Province de La Pampa

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Province de La Pampa
Provincia de La Pampa
Blason de Province de La Pampa
Héraldique
Drapeau de Province de La Pampa
Drapeau
Province de La Pampa
Localisation de la province de La Pampa
Administration
Pays Drapeau de l'Argentine Argentine
Capitale Santa Rosa
Gouverneur Oscar Mario Jorge (PJ)
ISO 3166-2 AR-L
Démographie
Gentilé Pampeano/a
Population 316 940 hab. (2010)
Densité 2,2 hab./km2
Géographie
Superficie 143 440 km2
Liens
Site web http://www.lapampa.gov.ar

La province de La Pampa est une province du centre de l'Argentine. Elle est bordée à l'ouest par la province de Mendoza, au sud par le Río Colorado qui la sépare de la province de Río Negro, à l'est par celle de Buenos Aires et au nord par la province de San Luis et celle de Córdoba. Sa capitale est Santa Rosa.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'arrivée des Espagnols au XVIe siècle, le territoire de l'actuelle province de La Pampa était peuplé de deux ethnies du groupe des Indiens Pampa : celle des Hets -spécialement les tribus Taluhets et Didiuhets -, dans la zone nord et orientale, c’est-à-dire les parties les plus humides, tandis que dans le sud et l'ouest se trouvaient de rares établissements d'Indiens (également Pampas mais du groupe « patagon » et transhumant), les Günun-a-këna ou Guenaken, c'est-à-dire les Tehuelches ou Patagons septentrionaux.

En 1534, Jerónimo Luis de Cabrera et sa troupe furent les premiers à pénétrer cette zone. Ultérieurement, en 1662, Hernandarias la parcourut aussi. Au XVIIIe siècle, la plus grande partie de la province actuelle fut occupée par les Ranquels.

Article détaillé : Ranquel.

La résistance des tribus indigènes qui habitaient la zone fit que ce fut seulement à partir du gouvernement de Juan Manuel de Rosas que l'on put incorporer certaines de ces terres dans le domaine argentin. À la suite de la Conquête du Désert (commencée en 1879), de grandes extensions de terres s'ajoutèrent au domaine de l'exploitation agricole.

Le gouvernement de La Pampa fut créé en 1884. Originellement il comprenait aussi le territoire du Río Negro et des parties d'autres provinces limitrophes sous le nom de Territorio Nacional de la Pampa Central. Ce n'est que le que le Congrès fédéral argentin approuva la loi de création de l'actuelle province (et de celle du Chaco) à la demande expresse d'Eva Perón, raison pour laquelle jusqu'en 1955, elle se nomma Province Eva Perón.

Géographie[modifier | modifier le code]

Comme son nom l'indique, une grande partie de la province fait partie de la plaine pampéenne, même s'il existe d'importantes variations du relief. En effet, l'ouest pampéen constitue une zone de transition vers la région de Cuyo et l'altitude y monte progressivement jusqu'à atteindre les 600 mètres, avec des points culminant à 1 100 mètres au nord-ouest de la province.

Paysage de la pampa près de Winifreda, dans le département de Conhelo.

Le district phytogéographique du caldén[modifier | modifier le code]

Le centre de la province est constitué du district phytogéographique du caldén. Ce district est appelé ainsi du fait de prédominance de l'arbre caldén au sein de la couverture végétale de la zone. Le district recouvre une partie de plusieurs provinces du centre de l'Argentine formant un arc depuis l'extrémité sud-ouest de la province de Córdoba, et des secteurs centre et sud de celle de San Luis, qui continue dans la province de La Pampa en son secteur central, et finalement pénètre dans la région sud-ouest de la province de Buenos Aires, se terminant sur la côte atlantique à la hauteur de Bahía Blanca.

Voies d'accès[modifier | modifier le code]

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Depuis Buenos Aires, on accède à la capitale de la province, Santa Rosa, par la route nationale 5.

Santa Rosa se trouve sur la route nationale 35 qui traverse la province du nord au sud, reliant ainsi le centre de la province à celle de Córdoba (au nord), et celle de Buenos Aires (au sud), en l'occurrence le port atlantique de Bahía Blanca.

