Saint-Michel-de-Rieufret

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Saint-Michel-de-Rieufret
La mairie (juin 2013)
La mairie (juin 2013)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Gironde
Arrondissement Langon[1]
Canton Les Landes des Graves
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Podensac
Maire
Mandat
Marc Gauthier
2014-2020
Code postal 33720
Code commune 33452
Démographie
Gentilé Saint-Michelois
Population
municipale
563 hab. (2013)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 37′ 22″ Nord 0° 25′ 51″ Ouest / 44.6228, -0.430833333333
Altitude Min. 19 m – Max. 66 m
Superficie 18,94 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintmichel-de-rieufret.fr/

Saint-Michel-de-Rieufret (Sent Miquèu de Riufred en occitan gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Saint-Michelois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Gironde.

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux et située dans la frange nord de la Haute-Lande-Girondine, en limite des Landes du Cernès, la commune fait partie du vignoble des Graves, mais la forêt domine le paysage. La topographie en est relativement plane et le sol est à dominante sableuse.

La commune de Saint-Michel-de-Rieufret se trouve à 29 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 19 km au nord-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 7,5 km au sud-ouest de Podensac, chef-lieu de canton[3].
Saint-Selve (2 573 hab.) à 7 km et La Brède (4 054 hab.) à 11 km sont des bourgs secondaires entre le village et Bordeaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Portets au nord, Arbanats au nord-nord-est sur environ 200 mètres, Virelade au nord-est, Illats à l'est, Landiras au sud, Saint-Morillon à l'ouest et Saint-Selve au nord-ouest.

Communes limitrophes de Saint-Michel-de-Rieufret
Saint-Selve                          Portets          Arbanats Virelade
Saint-Morillon Saint-Michel-de-Rieufret Illats
Landiras

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Les principales routes départementales traversant le village sont la route départementale D109 qui mène à Saint-Selve au nord-ouest et à Illats au sud-est, la route départementale D115 qui mène à Portets vers le nord et à Guillos vers le sud-sud-ouest en permettant de rejoindre la route départementale D116 qui conduit à Landiras au sud, la route départementale D117 qui mène à Cabanac-et-Villagrains vers l'ouest-sud-ouest et à Cérons vers l'est, la route départementale D124 qui mène à Arbanats vers le nord-nord-est et la route départementale D117e1 qui mène à Podensac vers le nord-est.

L'accès le plus proche à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse), dite autoroute des deux Mers et qui traverse le nord du territoire communal, est le no 2, dit de Podensac, qui est distant de 7 km par la route vers le sud-est.
L'accès no 1, dit de Bazas, à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 31 km vers le sud-est.

Les gares SNCF les plus proches sont celle d'Arbanats, distante de 7 km par la route vers le nord et celle de Podensac, distante de 7,5 km par la route vers le nord-est, sur la ligne Bordeaux - Sète du TER Aquitaine. Sur la même ligne, la gare de Langon proposant plus de trafic se trouve à 19 km vers le sud-est.

Climat[modifier | modifier le code]

Le village se situe à environ 70 km, à vol d'oiseau, de l'océan Atlantique. Le climat est océanique aquitain, avec un hiver doux et parfois de violents orages.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Rieufret (de l'occitan gascon riu freid, qui signifie ruisseau froid). Il prend sa source sur la commune de Cabanac-et-Villagrains entre Landiras et Guillos aux alentours du lac de Troupins, et se jette dans la Garonne à Virelade. Sur la commune de Landiras, il se nomme Batijean, puis Ruisseau de la Fontaine de Manine . À partir du Pas Bordelais jusqu'à la commune de Virelade il est le Rieufret, et enfin jusqu'à sa confluence avec la Garonne il se nomme la Barboue.

Deux moulins à grains y étaient établis jusqu'au milieu du XXe siècle : le moulin de Manine sur la commune de Landiras, et le moulin de Barreyre sur la commune de Saint-Michel-de-Rieufret.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est reconnue dans les archives de l'archevêché depuis le XIe siècle sous le nom de Sancto Michaele de Rivo-Frigido.

