Raphaël Liogier

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Raphaël Liogier
Naissance
Nationalité France
Domaines Sociologie des religions
Institutions Université Aix-Marseille III
Diplôme Habilitation à diriger des recherches
Formation Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence
Directeur de thèse Bruno Étienne
Renommé pour Directeur de l'Observatoire du religieux

Raphaël Liogier, né en 1967, est sociologue et philosophe. Professeur des universités à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, il a dirigé l'Observatoire du religieux de 2006 à 2014. Il est également diplômé en philosophie de l'université d'Édimbourg, en sciences sociales de l'université de Berkeley en Californie et de l'université de Provence. Il enseigne à Paris au Collège international de philosophie dans la section "Philosophie" et "Sciences et techniques". Il est également chercheur associé au laboratoire Sophiapol à l’Université de Paris 10 Nanterre.

Ses recherches portent sur la croyance, les mythes contemporains, les constructions imaginaires individuelles et collectives et leurs conséquences politiques, sociales et économiques.

Parcours universitaire[modifier | modifier le code]

En septembre 2000, il soutient, à l'université d'Aix-Marseille III, sa thèse de doctorat en sociologie et science politique, intitulée « Introduction à une approche politique de l'occidentalisation du bouddhisme » et rédigée sous la direction de Bruno Étienne, professeur à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence[1].

Il étudie par la suite de quelle manière, en parallèle, s’est construit une image dévalorisée de l’islam alors que lors des débuts de l’orientalisme au XIXe siècle, bouddhisme et islam sont souvent associés dans l’imaginaire occidental[2].

En 2003-2004, il soutient son habilitation à diriger des recherches (HDR) en sociologie, sous la direction du sociologue Roger Establet, sur « L’hypothèse de l’individuo-globalisme »[3].

Il enseigne principalement la sociologie et la philosophie de la connaissance, cherchant à la fois ce qui distingue et ce qui rapproche les vérités religieuses et les vérités scientifiques, au delà des préjugés rationalistes. Pour Liogier, il n’y a pas de faits neutres mais des interprétations du réel considérées comme plus ou moins vraies, plus ou moins légitimes, plus ou moins efficaces, qui permettent à l’homme de s’orienter dans le monde, de conférer des significations à ses pensées et à ses actions. C’est dans cette perspective consistant à décrypter les structures mythiques qu’il abordera le succès du bouddhisme en Occident, le détournement du sens juridique de la laïcité, l’angoisse de l’islamisation, le rejet de la robotisation, le désir de jihad de jeunes délinquants en perdition dans un monde globalisé, la quête d’immortalité des transhumanistes ou le culte unanime de l’emploi dans les sociétés industrielles avancées.

Il a été professeur invité dans de nombreuses universités étrangères, en particulier à l’Université de Louvain-La-Neuve dans le cadre de la Chaire d’anthropologie prospective sur la transformation de l’homme face à l’évolution des technosciences. Il est membre du comité de rédaction de la revue scientifique internationale Social Compass. Il fait par ailleurs partie des personnalités internationales membres de la Commission pour la recherche de la paix de l’UNESCO.

Travaux[modifier | modifier le code]

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

En 1994, Raphaël Liogier rencontre le 14e dalaï-lama en visite à Marseille[4],[5]. En 1997, il assiste, accompagné de Bruno Étienne, son directeur de thèse, aux enseignements donnés par le dalaï-lama à Karma-Ling en Savoie[6]. En 2008, il publie un ouvrage sur le dalaï-lama, qu'il présente comme le plus révolutionnaire de sa lignée : démocrate, moderniste, humaniste, faisant trembler les gouvernants chinois et fantasmer les Occidentaux[7].

Raphaël Liogier a étudié le lien entre bouddhisme et christianisme. En 1999, il a ainsi publié un Jésus Bouddha d'Occident pour démontrer les liens existants entre la pensée de Bouddha et celle de Jésus, qu'il présente comme « l'héritier de la sagesse de Bouddha », reconnu à la naissance par les rois mages comme un « avatar d'Amitābha » qui aura pour rôle de diffuser la pensée de Siddhartha à l'Occident[8].

Cette thèse d'une influence déterminante du bouddhisme mahayaniste sur le ministère de Jésus et la naissance du christianisme au Moyen-Orient, faisant littéralement du christianisme un bouddhisme gréco-juif, a été qualifiée de fantaisiste et sans fondements par Philippe Cornu[9]. Pour l'historien des religions et indianiste Guillaume Ducoeur, « la méthodologie utilisée par R. Lioger demeure loin des exigences scientifiques et universitaires. » Selon lui, « les affirmations prônées dans cet ouvrage ne reposent sur aucune donnée tangible[10]. »

Par la suite Philippe Cornu qui avait d’abord critiqué ce qu’il voyait comme une tentative d’établir une influence directe du bouddhisme sur le christianisme, a par la suite reconnu l’intérêt des travaux généraux de Raphaël Liogier sur l’occidentalisation du bouddhisme[11].

