Saint-Victor (Québec)

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Saint-Victor
Saint-Victor (Québec)
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Chaudière-Appalaches
Subdivision régionale Robert-Cliche
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Jonathan V. Bolduc
2017-2021
Démographie
Gentilé Victorois, oise
Population 2 448 hab.[1] (2016)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 00″ nord, 70° 54′ 00″ ouest
Superficie 11 950 ha = 119,50 km2
Divers
Code géographique 27008
Localisation

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Liens
Site web www.st-victor.qc.ca

Saint-Victor est une municipalité du Québec située dans la MRC de Robert-Cliche en plein cœur de la Beauce, dans la Chaudière-Appalaches. Sa superficie est de 120,9 km² et sa population de 2430 habitants. Elle est nommée en l'honneur du Pape Victor Ier. Sa devise est S'unir pour bâtir.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans la MRC : Robert-Cliche

L'agglomération de Saint-Victor est juchée sur une colline surplombant la petite vallée de la rivière Le Bras Saint-Victor. Le lac Fortin, plus grand lac de la Beauce[2] avec ses 2,2 km de longueur, est bordé de nombreuses résidences et chalets. Le lac aux Cygnes est partagé entre les municipalités de Saint-Victor et Saint-Benoît-Labre. Enfin, on retrouve le petit lac Castor géographiquement situé entre les deux autres lacs. Le territoire victorois est boisé à 55 %[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Victor a célébré en 2002 le 150e anniversaire de son érection canonique.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1er janvier 1864 : Érection de la municipalité de Saint Victor de Tring.
  • 1er mars 1870 : La municipalité change son nom pour Saint-Victor de Tring.
  • 1er mars 1922 : Érection du village de Saint-Victor-de-Tring.
  • 19 février 1955 : Le village de Saint-Victor-de-Tring devient le village de Saint-Victor.
  • 15 mars 1969 : La municipalité de Saint-Victor de Tring devient la municipalité de Saint-Victor-de-Tring.
  • 31 décembre 1996 : Fusion de la municipalité de Saint-Victor-de-Tring et du village de Saint-Victor pour former la municipalité de Saint-Victor.

Origines[modifier | modifier le code]

La colonisation s'amorce au début du XIXe siècle dans le canton de Tring, proclamé en 1804. La colonisation connait une importante progression entre 1834 et 1838 sur la portion du territoire de la future paroisse de Saint-Victor-de-Tring. Le peuplement est effectué par des gens provenant des paroisses avoisinantes de Saint-François (Beauceville) et de Saint-Joseph-de-Beauce; quelques-uns venaient des seigneuries de Lauzon et de Bellechasse.

La municipalité du township de Tring est créée en 1845, abolie en 1847, puis rétablie en 1855. Elle est scindée en 1864 pour former les municipalités de Saint-Victor-de-Tring et de Saint-Éphrem-de-Tring. Saint-Victor-de-Tring reprend la dénomination de la paroisse catholique fondée en 1848 et canoniquement érigée en 1852, par suite de son détachement de Saint-François-de-Beauce et d'une partie des cantons de Tring et de Broughton. Le nom choisi rappelle que la construction de la chapelle a commencé un 28 juillet, fête de saint Victor (Pape Victor Ier)[4].

Scission et fusion[modifier | modifier le code]

Le 1er mars 1922, Saint-Victor-de-Tring se scinde en deux municipalités distinctes, soit le village et la paroisse. Originellement désignée Saint-Victor-de-Tring, la municipalité de village prendra la dénomination de Saint-Victor en 1955. L'actuelle municipalité de Saint-Victor est constituée le 31 décembre 1996 de la fusion des municipalités de Saint-Victor-de-Tring (paroisse) et de Saint-Victor (village).

Incendies[modifier | modifier le code]

L`histoire de Saint-Victor a été marquée profondément par six incendies qui détruisirent en grande partie le village en 1897 (dont l'église d'alors), 1916, 1931, 1941, 1948 et 1958[5].

Culture et tourisme[modifier | modifier le code]

  • À la mi-juillet a lieu l'annuel Derby de démolition, dans la cour du Bar Chez Jessie depuis plus de 30 ans.
  • Depuis 1978, en juillet de chaque année, se tiennent les Festivités Western.
  • La Traversée du Lac Fortin[6] a lieu annuellement à la fin juillet.
  • La Course à obstacles est un spectacle automobile amateur en pleine carrière de sable, présenté annuellement à la mi-août.

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Victor a connu un grand dynamisme économique au cours des années 1990. Beaucoup d'entreprises destinent leur production à l'exportation vers les États-Unis, la faiblesse du dollar canadien pendant cette période accentuant cette tendance. Mais avec la remontée du dollar canadien au milieu des années 2000 et la fin des barrières tarifaires sur le textile asiatique[7], certaines entreprises ont dû réduire leur production. Par contre, la construction résidentielle se maintient et la population augmente annuellement.

Entreprises majeures[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers[8].

