Rodrigo Duterte

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Rodrigo Duterte
Rodrigo Duterte en 2016.
Rodrigo Duterte en 2016.
Fonctions
Président de la République des Philippines
En fonction depuis le
(1 an, 4 mois et 18 jours)
Élection 9 mai 2016
Vice-président María Leonor Robredo
Prédécesseur Benigno Aquino III
Biographie
Nom de naissance Rodrigo Roa Duterte
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Maasin, Leyte du Sud
(Philippines)
Nationalité Philippine
Diplômé de Université des Philippines
Résidence Palais de Malacañan

Rodrigo Duterte
Présidents de la République des Philippines

Rodrigo Duterte, dit Rody Duterte, surnommé Digong, né le à Maasin, est un avocat et homme d'État philippin, membre du Parti démocratique philippin - Pouvoir populaire (en) (PDP-Laban). Il est président de la République depuis le .

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fils de l'avocat et homme politique Vicente G. Duterte et de Soledad Roa, Rodrigo Duterte est diplômé en science politique du Lyceum de l'université des Philippines à Manille en 1968. Reçu à l'examen d'avocat en 1972, il travaille par la suite au bureau du procureur de la ville de Davao, dans le Sud des Philippines, entre 1977 et 1986[1]. Il est aussi spécialiste de l'histoire du droit des Philippines au temps de la colonisation espagnole du pays, avant 1898, et lui-même parle espagnol. Il sait aussi parler couramment tagalog (langue officielle des Philippines), le visaya (sa langue maternelle), et l'anglais.

Maire de Davao[modifier | modifier le code]

Après la révolution de février 1986, qui chasse le dictateur Ferdinand Marcos du pouvoir, il est nommé vice-maire de Davao, avant d'être élu maire en 1988 et de le demeurer pendant dix ans. Il est de nouveau élu en 2001, puis réélu en 2004 et 2007 et occupe la fonction jusqu'en 2010, date à laquelle il est remplacé par sa fille, Sara Duterte-Carpio. Enfin en 2013, il est une nouvelle fois élu maire, fonction qu'il conserve jusqu'à son élection à la présidence du pays.

Il est le premier maire à nommer des représentants des minorités musulmanes et lumads parmi ses adjoints. Il publie également une ordonnance prohibant les discriminations antimusulmanes[2]. Populaire au niveau local grâce au succès de sa politique de tolérance zéro à l'égard des criminels, le magazine Time l'a surnommé le « Punisher ». En l'espace de 20 ans, Davao serait ainsi passée selon lui du statut de « capitale du crime » à « la ville la plus sure du monde »[3]. Des données de la police nationale des Philippines parues en (données brutes, non-proportionnées au nombre d'habitants) mettent cependant en lumière que Davao a pourtant la première place en nombre de meurtres entre 2010 et 2015, et la deuxième en nombre de viols aux Philippines pour la même période[4].

Il prend position en faveur du maintien des écoles communautaires indigènes que le gouvernement envisageait de supprimer[5].

Le poste de ministre de l'Intérieur lui a été proposé à quatre reprises, mais il a décliné l'offre à chaque fois. Rodrigo Duterte a été incité également à se présenter à l'élection présidentielle à sept reprises[réf. nécessaire].

En février 2017 un ancien policier explique que lorsqu'il était maire, Duterte l'aurait payé lui ainsi que d'autres policiers pour tuer non seulement des criminels mais aussi des opposants politiques dont le commentateur radio Jun Pala qui critiquait le maire[6].

Président des Philippines[modifier | modifier le code]

Candidat à l'élection présidentielle de 2016 pour le parti PDP-Laban (centre gauche)[7], il est élu le 9 mai[8] et entre en fonction le . En quelques mois, sa popularité s'envole pour recueillir 76 % d'opinion favorable[9]. Pendant sa campagne électorale, il avait déclaré : « Oubliez les droits de l'homme, si je deviens président, ça va saigner »[10].

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Rodrigo Duterte défend une approche pacifique quant à la résolution des conflits armés aux Philippines, qui se traduit rapidement par une proposition de négociations de paix faite à la guérilla communiste de la Nouvelle armée du peuple[11], qui y répond favorablement, et aux séparatistes musulmans du Front moro islamique de libération[12].

