Syracuse (satellite)

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Antenne Syracuse sur l'aviso de la Marine française Commandant Blaison.

Syracuse (acronyme de Système de radiocommunication utilisant un satellite) est un programme français de communication militaires, utilisant des satellites et des segments sols. Syracuse permet d'assurer l'ensemble des communications militaires entre la France et les unités déployées sur les théâtres d'opérations. La Belgique peut aussi utiliser le programme Syracuse[1]. Il participe à la conduite des opérations pour le commandement, le renseignement, et la logistique. Trois générations de satellites Syracuse ont été déployés entre 1984 et 2015.

Syracuse 1[modifier | modifier le code]

Le programme Syracuse débute le et est constitué de trois satellites de la série Telecom 1 :

  • Telecom 1A (lancé en 1984)
  • Telecom 1B (lancé en 1985)
  • Telecom 1C (lancé en 1987)

Les satellites sont la propriété de France Télécom, qui loue aux armées 2 répéteurs en bande X.

Syracuse 2[modifier | modifier le code]

L'approbation de la seconde génération Syracuse par le ministre de la Défense a lieu le . Cette fois-ci, quatre satellites seront mis en place, tous de la série Telecom 2 :

Les satellites de la constellation Telecom sont copropriété de France Télécom et de la délégation générale pour l'Armement (DGA). Ainsi, les armées ne sont plus tributaires de l'opérateur de télécommunications, ce dernier ne pouvant modifier la position orbitale sans l'accord de l'État-Major des armées (EMA).

Syracuse 3[modifier | modifier le code]

Véhicule de l'avant blindé ML station de télécommunications par satellite issue du programme Syracuse III du 8e régiment de transmissions en septembre 2011.
Article détaillé : Syracuse 3.

Ce système, visant à satisfaire les besoins opérationnels des armées en matière de communications longues distances, sécurisées et résistantes à la menace de guerre électronique. Il est constitué de satellites, de stations sol fixes, de terminaux déployables (terrestres et navals) et de modems assurant la protection des communications contre le brouillage[2] .

La nouveauté de ce programme réside dans le fait que ses installations, autant spatiales qu'au sol, sont la propriété exclusive de l'EMA, assurant l'autonomie à l'armée française en matière de communications par satellite.

Satellites de la constellation :

Ce système est complété par COMCEPT (besoins complémentaires en communications d’élongation de projection et de théâtre) pour des communications « non durcies » qui comprend le satellite Athéna-Fidus[2].

Syracuse 3 comprend 423 stations sol[2]. Il est complété sur les bâtiments de la Marine nationale par le système Telcomarsat par satellites commerciaux, qui équipe 54 navires depuis 2009[3].

Syracuse 4[modifier | modifier le code]

Maquettes des deux satellites.
Article détaillé : Syracuse 4.

En 2014, la direction générale de l'Armement (DGA) réfléchit à la suite du programme avec une nouvelle génération de satellites, Syracuse 4 (anciennement connue sous le nom de Comsat NG), pour renouveler la génération 3, qui fonctionneront en bandes X et Ka, offriront des performances accrues en termes de capacités de communication, de flexibilité et de résistance au brouillage afin de répondre aux futurs besoins des armées. En décembre 2015, la DGA commande à Thales Alenia Space et Airbus Space Systems deux satellites. Le montant contracté pour une période de 17 ans est de 3,8 milliards €[4],[5]. Le lancement du premier satellite est prévu pour 2020, l'organisation du segment sol n'est pas, en 2017, déterminée[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]