Manchester Regiment

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Le Manchester Regiment est un régiment de l'armée de terre britannique aujourd'hui dissous, formé en 1881 par la fusion du 63rd Regiment of foot (West Suffolk) et du 96th Regiment of foot. En 1958, cette unité de l'infanterie de la British Army a été fusionné avec le King's Regiment (Liverpool) pour donner naissance au King's Regiment (Liverpool and Manchester) transformé, en 1968 en King's Regiment puis, amalgamé en 2008 au sein du Duke of Lancaster's Regiment (King's, Lancashire and Border).

Caractéristiques de tradition[modifier | modifier le code]

Recrutement[modifier | modifier le code]

Les hommes étaient recrutés dans les régions du Lancashire, Manchester et sa banlieue.

Anniversaires du régiment[modifier | modifier le code]

  •  : anniversaire du dégagement de Ladysmith.
  •  : anniversaire de Kohima.
  •  : anniversaire de la prise de la Guadeloupe.
  • 1er juillet : anniversaire du début de la bataille de la Somme.

Héritage[modifier | modifier le code]

Le Manchester Regiment reçoit de sa filiation avec le 63rd Regiment of foot (lui-même issu du 8th Regiment of foot) un certain nombre de noms de bataille inscrits sur ses couleurs :

Musée[modifier | modifier le code]

The Museum of the Manchesters, mairie de Ashton-under-Lyne. The Town Hall,

Market Place,

Ashton-under-Lyne OL6 6DL

Tel : 0161 342 2254

Fax : 0161 342 2869

Avant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Le Manchester Regiment en uniforme de parade avant la Première guerre mondiale. Peinture par Harry Payne (en) (1858–1927)

À la suite des réformes Cardwell-Childers en 1881, le premier bataillon du Manchester Regiment est formé à partir du 63rd Regiment of foot (West Suffolk) et le second à partir du 96th Regiment of foot.. Le 63rd avait été formé en 1757 et le 96th en 1824. Les 6th Royal Lancashire Militia forment les 3th (Reserve) et 4th (extra-reserve) bataillons. Enfin, les Lancashire Volunteers lui sont adjoints pour former six bataillons de réserve (5th-10th Volunteers Battalions) qui sont transformés en 1889 en "Militia Battalions" puis entrent dans la composition de la réserve spéciale à la suite des bataillons d'active conformément à la réforme de 1908 de Lord Haldane.

Affectations avant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Une fois formé, le premier bataillon connaît les affectations suivantes :

Dès sa création, le deuxième bataillon est envoyé en à Malte, puis :


La guerre des Boers[modifier | modifier le code]

1er bataillon[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Afrique du Sud sur St Anns Square à Manchester

Le , le premier bataillon débarque à Durban, au Natal, alors que la Première guerre des Boers éclate. Il est envoyé immédiatement sur Ladysmith encerclé. Dès son arrivée, il est employé pour dégager la gare de Dundee au sein d'une colonne commandée par le général French. Le , il participe à un combat de rencontre à Elandslaagte au Nord-est de la ville et, malgré le succès tactique, se replie sur Ladysmith. Le bataillon reçoit une position défensive appelée Caesar's Camp sur un point haut qui domine le méandre de la rivière Kip, Waggon Hill à quelque distance au sud de la ville. Le , il participe à la défense de ce retranchement, arrête puis repousse les Boers lors d'un combat féroce qui dure 15 heures. Deux soldats (R. Scotts et J. Pitts) reçoivent la Victoria Cross à cette occasion.

Après le dégagement de la ville le , le bataillon est alors employé pour poursuivre les Boers et dégager les villes de Kimberley et Mafeking au Natal.

À la suite de cette action, le bataillon est employé de manière diverse contre la guérilla menée par les Boers, sans combat notable. Le 2e bataillon le rejoint en .

Le bataillon rembarque vers l'Angleterre en , après avoir subi au total la perte de 79 hommes dont 4 officiers et 160 blessés.

Il repart pour Singapour en 1903 puis pour l'Inde où il participe à la prestigieuse revue du couronnement de Delhi Durbar le . La Première Guerre mondiale le trouve à la 8e brigade de la 3e division (Lahore) de l'armée des Indes stationné à Jalandhar.