D'est en ouest, plus au sud, la Route nationale 152 se détache de la RN 35, en direction du sud-ouest vers le barrage de Casa de Piedra sur le río Colorado, et donc vers l'est de la province de Río Negro.

Durant son parcours, la RN 152 reçoit de droite la route nationale 143 venue de la province de Mendoza (près de San Rafael), ce qui fait communiquer la province de La Pampa avec la région du Cuyo.

Enfin, la Route nationale 151 court du nord au sud depuis la RN 152 à Santa Isabel. Au sud, elle traverse le río Colorado à Veinticinco de Mayo, puis continue à travers la province de Río Negro, jusqu'à l'agglomération de Neuquén, ville principale de toute la Patagonie.

Villes et localités principales[modifier | modifier le code]

Entre parenthèses, la population lors du recensement de 2001 :

Subdivisions[modifier | modifier le code]

La province de La Pampa est subdivisée en 22 départements :

Département Superficie
km²
Populat.
2001
Populat.
2010
Chef-lieu Carte des départements
Departamento Atreucó (La Pampa - Argentina).png Département d'Atreucó 3 580 10 134 10 153 Macachín DepartamentosLP.jpg
Departamento Caleu Caleu (La Pampa - Argentina).png Département de Caleu Caleu 9 078 2 075 2 313 La Adela
Département Capitale 2 525 96 920 105 312 Santa Rosa
Departamento Catriló (La Pampa - Argentina).png Département de Catriló 2 555 6 728 7 293 Catriló
Departamento Chalileo (La Pampa - Argentina).png Département de Chalileo 8 917 2 517 2 985 Santa Isabel
Departamento Chapaleufú (La Pampa - Argentina).png Département de Chapaleufú 2 570 10 787 11 620 Intendente Alvear
Departamento Chical Co (La Pampa - Argentina).png Département de Chical Co 9 117 1 595 1 502 Algarrobo del Águila
Departamento Conhelo (La Pampa - Argentina).png Département de Conhelo 5 052 14 591 14 077 Eduardo Castex
Departamento Curacó (La Pampa - Argentina).png Département de Curacó 13 125 886 1 040 Puelches
Departamento Guatraché (La Pampa - Argentina).png Département de Guatraché 3 525 9 306 8 831 Guatraché
Departamento Hucal (La Pampa - Argentina).png Département de Hucal 6 047 7 838 7 540 Bernasconi
Departamento Lihuel Calel (La Pampa - Argentina).png Département Lihuel Calel 12 460 547 439 Cuchillo-Có
Departamento Limay Mahuida (La Pampa - Argentina).png Département Limay Mahuida 9 985 475 503 Limay Mahuida
Departamento Loventué (La Pampa - Argentina).png Département de Loventué 9 235 8 649 8 619 Victorica
Departamento Maracó (La Pampa - Argentina).png Département de Maracó 2 555 54 699 59 024 General Pico
Departamento Puelén (La Pampa - Argentina).png Département de Puelén 13 160 7 757 9 468 Veinticinco de Mayo
Departamento Quemú Quemú (La Pampa - Argentina).png Département Quemú Quemú 2 557 8 756 8 663 Quemú Quemú
Departamento Rancul (La Pampa - Argentina).png Département de Rancul 4 933 10 648 10 668 Rancul
Departamento Realicó (La Pampa - Argentina).png Département de Realicó 2 450 15 302 16 227 Realicó
Departamento Toay (La Pampa - Argentina).png Département de Toay 5 092 9 256 12 409 Toay
Departamento Trenel (La Pampa - Argentina).png Département de Trenel 1 955 5 324 5 426 Trenel
Departamento Utracán (La Pampa - Argentina).png Département d'Utracán 12 967 14 504 14 839 General Acha
Total Province 143 440 306 037 316 940 Santa Rosa
Regiones de Argentina.svg

La Région Patagonique[modifier | modifier le code]

Depuis 1996, la province de La Pampa fait partie d'un des quatre groupes de province de l'Argentine : la Région de Patagonie ou Région Patagonique (Región Patagónica )

Celle-ci fut créée par le traité signé dans la province à Santa Rosa le 26 juin 1996. Ses buts sont exprimés dans l'article 2 du traité. Il y est dit que la région aura comme objectif général la promotion du développement humain et le progrès économique et social, en renforçant les autonomies provinciales dans la disponibilité de leurs ressources et l'accroissement de leur potentiel productif.