On estime qu'après seulement 4 mois de présidence, « Rody » a déjà couvert l'exécution sommaire d'au moins 3 700 personnes dans le cadre de sa campagne contre les narcotrafiquants[13]. Après 6 mois (en janvier 2017), les estimations font état de 2 000 victimes directes de la police (exécutions sans procès) et d'au moins 5 000 par des milices diverses[14]. Il prévoit également d'étendre les peines de prison aux enfants de 9 ans, de manière à ce qu'aucun philippin ne puisse croire jouir d'une quelconque impunité[15]. Suite à l'enlèvement puis au meurtre d'un homme d'affaires coréen par des policiers corrompus, Duterte annonce doubler sa croisade contre la drogue d'une autre contre les policiers corrompus, avec cette phrase choc : « Vous, les policiers, vous êtes les plus corrompus. Vous êtes corrompus jusqu'à la moelle. C'est dans votre sang »[14]. Il a ensuite enjoint les responsables à se rendre, sous peine de voir leur tête mise à prix. Les enquêtes concernant les affaires de drogues sont désormais confiées à l'agence antidrogue philippine[14].

Il annonce pour l'année 2017 une importante hausse du budget consacré par l’État à l'entretien des infrastructures publiques, notamment pour rénover et développer le réseau routier, les bâtiments scolaires et les hôpitaux[16].

Arrestation d'une opposante[modifier | modifier le code]

Le 24 février, sa principale opposante Leila de Lima qui a dirigé la commission des droits de l'Homme et fut ministre de la Justice sous le gouvernement de Benigno Aquino III, est arrêtée sous l'accusation d'entretenir liens avec des narcotrafiquants. Avant de lancer une campagne visant à la salir Duterte aurait déclaré qu'il « la détruirai[t] publiquement ». Amnesty International considère que cette arrestation est un moyen de faire taire les critiques contre la politique du président et déclare qu'il faut considérer Leila de Lima comme une prisonnière d'opinion[17]. L'Union interparlementaire fait savoir le 5 avril 2017 qu'elle considère comme dénuée de fondement l'inculpation de Mme de Lima en raison de son implication antérieure contre le trafic de drogue au sein du système pénitentiaire national[18]. Elle reçoit également le soutien du Parlement européen qui appelle à sa libération[19].

Affaires extérieures[modifier | modifier le code]

Alors qu'un traité de défense existe entre les Philippines et les États-Unis depuis 1951, renforcé en 2014, Rodrigo Duterte souhaite se détourner de l'allié traditionnel américain pour se rapprocher de la Chine. En septembre 2016, il ordonne ainsi aux forces spéciales américaines épaulant l'armée philippine dans la lutte contre les rebelles islamistes de quitter le sud de l'archipel et, dans un contexte de tension entre les Philippines et la République populaire en mer de Chine méridionale, joue l'apaisement en annonçant que ses navires ne patrouilleront plus aux côtés de la flotte américaine (qui jusque-là était érigée en protecteur des Philippines face à la Chine). À noter que déjà en 1992, les Américains avaient dû quitter leur base navale de la baie de Subic. Toutefois, le caractère du nouveau président ne le rendrait pas selon le quotidien chinois Global Times « facile à utiliser »[20].

Il demande aux États-Unis la restitution de cloches d'églises volées en 1901, quand l'armée américaine avait entièrement massacré la population de la ville de Balangiga au cours d'une action de représailles. Ces cloches représentent selon Duterte « le souvenir de l'héroïsme de nos ancêtres qui ont résisté aux colonisateurs américains et ont sacrifié leurs vies pour cela »[21].

Réformes sociales[modifier | modifier le code]

Rodrigo Duterte s'engage en faveur de la transparence des pouvoirs publics aux Philippines en signant un décret permettant à chaque citoyen d’accéder aux archives gouvernementales. Sa décision est saluée par les acteurs de l’information[22]. En janvier 2017, sa proposition de rendre gratuitement accessible la pilule contraceptive aux femmes économiquement démunies est saluée par les associations de défense des droits des femmes[23].

Les universités publiques sont rendues gratuitement accessibles[24] et un système de couverture maladie est bâti afin de permettre aux plus pauvres de bénéficier des soins élémentaires et d'obtenir gratuitement certains médicaments[25]. Les contrats de travail de courte durée sont limités afin de réduire la précarité des travailleurs concernés et les retraites sont augmentées[26].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Sous la conduite de la ministre de l’Environnement Regina Lopez, les activités d'extractions à ciel ouvert sont interdites et plus de la moitié des mines sont fermées. Cette politique entre en confrontation avec le lobby minier qui obtient sa destitution par le Parlement, malgré l'appui en sa faveur de Duterte, 10 mois après sa nomination au gouvernement[27][28].