2e bataillon[modifier | modifier le code]

Le 2e bataillon est embarqué à Southampton le à bord du SS Bavarian et arrive au Cap le . Il est employé dans de nombreuses missions dans la région de Biddulphsburg et de Brandwater Basin. Bien qu'il ne participe pas à un combat majeur, il doit faire face à de nombreuses escarmouches et de combats de rencontre. Il repart en Angleterre avec le 1er bataillon en . Il est alors inclus dans la 14e brigade de la 5e division et il est stationné à Aldershot.

Par ailleurs, des bataillons de militia, le 4e, 5e, 6e, 7e et 8e, sont déployés en Afrique du Sud. Le 5e est embarqué à Southampton le sur le SS Bavarian. Arrivé au Cap, l'unité est dirigée sur Winburg pour protéger la ville et la voie ferrée locale des attaques Boers. Le , le bataillon est déplacé sur Smalldeel pour y remplir une mission identique. Le , le bataillon est embarqué au Cap sur le SS Briton, arrive au dépôt d'Ashton-under-Lyne le pour y être désactivé.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Avec la Première Guerre mondiale, le régiment dérive, au total, 43 bataillons de toute nature. Au début du conflit, le régiment est articulé en deux bataillons d'active (1 et 2), un dépôt d'un bataillon de réserve (3 (reserve) et 4 (Extra reserve)) qui vont renforcer la garnison de l'estuaire de la rivière Humber, 5 bataillons de 1re ligne de l'armée territoriale (1/5 à 1/10) formés en 1908 par la réforme de Lord Haldane et 5 bataillons de 2e ligne de l'armée territoriale (2/5 à 2/10) formés dès par Lord Kitchener.

Une troisième série de 5 bataillons (3/5 à 3/10) complète l'ensemble en mars 1916 mais ces unités restent en Grande-Bretagne et servent à instruire les recrues qui viennent recompléter les unités au front.

Par ailleurs se forment petit à petit, dès , 16 Pals bataillons sous le patronage de la ville et du maire de Manchester, dont 13 sont déployés en France (11 (Service) à 14 puis 16 à 24 (Service)). Les 3 derniers restent en Angleterre (25 (Service) à 27 (Service)) et servent de réserve ou d'unité d'entraînement aux autres bataillons.

Viennent enfin s'ajouter divers bataillons aux sorts particuliers, le 29e bataillon qui est fusionné avec le 16e (Clerks' and Warehousemen's Battalion)(Service), le 1er bataillon de garnison qui est envoyé en Inde au sein de la brigade d'Allahabad de la 8e division indienne, le 2e (Home service) bataillon de garnison et les 51, 52 et 53e (graduated) bataillons qui restent en Angleterre jusqu'à la fin de la guerre et qui sont, pour le 53e (Young soldiers), employés à occuper l'Allemagne.

1er bataillon[modifier | modifier le code]

Le bataillon quitte l'Inde le et débarque à Marseille le au sein du Corps indien et de la 4e division indienne.

Il sert en France jusqu'au . il participe aux batailles de la Bassée, de Messines et de Givenchy, en 1914. En 1915, il prend part aux batailles de Neuve-Chapelle, de Saint-Julien, d'Aubers, y compris les attaques sur Fromelles et sur la Rue du Bois, puis à la bataille de Festubert. Il est ensuite envoyé en Mésopotamie et arrive à Bassorah le . Il participe à des actions diverses, la bataille de Dujaïla, en , pour essayer de dégager la ville de Kut el Amra assiégée. Enfin, le bataillon est envoyé en Égypte en . De là, il est déployé en Palestine, participe aux batailles de Megiddo et reste sur place jusqu'en 1919.

2e bataillon[modifier | modifier le code]

Le 2e bataillon du Manchester regiment capturant une batterie allemande à Francilly Selency en avril 1917

Le bataillon est envoyé en France le , au sein de la 14e brigade de la 5e division. Le , toute la brigade est mutée à la 32e division. Le , le bataillon est muté à la 96e brigade de la 32e division dans le cadre d'une réorganisation (diminution des brigades de 4 à 3 bataillons).

