Province de Jujuy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jujuy.
Province de Jujuy
Provincia de Jujuy
Blason de Province de Jujuy
Héraldique
Drapeau de Province de Jujuy
Drapeau
Province de Jujuy
Localisation de la province de Jujuy
Administration
Pays Drapeau de l'Argentine Argentine
Capitale San Salvador de Jujuy
Gouverneur Gerardo Morales (Cambiemos)
ISO 3166-2 AR-Y
Démographie
Gentilé Jujeño/a
Population 672 260 hab. (2010)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Superficie 53 219 km2
Liens
Site web http://www.jujuy.gov.ar

La province de Jujuy est une province argentine, située dans le nord-ouest du pays, limitée à l'est et au sud par la province de Salta, à l'ouest par le Chili et au nord par la Bolivie. Sa capitale est San Salvador de Jujuy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début de la conquête espagnole, le territoire actuel de Jujuy était peuplé de différents peuples indigènes. Les Omaguacas prédominaient, et se divisaient en partialités ou tribus. Parmi ces dernières les principales étaient les Ocloyas, les Purmamarcas, les Yavis, les Yalas, les Churumatas et les Jujuys, qui ont donné leur nom à la province. Cependant, dans la région de la Puna, les Atacamas étaient prédominants, et particulièrement la tribu des Lípes.

Les Omaguacas étaient une synthèse ethnique de Diaguitas et d'Atacamas avec une forte composante génétique arawak.
La résistance tenace de ces populations rendit difficile l'avance des envahisseurs, d'abord quechuas, puis espagnols. En 1536, Diego de Almagro parcourut la Puna de Jujuy, et la conquête de la province commença. La résistance des Omahuaca ou Omaguacas fit partie de celle des Diaguitas, de telle sorte que dans les Guerres Calchaquies les peuples aborigènes du Jujuy participèrent pleinement et produisirent des chefs renommés comme les chefs Juan Calchaquí, Kipildor (Quipildor) et Viltipoco. Ce fut aussi précisément dans la province que les Espagnols bouclèrent l'encerclement des vallées Calchaquies en révolte, lorsque fut fondée la ville et le fort de la ville de San Salvador de Jujuy par Francisco de Algañaraz, au confluent des rivières río Grande de Jujuy et río Xibi-Xibi, en 1593.

Manuel Belgrano fut un combattant désintéressé et un grand humaniste.

En 1810, lors du déclenchement de la révolution de mai, Jujuy comme Tarija dans l'actuelle Bolivie formaient la partie septentrionale du gouvernorat du Salta del Tucumán. Lors des guerres de libération, les royalistes entreprirent onze invasions depuis le Pérou et le Haut-Pérou, si bien que la situation des patriotes devint critique dans la zone de Lípez, Tarija et Jujuy. C'est pourquoi en 1812, Manuel Belgrano, commandant de l'armée du Nord (Ejército del Norte), dirigea l' Éxodo Jujeño (exode de Jujuy).
Un des principaux chefs royalistes (dernier vice-roi du Río de la Plata et autoproclamé vice-roi du Pérou fut l'ultra-conservateur Pedro Olañeta qui précisément était un propriétaire terrien établi dans le Jujuy. En juillet 1825, il fut nommé vice-roi du Río de la Plata par Ferdinand VII d'Espagne, qui ignorait qu'il avait été tué à la bataille de Tumusla. Jujuy fut une des quatorze provinces fondatrices de l'Argentine.

En 1836, la plus grande partie de la province fut envahie par les troupes de la Confédération péruano-bolivienne.

En 1876, une rébellion indigène liée à la demande de terres dans les départements de Rinconada, de Cochinoca et de Yavi fut brutalement réprimée par le gouvernement provincial après que les rebelles eurent été vaincus à la bataille de Quera.

En 1943, le Gouvernement du territoire de Los Andes fut dissous, et Jujuy reçut le département de Susques.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Quebrada de Humahuaca

La province située dans le nord-ouest argentin, développe un relief éminemment montagneux. L'altitude augmente progressivement de l'est vers l'ouest. La zone sud-est est la moins élevée, et correspond à la vallée du río San Francisco, affluent abondant du río Bermejo.

