Angélique Delahaye

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Angélique Delahaye
Image illustrative de l'article Angélique Delahaye
Fonctions
Députée européenne
En fonction depuis le
(3 ans, 2 mois et 21 jours)
Élection 25 mai 2014
Législature 8e
Groupe politique PPE
Maire de Saint-Martin-le-Beau
En fonction depuis le
(3 ans, 5 mois et 17 jours)
Élection 23 mars 2014
Prédécesseur Didier Avenet
Conseillère régionale du Centre

(4 ans, 5 mois et 24 jours)
Élection 21 mars 2010
Successeur Patricia Boissy
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Lyon (Rhône, France)
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains
Diplômée de Université François-Rabelais
Profession Agricultrice[1]

Angélique Delahaye est une femme politique française née le à Lyon, membre du parti les Républicains, anciennement Union pour un mouvement populaire (UMP), maire de Saint-Martin-le-Beau et députée européenne. Syndicaliste agricole, elle a fait partie du conseil d'administration de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA).

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts dans les fédérations agricoles[modifier | modifier le code]

Née à Lyon, elle grandit à Soisy sur Seine[2]. Non issue d'un milieu agricole, ce n'est qu'en 1989 qu'elle se met à produire des légumes, sous l'impulsion de son mari Thierry à Saint-Martin-le-Beau, en Touraine[3]. Elle siège dès 1991 au conseil d'administration de la Fédération nationale des producteurs de légumes de France (FNPL), branche de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA)[2]. Elle assume de 2001 à 2012 la présidence de la FNPL[4], membre à ce titre du conseil d'administration de la FNSEA.

En 2007 elle devient également membre du conseil d’administration du CTIFL (Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes) et du GIS PICleg, et siège ou préside à une dizaine d'autres commissions agricoles[3]. Elle est également présidente depuis 2013 de l'association SOLAAL (Solidarité des producteurs agricoles et agro-alimentaires)[3].

Arrivée en politique[modifier | modifier le code]

En tant que syndicaliste agricole, Angélique Delahaye rencontre des personnalités du monde politique et notamment Michel Barnier, alors ministre de l'Agriculture (puis Commissaire européen), qui lui remet la Légion d'honneur[2]. Sa première mandature date de 1994, où elle est élue au Conseil d’administration de la caisse de mutualité sociale agricole de Tours.

Elle se lance définitivement en politique en 2010, soutenue par Hervé Novelli, et est élue conseillère régionale de la région Centre du 21 mars 2010[3] au 28 juin 2014. En mars 2014, elle est élue maire de Saint-Martin-le-Beau à la tête d'une majorité UMP[2].

Deux mois plus tard, Angélique Delahaye devient députée européenne, élue le 25 mai 2014 sur une liste menée par Brice Hortefeux[5] (auprès duquel elle fut recommandée par Bruno Le Maire et Jean-François Copé). Son mot d'ordre est clair : « J'en ai marre des écologistes qui nous dictent comment on doit travailler »[2] ; elle qualifie son collègue à Bruxelles José Bové de « dogmatique » mais travaille quand même avec lui à plusieurs reprises. Elle s'est ainsi rapprochée de la Droite forte, courant politique fidèle à Nicolas Sarkozy animé par Guillaume Peltier et comprenant notamment Brice Hortefeux. Elle est localement soutenue par la députée d'Indre-et-Loire, Claude Greff[6].

Angelique Delahaye est nommée secrétaire nationale à l'Agriculture du parti les Républicains le 2 septembre 2015.

Elle soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire française de la droite et du centre de 2016[7],[8].

Activités au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Au Parlement européen, elle siège à la commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire (ENVI) et est membre suppléante de la commission Agriculture et Développement rural (AGRI).

Dans le cadre de ses fonctions au sein de la commission AGRI, elle a été rapporteur fictif sur l’avis sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif aux nouveaux aliments fin. Cet avis, adopté le 17 novembre 2014 en commission AGRI, portait un certain nombre de défis : le contrôle de ces « nouveaux aliments », l’information des consommateurs, mais aussi l’impact sur les entreprises européennes. Angélique Delahaye a particulièrement travaillé à la clarification de la définition des « nouveaux aliments », qui sont les denrées alimentaires dont la consommation humaine était négligeable au sein de l’union avant le 15 mai 1997. Elle s’est prononcée en faveur d’une simplification des procédures de mise en marché, par souci de s’adapter à la réalité et à l’évolution des marchés actuels et des nouvelles technologies. Elle a également rappelé l’importance d’un contrôle très strict des aliments, à travers une amélioration de l’efficacité et de la transparence des procédures, car la protection des consommateurs européens est avant tout prioritaire. Sa position était partagée par l’ensemble des membres de la commission agriculture, dont la rapporteur socialiste Daciana Sârbu. C’est d’ailleurs aussi ce qui est ressorti des débats en commission environnement et ensuite de l’accord trouvée entre le Parlement européen et le Conseil et qui a été publié au Journal officiel le 11 décembre 2015.[réf. nécessaire][9],[10]