Avec la 5e division, il participe aux batailles de Mons, du Cateau, de la Marne, de l'Aisne, de la Bassée, de Messines et à la première bataille d'Ypres (1914). En 1915, il prend part à la deuxième bataille d'Ypres. Avec la 32e division, il participe à la bataille de la Somme, le , dans le secteur d'Albert, puis de Bazentin et enfin le long de l'Ancre. En 1917, il participe à la poursuite des Allemands le long de ligne Hindenburg. En 1918, il participe aux deux batailles le long de la Somme (Arras, Amiens, Bapaume) puis à l'assaut de la ligne Hindenburg le long du canal de Saint-Quentin et à Beaurevoir. Il termine la guerre le long de la Sambre.

Les 5 bataillons territoriaux de première ligne[modifier | modifier le code]

Les 5 bataillons territoriaux de première ligne sont regroupés au sein de la 42e Division (East Lancashire). Le , le 1/5 est mobilisé principalement à Wigan et secondairement à Haydock, Atherton, Patricroft, et Swinton, le 1/6 à Stretford Road Barracks, le 1/7 à Burlington Street Barracks et le 1/8 th (Ardwick)à Ardwick Barracks. Ils composent la 127e brigade (Manchester). À la même date, le 1/9 est mobilisé à Old Street, Ashton under Lyne et le 1/10 à Rifle Street Barracks, Oldham. Ils sont tous les deux incorporés dans la 126e brigade (East Lancashire). Le , la division est mise en alerte pour partir en Égypte afin de protéger la zone du Canal contre les Turcs qui ont concentré des forces en Palestine et en Syrie. Le , elle est embarquée à Southampton et arrive à Alexandrie le 25. La 127e brigade (Manchester) reste à Alexandrie, les deux autres sont envoyées au Caire. La division reçoit un entraînement d'acclimatation adapté. Elle est déployée à partir de novembre 1914 dans la zone du Canal. La 127e brigade (Manchester) envoie le 1/7th à Khartoum et un demi-bataillon du 1/8th (Ardwick) à Chypre pour annexer l'île qui est encore sous contrôle turc. Le , la division entre en contact avec un fort détachement turc sous commandement allemand dont la mission est de s'emparer d'Ismaïlia et réussit à le repousser.

La division est embarquée le pour Gallipoli et débarque au Cap Helles sur les plages V et W le . Les bataillons du Manchester Regiment participent à la bataille de Krithia Vineyard. Les pertes à cause des combats et par maladie déciment la division qui est renforcée, en par des membres de la Yeomanry (East Kent, West Kent, Surrey et Sussex) démontés. Elle rembarque la première semaine de . Le régiment y a perdu 1 215 tués.

Elle revient en Égypte après une étape à Mudros et reprend sa mission de protection du canal de Suez. Le 4 et le , elle participe au coup d'arrêt contre une force austro-germano-turque de 16 000 hommes, commandée par un général allemand, Kress von Kressenstein, à Romani dans le Sinaï le long de la route d'Ismaïlia à El Arish avec la 52nd (Lowland) Division et les éléments de cavalerie ANZAC. Dépêchée sur Sérapéum par train, elle se lance à sa poursuite dans le désert et la rejette sur Katia puis sur El Arish. Le combat se déroule dans des conditions très dures, chaleur et soif, qui épuisent les hommes qui ne sont pas habitués à de telles conditions, mais l'adversaire est repoussé et la division peut alors participer à l'installation dans la péninsule du Sinaï une base de départ pour conquérir la Palestine.

Au début de , la division embarque à Alexandrie en direction du front de l'Ouest. Elle est relevée par la 53rd (Welsh) Division. Elle est alors équipée et entrainée pour la guerre de tranchée et déployée face à la ligne Hindenburg, dans la région d'Epehy au sein du 3e Corps de la 4e Armée. Le , elle relève la 15e division écossaise lors de la troisième bataille d'Ypres autrement connue sous le nom de Passchendaele. À la fin de septembre, elle est envoyée dans la région de Nieuport pour se réorganiser et compléter ses effectifs. En novembre, elle est envoyée dans la région de Givenchy, sur le canal de la Bassée. En 1918, elle participe aux deux offensives de la Somme notamment à la bataille de Bapaume, à la première bataille d'Arras, à la bataille de l'Ancre, puis à la bataille d'Albert où elle s'empare de Chuignes et à la seconde bataille de Bapaume. Elle est ensuite employée contre la ligne Hindenburg dans la région du canal du Nord où elle s'empare du bois de Bourlon (03°02'45"E - 50°10'17"N), puis le long de la Selle. À l'armistice, ses avant-gardes sont sur la Sambre dans la région d'Hautmont.