On distingue trois grandes zones géographiques :

On distingue trois biomes au Jujuy. D'abord celui de l'Altiplano, un plateau de 3 500 m d'altitude qui couvre la majeure partie du territoire avec des pics (volcaniques) de plus de 5 000 m, dont le Tuzgle. Ensuite la région où coule le Río Grande de Jujuy au travers du cañon de la Quebrada de Humahuaca, et qui va d'une hauteur de 1 200 jusqu'à 3 500 m. Enfin dans le sud-est les sierras s'abaissent vers la plaine du Gran Chaco. C'est la région des yungas méridionales, chaude, humide et boisée, de moins de 1 200 m.

Article détaillé : Yungas méridionales.

Voies d'accès[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Par voie routière[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Route nationale 52 dans les Salinas Grandes.

Par la route, on rejoint facilement la province et sa capitale, en empruntant la route nationale 9, qui va du sud vers le nord et est mieux connue dans la capitale sous le nom de "La Panamericana". Cette grand route totalement asphaltée et comportant une bonne portion autoroutière relie les trois villes les plus peuplées du pays, Buenos Aires, Rosario et Córdoba, à la ville de San Salvador de Jujuy, puis continue et se poursuit en Bolivie.

Toujours du sud vers le nord, depuis la ville de Rosario, on peut aussi emprunter la Route nationale 34 qui parcourt la vallée d'El Ramal, le long du río San Francisco, pour se terminer plus au nord, à la frontière bolivienne au niveau de la ville de Profesor Salvador Mazza, en province de Salta.

Dans la Puna, à l'ouest de la province, se déroule la route nationale 40, qui venue de la province de Salta, près de San Antonio de los Cobres, rejoint la frontière bolivienne à La Quiaca. Elle déssert la ville de Susques et parcourt le très impressionnant Cañadon du río San Juan del Oro.

Transversalement, d'est en ouest, la route nationale 52 relie les RN 9 et RN 40 entre Tumbaya-Purmamarca à l'est, et Susques à l'ouest, puis se prolonge vers le Chili et l'océan Pacifique.

Enfin, les RN 9 et RN 38 sont reliées entre elles par la courte (26 km) Route nationale 66 entre Ciudad Perico et San Salvador de Jujuy.

Par voie aérienne[modifier | modifier le code]

On accède à San Salvador de Jujuy par voie aérienne grâce à l'aéroport international Gobernador Horacio Guzmán, situé à Ciudad Perico et relié à la capitale par l'Autoroute 66. Il y a des vols directs quotidiens vers les villes de Buenos Aires, Córdoba, Mendoza et Salta. En haute saison, il y a aussi des vols en direction de Mar del Plata et de ville chilienne d'Iquique.

Villes principales[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Villes avec leur population en 2010 :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Climat[modifier | modifier le code]

Les grandes différences d'altitude et de pluviométrie ont produit des zones désertiques comme les Salars ou Salinas Grandes avec leurs mines de sel, mais aussi des zones très arrosées de jungles subtropicales, les yungas comme dans la Bolivie voisine. À San Salvador de Jujuy les précipitations annuelles atteignent de 750 à 800 mm par an (niveau plus ou moins équivalent à celui de Bruxelles, mais nettement supérieur à ceux de Paris ou Londres).

Climogramme de San Salvador de Jujuy
San Salvador de Jujuy
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 23,5 22,6 21,3 18,4 14,9 11,5 12 15 17,3 21,6 23,1 23,7 18,7
Précipitations (mm) 191,2 140,6 141,9 59,1 8,7 1,9 5,9 5,4 3 22,5 58,2 139,3 777,7
Source : Le climat à San Salvador de Jujuy (en °C et mm, moyenne mensuelle)


Au total cependant le climat est majoritairement aride à semi-désertique, avec la très notable exception de la large vallée El Ramal du Río San Francisco.


Les différences de température diurne et nocturne sont importantes dans les régions élevées, et les précipitations sont réduites en dehors de la région du Río San Francisco.

La Quiaca
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 12,5 12,1 12 10,2 6,7 4,1 3,8 6 8,7 10,7 12 9,2 9,2
Précipitations (mm) 79,7 68 48,7 9,7 0,7 0,7 0 0,7 2,7 16,3 30 78 335
Source : Le climat à La Quiaca (en °C et mm, moyenne mensuelle)


Niveau moyen mensuel des précipitations à La Quiaca à 3.442 mètres (en millimètres par mois)
total 335.0


Pour Abra Pampa, petite ville située à l'entrée méridionale du grand plateau altoandin (la Puna), au pied du cerro Huancar, les données pluviométriques sont les suivantes :

Niveau moyen mensuel des précipitations à Abra Pampa à 3.507 mètres (en millimètres par mois)
total 387.6

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Río La Quiaca, frontière avec la Bolivie à gauche et l'Argentine à droite.