Les provinces qui ont intégré la Région de Patagonie sont :

"La Pampa, Neuquén, Río Negro, Chubut, Santa Cruz et Terre de Feu, Antarctique et Îles de l'Atlantique Sud, y compris le sous-sol, la Mer Argentine adjacente et l'espace aérien correspondant".

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est tempéré, les précipitations dépassent 500 mm annuellement dans le nord-est et l'extrême est de la province, et baissent progressivement vers le sud-ouest et l'ouest [1]. Le climogramme de Santa Rosa ci-contre indique des précipitations de l'ordre de 700 millimètres par an, mais ce niveau assez élevé (supérieur au niveau de Paris par exemple) ne concerne que la région nord-est de la province qui fait partie de la pampa humide.
Le maximum pluviométrique enregistré dans la province se trouve à Intendente Alvear dans le département de Chapaleufú.

Article détaillé : Intendente Alvear.
Climogramme de Santa Rosa
Santa Rosa 1981-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 23,7 22,5 19 15 10,7 7,6 7,2 9,4 11,8 15,8 19,4 22,7 15,4
Précipitations (mm) 74,1 74,8 91,7 52,7 27,7 16,3 18,7 23,3 41,8 70,2 101 93,5 685,8
Source : Le climat à Santa Rosa 1981-1990 (en °C et mm, moyenne mensuelle)



A Limay Mahuida, petite ville de l'ouest de la province, située tout près des Bañados ou marécages du río Atuel, le climat est beaucoup plus sec. Les précipitations moyennes chutent vers le niveau des 400 mm par an, avec de longues périodes de sécheresse, en hiver surtout.

Limay Mahuida (1981–2000)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 24,5 23,7 19,3 15 10,8 7,2 7 9 12,2 15,7 19,5 22,9 15,4
Précipitations (mm) 48,2 47,6 58,5 34,6 15,3 13,7 13,5 11,4 24,3 42,8 53,6 52,1 415,5
Source : Le climat à Limay Mahuida (en °C et mm, moyenne mensuelle)[2]


Niveau moyen mensuel des précipitations à Limay Mahuida (en millimètres par mois)
total 415.5

La localité de Guatraché se situe au sud-est de la province, en région de Pampa humide, mais très proche de la région phytogéographique de la Pampa sèche[3].

Guatraché (1941-1970)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 23,2 22,4 19 14,8 10,7 7,4 6,9 9 11,4 14,6 18,6 21,5 15
Précipitations (mm) 91,4 75,2 100,5 68,4 38,3 22,2 23,4 26,8 49,9 79,4 99,5 94 769,1
Source : Le climat à Guatraché (en °C et mm, moyenne mensuelle)[4]


Niveau moyen mensuel des précipitations à Guatraché (en millimètres par mois)
total 769.1

Hémicycles humidité-sècheresse[modifier | modifier le code]

D'année en année, on constate d'importantes variations pluviométriques. Mais ces variations ne se déroulent pas de manière aléatoire. Le naturaliste argentin Florentino Ameghino a en effet mis en évidence des cycles longs humidité-sècheresse de 100 ans, dont 50 pour l'hémicycle humide et autant pour l'hémicycle sec. Or on considère que le dernier hémicycle humide a débuté en 1973 et devrait se prolonger jusque vers 2022 (hémicycle de 50 ans).