Les 5 bataillons territoriaux de deuxième ligne[modifier | modifier le code]

Contrairement à leur appellation, les bataillons territoriaux de deuxième ligne ont été engagés sur le front.

Dès , le 2/5, 2/6, 2/7 et 2/8 (Ardwick) constituent la 199e brigade (2nd Manchester) alors que le 2/9 et le 2/10 entrent dans la composition de la 198e brigade (2nd East Lancashire). Les deux brigades sont assemblées avec la 197e brigade pour former la 66e division (2nd East Lancashire). Elle reste en Angleterre pour s'entraîner, souffre d'une pénurie constante de matériel et sert de réserve pour recompléter la 42e division. Elle reçoit notamment des « fusils japonais » en dotation, partie des 150 000 fusils Arisaka type 30 et 38 achetés par la Grande-Bretagne au Japon en 1914 et revendus à la Russie en 1916. Au début de 1916, elle est transférée à la défense de Colchester et reçoit des Lee-Enfield réglementaires. Le , elle est déclarée opérationnelle. Elle est inspectée par le roi George V le , elle envoyée en France en mars 1917 dans la région de Givenchy, pour remettre à niveau le système de tranchée fortement dégradé par les combats et le mauvais temps. Du au , elle participe aux combats le long de la côte des Flandres notamment à la bataille de Poelcappelle, le . Début 1918, elle participe à la bataille de Saint-Quentin, puis de Rosières. En , elle est placée en situation d'« unité cadre » puis reconstituée en juillet-. Elle participe alors à la bataille de Cambrai et notamment à la prise de Villers-Outréaux puis à la bataille de la Selle jusqu'à l'armistice.

Les pals bataillons (Service) déployés en France[modifier | modifier le code]

La 30e division est organisée dans le cadre de la cinquième « nouvelle armée » de Lord Kitchener à partir du sous l'égide de Lord Derby qui lui donne le blason de sa famille pour emblème. Les 16 (1st City), 17(2nd City), 18 (Clerks' and Warehousemen's Battalion)(3rd City) et 19e (4th City)(Service) bataillons, des pals battalions, forment la 90e brigade, le 20 (5th City), 21 (6th City), 22 (7th City), 23 (8th City) forment la 91e brigade, toutes les deux incluses dans la 30e division formée à Grantham en . Le 24e (Oldham Town)(Service) pionneers batallion constitue son unité de génie organique. Elle est déplacée à Larkhill sur Salisbury Plain en pour s'entraîner malgré la pénurie de matériel. Elle arrive en France en et se concentre dans la région de Ailly-le-Haut-Clocher. Dans le cadre du « durcissement » des grandes unités, la 91e brigade est donnée en échange de la 21e brigade à la 7e division dès le mois de .

En 1916, la 30e division participe à la bataille de la Somme dans la région d'Albert. En 1917, elle prend part à la poursuite des Allemands sur la ligne Hindenburg puis à l'offensive sur Arras le long de la Scarpe. Enfin, elle prend part à la première phase de la troisième bataille d'Ypres sur Pilkem Ridge (02°53'35"E - 50°54'03"N) du au . En 1918, elle participe à la défense de Saint-Quentin contre la dernière grande offensive allemande. Le , le 16 (1st City) bataillon s'illustre lors de la bataille dite de « Manchester Hill » (03°14'52" E - 49°50'51 N). Sur ses 8 officiers, 2 survivent et sur ses 160 militaires du rang, une quinzaine. Son chef, le lieutenant-colonel Elstob est tué et reçoit la Victoria Cross à titre posthume. Par parenthèse, les effectifs du bataillon quasiment réduits à ceux d'une compagnie montre bien la difficulté que l'armée britannique a, à cette époque, pour remplir ses rangs et à constituer des bataillons d'un volume normal.

La division participe ensuite à la bataille du Kemmel du 17 au . Les effectifs du régiment sont alors largement remplacés par des unités du London Regiment de février à . Les bataillons du Manchester Regiment qui la constituent sont réduits à des unités cadres et sont peu à peu dissoutes. Les personnels ainsi libérés vont compléter les autres bataillons du Manchester Regiment.