Laïcité & croyances[modifier | modifier le code]

Il travaille sur les croyances, les valeurs, la théorie de la connaissance, les religions, les bouddhismes, les nouveaux mouvements religieux, les sectes et la mondialisation culturelle (en)[12].

Il a écrit plusieurs articles sur le thème des religions[13] : pentecôtisme[14], catholicisme[15], sōka Gakkai[16].

En 2006, Il publie un ouvrage sur une laïcité « légitime », où il propose la thèse selon laquelle la laïcité française aurait évolué de la notion « d'incompétence » de l'État en matière religieuse (loi de 1905 - art 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ») à la notion de neutralité. Se déclarant « neutre », l'État s'autorise alors à donner des avis sur ce qu'est ou n'est pas un culte. Tout en prétendant ne pas intervenir dans les affaires religieuses, l'État le ferait de façon extensive et considérablement plus que dans les pays ne se proclamant pas laïcs, comme l'Angleterre, et qui démontreraient pourtant une plus grande ouverture à la diversité religieuse[17]. Raphaël Liogier illustre cette posture contradictoire dans le traitement de la question des sectes et celle de l'islam. Il s'inquiète du fait que la laïcité puisse devenir un outil de répression des minorités spirituelles par l'utilisation sans discernement du mot « secte »[18].

Sectes[modifier | modifier le code]

Il a critiqué la MIVILUDES comme inefficace et discriminatoire à cause de sa « méconnaissance du terrain » qui ne permettrait pas de combattre les sectes dangereuses mais les protégerait en provoquant une confusion.

Il propose la création d'un organisme composé de représentants de la société civile et de chercheurs, comme INFORM chez les Britanniques, non « pas là pour condamner les sectes a priori mais pour informer sans fantasme l’État et le public »[19].

Il tente de montrer l'existence d'une pensée unique qui serait dominante et croissante en France : « Comment arriver à être classé comme “normal” ? » Il déclare qu'« il n’y a pas d’autre possibilité que d’avoir “l’esthétique officielle”, de correspondre à la culture dominante, au goût dominant »[20], attestant de l'influence de la théorie bourdieusienne sur ses travaux.[réf. souhaitée]

Islam[modifier | modifier le code]

À travers une enquête menée à l'Observatoire du religieux, il conclut que la laïcité (à travers les conclusions de la commission Stasi) a établi, sans investigation, la notion de « voile imposé » aux jeunes musulmanes françaises pour justifier la loi sur le port du voile, alors que son étude démontrerait au contraire une majorité de choix délibérés et argumentés[21]. Il soutient que « l'islamisation est un mythe », que l'islam en France n'a « pas d'intention de s'imposer » et « les musulmans européens et français n'ont jamais demandé la limitation de la liberté d'expression à la suite des affaires dites "des caricatures"[22]. »

Il dénonce « le mythe de l’invasion arabo-musulmane » qui ne repose sur rien selon lui, car le taux d’accroissement migratoire est stable depuis les années 1980 et que « dans la plupart des pays musulmans, le taux de natalité est très proche de ceux observés dans les États occidentaux[23]. »

En 2006, la revue Prochoix le critique car il « attaque Caroline Fourest » sur « le site des partisans de Tariq Ramadan », un « site islamiste », selon la revue[24].

En 2016, sur un plateau de télévision, Caroline Fourest l'accuse « « d’appeler au rassemblement intégriste » (de l’Union des organisations islamistes de France), d’être « un compagnon de route » de cette organisation, de « vouloir renégocier le modèle français de laïcité » et d’avoir affirmé qu’il n’y aurait pas d’attentat en France commis par des individus partis de Syrie. »; le journal Politis qualifie ceci de « contrevérités » tendant à discréditer ses adversaires[25]. Dans une vidéo réalisée par Là-bas si j’y suis, le 11 avril 2016, Liogier répond aux accusations de « complicité intellectuelle » avec les islamistes ; « Je ne suis pas pour la renégociation de la laïcité, mais pour l’application stricte de la loi de 1905 […] Je n’ai jamais fait partie de l’UOIF […] Quand j’y ai été invité […] j’ai toujours pu dire ce que je voulais, par exemple […] j’ai expliqué que j’étais absolument pour le mariage pour tous, l’égalité des droits des homosexuels », il considère que les propos de Caroline Fourest qui parle de « complicité » sont « à la limite de la diffamation »[26].

