Société d'étude et de réalisation d'engins balistiques

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Un échantillon représentatif des fusées françaises des années 1960 : au premier plan missile balistique S3, au second plan de gauche à droite fusée Rubis (Pierres Précieuses), fusées sondes Bélier, Centaure et Dragon (CNET) et Véronique au fuselage noir (LRBA). Musée de l'Air et de l'Espace, Le Bourget.
La fusée Diamant-A premier lanceur spatial français : de longueur 19 m et de masse 18,5 tonnes.

La Société d'étude et de réalisation d'engins balistiques (en abrégé, la Sereb)[a] est une société créée le (ou bien le [3]) pour la réalisation des missiles porteurs de l'arme atomique française[4]. Elle est intégrée à la société Aérospatiale au début de l’année 1970.

Historique[modifier | modifier le code]

Pour réaliser les systèmes d'armes de la Force de dissuasion nucléaire française, le général de Gaulle a choisi de confier la maîtrise d'œuvre à un organisme neuf, sans moyen de production, donc non-concurrent de l'industrie existante qu'elle soit aéronautique ou électronique[5]. Il voulait en effet une force de frappe nucléaire totalement indépendante, utilisant des vecteurs placés à bord de sous-marins[6].

Se méfiant des arsenaux, il fit créer un organisme chargé de développer ces vecteurs, la Sereb.

Un an plus tard, la Sereb collabore avec les sociétés Nord-Aviation et Sud-Aviation et établit les programmes des « Études balistiques de base » (EBB), dits des « Pierres Précieuses ».

Son capital est réparti entre des organismes publics et des industriels privés, donnant ainsi une majorité indirecte à l'État. Les actionnaires sont : Nord-Aviation, Sud-Aviation, Snecma, l'Onera[1],[7], les Avions Marcel Dassault, Matra, SEPR (Société d'études de la propulsion à réaction). En outre, siègent au Conseil des représentants du Commissariat à l'énergie atomique (applications militaires) et de la direction des poudres de la direction ministérielle des Armements. La présidence de la Sereb est confiée initialement à Charles Cristofini.

La Sereb a également créé la fusée Diamant, premier lanceur spatial français, ayant permis de mettre en orbite Astérix, le premier satellite français, le , depuis la base de Hammaguir en Algérie. C'est à partir de ce succès que le projet Ariane est constitué avec des partenariats européens (allemands et italiens pour l'essentiel), la France n'étant pas en mesure de le financer entièrement.

Le , la propriété de la Sereb est transférée à la société Sud-Aviation[2], cette dernière fusionnant ensuite avec Nord-Aviation, pour former la Société nationale industrielle aérospatiale, organe porteur des coopérations européennes et noyau autour duquel s'est ensuite constitué EADS en 2000. L’activité des lanceurs spatiaux et missiles balistiques fait partie de la société ArianeGroup en 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La dénomination de la société semble avoir été « Société pour l'étude et la réalisation d’engins balistiques » à sa création[1] ; elle est citée comme étant la « Société d'étude et de réalisation d'engins balistiques » au moment de son intégration dans Sud-Aviation[2], à la fin de l'année 1969.

Références[modifier | modifier le code]