Au sujet de son conflit avec l'industrie minière, Rodrigo Duterte déclare que « la protection de l’environnement est une priorité plus importante que l'exploitation minière et autres activités qui causent de grands dommages ». Il met également en garde sur de fortes augmentations d’impôts pour les entreprises qui exploiteraient des ressources dans des zones protégées[29].

Actions en justice[modifier | modifier le code]

Le 15 Mai 2017 la Commission de justice du Congrès rejette la plainte déposée par le député d’opposition Gary Alejano mettant à cause sa politique d'exécution des narcotrafiquants. Les motivations du rejet sont que la plainte « manquait de substance » et était fondée sur des « ouï-dire ».[30] Mais les membres de la Commission de justice du Congrès sont majoritairement des membres de partis favorables à Duterte[31].

Une autre plainte a été déposée en avril 2017 par l'avocat Jude Sabio auprès de la Cour pénale internationale de La Haye pour crime contre l'humanité.

Terrorisme [modifier | modifier le code]

En septembre 2016, un attentat terroriste a fait 14 morts et 67 blessés à Davao[32].

En avril 2017 , une tentative de prise d’otages contrée par l’armée fait huit morts sur l’île touristique de Bohol.

Article détaillé : Bataille de Marawi.

En mai 2013, la tentative d'arrestation à Marawi du leader d’Abou Sayyaf (groupe lié à l’État islamique), Isnilon Hapilon, aboutit à une rébellion dans cette ville. Des otages sont pris au cours de cette rébellion et la loi martiale est déclarée le 23 Mai 2017 dans toute l'ile de Mindanao[33]. A cette occasion le président Duterte propage une fake-news concernant la décapitation [34]d'un chef de police local[35]. La ville est entièrement reprise par l'armée le 23 octobre 2017, au terme de combats ayant fait 165 morts parmi les militaires et les policiers et 920 dans les rangs des djihadistes, dont leurs chefs : Isnilon Hapilon et les frères Maute[36].

Déclarations polémiques[modifier | modifier le code]

Rodrigo Duterte à l'occasion de ses traditionnels discours polémiques en 2016.

Rodrigo Duterte crée la polémique dans les médias philippins comme étrangers par sa démagogie, son vocabulaire et ses allusions machistes[37].

Il est accusé d'avoir participé à des escadrons de la mort à Davao dans lesquels plus de 1 000 personnes ont été tuées durant les années 1990 (selon l'association Human Rights Watch, jusqu'à 1 700 selon le Canard Enchaîné[13]). Face aux médias philippins, il ne nie pas avoir déjà commis des meurtres. En 2009, il déclarait même : « Si vous exercez une activité illégale dans ma ville, si vous êtes un criminel ou un gangster qui s'en prend aux innocents, tant que je suis maire, vous êtes une cible légitime d'assassinat », puis lors de la campagne présidentielle de 2016 : « Vous, les dealers, les braqueurs et les vauriens, vous feriez mieux de partir. Parce que je vais vous tuer. »[37]. En décembre 2016, il affirme « avoir personnellement tué des criminels présumés à l'époque où il était maire de Davao, afin de montrer l'exemple à la police. »[38] Le , il prétend avoir jeté un homme d'un hélicoptère : « Si vous êtes corrompus, j'irai vous chercher en hélicoptère à Manille et je vous jetterai dans le vide. Je l'ai déjà fait, pourquoi ne pas recommencer ? »[39]

Il se dit prêt à se rendre en motomarine sur les îles disputées entre les Philippines et la Chine pour y planter un drapeau philippin[37]. Cependant, en octobre 2016 il change complètement de politique et proclame aux Chinois « Je me suis réaligné sur votre mouvance idéologique, je vais me rendre aussi en Russie pour parler à Poutine et lui dire qu'on est trois contre le reste du monde »[13].

Il est également accusé de sexisme pour avoir affirmé qu'il avait trois maîtresses en plus de sa seconde épouse (il a été marié une première fois durant 27 ans), et pour avoir justifié le viol (suivi d'un meurtre) d'une missionnaire australienne en 1989 dans sa ville, en déclarant : « J'ai vu son visage et je me suis dit Putain, quel dommage ! Ils l'ont violée, ils ont tous attendu leur tour. J'étais en colère qu'ils l'aient violée, mais elle était si belle. Je me suis dit le maire aurait pu passer en premier. »[37],[40].

Il se revendique lui-même comme dictateur, n'hésitant pas à affirmer qu'il se passera du Congrès au cas où celui-ci l'empêcherait de mener à bien ses projets[37].