Évolution de la pluviométrie enregistrée à Santa Rosa[modifier | modifier le code]

Entre les deux demi cycles (1923-72 et 1973-2008), l'isohyète de Santa Rosa (à l'est de la province), a augmenté de quelque 150 à 200 mm par an :

  • Décennie 1923-1932 : 576,4 millimètres par an
  • Décennie 1933-1942 : 494,4
  • Décennie 1943-1952 : 550,5
  • Décennie 1953-1962 : 585,4
  • Décennie 1963-1972 : 644,6
  • Moyenne 1923-1972 : 570,3 millimètres par an
  • Décennie 1973-1982 : 635,0
  • Décennie 1983-1992 : 796,3
  • Décennie 1993-2002 : 812,7
  • Moyenne 1973-2002 : 748,0 millimètres par an

Source : [5]

Évolution de la pluviométrie enregistrée à Puelches[modifier | modifier le code]

Entre les années 1962-71 et 1972-2001), le niveau des précipitations annuelles à Puelches (au sud-ouest de la province), a augmenté de quelque 30 % :

  • Décennie 1962-1971 : 293,8 millimètres par an
  • Décennie 1972-1981 : 429,2
  • Décennie 1982-1991 : 398,4
  • Décennie 1992-2001 : 433,1
  • Moyenne 1972-2001 : 415,2 millimètres par an

Source : [6]

Laguna La Arocena, aux environs de la ville de General Pico

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

L'hydrographie de la province est très pauvre, bien qu'il y passe un ou deux cours d'eau importants. La province est traversée par le río Desaguadero appelé ici río Salado ou par son nom en langue mapudungun : río Chadileuvú, sa continuation étant le río Curacó. Ce très long cours d'eau venu du nord de la province de La Rioja a perdu une grande partie de son débit lors de son long parcours dans les provinces de San Juan, de San Luis et de Mendoza. Ses principaux affluents, les ríos Atuel, Tunuyán, Diamante, Mendoza et San Juan, sont surexploités pour l'irrigation des cultures. Tant et si bien que le débit réduit du río, sa présence sporadique, ainsi que la rareté subséquente d'eau potable, ont fait en sorte que la ville de Puelches reçoive désormais l'eau pour sa consommation au moyen d'un aqueduc provenant de la localité de Puelén[7].

Parmi les affluents du río Desaguadero, seul le río Atuel termine sa course au sein de la province, y formant une énorme zone humide, les Bañados ou marécages du río Atuel. Ils couvraient originellement une superficie de 9 000 km2 soit 900 000 hectares. Mais l'utilisation de ses eaux en amont en province de Mendoza, surtout dans les oasis de San Rafael et de General Alvear, a fait diminuer considérablement leur surface et on a même craint leur disparition. Actuellement cette superficie ne serait plus que de quelque 250 000 ha.
Ces Bañados sont de première importance pour la vie de plus de 200 espèces animales : poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères.

Article détaillé : Bañados du río Atuel.

Le río Desaguadero traverse lui aussi ces bañados qu'il contribue à alimenter, y perdant une partie de son débit (l'évaporation en ces lieux est de l'ordre de 1 200 millimètres par an). Il continue son cours vers le sud et atteint ainsi une vaste zone plane où il forme plusieurs étendues d'eau dont les trois plus importantes sont la laguna La Dulce, la laguna Urre Lauquen et la laguna Amarga. Il change dès lors de nom, devenant le río Curacó. Le sel de ses eaux s'est fortement concentré par évaporation au sein des lagunes et de marécages environnants, si bien que les eaux de la dernière lagune, l'Amarga sont salées. Lorsque la rivière sort de celle-ci, ses eaux devenues très salées parviennent parfois jusqu'au río Colorado, contaminant l'eau du fleuve par d'importants apports salins tout à fait indésirables. Les autorités ont dès lors mis en œuvre de grands travaux destinés à bloquer les eaux du Curacó dans la laguna Amarga. Cet ouvrage est communément appelé Tapón de Alonso[8].

Article détaillé : Río Curacó.

Au sud, se trouve le río Colorado qui matérialise la frontière avec la province patagonienne de Río Negro. On a édifié sur son lit le barrage de Casa de Piedra (ou de Rucacurá), à quelques dizaines de kilomètres en aval de la ville de Veinticinco de Mayo. La superficie de son lac de retenue est de 360 000 000 m2 (360 km2). Il permet d'irriguer de 12 000 à 15 000 hectares (120 à 150 km2)[9].