D'un autre côté, en 1916, la 7e division prend part à la bataille de la Somme à Albert, Bazentin, au bois de Delville puis à Guillemont. Elle participe ensuite à la bataille sur l'Ancre. En 1917, elle est incluse à la poursuite des Allemands sur la ligne Hindenburg, à la bataille d'Arras puis à la troisième bataille d'Ypres.

À la suite de la bataille de Caporetto, elle est choisie pour renforcer l'armée italienne. Après avoir été orienté sur la Brenta, elle est déployée le long de la Piave en janvier 1918 puis participe aux batailles de Vittorio Veneto après avoir traversé le fleuve de haute lutte.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Dissolution et fusion des bataillons territoriaux[modifier | modifier le code]

Progressivement, à partir de , tous les bataillons territoriaux sont dissous sauf les bataillons de première ligne.

Le 6e et le 7e qui sont fusionnés dans le 6th/7th battalion en qui devient en le 65th anti-aircraft regiment Royal Artillery.

En 1938, le 6e et 7e bataillon sont respectivement reformés à partir du 5e et du 8e dédoublés.

En , le 10e bataillon devient le 41st Royal Tank Regiment.

Adoption d'un nouvel insigne[modifier | modifier le code]

En 1923, la fleur de lys remplace les armes de Manchester comme insigne du régiment. La fleur de lys était depuis longtemps l'insigne non officielle pour marquer le souvenir des batailles de la Guadeloupe contre le roi de France en 1759 où le régiment, à l'époque le 63rd Regiment of Foot, avait pris un drapeau. Dès la Première Guerre mondiale, elle constituait la marque d'identification du régiment sur les casques Mk 1.

Les mouvements des bataillons d'active[modifier | modifier le code]

1er bataillon[modifier | modifier le code]

2e bataillon[modifier | modifier le code]

Le bataillon est fortement accroché à la bataille d'Al-Hillah lors d'un soulèvement populaire.

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Deuxième Guerre mondiale, les bataillons d'active servent avec leurs divisions respectives. Le 1/5, 1/6, 1/7 et le 1/8 sont réactivés.

Premier bataillon[modifier | modifier le code]

Mitrailleuse Vickers du 1er bataillon The Manchester Regiment le en Malaisie.

Le 1er bataillon, bataillon de mitrailleuses de la garnison de Singapour est capturé par les Japonais lors de la chute de la ville en . Le 6e bataillon territorial est alors transformé en 1er bataillon. Il est rattaché à la 53e (Welsh) division comme bataillon de mitrailleuses.

Dans un premier temps, il est employé, avec sa division, à la défense du Royaume-Uni. Puis, dans un deuxième temps, il est rattaché à la 2e armée qui prépare le débarquement. Il est donc entraîné à cet effet et débarque en France le au sein du 12e corps d'armée. Il participe à la défense de la vallée de l'Odon, à l'opération Goodwood, à la réduction de la poche de Falaise, traverse l'Orne. Il suit le mouvement des troupes britanniques en direction d'Anvers qu'il atteint début . Il participe alors aux opérations au sein du 30e corps d'armée en Hollande sur Turnhout et Bois-le-Duc puis il prend part à la bataille des Ardennes pour réduire la partie nord du saillant allemand, et enfin à l'opération Veritable en février- pour débloquer l'estuaire du Rhin et de la Meuse. Il termine la guerre dans la région de Hambourg.

Deuxième bataillon[modifier | modifier le code]

Le 2e bataillon est envoyé en France avec le Corps expéditionnaire britannique (BEF) comme bataillon de mitrailleuses de la 2e division. Il est évacué lors de l'opération Dynamo à Dunkerque. Rééquipé avec sa division, il est envoyé en Inde au début de 1942 pour être employé dans des tâches de maintien de l'ordre intérieur. Il s'entraîne avec sa division à des opérations amphibies puis, alors que les Japonais tentent d'envahir l'Inde, il combat lors de la bataille de Kohima d'avril à qui met fin au siège d'Imphal. Puis, il participe, avec la 14e armée, à la campagne de Birmanie jusqu'en , date à laquelle il est ramené en Inde pour préparer des opérations amphibies.

