Aura (satellite français)

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Aura
Données générales
Organisation Drapeau de la France CNES
Constructeur Matra/CNRS
Domaine Astronomie ultraviolet
Statut mission achevée
Autres noms D-2B
Lancement 27 septembre 1975
Lanceur Diamant-BP4
Fin de mission 28 décembre 1976
Désorbitage 30 septembre 1982
Identifiant COSPAR 1975-092A
Caractéristiques techniques
Masse au lancement 115 kg
Orbite
Orbite orbite basse
Périgée 501 km
Apogée 711 km
Inclinaison 37,1°

Aura ou D-2B est un mini-satellite scientifique du programme spatial français lancé le 27 septembre 1975 par une fusée Diamant-BP4 pour mesurer le rayonnement ultraviolet lointain émis par le Soleil et des sources diffuses telles que le milieu interplanétaire et interstellaire ainsi que les galaxies.

Contexte[modifier | modifier le code]

Aura est une mission d'astronomie du programme spatial français développée à la fin des années 1960 par le CNES. Il s'agit du troisième satellite de la série D-2 . Celle-ci constitue historiquement la première famille de satellites scientifiques français qui comprend également les missions D-2A Tournesol (lancé en 1971), D-2A Polaire (1971) et Signe 3 (1977). Ces engins spatiaux sont plus élaborés que la génération précédente (D-1) notamment parce qu'ils disposent d'un système de contrôle d'attitude actif utilisant des micro-propulseurs à gaz froid. La réalisation de Aura est confiée à la société Matra. Il s'agit du premier satellite artificiel français réalisé entièrement sous maitrise d’œuvre industrielle[1].

La mission scientifique d'Aura est fixée par le Conseil Scientifiques du CNES réuni le qui définit deux thèmes majeurs : l'étude du rayonnement ultraviolet solaire et leur absorption par l'atmosphère terrestre (Laboratoire de Physique Stellaire et Planétaire du CNRS) et l'étude du rayonnement ultraviolet des astres situés au voisinage du plan de l'écliptique (Laboratoire d'Astronomie Spatiale du CNRS) ainsi que de la lumière zodiacale[2].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Aura est un satellite de 115 kg stabilisé par rotation. le corps du satellite a la forme d'un cylindre de 70 cm de diamètre pour 80 cm de haut. Cette partie centrale supporte 4 antennes et 4 panneaux solaires. La structure est réalisée en nid d'abeille en aluminium. Les données recueillies sont enregistrées sur bande magnétique ou transférées vers les stations au sol avec un débit de 256 bits par seconde. Le contrôle d'attitude est assuré par des propulseurs à gaz froid (azote). L'axe du satellite est maintenu en permanence pointé dans la direction Soleil[3].

Du fait du faible volume et de la masse réduite disponibles les performances des instruments composant la charge utile sont modestes : les résolutions spectrale et spatiale atteignent respectivement 16 angströms et 1 minute d'arc environ[4]. La charge utile comprend :

  • deux spectromètres observant le disque solaire dans 17 bandes spectrales s'étageant entre 174 et 1315 Å (ultraviolet lointain)[5]
  • Un spectrohéliomètre mesurant les émissions du Soleil dans la bande spectrale comprise entre 1216 et 3100 Å[6]
  • Une expérience mesurant le rayonnement ultraviolet émanant des étoiles dans la direction anti-solaire dans la bande spectrale comprise entre 792 et 3075 Å avec une faible résolution spectrale[7].

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

Aura est lancé le 27 septembre 1975 depuis Kourou par une fusée Diamant-BP4 et placé sur une orbite basse de 711 x 501 km avec une inclinaison orbitale de 37,1°. La durée de vie prévue était de 8 mois et il a fonctionne 15 mois. Le satellite cesse de fonctionner le 28 décembre 1976 du fait de la mauvaise recharge des batteries électriques et de l'épuisement de la réserve d'azote utilisé pour le contrôle d'attitude. Le satellite est détruit en rentrant dans l'atmosphère le 30 septembre 1982[2],[8].

Résultats scientifiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les 30 premières années du CNES, p. 188
  2. a et b « Le satellite scientifique D2B AURA - introduction » (consulté le 13 novembre 2016)
  3. (en) « D2B », sur NSSDCA Master Catalog, Centre spatial Goddard (consulté le 13 novembre 2016)
  4. « Le satellite scientifique D2B AURA - Résultats attendus » (consulté le 13 novembre 2016)
  5. (en) « NASA Space Science Data Coordinated Archive HeaderD2B > Solar Activity Study (174 to 1315 A) », sur NSSDCA Master Catalog, Centre spatial Goddard (consulté le 13 novembre 2016)
  6. (en) « D2B > Solar Flux Monitor, Flare Evolution (174 to 1315 A) », sur NSSDCA Master Catalog, Centre spatial Goddard (consulté le 13 novembre 2016)
  7. (en) « D2B > Atmospheric Composition by Solar Absorption (177 to 1216 A) », sur NSSDCA Master Catalog, Centre spatial Goddard (consulté le 13 novembre 2016)
  8. (en) Pierre Bauduin, « Aura », sur WEEBAU SPACE ENCYCLOPEDIA (consulté le 13 novembre 2016)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Claude Carlier, Marcel Gilli et all, Les 30 premières années du CNES, La Documentation Française, (ISBN 978-2-846-08215-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]