Article détaillé : Lac Casa de Piedra.

Sur le territoire de la province se trouvent aussi plusieurs lagunes de petite taille, comme la Lagune La Arocena, située à 5 km du centre de la ville de General Pico, dans le département de Maracó, au nord de la province ; ou encore la Lagune Don Tomás en périphérie ouest de Santa Rosa, qui constitue un vaste centre de loisir et de sport.

Flore[modifier | modifier le code]

On distingue trois grandes zones phytogéographiques dans la province.

  • À l'état naturel, le secteur oriental de la province était recouvert de pâturages qui dans les zones traversées par de petits cours d'eau pouvaient se transformer en zones humides appelées ici « fachinals ».
  • Vers le centre de la province, formant une diagonale nord-ouest/sud-est, se trouvait une région de denses futaies de algarrobos negros, de chañars et surtout de caldéns ; de ce fait cette région est connue sous le nom d'« El Caldenal », et par les Ranquels sous celui de « Mamül-Mapu » (Terre de rondins). Parmi les arbustes, il faut signaler la présence du piquillín (condalia microphylla), petit arbre aux fruits comestibles que l'on trouve associé au caldén (prosopis caldenia dans les forêts de la province.

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Au centre de la province, au sein de ce qu'on appelle district phytogéographique du caldén ou « El Caldenal », ce sont les espèces du genre Prosopis qui sont les plus importantes, associées avec d'autres espèces de type chaquéen.

On y trouve une espèce endémique, le caldén (Prosopis caldenia), associé à l'algarrobo dulce (Prosopis flexuosa). Parmi les autres arbres, on peut voir le quebracho blanco (Aspidosperma quebracho-blanco) et l'algarrobo negro (Prosopis nigra). On trouve aussi dans cette région le chañar (Geoffroea decorticans), la sombra de toro (Jodina rhombifolia), le tala (Celtis ehrenbergiana), l'espinillo (Acacia caven), le molle incienso (Schinus fasciculatus), la congorosa (Maytenus spinosus) et la pata (Ximenia americana argentinensis).

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Parmi les arbres plus petits ou arbustes que l'on trouve dans le Caldenal, on peut voir sur sols salins le palo azul (Cycloleptis genistoides) et le jume (Heterostachys). Egalement le piquillín (Condalia microphylla), l'atamisqui (Capparis atamisquea), l'alpataco (Prosopis alpataco), le manca caballo (Prosopidastrum globosum), le cedrón (Aloysia gratissima), la tramontana (Ephedra triandra), l'otra tramontana (Ephedra ochreata), le llaollín (Lycium chilense), le poleo (Lippia turbinata), la pichana (Senna aphylla), la jarilla (Larrea divaricata), le pájaro bobo (Tessaria dodonaefolia), l'atamisque (Atamisquea emarginata), diverses cactáceas dont le cardoncito (Cereus aethiops)[10],[11].

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Faune[modifier | modifier le code]

Mammifères[modifier | modifier le code]

Hormis les oiseaux qui forment le groupe d'espèces le plus remarquable de la province, on y a relevé la présence du tatou nain d'Argentine ou chlamydophore tronqué (Chlamyphorus truncatus ou pichi ciego), de la chauve-souris appelée molosse du Brésil (Tadarida brasiliensis), de maras ou lièvres de Patagonie, de guanacos.
La faune autochtone de mammifères comprend aussi des pumas, des renards de Magellan, des viscaches des plaines. La région est aussi le domaine du cobaye nain austral (Microcavia australis), du chat de Geoffroy (Leopardus geoffroyi), du colocolo (Leopardus colocolo), du puma concolor, ainsi que de l'opossum Thylamys pusillus, du grand tatou velu (Chaetophractus villosus), du tatou velu de Patagonie (Zaedyus pichiy).