Les ríos Grande de Jujuy, avec son affluent le Río Perico, et San Francisco alimentent le Río Bermejo, cours d'eau majeur du Chaco et d'Argentine. Les ríos La Quiaca, Yavi et Sansana se jettent dans le Río Pilcomayo.

Dans la Puna, de maigres cours d'eau se dirigent vers de petits bassins endoréiques centrés sur des salines ou salars. D'où la présence de la laguna de los Pozuelos, des lagunas de Vilama, des Salinas Grandes de Jujuy et Salta, ainsi que de la laguna de Guayatayoc.

Article détaillé : laguna de los Pozuelos.

Il faut noter qu'à l'extrémité nord-ouest de la province, coule le río San Juan del Oro qui n'est pas endoréique mais bien sous-affluent du río Pilcomayo. Coulant d'abord non loin du territoire chilien, il matérialise ensuite partiellement la frontière argentino-bolivienne.

Les 16 départements de Jujuy[modifier | modifier le code]

No. Département Superf.
(km2)
Population
2010
Chef-lieu Carte des départements
1 Cochinoca 7.837 12.111 Abra Pampa Jujuy numérotée.PNG
2 Doctor Manuel Belgrano 1.917 278.336 San Salvador de Jujuy
3 El Carmen 912 84.667 El Carmen
4 Humahuaca 3.792 16.765 Humahuaca
5 Ledesma 3.249 75.716 Libertador General San Martín
6 Palpalá 467 48.199 Palpalá
7 Rinconada 6.407 2.298 Rinconada
8 San Antonio 690 3.698 San Antonio
9 San Pedro 2.150 71.037 San Pedro
10 Santa Bárbara 4.448 17.115 Santa Clara
11 Santa Catalina 2.960 3.140 Santa Catalina
12 Susques 9.199 3.628 Susques
13 Tilcara 1.845 10.403 Tilcara
14 Tumbaya 3.442 4.553 Tumbaya
15 Valle Grande 962 2.386 Valle Grande
16 Yavi 2.942 18.160 La Quiaca
Total province 53.219 662.477 San Salvador de Jujuy

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001 2010
Province de
Jujuy
49 713 77 511 166 700 241 462 302 436 410 008 512 329 611 888 672 260
Total Argentine 4 044 911 7 903 662 15 893 811 20 013 793 23 364 431 27 949 480 32 615 528 36 260 130 40 091 359

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2010, la population se montait à 672 260 habitants[1].

En 1895, il n'y avait que 49 713 habitants qui peuplaient le territoire, d'une superficie un peu plus vaste que celle de la Suisse. La croissance démographique a été fort semblable à celle de l'ensemble de l'Argentine jusqu'aux années 1950.
Plus récemment, on remarque que la population de la province a plus que doublé entre 1970 et 2001, et affiche ainsi un rythme d'accroissement supérieur à la moyenne du pays. Ce fait est lié à la fécondité assez élevée de ses habitants. La natalité observée ces dernières années dans la province (13 651 naissances en 2000, et 13 709 en 2004, soit un taux de 21,3 pour mille) laisse entrevoir la poursuite d'une croissance démographique appréciable dans les prochaines décennies.

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.
En rouge, la région Grand nord argentin

Région Grand nord argentin[modifier | modifier le code]

Un traité interprovincial de création de la Región Norte Grande Argentino (Région Grand nord argentin), a été signé dans la ville de Salta, le 9 avril 1999, entre les provinces de Catamarca, Corrientes, Chaco, Formosa, Jujuy, Misiones, Tucumán, Salta et Santiago del Estero.

L'objet primordial de ce traité est la création de la Región Norte Grande et la concrétisation de l'intégration des provinces du Nord-Ouest Argentin (NOA) et du Nord-Est Argentin (NEA), afin d'atteindre dans la réalité un système effectif de consensus et d'action conjointe entre les états signataires.

Le Conseil Régional du Norte Grande est l'organisme suprême de gouvernement régional, composé de l'Assemblée des Gouverneurs, de la Junte Exécutive et du Comité Coordinateur. Ce dernier est constitué par un représentant du NOA et un autre du NEA, les deux étant de plus membres de la Junte Exécutive. La Commission Exécutive Interministérielle d'Intégration Régionale coordonne le processus d'intégration à partir des directives des organes supérieurs déjà mentionnés.