Caroline Fourest a, à son tour, répondu à cette émission et à ce qu'elle appelle la « mauvaise foi caractérisée », la déformation, l’intimidation intellectuelle, la malhonnêteté et l'invention de fausse citation de Liogier[27].

Dans Génie de la laïcité (2016), Caroline Fourest considère Liogier comme un «chercheur-militant» usant de l'accusation de racisme et d'explications psychanalytiques pour minimiser l'islamisme[28].

Concernant ses recherches sur l'Islam, les matériaux utilisés (interviews et enquêtes de terrain) dans ses travaux ont été questionnés, notamment par le journaliste Daniel Schneidermann[29] et mis en doute par David Thomson[30],[31],[32]. À ces questions qui portent sur des éléments factuels et concrets de terrain, Raphaël Liogier alterne entre un refus de réponse et un déplacement du débat sur le terrain spéculatif et théorique. Il indique toutefois qu'il n'a pas mené d'enquête en personne mais a délégué le travail de terrain sur lequel il appuie ses recherches[29]. Pour sa défense, Liogier précise que certaines enquêtes n’ont pas été menées par lui, en particulier sur les femmes salafistes qui portent le voile intégral, tout simplement parce que le fait d’être un homme rendrait impossible l’accès à leur vie quotidienne. Les ouvrages contiennent les échantillons et les méthodes d’enquêtes (Une laïcité légitime).[réf. souhaitée]

Il participe au documentaire réalisé par la sociologue Agnès De Féo sur des musulmanes radicales[33], en particulier Emilie Koenig qui va devenir l’égérie des femmes djihadistes[34].

Populisme[modifier | modifier le code]

En prolongement de ces travaux sur la construction et l’émergence de l’islamophobie en Europe, Raphaël Liogier a analysé les ressorts du populisme qui a nourri la montée en puissance durant les années 2000 de partis politiques européens généralement situés à l’extrême droite mais dont le discours a débordé du cadre conceptuel historique des années 1930 pour irriguer une plus grande partie de l’échiquier politique. Il forge à cette occasion le concept de « populisme liquide » qui, selon lui, se fonde désormais sur l’idée d’un « vrai peuple » dont la référence n’est plus biologique mais culturelle, avec la désignation des musulmans comme ennemis fondamentaux principaux[35].

Revenu de base[modifier | modifier le code]

Dans son essai de 2016, Sans emploi, il participe aux réflexions autour de la mise en place d'une allocation universelle[36] qu'il considère comme salutaire.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Jésus, Bouddha d'Occident, Calmann-Lévy, 1999
  • Le Bouddhisme mondialisé, Ellipses, 2003
  • Géopolitique du christianisme (avec Blandine Chelini-Pont), Ellipses, 2003
  • Être bouddhiste en France aujourd'hui (avec Bruno Étienne), Paris, Hachette, 2004
  • Une laïcité « légitime ». La France et ses religions d'État, Médicis Entrelas, 2006
  • Le Bouddhisme et ses normes, Presses universitaires de Strasbourg, 2006
  • À la rencontre du Dalaï-Lama, Flammarion, Paris, 2008 (ISBN 978-2081208803)
  • Sacrée médecine : histoire et devenir d'un sanctuaire de la Raison, avec Jean Baubérot, Entrelacs, 2011
  • Les Évidences universelles, Éditions de la Librairie de la Galerie, 2011
  • Souci de soi, conscience du monde. Vers une religion globale ?, Armand Colin, 2012
  • Le Mythe de l'islamisation, essai sur une obsession collective, Le Seuil, 2012
  • Ce populisme qui vient (conversation avec Régis Meyran), Paris, Textuel, coll. « Conversations pour demain », , 109 p. (ISBN 978-2-84597-472-2)
  • Le Complexe de Suez. Le vrai déclin français (et du continent européen), éditions du Bord de l'eau, 2015
  • La guerre des civilisations n'aura pas lieu : coexistence et violence au XXIe siècle, CNRS Éditions, 2016, 240 p.
  • Sans emploi : condition de l’homme postindustriel, Les liens qui libèrent, 2016

