Dragon (fusée)

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Dragon
fusée-sonde
Fusées-sondes de gauche à droite : Rubis, Dragon, Centaure, Bélier et Veronique
Fusées-sondes de gauche à droite : Rubis, Dragon, Centaure, Bélier et Veronique
Données générales
Pays d’origine France
Constructeur Sud-Aviation
Premier vol 1962
Dernier vol 1973
Statut retirée du service
Lancements (échecs) 30 (Dragon I)
10+ (Dragon II)
7 (Dragon III)
Longueur 8,16 m.
Diamètre 30,5 cm
Masse totale 1190 kg
Fusée guidée non
Ergols propergol solide
Nombre étage(s) 2
Poussée au décollage 90 kN
Durée propulsion 37 s.
Rampe de lancement SERMIAT
Site(s) de lancement Hammaguir, Centre spatial guyanais, ïle du Levant
Version décrite Dragon I
Autres versions Dragon III
Performances
Masse charge utile 60 kg
Altitude maximale 475 km
Motorisation
1er étage Stromboli S2
2e étage Jéricho IV

Dragon est une fusée-sonde à propergol solide à deux étages développée par la société Sud-Aviation qui a été tirée à 37 exemplaires entre 1962 et 1973. Elle pouvait lancer une charge utile d'une masse de 60 kilogrammes à une altitude de 475 et 560 kilomètres selon les versions. La fusée-sonde a été utilisée notamment par l'agence spatiale française, le CNES, et l'agence spatiale européenne, l'ESRO.

Historique[modifier | modifier le code]

Dragon fait partie d'une famille d'engins de fusées-sondes de première génération développée au début des années 1960 par l'établissement de Cannes du constructeur Sud-Aviation sur la base de spécifications du CNET. Cette famille comprend également les fusées-sondes Centaure et Bélier moins puissantes. La fusée-sonde est développée à partir d'étages à propergol solide existants. La première version Dragon I est lancée à 30 exemplaires entre 19621 et 1972. Sud-Aviation cède la licence de fabrication du modèle Dragon II à l'Inde et le Pakistan qui en construisent quelques exemplaires. Plus de 10 exemplaires de Dragon II sont construits en France et lancés par le CNES pour son compte et celui de l'ESRO. La société développe une deuxième génération de fusées-sondes. Dans ce cadre elle met au point la version Dragon III utilisant de l'isolane qui est lancée à 7 exemplaires entre 1968 et 1973[1]. 10 fusées-sondes Dragon sont lancées depuis le site de Hammaguir du CIEES (Algérie), 10 depuis le Centre d'essais des Landes, 2 depuis le Centre spatial de Kourou en Guyane et 7 depuis la base d'Andoya en Norvège[2].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

La fusée Dragon, non guidée et stabilisée par rotation, comporte deux étages : un premier étage utilisant un bloc Stromboli S2 de 686 kg brûlant du plastolane et un deuxième étage Jéricho IV de 208 kg utilisant de l'épictète. Sa hauteur est de 8,16 m avec un diamètre du corps du premier étage est de 56 cm et du second étage de 30,5 cm. La masse totale est de 1190 kg (charge utile incluse). La charge utile de 60 kg peut être lancée à une altitude de 475 kilomètres. La version Dragon III met en œuvre un deuxième étage Vega de 230 kg brulant de l'isolane. Sa masse est portée à 1288 kg et pour la même charge utile il atteint une altitude de 560 km[1].

Les fusées-sondes de Sud-Aviation[1].
Caractéristiques Bélier Centaure Dragon Bélier III Dragon III Dauphin Éridan
Génération Première génération Deuxième génération
Nombre lancements 16 99 30 3 7 6 15
Dates lancement 1961-1970 1961-1974 1962-1972 1968-1969 1968-1973 1967-1979 1968-1979
Performances
Masse charge utile 32 kg 30 à 60 kg 60 kg 30 à 60 kg 60 kg 130 à 250 kg
Altitude maximale 80 km 130 à 200 km 475 km 30 à 60 km 560 km 100 à 150 km 220 à 425 km
Caractéristiques techniques
Masse totale 315 kg 490 kg 1 190 kg 352 kg 1 288 kg 1 132 kg 2 127 kg
Diamètre (étage supérieur) 30,5 cm 30,5 cm 30,5 cm 30,5 cm 30,5 cm 56 cm 56 cm
Longueur 5,9 m 7,08 m 8,16 m 5,9 m 8,16 m 6,21 m 9,92 m
Étages 1 2 2 1 2 1 2
Propergol épictète plastolite + épictète plastolane + épictète isolane plastolane + isolane plastolane plastolane
Poussée au décollage 20 kN 42 kN 90 kN 21,5 kN 42 kN 90 kN 90 kN
Durée combustion 21 s. 27 s. 37 s. 23,4 s. 27,7 s. 16 s. 32 s.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • CNES, Institut français d'Histoire de l'Espace, Association Amicale des anciens du CNES, Les débuts de la recherche spatiale française : au temps des fusées sondes, Editions Edite, (ISBN 978-2-846-08215-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]