Dans le cadre de ses fonctions au sein de la commission ENVI, elle a été rapporteur pour le groupe du Parti populaire européen (groupe PPE) sur le dossier sur le renouvellement de l'autorisation concernant la substance glyphosate[4], principe actif de l'herbicide Roundup, et dont l'autorisation expirait le 30 juin 2016 en cas de non renouvellement. En commission ENVI, plusieurs députés européens ont présenté une objection à la proposition de renouvellement de la Commission européenne, au vu des débats sur les risques liés à cette substance. Ces débats ont vu le jour en raison des divergences d'opinion entre l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) et le Centre international de recherché sur le cancer (CIRC), divergences d'opinion dues au fait que leurs analyses n'ont pas le même objet et ne se basent pas sur les mêmes données. Cette objection, présentée sous la forme d'une résolution, a ensuite été soumise au vote de l'ensemble des députés européens, réunis en session plénière à Strasbourg le 13 avril 2016. Entre le vote en commission ENVI et le vote en session plénière, Angélique Delahaye, au nom du groupe PPE, a présenté 14 amendements, sur les 51 déposés, visant à limiter et encadrer l'autorisation de mise sur le marché. Bien qu'il existe un procédure stricte en matière de renouvellement des substances, les députés européens ont estimé que la Commission européenne n'avait pas joué son rôle de gestionnaire de risque dans sa proposition initiale et n'avait pas assez encadré le renouvellement (les amendements portaient sur un renouvellement de 7 ans au lieu 15 comme initialement proposé, un encadrement plus strict pour les professionnels, une limitation et/ou une interdiction pour un usage non professionnel, une accélération des travaux sur la liste des co-formulants à interdire, une limitation de l'utilisation de cette substance juste avant la récolte, un renforcement de la recherche et de l'innovation vers des alternatives à l'utilisation du glyphosate).[réf. nécessaire]

Localement une manifestation constituée de producteurs bio, des distributeurs (Coop Nature), de membres du groupe Attac et d'élus d'Europe Écologie Les Verts a été organisée devant sa permanence. Suite à cette manifestation la députée a reçu cette délégation afin de répondre à leurs interrogations [11],[12],[13],[14],[15].

Depuis le début du débat sur le sort du glyphosate, le Conseil de l'Union européenne, décideur en la matière, n'a pu adopter une position à la majorité qualifiée. Face à cette situation de blocage au Conseil, la Commission européenne a donc pris la décision le 29 juin 2016 de prolonger l'autorisation pour un maximum de 18 mois afin que l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) puisse rendre son avis[16].

Elle est mise en cause en mai 2017 pour soupçons d’emploi fictif au sujet de son assistant parlementaire[17].

Cumul des mandats[modifier | modifier le code]

Son cumul des mandats locaux et européens, ainsi que ses multiples activités, suscitent des inquiétudes dans sa commune[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Agence France-Presse, « Angélique Delahaye, une agricultrice en route pour le Parlement européen », sur leparisien.fr, (consulté le 24 août 2016).
  2. a, b, c, d et e « Angélique Delahaye, une agricultrice en route pour le Parlement européen », sur L'Obs, .
  3. a, b, c et d « Parcours », sur angelique-delahaye.eu.
  4. a et b « Glyphosate mon amour », Le Canard enchaîné,‎ , p. 4.
  5. « Angélique Delahaye (UMP) fait à 51 ans son entrée au Parlement européen », sur france3.fr, .
  6. « Son sillon est tout tracé », sur http://www.lanouvellerepublique.fr/.
  7. « Serge Dassault et Patrick Balkany parmi les parlementaires qui soutiennent Nicolas Sarkozy », lemonde.fr, 9 septembre 2016.
  8. « Premiers pas européens », sur http://www.lanouvellerepublique.fr/.
  9. « Nouveaux aliments: l'accord avec le Conseil adopté en commission parlementaire | Actualité | Parlement européen », sur Actualité | Parlement européen (consulté le 17 novembre 2016).
  10. « Vote sur les nouveaux aliments : encourager l'innovation alimentaire | Actualité | Parlement européen », sur Actualité | Parlement européen (consulté le 17 novembre 2016).
  11. Stéphane Foucart, « Le Parlement européen demande une réautorisation limitée du glyphosate », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  12. « Glyphosate: autorisation pour sept ans et à des fins uniquement professionnelles », sur Parlement européen (consulté le 15 juillet 2016).
  13. « Roundup : les députés favorables à son renouvellement », sur Sciences et Avenir, .
  14. Ph. S., « Monsanto - Delahaye : même combat ? », sur lanouvellerepublique.fr, .
  15. « Commission Européenne - COMMUNIQUES DE PRESSE - Communiqué de presse - FAQs: Glyphosate », sur europa.eu (consulté le 15 juillet 2016).
  16. a et b « Des citoyens inquiets », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le 18 juillet 2014).
  17. « Indre-et-Loire : une élue mise en cause pour un emploi présumé fictif de son assistant parlementaire », France 3 Centre-Val de Loire,‎ (lire en ligne).

Lien externe[modifier | modifier le code]