La flore[modifier | modifier le code]

La flore de la province est extrêmement variée suite à la grande variété des zones climatiques. Dans les régions orientales bien arrosées, celle des yungas, la flore varie en fonction de l'altitude. Les zones les plus basses sont couvertes de la forêt de piedmont, domaine intermédiaire entre deux écosystèmes contrastés, la flore "sèche" qui domine au Chaco, et le domaine humide des yungas.
La selve de piemont occupe les aires les plus basses (550-700 m d'altitude). Là prospèrent des espèces comme le cebil colorado (Anadenanthera colubrina), la tipa blanca (Tipuana tipu) et le lapacho rosado (Tabebuia impetiginosa).
Plus en altitude (de 700 à 1500 mètres) apparait la forêt de montagne qui est en grande partie une nimboselve (forêt baignée de nuages), fort bien représentée au sein du parc national Calilegua. Cette forêt dense se caractérise par la présence du laurel (Cinnamomum porphyrium), du ceibo (Erythrina falcata), du cèdre colla (Cedrela angustifolia) et du cebil blanc (Parapiptadenia excelsa).

Sur les pentes des montagnes, au-delà des 1500-1600 mètres, on trouve un étage de bosquets de montagne, où prédominent les nogals (Juglans australis), les lapachos jaunes (Tabebuia lapacho), les pins (Podocarpus parlatorei), les aulnes (Alnus acuminata) et les sureaux (Sambucus peruvianus) dont les feuillages couvrent des sous-bois de cannes (Chusquea lorentziana).
À plus grande altitude, vers 1 900 m, apparaissent les bois de queñoa (Polylepis australis) dont la densité va en diminuant à mesure qu'augmente l'altitude. Puis, au-dessus des 2 300 m, les bois ne sont quasi uniquement peuplés plus que d'aulnes. Au-delà, les forêts disparaissent pour laisser la place aux prairies de montagne[2].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans la zone ouest de la province, la rareté des précipitations et le climat aride et souvent froid a entrainé la présence d'une flore réduite et peu variée. Durant le XXe siècle un processus de désertification a eu lieu laissant dans la Puna une végétation naturelle souvent réduite à des plantes xérophiles ou psamophiles comme la tola qui forme des "colchones" ou les grands cactus appelés "cardones" (Echinopsis atacamensis). Il subsiste aussi, notamment dans les "quebradas" d'anciens bois d'arbres bas (churquis ou espinillos et queñoas de l'espèce besseri).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La faune[modifier | modifier le code]

Dans la zone bien arrosée des yungas méridionales, on trouve des exemplaires très intéressants d'espèces menacées. Ci-dessous trois espèces emblématiques du nord argentin, toutes trois en danger, le tapir, le jaguar et le sapajou cay

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Mammifères[modifier | modifier le code]

Dans ces yungas - notamment au sein du Parc national Calilegua - on peut recontrer le jaguar (yaguareté) (Panthera onca), le puma (puma concolor, le chat de Geoffroy ou gato montés (Leopardus geoffroyi), le jaguarundí (Puma yagouaroundi), la taruca (Hippocamelus antisensis), le daguet rouge (corzuela colorada) (Mazama americana), la loutre à longue queue (Lontra longicaudis), le capybara (Hydrochoerus hydrochaeris), le pécarí à collier (Tayassu tajacu), le renard des savanes ou renard crabier (Cerdocyon thous), la martre à tête grise (Eira barbara), le raton crabier (Procyon cancrivorus), le coatí (Nasua nasua), le tapetí (Sylvilagus brasiliensis),le sapajou caí (Cebus apella), le cui commun (Galea musteloides), l'agouti rosé (Dasyprocta punctata), l'écureuil bolivien (Sciurus ignitus), entre autres[3].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans la Puna altoandine, le climat quasi désertique ne permet pas le développement d'une faune importante. On y trouve cependant des mammifères intéressants comme le puma (Puma concolor), la vigogne (Vicugna vicugna), le lama (Lama glama), l'alpaga (Lama pacos), le renard des Andes (Lycalopex culpaeus), le chat des Andes (Leopardus jacobita) ainsi que sa proie favorite, le chinchilla à queue courte (Chinchilla brevicaudata), fort mal protégé jusqu'ici.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Oiseaux[modifier | modifier le code]

La province de Jujuy présente une avifaune extrêmement riche et variée, ceci dû à la grande variété des climats et écosystèmes. Rien que dans la partie orientale de la province (faisant partie du système des yungas méridionales), on a recensé près de 400 espèces différentes d'oiseaux[4]... Ce chiffre est presque fabuleux si l'on considère que toute l'Argentine héberge quelque 1.000 espèces et le monde entier pas plus de 10.400 espèces d'oiseaux au total.

