Bataille de Romani

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Bataille de Romani
Description de cette image, également commentée ci-après
Positions britanniques sur le chemin de fer d'El Qantara à Romani et ottomanes sur la piste d'El Arich à Katia
Informations générales
Date du 3 au
Lieu Canal de Suez, en Égypte
Issue Victoire britannique
Belligérants
Drapeau de l'Empire britannique Empire britannique
Drapeau de l'Empire ottoman Empire ottoman
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Commandants
Herbert Alexander Lawrence (en)
Harry Chauvel
Friedrich Kress von Kressenstein
Refet Bey (en)
Forces en présence
14 00016 000
Pertes
1 1309 200 dont 4 000 prisonniers

Campagne du Sinaï et de la Palestine, Première Guerre mondiale

Coordonnées 30° 59′ 31″ nord, 32° 38′ 53″ est

La bataille de Romani, livrée du 3 au pendant la Première Guerre mondiale, oppose les forces de l'Empire britannique à celles de l'Empire ottoman, soutenu par l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, dans la péninsule du Sinaï. Elle se conclut par une victoire britannique.

Contexte[modifier | modifier le code]

Pose du chemin de fer britannique dans le Sinaï, v. 1916
Corps méhariste ottoman à Beersheba en 1915

La Première Guerre mondiale au Moyen-Orient est marquée par une série d'affrontements non décisifs. En janvier-février 1915, la première offensive ottomane contre le canal de Suez, tenu par les Britanniques, a été un échec, mais les forces britanniques ont subi deux lourdes défaites à la bataille des Dardanelles (avril 1915-janvier 1916) où leur corps expéditionnaire a fini par se rembarquer après de lourdes pertes, et au siège de Kut-el-Amara en Irak (décembre 1915-avril 1916) où leur armée encerclée a dû capituler devant les Ottomans. Djemal Pacha, chef de la 4e armée ottomane et gouverneur de la Syrie ottomane, prépare une nouvelle offensive pour s'emparer du canal et du sultanat d'Égypte, devenu un protectorat britannique. Il rassemble des forces importantes : 8 divisions ottomanes appuyées par l'Asien-Korps allemand du général Friedrich Kress von Kressenstein et par un détachement d'artillerie austro-hongroise (de). Le 23 avril 1916, les Germano-Ottomans capturent un avant-poste de la Yeomanry britannique à la bataille de Katia (en), à l'est du canal, mais sont repoussés lors d'une attaque parallèle à Duidar. Le général britannique Archibald Murray, chef de l'Egyptian Expeditionary Force, obtient des renforts importants, son effectif passant d'une brigade à deux, et fait construire une canalisation d'eau et un chemin de fer à voie étroite pour faciliter les mouvements de ses troupes. En juillet, il apprend la présence d'une importante concentration de forces adverses à Katia, non loin du lac Bardawil, près du site antique de Péluse, menaçant la position britannique de Romani (Bir ar Rummanah).

Bataille[modifier | modifier le code]

Cavalerie légère australienne près de Romani, 1916
El-Arich en 1916

La garnison britannique commandée par Herbert Alexander Lawrence (en) comprend la division montée de l'ANZAC (général Harry Chauvel), partie du corps d'armée australien et néo-zélandais (en anglais : Australian and New Zealand Army Corps), et la 52e division d'infanterie britannique Lowland (en) (général Wilfrid E.B. Smith). Le 20 juillet, une première attaque de l'avant-garde ottomane contre Romani est repoussée par l'ANZAC. Dans la nuit du 3 au 4 août, l'attaque principale est lancée par l'Asien-Korps et la 3e division ottomane, commandés par Kress von Kressenstein et Refet Bey (en). Dans la journée du 4, les combats se poursuivent dans un sable épais et sous une chaleur accablante. Le soir du 5, les Germano-Ottomans doivent se replier vers Katia.

Du 6 au 9 août, la cavalerie australo-néo-zélandaise poursuit les forces adverses, faisant de nombreux prisonniers. La poursuite se termine le 12 août quand les Germano-Ottomans abandonnent leur base de Bir al-Abed (en) et se replient vers El-Arich.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Cette bataille, qui n'a engagé que des effectifs limités (14 000 Britanniques et Australo-Néo-Zélandais contre 16 000 Germano-Ottomans), met fin à la dernière offensive tentée par les Empires centraux en direction de l'Égypte. Elle contribue à relever le prestige des Alliés dans la région, donne un encouragement à la révolte arabe du Hedjaz qui a commencé en juin 1916 et prépare l'offensive britannique vers la Palestine qui s'ouvre avec la bataille de Magdhaba en décembre 1916.

Commandants[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]