Réseau routier québécois

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Carte des principales voies de communications terrestres.

Le réseau routier québécois est le réseau routier de la province de Québec, au Canada. Il comprend environ 185 000 km d'autoroutes, de routes nationales, régionales, de rues et de chemins locaux. On y retrouve aussi près de 12 000 ponts, tunnels, murs de soutènement, ponceaux et autres ouvrages d'art. Le réseau routier relie toutes les régions, et se concentre principalement autour des grandes agglomérations de Montréal et Québec.

Classes de routes[modifier | modifier le code]

Le réseau est divisé en 8 classes différentes de routes, dont les 5 plus importantes sont gérées par le Ministère des Transports du Québec (MTQ) alors que les trois autres relèvent des villes et municipalités québécoises.

Classe Définition
Routes à la charge du MTQ
Autoroutes Voie à accès limitée à circulation à haute vitesse ne comportant pas, sauf exception, d'intersection à niveau.
Routes nationales Principaux axes routiers autres que les autoroutes, reliant les agglomérations urbaines importantes. Routes touristiques et d'accès à des installations d'envergure nationales ou internationales (aéroports, traverses maritimes).
Routes régionales Ces routes relient les agglomérations urbaines secondaires entre elles et entre celles-ci et les villes principales. Elles permettent également l'accès aux infrastructures d'envergure régionales.
Routes collectrices Routes liant les agglomérations rurales entre elles et avec les centres urbains à proximité, ou encore les liaisons secondaires entre petites agglomérations urbaines.
Routes d'accès aux ressources Ce sont des routes qui permettent l'accès à des ressources forestières, minières ou à des ouvrages hydroélectriques dans les régions isolées.
Routes à la charge des municipalités
Routes locales de niveau 1 Elles relient les centres ruraux entre eux.
Routes locales de niveau 2 Elles donnent accès aux propriétés rurales habitées en permanence.
Routes locales de niveau 3 Elles donnent accès à des propriétés non habitées à l'année. Les rues résidentielles des villes font également parties de cette classe.

Le reste des voies carrossables sont pour la plupart gérées par des entreprises comme Hydro-Québec ou encore par différents ministères, comme le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec en ce qui concerne les chemins forestiers.

Réseau québécois[modifier | modifier le code]

Les routes gouvernementales du Ministère des transports du Québec sont les principales routes qui sillonnent le vaste territoire de la province. Pour desservir le vaste territoire québécois, le MTQ opère un réseau de plus de 20 000 kilomètres de routes, principalement situées dans le sud de la province.

Ces routes sont facilement identifiables, car ce sont les seules routes numérotées de la province. Au Québec, il n'y pas de routes de comté comme en Ontario ou de routes départementales comme en France. Ainsi, toutes les autoroutes ainsi que les routes principales, qu'elles soient d'envergure régionales ou nationales, relèvent du MTQ.

Le Québec compte actuellement 31 autoroutes, 45 routes nationales et 129 routes régionales ou secondaires.

Autoroutes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des autoroutes du Québec.

Jusqu'à tout récemment, le Québec ne concédait pas ses autoroutes comme dans certains pays. Elles étaient gratuites et opérées directement par le gouvernement. Depuis le 21 mai 2011, l'autoroute 25 a un point de péage et celui-ci est situé sur une nouvelle section de 7,2 km de l'autoroute reliant Montréal et Laval. De plus, une nouvelle section de l'autoroute 30 compte un point de péage depuis son ouverture en décembre 2012. Il s'agit des deux seuls points de péage du système autoroutier québécois, et ces deux segments d'autoroutes sont gérés dans le cadre de partenariat entre le public et le privé[1].

Routes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des routes du Québec.
La route 367, près de Rivière-à-Pierre, dans la région de la Capitale-Nationale

Numérotation[modifier | modifier le code]

De façon générale, les routes impaires sont perpendiculaires au fleuve Saint-Laurent (axe nord-sud) alors que les routes paires sont parallèles au fleuve (axe est-ouest). Les routes sont numérotées d'ouest en est et du sud au nord[2]. Par exemple, la 105, la 155 et la 195 sont respectivement situées en Outaouais (ouest), en Mauricie (centre) et au Bas-St-Laurent (est). Et la 112 est parallèle au fleuve entre la frontière et celui-ci, la 132 la borde sur sa rive sud, alors que la 138 fait de même sur sa rive nord.

Chaque type de routes possède une série de numéros qui lui est propre. Les autoroutes sont numérotées de 0 à 99 et de 400 à 999. Les routes dites principales ou nationales sont numérotées de 100 à 199. Les routes secondaires sont numérotées entre 200 et 399[2].