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Certains animaux emblématiques ont été exterminés au cours du XXe siècle, comme le jaguar ou le molosse cimarrón urugayen. D'autres, au bord de l'extinction ont été sauvés de justesse, comme le cerf des pampas qui actuellement récupère modérément.
En contrepartie, des animaux importés d'Europe ou d'Amérique du Nord se sont parfaitement acclimatés, tel le sanglier, le cerf élaphe, le cerf axis et le daim, de même que le lièvre.

Les oiseaux[modifier | modifier le code]

Le simple mot de Pampa ne suggère guère une exubérance du domaine des oiseaux. Et pourtant, cette province réputée sèche et monotone héberge plusieurs centaines d'espèces d'oiseaux aux couleurs souvent admirables. Rien qu'au sein du parc national Lihué Calel, on en recense pas moins de 150 autochtones et encore plus dans les bañados du río Atuel. L'Argentine, il faut le rappeler, héberge au total plus ou moins 1.000 espèces d'oiseaux autochtones[12].

Article détaillé : Bañados du río Atuel.

Les rapaces sont nombreux : caracaras chimangos, caracaras plancus ou caranchos, urubus noirs ou jotes, occasionnellement aussi des condors (ceci surtout dans les hautes terres de l'ouest de la province).

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L'avifaune des Bañados du río Atuel mérite une attention particulière[13]. Cette vaste zone de marécages située au centre de la partie occidentale, la plus aride de la province, héberge plus de 200 espèces de vertébrés. Récemment, l'Inventaire des Vertébrés (Inventario de Vertebrados) réalisé par l'Universidad Nacional de La Pampa et le Gouvernement provincial dans cette zone, a confirmé et quantifié cette importante biodiversité. On y trouve le cygne à cou noir, neuf espèces de canards, l'ibis mandore, l'aigrette neigeuse, le flamant austral,

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Les Columbidae sont représentés par le pigeon tigré (Patagioenas maculosa), la tourterelle oreillarde (Zenaida auriculata), la colombe picui (Columbina picui) et le pigeon picazuro (Patagioenas picazuro).
On trouve également des Psittacidae : la conure à tête bleue (Aratinga acuticaudata), la conure de Patagonie (Cyanoliseus patagonus), et la conure veuve (Myiopsitta monachus). Présents aussi la guira (Guira guira ou Guira cantara), la chouette effraie (Tyto alba) et la chevêche des terriers (Athene cunicularia). On trouve en outre deux Caprimulgidae : l'engoulevent à miroir (Caprimulgus longirostris) et l'engoulevent à queue en ciseaux (Hydropsalis brasiliana (ou Hydropsalis torquata).
Quant aux Picidae, ils sont représentés par le pic varié (Picoides mixtus) et le pic vert et noir (Colaptes melanochloros).

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Toujours dans les bañados du río Atuel et comme partout en Argentine, les passereaux sont largement présents, et notamment les Tyrannidés, avec le suiriri commun (Suiriri suiriri), le tyranneau à toupet (piojito tiquitiqui) Serpophaga subcristata, la calandrite bergeronnette (en) (Stigmatura budytoides), le taurillon à bec jaune (Anairetes flavirostris), le taurillon mésange (Anairetes parulus), la doradite babillarde (Pseudocolopteryx flaviventris), la moucherolle vermillon (Pyrocephalus rubinus). On trouve aussi l'annumbi rougequeue (Ochetorhynchus phoenicurus), le Synallaxe de Patagonie (Asthenes patagonica), le cacholote à gorge blanche (Pseudoseisura gutturalis), le tourco sable (Teledromas fuscus), la monjita castaña (Neoxolmis rubetra), l'Ada de Hudson (Knipolegus hudsoni), le phrygile charbonnier (Phrygilus carbonarius), le fauconnet à ailes tachetées (Spiziapteryx circumcincta), et le synallaxe à bec court (Asthenes baeri).