Parmi les plus rares il faut citer l'aigle d'Isidore (Oroaetus isidori), l'aigle orné (Spizaetus ornatus), l'Aigle noir et blanc (Spizaetus melanoleucus), la buse solitaire (Harpyhaliaetus solitarius) et la buse couronnée (Harpyhaliaetus coronatus); la pava de monte alisera (Penelope dabbenei); le cincle à gorge rousse (Cinclus schulzi); l'engoulevent lyre (Uropsalis lyra), le pic enfumé (Leuconotopicus fumigatus) et le martinet montagnard (Aeronautes montivagus)[5].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans la puna, les oiseaux les plus significatifs sont les flamants. Ces grands oiseaux aquatiques nidifient sur les plages, y formant des colonies. Trois espèces de flamants se partagent les lagunes : le flamant du Chili ou flamant austral, ainsi que deux espèces propres à la puna, le flamant des Andes et le flamant de James. On rencontre aussi des canards de plusieurs espèces dont la sarcelle de la Puna (Anas puna), exclusive de la région. On trouve aussi des gallaretas, la gallinule poule-d'eau, la foulque cornue (Fulica cornuta) et la foulque géante (Fulica gigantea). Il y a aussi des nandous de Darwin et des avocettes des Andes, oiseau au bec retroussé.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Parmi les autres espèces d'oiseaux endémiques de la puna, il y a le pluvier de la puna (Charadrius alticola), la mouette des Andes (Chroicocephalus serranus), la bécassine de la puna (Gallinago andina), l'ouette des Andes (Chloephaga melanoptera). Parmi les oiseaux migrateurs de la puna, on peut observer le bécasseau de Baird (Calidris bairdii, le phalarope de Wilson (Phalaropus tricolor), le petit Chevalier (Tringa flavipes), le grand Chevalier (Tringa melanoleuca) le pluvier bronzé (Pluvialis dominica). On trouve aussi l'attagis de Gay (Attagis gayi), le thinocore de d'Orbigny (Thinocorus orbignyianus), le pic des rochers (Colaptes rupicola), le dormilon de Junin (Muscisaxicola juninensis), la géositte de la puna (Geositta punensis), le phrygile à dos roux (Phrygilus dorsalis), le tinamou des Andes (Nothoprocta pentlandii), l'upucerthie fauve (Upucerthia jelskii) et le condor des Andes (Vultur gryphus).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans le Parc national Calilegua, on trouve pas moins de 377 espèces d'oiseaux, et parmi eux : le synallaxe des rocailles (Asthenes modesta), le tohi citrin (Atlapetes citrinellus), le toui à bandeau jaune (Bolborhynchus aurifrons), le chardonneret à bec épais (Carduelis crassirostris), la cataménie terne (Catamenia inornata), le cinclode à ailes blanches (Cinclodes atacamensis), le pic des rochers (Colaptes rupicola), le chipiu de Tucuman (Compsospiza baeri), le percefleur rouilleux (Diglossa sittoides), la géositte à ailes rousses (Geositta rufipennis), le dormilon cendré (Muscisaxicola cinereus), le pitajo d'Orbigny (Ochthoeca oenanthoides), le synallaxe à front rayé (Phacellodomus striaticeps), le phrygile petit-deuil (Phrygilus fruticeti), le rara du Paraguay (Phytotoma rutila), le chipiu à flancs roux (Poospiza hypochondria), le saltator à ventre roux (Pseudosaltator rufiventris) et le pic enfumé (Picoides fumigatus).

