Vassili Aksionov

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Vassili Aksionov
Description de l'image №529+ Василий Аксенов, Орлеан, апрель 1983 (cropped).jpg.
Nom de naissance Vassili Pavlovitch Axionov
Naissance
Kazan, République socialiste soviétique autonome tatare
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Décès (à 76 ans)
Moscou, District fédéral central
Drapeau de la Russie Russie
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Russe

Œuvres principales

Une saga moscovite

Vassili Pavlovitch Aksionov (en russe : Василий Павлович Аксёнов) est un écrivain russe né le à Kazan (Union soviétique), mort le à Moscou (Russie)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Vassili Aksionov est né de Pavel Axionov et d'Evguénia Guinzbourg. Sa mère, Evguénia Guinzbourg, était une journaliste et éducatrice connue et son père, Pavel Aksionov, avait une haute position dans l'administration de Kazan. Tous les deux « étaient des communistes de premier plan ». En 1937, ils sont, toutefois, arrêtés et jugés pour leurs liens supposés aux trotskystes. Ils sont envoyés au Goulag, puis en exil, où « chacun a servi 18 ans, mais a, de façon remarquable, survécu. » Plus tard, Evguénia se fait connaître comme l'auteur de livres célèbres, Le Vertige et Le Ciel de la Kolyma, documentant la brutalité de la répression stalinienne.

Aksionov reste à Kazan avec sa nounou et sa grand-mère jusqu'à ce que le NKVD l'arrête comme un fils d'« ennemis du peuple », et l’envoie dans un orphelinat sans fournir à sa famille aucune information sur son sort. Aksionov y reste avant d'être secouru en 1938 par son oncle, dans la famille duquel il demeure jusqu'à ce que sa mère, après avoir purgé 10 ans de travaux forcés, soit libérée et revienne d'exil[2]. En 1947, Vassili rejoint sa mère reléguée à Magadan, où il obtient son diplôme d'études secondaires. Le demi-frère de Vassili, Alexis (du premier mariage de Guinzbourg avec Dmitriy Fedorov) est mort de faim dans Leningrad assiégée en 1941.

Ses parents, voyant que les médecins ont le plus de chance de survivre dans les camps, ont décidé qu'Aksionov ferait des études de médecine.

Il étudie d'abord la médecine, puis se consacre à l'écriture de romans. Il y dépeint une jeunesse russe recherchant la liberté du corps et de l'esprit, c'est-à-dire sous des dehors contraires à l'imagerie officielle soviétique[1]. Ses premiers récits (Confrères, 1959, Billet pour les étoiles, 1961, Oranges du Maroc, 1962) paraissent dans le journal Iounost. Ses premiers romans, Une brûlure (1975) et L'île de Crimée (1979), sont interdits par la censure[3]. En 1980, il est déchu de la citoyenneté soviétique et expulsé[2],[4]. Il arrive à Washington, où il enseigne la littérature sans se présenter comme dissident. En 1989, il revient en Russie pour une visite, puis publie Une saga moscovite, où il décrit la vie tragique et parfois burlesque d'une famille de médecins sous Staline[2]. Il a aussi publié Le Doux Style nouveau, À la Voltaire, qui reçoit le prix Booker russe en 2004[5],[6], Lumineuse césarienne, etc.

Après la dislocation de l'URSS, les autorités russes lui rendent sa nationalité et l'écrivain partage son temps entre les États-Unis et la Russie. Il se rend également souvent à Biarritz, sur la côte basque[7].

Vassili Aksionov est enterré au cimetière Vagankovo à Moscou.

Listes des œuvres[modifier | modifier le code]

Romans
  • (ru) Confrères, Les Éditeurs français réunis, 1963 - original : Коллеги
  • (ru) L'île de Crimée, Gallimard, 1982 - original : Остров Крым, 1979
  • (ru) Une brûlure, Gallimard, 1983 - original : Ожог, 1975
  • (en) Le Jaune de l'œuf, Denoël, 1992 - original : Желток яйца, 1989
  • (ru) Une saga moscovite : La génération de l'hiver, Guerre et prison, Prison et paix, Gallimard, 1995 - original : Московская сага : Поколение зимы, Война и тюрьма, Тюрьма и мир, 1992
  • (ru) Le Doux Style nouveau, Gallimard, 2000 - original : Новый сладостный стиль, 1996
  • (ru) Les Oranges du Maroc, Actes Sud, 2003 - original : Апельсины из Марокко, 1963
  • (ru) Lumineuse césarienne, Actes Sud, 2003 - original : Кесарево свечение, 2000
  • (ru) À la Voltaire, Actes Sud, 2005 - original : Вольтерьянцы и вольтерьянки
  • (ru) Les Hauts de Moscou, Actes Sud, 2007 - original : Москва Ква-Ква, dont la traduction par Lily Denis a emportée une Mention spéciale au Prix Russophonie 2008.
  • (ru) Terres rares, Actes Sud, 2009 - original : Редкие земли, 2007
Théâtre
  • (ru) Le Héron, Actes Sud, 1984 - original : Цапля, 1980
Nouvelle
  • (ru) Physicolyrica, Gallimard, 1997

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Vassili Pavlovitch Aksionov ou Vassili Pavlovitch Axionov », sur larousse.fr (consulté le 11 octobre 2016)
  2. a, b et c Emmanuel Hecht, « Disparition du "dissident littéraire" Vassili Axionov », sur lexpress.fr,‎ (consulté le 11 octobre 2016)
  3. « L'écrivain russe et ex-dissident Vassili Axionov hospitalisé à Moscou », sur sputniknews.com,‎ (consulté le 11 octobre 2016)
  4. « Vassili Axionov est mort », sur rfi.fr,‎ (consulté le 11 octobre 2016)
  5. Irina Barmetova, « Prix russe du meilleur roman 2004. Voltaire et Catherine II, rencontre imaginaire », sur courrierinternational.com,‎ (consulté le 11 octobre 2016)
  6. « Le dissident Vassili Axionov reçoit le Booker russe », sur liberation.fr,‎ (consulté le 11 octobre 2016)
  7. Michel Dantan, « Décès de l'écrivain russe Vassili Axionov », sur rfi.fr,‎ (consulté le 11 octobre 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]