Particulièrement hostile aux narco-trafiquants, il ordonne dès son élection qu'ils soient mis derrière les barreaux ou tués. Il demande également aux citoyens philippins de sortir dans les rues pour tuer les trafiquants[41]. Un mois après son élection, plus de 110 personnes liées au trafic de drogue ont été tuées et au moins 60 000 se sont rendues. 300 kg de méthamphétamine ont été saisis. Duterte déclare souhaiter que 100 000 personnes soient tuées dans ce nettoyage[42].

Il a qualifié l’ambassadeur américain d'« homosexuel » et l'a aussi insulté en lançant que c'est « un fils de pute. Il m’a vraiment agacé »[43]. Après avoir pesté contre les embouteillages à Manille provoqué par la venue du pape François en visite officielle, il aurait traité le souverain pontife de « fils de pute »[37]. En 2016, il qualifie également le président américain Barack Obama de « fils de pute »[44]. L'expression Putang ina mo qui signifie « ta mère est une pute » et que l'on traduit souvent par « fils de pute » n'est cependant aux Philippines qu'une exclamation d’agacement, et n'a pas la connotation injurieuse et personnelle qu'elle revêt dans les pays occidentaux[45]. Rodrigo Duterte s'était exprimé ainsi en réaction à une question d'un journaliste sur les droits de l'homme, ajoutant notamment que les États-Unis avaient massacré des centaines de milliers de Philippins et usé des techniques cruelles lors de l'invasion des années 1899-1902, et n'avaient de ce fait aucune leçon à donner en la matière[46].

Quelques jours plus tard il s'en prend à l'Union européenne dont les responsables s'inquiètent de la façon dont il mène sa campagne contre la criminalité et leur demande d'aller se « faire foutre ». Il accuse également la France et le Royaume-Uni d'hypocrisie et affirme que les ancêtres des députés européens ont tué « des milliers d'Arabes » et autres peuples tout en accompagnant ses déclarations d'un doigt d'honneur[47].

Après avoir fait un parallèle entre sa campagne anti-drogues et la politique d'extermination des Juifs par Adolf Hitler (« Hitler a massacré trois millions de Juifs. Bon, il y a trois millions de drogués (aux Philippines). Je serais heureux de les massacrer »), il s'excuse, ses propos ayant suscité des critiques d'Israël, des États-Unis et du Congrès juif mondial[48].

Parmi ses autres influences, il assure notamment vouloir « partir à la retraite avec la réputation d'Amin Dada » (responsable de 300 000 morts en Ouganda)[13], et déclare souhaiter réhabiliter la mémoire du dictateur philippin Ferdinand Marcos[13].