Reptiles et batraciens[modifier | modifier le code]

Dans les yungas vivent des caïmans à museau large (Caiman latirostris), diverses espèces de serpents, comme la musurana marrón (Clelia rustica), ainsi que des espèces d'ophidiens dangereux comme le Philodryas olfersii, le cobra corail (Micrurus pyrrhocryptus), et la yarará chica (Bothrops neuwiedi) parfois fort agressive.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Poissons[modifier | modifier le code]

Dans le bassin du San Francisco, l'ichtyofaune est appréciable. On peut y pêcher le boga, le dorado, le pacú, le pejerrey perugiae (différent du bonariensis du Paraná), le sábalo, le patí, le surubí, et aussi la truite.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans le bassin du río Bermejo et ses affluents, on peut trouver également la tararira (Hoplias malabaricus), la raie d'eau douce (Potamotrygon motoro) et le géant manguruyú (Zungaro zungaro).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le Jujuy et l'Axe du Capricorne[modifier | modifier le code]

La route nationale 52 dans la Côte de Lipán, à la sortie de la Quebrada de Humahuaca. Cette route revêt une importance capitale dans le cadre du projet de l'"Axe du Capricorne" (Eje de Capricornio) patronné par l'IIRSA.

Depuis août 2000, date de création de l'IIRSA, les pays d'Amérique du Sud ont de grands projets de travaux d'infrastructure routière et de communication à réaliser ou déjà réalisés, devant permettre de se relier entre eux, et de stimuler ainsi leurs économies, mais aussi de relier les deux grandes rives atlantique et pacifique pour stimuler et faciliter le commerce international (vers l'Asie surtout).

Parmi ces projets, celui dénommé "Axe du Capricorne" (Eje de Capricornio) patronné par l'IIRSA, doit permettre de relier le sud industrialisé du Brésil avec les ports du nord chilien d'Antofagasta et de Mejillones, en traversant les Andes au niveau des provinces argentines de Salta et de Jujuy. De gros investissements sont prévus en Argentine dans ces deux provinces - sans encore avoir été programmés faute de budget-, et également dans celles du Chaco et de Formosa vers le Paraguay et le Brésil.

En ce qui concerne le Jujuy, une première étape a été inaugurée par les présidents Kirschner d'Argentine et Lagos du Chili en 2005. C'est la construction de la route nationale 52, route ultramoderne entre San Salvador de Jujuy et Antofagasta sur l'Océan Pacifique, franchissant les Andes au Paso de Jama à plus 4 200 m d'altitude et empruntable toute l'année (pas d'enneigement). Cette route doit servir à bien des camions pour le transport depuis et vers l'Asie et surtout la République populaire de Chine dont le commerce avec les pays du Mercosur a littéralement explosé au début du XXIe siècle.

Un grand axe a ainsi été ouvert qui relie les grandes villes du sud-est de l'Amérique du Sud (Brésil, Uruguay, Argentine) avec le nord du Chili et au-delà jusqu'en Chine. En Argentine, depuis la frontière brésilienne, cet axe routier comprend d'est en ouest, la route nationale 12, la route nationale 16, une section des nationale 34 et nationale 9 puis la route nationale 52.

D'autres travaux vont suivre. Il s'agit notamment de la modernisation de la voie ferrée "General Manuel Belgrano" qui relie la Bolivie à la capitale de la province de Jujuy, et de la portion provinciale de la voie Jujuy-Formosa (vers le Paraguay).

Source : Site de l'IIRSA [8].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Écotourisme[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Parmi les attractions touristiques nombreuses de la province se trouve la Quebrada de Humahuaca, qui se distingue par la somptuosité de ses paysages et son riche patrimoine culturel. Il est aussi recommandé de parcourir la zone des Yungas et de la Puna, avec des paysages qui vont de la forêt exubérante à des territoires désertiques. Soulignons entre autres :

Tourisme culturel[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Une visite de la ville de San Salvador de Jujuy s'impose, avec ses trésors architecturaux datant souvent d'il y a plusieurs siècles ainsi que de sa cathédrale.
  • Parmi les villes moins importantes, citons le petit joyau que constitue Purmamarca et son église dédiée à Santa Rosa de Lima, classée Monument historique national.
  • Le Pucará de Tilcara.
  • L'antique petite ville de Yavi, dans la Puna, à plus de 3 500 mètres d'altitude. La ville est un ancien relais sur le trajet du Camino Real ou Route Royale espagnole, qui reliait le grand centre minier de Potosí actuellement en Bolivie, et le port colonial de Buenos Aires.
  • La localité de Humahuaca.
  • La petite ville de Tilcara.
  • La ville de Tumbaya, son église du XVIIIe et son architecture coloniale.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]