Saint-Victor
Maires depuis 2001
Élection Maire Qualité Résultat
2001 Jean-Paul Bernard Maire depuis 1997 Voir
2004 Pierre Tardif Voir
2005 Roland Giguère Voir
2009 Voir
n/d Steve Plante Voir
2013 Jonathan V. Bolduc Voir
2017 Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises


Éducation[modifier | modifier le code]

  • Le premier couvent des religieuses de la congrégation du Saint-Cœur-de-Marie est ouvert au village en 1903 et est détruit par un incendie le 6 juin 1931. Un second couvent est bâti en 1932 et est à son tour la proie des flammes lors de l'incendie de 1948. Un troisième couvent est érigé en 1949 et fermera en 1967 lors de la centralisation des écoles.
  • Un autre couvent existait dans le secteur de la station. Il est fermé en 1965 (centralisation) et vendu à Lainages Victor Ltée.
  • Jadis, à partir de la 6e année, les garçons ne peuvent suivre leurs cours dans les couvents (étant féminins) et sont éduqués dans des maisons privées. En 1957, l'école Champlain est construite pour accueillir les garçons et fermera en 1972 à la suite d'une nouvelle centralisation.
  • Le Séminaire du Sacré-Cœur pour les vocations tardives formera plusieurs cohortes de jeunes hommes de 1918 jusqu'en 1975, année de sa fermeture. Il est devenu en 1977 une résidence pour personnes retraitées opérée par la Fondation Aube-Nouvelle.
  • Comme ailleurs au Québec, la fermeture progressive des écoles de rangs fit place à une institution unifiée au cours des années 1960 : l'École Centrale accueille ses premiers élèves en janvier 1965. Avec la fermeture du couvent, elle sera agrandie de sept classes et bénie officiellement le 21 août 1967. En 1987, elle prendra le nom d'École Le Tremplin.
  • Au même titre que d'autres commissions scolaires locales, la Commission Scolaire de Saint-Victor disparaît comme entité distincte en juillet 1972 pour faire place à la Commission Scolaire de Beauceville[9].

Transports[modifier | modifier le code]

  • Le territoire de Saint-Victor est traversé par une route provinciale québécoise, la Route 108.
  • Un petit aéroport privé se trouve sur le territoire de Saint-Victor, opéré par le Club Aéronautique Doyon Inc.
  • De 1892 à 1992, le chemin de fer du Quebec Central dessert Saint-Victor par son tronçon Tring-Mégantic.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Originaires de Saint-Victor[modifier | modifier le code]

  • Joseph Bolduc, qui fut maire, agriculteur, directeur dans la compagnie de chemin de fer Quebec Central, marchand, notaire et homme politique fédéral du Québec ainsi que président du Sénat du Canada, est né le 22 juin 1847 et y est décédé le 13 août 1924.
  • Luc Lacourcière, folkloriste, écrivain et professeur québécois est né le 18 octobre 1910.
  • Noël Lessard, dit Le ramancheur, est né en 1911 et a reçu chez lui des patients venant de partout, certains même des États-Unis, pendant plus de 40 ans[10]. Il est décédé en 1990.
  • Arthur Doyon, fils de Gédéon Doyon et de Anna Rodrigue, est né le 15 novembre 1915 et décède à Rouyn-Noranda le 8 septembre 1987. Prospecteur minier et homme d'affaires réputé. Il a entre autres prospecté l'Abitibi: la mine Doyon dite Odyno, alors deuxième producteur d'or au Canada.
  • Le major Fernand Rancourt D.F.C. est né le 26 avril 1917, décède à Saint-Georges le 13 février 1991 et est inhumé le 18 février à Saint-Victor. Héros de guerre, le major Rancourt est l’un des rares récipiendaires de tout le Commonwealth de la prestigieuse distinction militaire Distinguished Flying Cross. Pilote de l’Aviation Royale Canadienne, M. Rancourt a engagé une attaque contre un cargo le long de la côte de la Normandie et le 30 mars de la même année a descendu un avion allemand. Fernand Rancourt aurait également coulé un navire allemand en Mer du Nord.
  • Normand Lapointe, député libéral fédéral de la circonscription électorale de Beauce de 1980 à 1984, est né le 2 janvier 1939 et y réside toujours.
  • Robbert Fortin, poète, peintre et graveur, est né le 14 mars 1946[11].
  • Yves Lessard, caricaturiste, est un fils de la paroisse[12].
  • Karolin Métivier, patineur artistique, est né le 16 octobre 1986. Il a été membre de l'Équipe du Québec de 2001 à 2009, a participé à sept championnats canadiens et à plusieurs championnats internationaux dont le Japon, le Danemark et les États-Unis. Il a obtenu la deuxième position aux Jeux du Canada de 2002 et a été champion québécois sénior en 2008.

Résidant ou ayant résidé à Saint-Victor[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Léon Provancher, naturaliste, écrivain, éditeur, vulgarisateur scientifique, systématicien et taxinomiste, fut le premier curé de Saint-Victor. Les scientifiques d'aujourd'hui le reconnaissent comme le pionnier des sciences au Canada et un des grands naturalistes nord américains du XIXe siècle[13].
  • Caroline Bouchette dite Maxine (1874-1957), auteure québécoise, écrit une partie de ses livres-jeunesse et de ses chroniques historiques au lac Fortin de Saint-Victor. Elle est une précurseure au Québec en abordant ces thèmes littéraires[14].
  • Jean-Marc Cormier, écrivain québécois, a vécu à Saint-Victor en 1961 et 1962.
  • Pierre Barthe, auteur québécois, réside dans la campagne de Saint-Victor.
  • Jérôme Bourque, artiste photographe, réside dans la campagne de Saint-Victor.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1871 1881 1891 1901 1911 1921 1931 1941 1951
1 8082 1542 5572 4712 5612 1782 3242 3752 402
1956 1961 1966 1971 1976 1981 1986 1991 1996
2 5252 3522 1772 1442 2012 3332 3352 3372 408
2001 2006 2011 2016 - - - - -
2 4602 5532 4512 448-----

Photos[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sacré-Cœur-de-Jésus Saint-Jules Beauceville Rose des vents
Sainte-Clotilde-de-Beauce N Saint-Alfred
O    Saint-Victor    E
S
Saint-Éphrem-de-Beauce Saint-Benoît-Labre

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]