Au sein du Parc national Lihué Calel, on peut voir également la buse aguia (Geranoaetus melanoleucus), le fauconnet à ailes tachetées (Spiziapteryx circumcincta), l'upucerthie du Chaco (Tarphonomus certhioides), le synallaxe mésange (Leptasthenura aegithaloides), le synallaxe à bec court (Asthenes baeri), l'annumbi alouette (Coryphistera alaudina), le tourco huppé (Rhinocrypta lanceolata), le tourco sable (Teledromas fuscus), la calandrite bergeronnette (Stigmatura budytoides), le chipiu cannelle (Poospiza ornata), le chipiu sanglé (Poospiza torquata) et le commandeur huppé (Gubernatrix cristata).

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Reptiles[modifier | modifier le code]

Parmi les reptiles présents, il faut citer le boa constrictor appelé ici lampalagua et trois espèces du redoutable bothrops ou « fer de lance » : la yarará ñata (yarara camuse), la yarará chica (petite yarara) et la yarará grande - cette dernière seulement dans le nord-est de la province -. On trouve aussi sur toute l'étendue du territoire un dangereux serpent corail, le Micrurus pyrrhocriptus.
Le caïman noir ou caiman yacaré, est présent au nord-est de la province, jusqu'aux limites de la Patagonie. Parmi les chéloniens on doit mentionner la tortue d'Argentine ou Geochelone chilensis. Il faut aussi noter le Tégu rouge ou lézard coloré (Salvator rufescens).

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Poissons[modifier | modifier le code]

Il n'y a guère de cours d'eau dans la province. Les lagunes par contre sont nombreuses et certaines hébergent bon nombre de poissons telle la laguna Dulce, réputée auprès des pêcheurs. Dans la province, l'ichtyofaune comprend notamment le boga (Leporinus obtusidens), l'armado (Pterodoras granulosus), le bagre amarillo (Pimelodus maculatus), le bagre blanco (Pimelodus albicans), la raie de rivière (Potamotrygon motoro).

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Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001 2010
Province de
La Pampa
25 914 101 338 169 480 158 746 172 029 208 260 259 996 306 037 316 940
Total Argentine 4 044 911 7 903 662 15 893 811 20 013 793 23 364 431 27 949 480 32 615 528 37 156 195 40 091 359

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2010, la population était de 316 940 habitants[14].

La croissance démographique a été constante tout au long du XXe siècle. En 1895, il n'y avait que plus ou moins 25 914 habitants qui peuplaient le territoire, aussi vaste que le tiers de l'Espagne. Les aborigènes non soumis (Indios Bravos) n'étaient cependant pas inclus dans ce chiffre, mais ceux-ci avaient été pour ainsi dire exterminés lors de la récente conquête du Désert, et n'étaient plus que quelques centaines (À l'époque, leur nombre était estimé à seulement 30 000 pour toute l'Argentine, en grande partie dans les provinces du nord).

Plus récemment, on remarque que de 1970 à 2001, la population de la province a légèrement surperformé par rapport à l'ensemble du pays. Au début de ce siècle par contre, elle a plutôt stagné.

Cependant la natalité observée dans la province (5 544 naissances en 2000, et 5 534 en 2004, soit un taux de 17,4 pour mille) laisse entrevoir, sauf imprévus économiques, une croissance démographique modérée dans les prochaines décennies.

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.

Les projections de population effectuées peu après le recensement de 2001 par l'INDEC (Institut argentin des Statistiques et des Cens) prévoyaient une population se montant à 337 500 habitants en 2009 et 360 700 en 2015, soit un accroissement de près de 4 000 personnes annuellement. On constate que ces projections bien trop optimistes ne se sont pas réalisées[15],[16].

Suite au recensement argentin de 2010, on remarque un ralentissement de la croissance de la province par rapport aux décennies précédentes. Il s'agit d'un effet de la grande crise argentine du début du siècle qui a suscité une certaine émigration. L'INDEC a fait de nouvelles estimations prévisionnelles jusqu'en 2040. Il est prévu que le chiffre de la population de la province se montera alors à 408.128 habitants, soit une augmentation de l'ordre de 30% par rapport à 2010[17]. La croissance démographique de la province serait donc appelée à se redresser par rapport aux années 2000-2010.