Rien n'exclut que la commune soit habitée depuis bien avant le Moyen Âge. L'église serait bâtie sur les fondations d'une église mérovingienne. Symétriquement à l'église par rapport au ruisseau, la configuration surélevée du site (un tuc en gascon) pose l'hypothèse de l'implantation d'un camp pré-gallo-romain.

Sous l'empire romain, le territoire est inclus dans la Gaule aquitaine lors de la création des provinces romaines par Auguste en 27 av. J.-C..

L'église, bâtie au XVIe siècle, fut le lieu d'un pèlerinage relativement important en comparaison à la taille du village, consacré à l'archange saint Michel.

La vie s'organise pendant des siècles autour du système agro-pastoral propre à cette grande zone humide. Saint-Michel-de-Rieufret appartient au pays de la Guyenne girondine.

Pour l'état de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[4].

À la Révolution, la paroisse Saint-Michel-de-Rieufret forme la commune de Saint-Michel-de-Rieufret[5] et le territoire est inclus dans le canton de Podensac.

Au XIXe siècle,la forêt des Landes est plantée, ici comme sur une grande partie des départements français des Landes et de la Gironde. Elle modifie durablement le paysage et les pratiques agricoles (forêt grandement monospécifique de pins maritimes).

La population a doublé en 20 ans, des années 1980 aux années 2000, amorçant une nouvelle évolution du bourg vers une dynamique périurbaine (fermeture du café / station service, puis ouverture d'un commerce multi-service comprenant un bar et une épicerie avec dépôt de pain ; augmentation du nombre de véhicules par ménage, agrandissement de l'école…). Dans les années 2000, le bourg est mis en valeur (enterrement des lignes électriques, requalification pavée autour de l'église, construction d'une salle des fêtes, aménagement d'un rond-point).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1960 1983 Jean-Pierre Blancand    
mars 1983 1999 Henry Marche RPR  
1999 mars 2008 Christian Barbot   Retraité
mars 2008 en cours Marc Gauthier[6]   Architecte

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 563 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204 158 166 214 180 228 229 229 221
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
210 219 213 203 204 198 203 227 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
237 247 230 198 155 160 144 166 148
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
144 141 153 278 471 498 522 563 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est peu développée. Une épicerie / dépôt de pain permet un approvisionnement local. Divers artisans des secteurs secondaire et tertiaire (coiffeur, traiteur…) sont établis sur la commune. Le nord du territoire est occupé par des gravières desquelles sont extraits sables et graves. La commune bénéficie de recettes liées à l'autoroute A 62.

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'une école, d'une salle des fêtes.

La commune est animée depuis plusieurs années par le petit festival Saint-Michel en musique qui met en avant les artistes de la scène locale à la fin du mois de juin.

Elle est également dotée de quelques équipements sportifs (tennis, football, terrain de basket, terrain de pétanque). De nombreux chemins permettent la pratique de la randonnée pédestre ou cycliste.

Plusieurs associations (gymnastique volontaire, tennis, MJC, chasse, pétanque, troisième âge…) participent à la dynamisation de la communauté.

Le culte catholique est pratiqué à l'église.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Clément Janequin, auteur de chansons « profanes », fut curé de la paroisse de 1526 à 1530.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Recueil spécial des actes administratifs n° 08 du 28 février au 5 avril 2006, p. 48 : arrêté préfectoral du 22 mars 2006 portant modification des limites d'arrondissement dans le département de la Gironde]
  2. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 12 avril 2013.
  3. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 27,1 km pour Bordeaux, 16,4 km pour Langon et 7 km pour Podensac. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 19 août 2014.
  4. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 5.XII, pages 79-105
  5. Historique des communes, p. 56, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 12 avril 2013.
  6. Commune de Saint-Michel-de-Rieufret sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 12 avril 2013.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  9. « Inscription MH de l'église », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 12 avril 2013.