Bataillons territoriaux[modifier | modifier le code]

  • Le 1/5 bataillon est envoyé en France avec le Corps expéditionnaire britannique en comme 2e bataillon de la 127e brigade de la 42e division (East Lancashire). Il est évacué à Dunkerque après avoir durement combattu sur le canal de la Bassée pour ralentir l'avance allemande. En , il est renommé 111th Regiment Royal Armoured Corps (The Manchester Regiment). En , il devient le régiment d'automitrailleuses de la 77e Division. En , il revient à son statut original de bataillon d'infanterie et reprend son nom de 5e bataillon. Il assure la garde de la famille royale en 1944 à Balmoral puis il est envoyé à Malte de à . Le bataillon est alors dissous. 159 hommes sont envoyés pour recompléter le 1er bataillon en Allemagne en . Le bataillon lui-même est transformé 652nd Heavy Anti-Aircraft Regiment Royal Artillery puis est dissous ultérieurement.
  • Le 1/6 bataillon est transformé en 1er bataillon en .
  • Le 1/7 bataillon est envoyé en Écosse à la fin 1942 comme bataillon de mitrailleuses de la 52e (Lowland) division. Là, il participe à toutes les opérations menées par cette unité. Il commence par être entraîné avec elle comme unité de montagne, puis est intégré en août 1944 dans la Première armée aéroportée alliée et débarque en France le et il est déployé sur l'estuaire de l'Escaut au sein de la 1re armée canadienne, pour s'emparer du port d'Anvers. À ce titre, il participe aux opérations Vitality et Infatuate pour reprendre les îles de Sud-Beveland et de Walcheren. En , il participe à l'opération Blackcock pour évacuer le triangle de la Roer.
  • Le 1/8 (Ardwick) est envoyé avec le BEF en France en au sein de la 127e brigade de la 42e (East Lancashire) division. Il y est relevé en mai par le 1er bataillon the Highland Light Infantry pour être envoyé sur Malte et sur enfin sur l'Irak pour former la 20e brigade de la 10e division indienne. Avec cette division, il est envoyé en Libye au sein du 13e corps d'armée de la 8e armée. À ce titre, il participe à la bataille de Gazala puis à celle de Marsa Matrouh. Il est envoyé à Chypre en pour y être recomplété, entraîné et être intégré dans la Paiforce (Persia and Iraq Force) puis envoyé en Iran en vue de contrer une éventuelle percée des Allemands par le Caucase. En , il débarque en Italie le long de la ligne Gothique puis, après avoir été retiré de la 10e division indienne, revient en Angleterre en et finit la guerre en Irlande du Nord puis au Pays de Galles.
  • Le 1/9 est déployé en France en comme bataillon de mitrailleuses organique au 3e corps d'armée. Il participe à l'évacuation de Dunkerque, est réorganisé à Llandudno. Il est envoyé en Islande comme élément de la force C en mars 1941 puis en Écosse, aux Orcades et aux Shetland et, en en East Anglia. Il part en Italie en 1943 comme bataillon de la 4e division indienne. Il participe à la bataille contre la ligne Gothique et tout particulièrement à la bataille de Montegridolfo. Il est envoyé en Grèce et termine la guerre à Klagenfurt en Autriche. Il revient en Angleterre à la fin de 1945 pour y être dissous.
  • Un 11e bataillon est créé en comme unité strictement territoriale. Après avoir été rebaptisé 30e bataillon, il est dissous.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Premier bataillon[modifier | modifier le code]

Le 1er bataillon participe à l'occupation en Allemagne. En 1947, il est rapatrié au Royaume-Uni à Altrincham.

Deuxième bataillon[modifier | modifier le code]

  • 1945 Inde
  • 1947 Retour au Royaume-Uni après l'indépendance et redevient un bataillon d'infanterie
  • , le deuxième bataillon est fusionné avec le premier

Sources et références[modifier | modifier le code]

Générales[modifier | modifier le code]

  • Histoire du régiment : site The Mancherster Regiment [1]
  • Photos : [2]

Guerre des Boers[modifier | modifier le code]

  • Site sur la guerre des Boers [3]

Pendant la Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Historique succinct : The Long Long Trail [4]
  • Ordre de bataille : [5]
  • Forum : [6]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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