une personnalité image illustrant américain image illustrant un économiste
Cet article est une ébauche concernant une personnalité américaine et un économiste.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

William D. Nordhaus est un économiste américain de l'école des choix publics. Il est né le aux États-Unis à Albuquerque (Nouveau-Mexique). Il est professeur d'économie à l'université Yale. Il est co-auteur avec Paul Samuelson, prix Nobel d'économie en 1970, d'un manuel qui est pris en référence à l'échelle mondiale, Economics, publié en France chez Economica sous le titre Économie.

Il est particulièrement connu pour sa théorie des cycles politico-économiques, qui avance que les gouvernants augmentent les dépenses publiques et relancent l'économie avant les échéances électorales afin d'être réélus, mais au mépris du respect des équilibres macroéconomiques. Son influence est aussi importante en économie de l'environnement.

Proposition d'un club de pays avancés dans la volonté de protéger le climat[modifier | modifier le code]

Dans une note "Presidential Address" délivrée au 127e congrès de l’American Economic Association en janvier 2015, peu avant l'accord de Paris, Nordhaus constate qu'il ne semble pas y avoir de vraie coalition climatique, assez stable et suffisante pour s'engager vers les objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre sans mécanisme de sanction vis-à-vis des non-participants.

Il propose donc une sorte de traité climatique international incitatif, associant une tarification du carbone et des actions commerciales "modérées" à l'encontre des États se comportant en « passager clandestin ».
Cette sorte d'écotaxe serait uniforme pour limiter les distorsions, tout limitant les risques d'apparition dans les pays exportateurs de coalitions des producteurs les plus pénalisés susceptible d'activer des manœuvres de rétorsion sont ainsi limités. Ce système inciterait les pays émetteurs à entrer dans le club des pays engagés dans la réduction des émissions, tout en étant compatible avec le cadre de l'OMC et bien plus simple à mettre en œuvre et vérifier qu'une vraie taxe carbone ou d'autres mécanismes de compensation aux frontières.
Cette proposition est reprise en janvier 2017 par une note du Conseil d'analyse économique français (12 pages) rendu le 23 janvier 2017 au 1er ministre. Le CAE y estime que ce n’est pas le libre-échange qui détruit le climat ou freine l’application internationale de l'accord de Paris (c’est‐à‐dire une baisse de 27,0 % des émissions mondiales en 2030 par rapport au BAU) mais le manque tarification du carbone[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]