La numérotation des routes secondaires est un peu différente. La série 200 inclut les routes situées au sud du fleuve, la numérotation débute en Montérégie et se termine en Gaspésie. La série 300 est situé au nord du fleuve, la numérotation débute en Outaouais, se poursuit jusqu'à la Côte-Nord et se termine en Abitibi (390 à 399)[2].

Il y a quelques exceptions à ces règles. Par exemple, la route 162 parallèle au fleuve est située entre les routes 116 et 132. Son numéro ne correspond donc pas à sa situation dans le réseau. Elle est probablement numérotée ainsi en raison de sa proximité avec les routes 161 et 165 qui sont perpendiculaires au fleuve. Il y a aussi la route 198, dans le parc de la Gaspésie, qui relie l'Anse-Pleureuse à Gaspé, via Murdochville. Elle est située au centre de la boucle faite par la 132 dans la péninsule gaspésienne. Sa situation (entourée par une route en boucle) ou sa proximité avec les routes 195, 197 et 299 pourrait expliquer sa numérotation.

De plus, la route 201 est située sur les deux rives du fleuve, elle est d'ailleurs la seule route secondaire à traverser le Saint-Laurent. Au Bas-Saint-Laurent, deux routes perpendiculaires au fleuve portent des numéros pairs, 296 et 298. Cette situation est créée en raison de l'épuisement des numéros impairs dans la série 200. Il conviendrait à une route de l'ouest de la province (Montérégie et Estrie) et non à une route de l'est de la province comme le sont les routes 296 et 298. Ainsi, il fut choisi de les numéroter avec des numéros pairs dans le même ordre de grandeur que les autres routes perpendiculaires du secteur (291, 293, 295 et 297).

Il y a également certaines incohérences dans l'ordre des routes. Par exemple, la 213 est plus à l'est que la 237. Ceci est dû à l'ajout tardif de routes au système et la non-disponibilité de numéros plus appropriés.

Réseau local[modifier | modifier le code]

Les routes locales permettent de relier entre eux les centres ruraux. Elles donnent aussi accès à la propriété en tant que rues. Chaque ville et municipalité ont leur propre manière d'identifier les rues. Plusieurs d'entre elles utilisent un petit panneau rectangulaire vert sur lequel est écrit le nom de la route en blanc. Ceux-ci sont souvent installés sur les panneaux ARRÊT.

On y retrouve aussi des aménagements routiers spéciaux. Cette partie du réseau local est souvent administrée par des organismes ou des fédérations indépendantes. Ces aménagements prennent souvent la forme de voies carrossables sans revêtement et à largeur réduite comme une piste cyclable.

Signalisation[modifier | modifier le code]

Le Canada n'a pas adopté la Convention de Vienne sur la signalisation routière. La signalisation routière étant de juridiction provinciale, chaque province canadienne a établi son propre système de signalisation. Cependant, les limites de vitesses canadiennes sont toutes indiquées en km/h, contrairement, par exemple, aux États-Unis.

Les routes nationales et régionales du Québec sont identifiées par des chiffres blancs sur un bouclier à fond vert. Le numéro est surmonté de trois fleurs de lys. Les autoroutes, pour leur part, sont indiquées par un bouclier bleu. L'ensemble des indications relatives à la route, c'est-à-dire les indications de directions, les indications de jonction et les panneaux affichant les distances kilométriques sont tous de couleur verte à écriture blanche. Des attraits naturels (rivière, montagne), ou encore des parcs, des réserves ou des aires de repos, sont indiqués sur des panneaux bruns à écriture blanche. Enfin, les attraits touristiques, tels que les terrains de golf, les centres de ski, les hôtels et les campings, sont indiqués sur des panneaux bleus, toujours à écriture blanche.

Sur la chaussée, une ligne blanche continue est située en bordure pour délimiter la route et ce, de chaque côté. Au centre, il y a généralement deux lignes jaunes, continues ou non, dépendant des secteurs. Ces lignes délimitent le centre de la route et chaque sens possède la sienne. Lorsque les lignes sont continues, aucune des deux directions ne peut faire de dépassements; lorsqu'une des lignes est continue et l'autre pointillée, il est permis de faire des dépassements dans la direction où la ligne est discontinue. Lorsqu'il est permis de faire des dépassements dans les deux sens en même temps, on ne retrouve qu'une seule ligne jaune au centre, discontinue. Les voies d'une même direction sont délimitées par des lignes blanches discontinues ou pleines. Les routes moins larges possèdent uniquement une ligne médiane jaune.

Les limites de vitesses sont affichées en noir sur des panneaux rectangulaires au fond blanc.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article du journal La Presse concernant le péage de l'autoroute 30
  2. a, b et c CAA-Québec, « Numérotation des routes : les chiffres nous parlent », La Presse,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]