Économie[modifier | modifier le code]

Le secteur agricole s'est développé à grande échelle dans le quart nord-est de la province, grâce au régime favorable des pluies et à la bonne qualité de ses sols. On cultive des céréales, des oléagineux et des espèces fourragères. Les principales cultures sont : le maïs, le soja, le blé et le tournesol. Plus accessoirement : l'avoine, le seigle, le sorgho et l'alfalfa (luzerne).

Quant à l'élevage qui est le secteur le plus important de l'économie provinciale, il se développe pratiquement sur toute l'étendue de la province : il comporte avant tout la reproduction et l'engraissage de jeunes bovins. Signalons encore l'apiculture qui a bien progressé ces dernières années.

La pêche industrielle se pratique dans les lagunes d'eau douce ou peu salée, comme les lagunes Amarga, La Dulce et Urre Lauquén.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lagune Utracán à Utracán près de la ville de General Acha et d'accès facile.
  • Réserve naturelle Parc Luro (réserve naturelle et Monument historique provincial) : est une des plus grandes réserves naturelles de caldéns au monde, avec des lagunes, et aussi toute la flore et la faune typique de la forêt pampéenne.
  • Santa Rosa avec son Centro Recrativo Don Tomás de plus de 500 hectares, sur la lagune Don Tomás. Avec aussi sa cathédrale moderne Santa Rosa de Lima, ses musées.
  • La pêche sportive : les meilleures pêches ont lieu dans les lagunes d'eau douce, comme la Blanca Grande, La Dulce, La Amarga, Urre Lauquén, Lonquimay, Larga, Salada, Potrol, Puelén, Callaqueo et Don Tomás. Elle se pratique aussi dans le río Colorado et le lac Casa de Piedra. Là prédominent la perche, le pejerrey, la carpe et, dans une moindre mesure, la truite arc-en-ciel.

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Sistema Nacional de Información Hídrica - Precipitación Media Anual (mm) - Período (1965-1982) - Système National d'Information Hydrologique - Carte des précipitations moyennes en Argentine en mm (période 1965-1982)
  2. http://www.mineria.gob.ar/estudios/irn/lapampa/tablaclima.asp?nro=m4#tabla8 Secretaría de Minería: Estación Meteorológica SMN de Limay Mahuida - Datos Período 1981-2000]
  3. Climat de la province de La Pampa
  4. « Provincia de La Pampa - Clima Y Meteorologia »
  5. [xls] Province de La Pampa - Statistiques - Pluies - Santa Rosa
  6. [xls] Province de La Pampa - Statistiques - Pluies - Puelches
  7. (es) Puelches - Site officiel : Naturaleza, Recursos hídricos (Ressources hydriques)
  8. (es) [PDF] « Sistema palustre de Puelches »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  9. (es) « www.casadepiedra.gov.ar »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  10. Chébez, Juan Carlos (2005). Guía de las Reservas Naturales de la Argentina. Volumen 5, pág 288. Editor: Editorial Albatros. ISBN 950-24-1060-2, ISBN 978-950-24-1060-9.
  11. Cabrera, A. (1976). Regiones Fitogeográficas Argentinas. Encyclopédie argentine d'agriculture et de jardinerie. Seconde édition. Tome II Fs. 1. Ed. ACME. Bs. As. Argentina. 85 pp.
  12. (es) https://web.archive.org/web/20080516014701/http://www.avesargentinas.org.ar/cs/conservacion.php Ecoregiones argentinas
  13. (es) Salvemos los banados del rio atuel
  14. Instituto Nacional de Estadística y Censos (INDEC)
  15. (es) [PDF] INDEC - Projections de population par province (2001-2015) (page 32)
  16. (es) [PDF] Estimation de population par province pour les années 2001-2010 (INDEC - Institut national argentin de la statistique) (page 17).
  17. (es) [xls] Population estimée par sexe pour tout le pays et les provinces. Années 2010-2040 INDEC

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Les informations concernant cette province argentine sont en partie extraites du site officiel de la province de La Pampa en langue espagnole.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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