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Introduction à une approche politique de l'occidentalisation du bouddhisme » (OCLC 494197307).
  2. « Rencontre avec Raphaël Liogier »,‎ .
  3. Curriculum vitae universitaire de Raphaël Liogier.
  4. Raphaël Liogier, À la rencontre du Dalaï-Lama, Flammarion, Paris, 2008, p. 23.
  5. (en) « The Dalai Lama's Visit to Mongolia, England and France », World Tibet News, 7 septembre 1994.
  6. Raphaël Liogier, op. cit., p. 31.
  7. Raphaël Liogier, op. cit.
  8. Frédéric Lenoir, La rencontre du bouddhisme et de l'Occident, Paris, Fayard, , 393 p. (lire en ligne).
  9. Philippe Cornu, « Lumière sur la voie bouddhique de l'éveil », dans Connaissance des religions, (no) 61-64, janvier-décembre 2000, pp. 341-343 (compte rendu de Raphaël Lioger, Jésus, Bouddha d'Occident, Calmann-Lévy, Paris, 1999, 309 p.).
  10. R. Liogier, Jésus, Bouddha d'Occident, 1999 (compte rendu), G. Ducoeur, Revue des sciences religieuses, année 2000, volume 74, numéro 3, p. 407.
  11. Philippe Cornu, Le bouddhisme, une philosophie du bonheur. 12 questions pour comprendre la voie du Bouddha, Paris, Seuil, , p. 262
  12. « CV Raphaël Logier » [PDF], sur sciencespo-aix.fr (consulté en 23 d&cembre 2016).
  13. « Raphael Liogier » (consulté le 7 avril 2013).
  14. « Les missionnaires de l'Amérique », Le Nouvel Observateur (consulté le 31 juillet 2009).
  15. « L’Eglise catholique peut-elle encore changer ? », La Pensée du Midi (consulté le 31 juillet 2009).
  16. « Le bouddhisme mondialisé. Une perspective sociologique sur la globalisation du religieux », Histoire sociale (consulté le 31 juillet 2009).
  17. Compte-rendu d'ouvrage, Une laïcité « légitime ». La France et ses religions d’État, IESR - Institut européen en sciences des religions, mis à jour le 23 mai 2008.
  18. Nicolas de Bremond d’Ars, Raphaël Liogier, Une laïcité « légitime ». La France et ses religions d’État, Archives de sciences sociales des religions, 138, avril-juin 2007, document 138-59, mis en ligne le 12 septembre 2007.
  19. Raphaël Liogier, « Révolution culturelle dans la lutte antisectes », dans Le Monde, 4 mars 2008.
  20. Extrait de l'interview de Raphaël Liogier, vidéo, Centre d'information et de conseil des nouvelles spiritualités (CICNS), 30 septembre 2007.
  21. « Pourquoi les musulmanes portent-elles de plus en plus le voile ? », Madame Figaro, 9 juillet 2015.
  22. Raphaël Liogier, « L'islamisation est un mythe », lemonde.fr, 28 mars 2013.
  23. « Le mythe de l’invasion arabo-musulmane », Raphaël Liogier, monde-diplomatique.fr, mai 2014.
  24. « Pourquoi Raphaël Liogier attaque-t-il Caroline Fourest sur Oumma.com ? », Prochoix, 3 avril 2006.
  25. « Désinformation : Caroline Fourest récidive », Politis.fr,‎ (lire en ligne)
  26. « Raphël Liogier répond à Caroline Fourest » [vidéo],‎ (consulté le 23 décembre 2016)
  27. https://carolinefourest.wordpress.com/2016/05/15/la-mauvaise-foi-caracterisee-de-raphael-liogier/
  28. Génie de la laïcité. Caroline Fourest, éditions Grasset, 2016 « Il faut dire que Raphaël Liogier apprécie en général les visions plutôt «dures» de la religion.Sur les sites communautaires musulmans comme SaphirNews ou dans ses livres, il va jusqu'à prendre la défense de prédicateurs salafistes, grossièrement sexistes ou littéralistes, quand il ne présente pas le port du voile intégral comme une tendance «hypermoderne» »
  29. a et b (fr) « A 19 ans, j'aurais pu tomber dans le djihadisme », sur @rrêt sur images (consulté le 15 mars 2016).
  30. « Djihadistes français en Syrie: Que faire ? (1/3) - Ce soir (ou jamais!) - 25/04/2014 - vidéo Dailymotion », sur Dailymotion (consulté le 15 mars 2016).
  31. « Djihadistes français en Syrie: Que faire ? (2/3) - Ce soir (ou jamais!) - 25/04/2014 - vidéo Dailymotion », sur Dailymotion (consulté le 15 mars 2016).
  32. « Djihadistes français en Syrie: Que faire ? (3/3) - Ce soir (ou jamais!) - 25/04/2014 - vidéo Dailymotion », sur Dailymotion (consulté le 15 mars 2016).
  33. « De Lorient à Daesh : ce reportage explique la radicalisation d’Emilie », sur ouest-france.fr,‎ (consulté le 23 décembre 2016)
  34. « Les confessions d'Emilie Konig » [vidéo], sur tempsreel.nouvelobs.com,‎ (consulté le 23 décembre 2016)
  35. Raphaël Liogier, Ce populisme qui vient, Paris, Textuel, coll. « Conversations pour demain », , 109 p. (ISBN 978-2-84597-472-2).
  36. « Interview de Raphaël Liogier »

Liens externes[modifier | modifier le code]