Lydia Tchoukovskaïa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lydia Tchoukovskaïa
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Peredelkino Cemetery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Lydia Korneyevna Chukovskaya BorissovnaVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Алексей УгловVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Écrivaine, poétesse, auteure de littérature pour la jeunesseVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Maria Borissovna Goldfeld (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Nikolaï Tchoukovski (d)
Maria Tchoukovskaïa (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Enfant
Elena Chukovskaia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Œuvres réputées
La Maison déserte (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Doska na dome Chukovskoj SPb.jpg

plaque commémorative

Lydia Korneïevna Tchoukovskaïa (Ли́дия Корне́евна Чуко́вская), née Lydia Nikolaïevna Korneïtchoukova le à Saint-Pétersbourg en Russie impériale et morte le à Moscou en Fédération de Russie, est une femme de lettres et critique littéraire russe et soviétique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Korneï Tchoukovski et de son épouse, née Maria Borissovna Goldfeld, elle fut naturellement influencée par son père qui écrivait pour les enfants. C'est ainsi qu'elle débuta dans la vie active dans la maison d'édition de littérature enfantine russe que dirigeait Samouil Marchak avec pour fonction de choisir les manuscrits et, éventuellement, de les corriger.

D'un premier mariage (1929) avec le critique littéraire César Volpé naîtra une fille Elena (ru) en 1931. Mais le couple se sépara dès 1933.

Immeuble où demeuraient Lydia Tchoukovskaïa et son époux Matveï Bronstein avant l'arrestation de ce dernier en 1937

Son second mari, le physicien Matveï Petrovitch Bronstein qui l'aidait dans son activité de militante défendant les droits de l'homme, fut arrêté en 1937 et fusillé en 1938 à l'âge de 31 ans, ce que son épouse n'apprendra que plus tard. Elle échappa à l'arrestation en quittant son appartement du 38 rue Rubinstein à Léningrad, mais perdit son travail. En secret et au péril de sa vie, elle écrivit pendant les purges, de 1939 à 1940, le roman La Maison déserte, parfois édité sous le titre Sophia Petrovna qui est une enquête sur les victimes de la terreur stalinienne. De 1949 à 1957, elle écrivit La Plongée dans la même veine.

Après le 20e congrès du PCUS, du 14 au 25 février 1956, elle présenta le manuscrit de La Maison déserte aux éditions «Les Écrivains soviétiques». Il fut accepté en 1962, mais ensuite il ne fut pas publié en URSS. En France, il parut à la Librairie des Cinq Continents en 1965. Son essai, Dans le laboratoire de l'éditeur put quand même paraître dans son pays en 1960.

Indéfectible militante des droits de l'homme, elle entreprit la défense de Boris Pasternak puis en février 1966, celle d'Andreï Siniavski et de Iouli Daniel pendant leur procès, par l'envoi aux journaux de lettres ouvertes (par samizdat) qui ne furent jamais publiées. Elle prit aussi ouvertement position en faveur d'Alexandre Soljénitsyne et d'Andreï Sakharov. Les autorités réagirent: elle ne fut plus éditée et fut exclue de l'Union des écrivains de l'URSS en 1974.

En 1980, parurent ses Entretiens avec Anna Akhmatova dialogue d'un quart de siècle avec son amie interrompu pendant dix ans (1938-1941) et (1952-1962) qui, en France, fut adapté au théâtre par Isabelle Lafon et Valérie Blanchon sous le titre Journal d'une autre. La même année, son œuvre Les Chemins de l'exclusion reçut le Prix de la Liberté décerné par le Pen-Club français.

On lui doit aussi un livre consacré à l'exil des Décembristes, Les Décembristes en Sibérie.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Sophia Petrovna, aussi connu sous le titre La maison déserte - , publié en 1965 en France. Réédition aux Interférences, trad. Sophie Benech, 2007).
  • Entretiens avec Anna Akhmatova, Albin Michel, 1980.
  • La Plongée, Calman-Levy, 1974, Rombaldi, 1976 , réédition Le Bruit du temps, traduction Sophie Benech, 2015.
  • Les chemins de l'exclusion, essai sur les moeurs littéraires en Russie, Editions Encre, traduction G. Brissac, 1980.

Références[modifier | modifier le code]

  • Une très grande partie des renseignements figurant sur cette page a été prise dans la préface écrite par Jean Blot pour le livre La plongée édité par les Editions Calman-Lévy en 1974.

Liens externes[modifier | modifier le code]