Duterte soutient paradoxalement les droits des homosexuels, position singulière dans un pays encore fortement influencé par la religion[49].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Richard C. Paddock, « Becoming Duterte: The Making of a Philippine Strongman; He is a child of privilege turned populist politician, an antidrug crusader who has struggled with drug abuse. Obsessed with death, he has turned his violent vision into national policy. », sur The New York Times, (consulté le 22 mars 2017)
  2. « 22 things to know about 'Duterte Harry' », Rappler (en),‎ (lire en ligne)
  3. « The Punisher: ‘I am 100 per cent terrorist’ », sur NewsComAu (consulté le 12 mai 2016)
  4. « Murder rate highest in Davao City – PNP », sur philstar.com (consulté le 12 mai 2016)
  5. « Philippines / Docteur Duterte ou Mister Harry ? », sur philipperevelli.com
  6. Ex-cop says Duterte paid him, others to kill crime suspects, Jim Gomez, AP News, 20 février 2017
  7. « Criminals? Kill them all, says 'Asia's Trump' as he dominates polls », sur CNBC,
  8. Harold Thibault (Manille, envoyé spécial), « Rodrigo Duterte remporte la présidentielle aux Philippines », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  9. Par Dorian Malovic, « La popularité de Rodrigo Duterte s’envole aux Philippines », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  10. Véronique Grousset, « Rodrigo Duderte, président, mais fier de se dire dictateur », Le Figaro Magazine, semaine du 28 octobre 2016, page 21.
  11. « Philippines: la main tendue de Duterte vers le Parti communiste - Asie-Pacifique - RFI », (consulté le 26 juin 2016)
  12. « Philippines: Manille rediscute avec les séparatistes musulmans de Mindanao », RFI,‎ (lire en ligne)
  13. a, b, c, d et e David Fontaine, « Rodrigo Duterte : Phillipin dans la gueule », Le Canard Enchaîné, no 5009,‎ , p. 6.
  14. a, b et c « Le président philippin met sur pause sa sanglante lutte antidrogue », sur Vice, .
  15. David Gilbert, « Le président philippin veut pouvoir emprisonner des enfants d'à peine 9 ans », sur Vice, .
  16. « Duterte admin to spend P7T for infra in next 6 years », philstar.com,‎ (lire en ligne)
  17. Aux Philippines, Leila de Lima, principale opposante de Duterte, arrêtée: "Je la détruirai, Le Soir, 24 février 2017
  18. Global parliaments, lawmakers want to visit De Lima, Patricia Lourdes Viray, Philstar Global, 6 avril 2017
  19. European Parliament condemns EJKs, calls for De Lima release, Philstar Global, 16 mars 2017
  20. Cyrille Pluvette, « Manille brouille les cartes en mer de Chine », Le Figaro, vendredi 16 septembre 2016, page 9.
  21. « Philippines : Duterte demande aux USA la restitution de trois cloches d'église », AFP,‎ (lire en ligne)
  22. Le Point, magazine, « Philippines : Duterte prône la transparence », (consulté le 29 juillet 2016)
  23. « Philippines: Duterte veut un accès gratuit à la pilule pour six millions de femmes », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  24. « ‘Free tuition’ in state universities and colleges eyed for 2017 », sur Manila Bulletin News
  25. « Philippines to follow health care model of Cuba », philstar.com,‎ (lire en ligne)
  26. « Philippines : le bilan du sanglant Duterte, après un an au pouvoir », sur www.lejdd.fr (consulté le 26 juillet 2017)
  27. « Chronique des Matières Premières - La ministre philippine de l’Environnement ne résiste pas au lobby minier », RFI,‎ (lire en ligne)
  28. « La ministre philippine de l'Environnement écartée du pouvoir », L'Orient-Le Jour,‎ afp (lire en ligne)
  29. « Presidente filipino busca acabar con el sector minero », TeleSUR,‎ (lire en ligne)
  30. Aymeric Janier, « Rodrigo Duterte, l’intouchable de Manille », Le Monde.fr,‎ 17/05/2017/ (lire en ligne)
  31. Felipe Villamor, « Philippines Kills Impeachment Complaint Against Rodrigo Duterte », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  32. « Philippines : un attentat "terroriste" fait au moins 14 morts à Davao - France 24 », France 24,‎ (lire en ligne)
  33. « Philippines. Face à la menace terroriste, Rodrigo Duterte impose la loi martiale », sur courrierinternational.com, (consulté le 26 mai 2017)
  34. (en) Agence France-Presse, « Islamist militants beheaded local police chief – Duterte », sur newsinfo.inquirer.net (consulté le 28 mai 2017)
  35. « In declaring martial law, Duterte cited the beheading of a police chief — who is still alive », sur Washington Post (consulté le 27 mai 2017)
  36. Roli Ng et Manuel Mogato, Fin des opérations contre les islamistes à Marawi aux Philippines, Reuters, 23 octobre 2017.
  37. a, b, c, d, e et f « 10 sorties du président philippin Duterte qui font de Trump un enfant de chœur », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 11 mai 2016).
  38. « Philippines: Duterte affirme avoir lui-même tué pour montrer l'exemple », RTBF Info,‎ (lire en ligne).
  39. « Le président philippin se vante d'avoir jeté un homme d'un hélicoptère », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  40. « Philippines: Rodrigo Duterte, pire qu'un "Donald Trump de l'Asie"? », sur LExpress.fr (consulté le 9 mai 2016).
  41. « 60,000 drug addicts in the Philippines surrender to authorities » (consulté le 29 juillet 2016).
  42. (en) « Harrowing images show hundreds of Filipino 'drug dealers' shot dead » (consulté le 29 juillet 2016).
  43. Anna Cichocki, « Le président philippin, roi de l’insulte », sur letemps.ch, (consulté le 11 août 2016).
  44. « Le président philippin Rodrigo Duterte insulte violemment Barack Obama », lemonde.fr, 5 septembre 2016.
  45. (en) « Philippines President wrongly quoted calling Obama 'son of a whore' », (consulté le 18 septembre 2016).
  46. Adele Webb, « He may have insulted Obama, but Duterte held up a long-hidden looking glass to the US » (consulté le 18 septembre 2016).
  47. « Le doigt d'honneur de Rodrigo Duterte à l'Union européenne », Le Point, 21 septembre 2016.
  48. « Philippines : Duterte se compare à Hitler puis s'excuse auprès des juifs », leparisien.fr, 2 octobre 2016.
  49. Rosette Adel, « Duterte declares support for gay marriage, LGBT rights », philstar.com,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]