Province de Chubut

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Province de Chubut
(es) Provincia del Chubut /
(cy) Talaith Chubut
Blason de Province de Chubut
Héraldique
Drapeau de Province de Chubut
Drapeau
Province de Chubut
Localisation de la province de Chubut
Administration
Pays Drapeau de l'Argentine Argentine
Capitale Rawson
Gouverneur Mariano Arcioni (PJ)
ISO 3166-2 AR-U
Démographie
Gentilé Chubutense
Population 506 668 hab. (2010)
Densité 2,3 hab./km2
Géographie
Superficie 224 686 km2
Liens
Site web http://www.chubut.gov.ar

La province de Chubut est une province de l’Argentine située en Patagonie entre les parallèles 42 et le 46 de latitude sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Colonisation galloise du Chubut.

Avant l'arrivée des Européens, le territoire était peuplé par des Amérindiens nomades, et spécialement les Tehuelches.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le 9 mars 1535 Simón de Alcazaba fonda à l'endroit appelé Caleta Hornos dans la Baie Gil, 29 kilomètres au sud de la localité actuelle de Camarones, le très éphémère Puerto de los Leones, qui ne dura guère plus de trois mois, jusqu'au 17 juin 1535, lorsqu'il fut abandonné après la mort violente d'Alcazaba, assassiné. Cet établissement devait être la capitale de la gobernación de Nueva León, octroyée par le Roi Charles-Quint (ou plutôt Charles Premier d'Espagne) à Alcazaba en 1534. Cette entité incluait toutes les terres de l'Atlantique au Pacifique, au sud du 36e parallèle.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la région fut parcourue par des missionnaires — dont le célèbre jésuite Mascardi —. Une deuxième tentative de colonisation espagnole se concrétisa par la fondation du Fuerte de San José dans la région de la péninsule Valdés, le 7 janvier 1779. Une grande partie des colons étaient des habitants du nord du Leon. Cette colonie fut réduite au statut d'établissement militaire (un fort) en 1784 et survécut jusqu'au 7 août 1810, date à laquelle elle fut rasée par les « Patagons » ou Tehuelches (des tzonek mapuchisés).

Le voilier Mimosa.

Au XIXe siècle, Georges Claraz, naturaliste et explorateur suisse, découvre en 1865 le territoire du río Chubut.

Ce n'est que durant la seconde moitié du XIXe siècle qu'une colonisation réussie se déroula. Elle fut menée par des immigrants gallois, qui s'établirent dans la vallée inférieure du Río Chubut. Les Gallois arrivèrent sur le voilier Mimosa le 28 juillet 1865, échappant ainsi à l'oppression britannique, ceux-ci voulant les empêcher de parler leur langue et de pratiquer leurs traditions. Depuis ce lieu, diverses autres implantations se déroulèrent de plus en plus vers l'ouest le long de la vallée du río Chubut, et notamment l'une d'entre elles aboutit à la création en 1888 de la colonie du 16 octobre, au pied de la Cordillère des Andes, où ils fondèrent alors Esquel et Trevelín.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Mais la souveraineté argentine face au Chili, restait bien fragile. Le Chili était alors alors en pleine phase expansionniste et convoitait aussi ces régions. Il est utile de rappeler qu'en 1860, l'Argentine ne comptait que 1 180 000 habitants, face au Chili qui était nettement plus peuplé avec environ 1 750 000 habitants, et qui ne connaissait pas les incessantes luttes et révolutions meurtrières et ruineuses qui rongeait l'Argentine.

Le Chili avait pour but de soumettre et annexer l'ensemble de la Patagonie actuellement argentine, et restée insoumise jusqu'aux années 1880. En 1879 éclata au nord la guerre du pacifique mettant aux prises le Chili contre une coalition Bolivie-Pérou. L'Argentine menaça de s'allier à ces deux pays et ainsi d'entrer en guerre contre le Chili. Pour éviter cette entrée en guerre, le Traité des frontières de 1881 entre l'Argentine et le Chili fut signé le 23 juillet 1881, en vue de délimiter avec précision les frontières séparant ces deux nations. Celui-ci laissait à l'Argentine le champ libre pour occuper toute la Patagonie située à l'est de la Cordillère des Andes.

La vraie prise en possession de la province, comme du reste de la Patagonie argentine, put dès lors se réaliser pleinement. Elle se fit par ce que l'on a appelé la Conquête du Désert, dirigée par le général, futur président, Julio Argentino Roca. En 1879, un an avant son élection en tant que président du pays, avec 6 000 soldats dotés de nouveaux fusils, l'offensive de Roca commença. Le général devenu président Julio Argentino Roca ravagea d'abord le nord de la Patagonie et y décima les Indiens. Après avoir conquis les provinces de Neuquén et de Río Negro, y pratiquant une sinistre extermination des aborigènes, la dernière bataille fut livrée le 18 octobre 1884 sur le territoire de l'actuelle province du Chubut. Il s'agissait du dernier groupe d'amérindiens qui comprenait plus de 3 000 membres, sous le commandement des caciques Inacayal et Foyel. Ils se rendirent deux mois après leur défaite.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Carte des changements territoriaux apparus après le plébiscite de 1902.

En conséquence de cette Conquête du Désert, le Territoire National du Chubut fut créé en 1884 et un certain Luis Fontana fut son premier gouverneur.

Le Chili cependant ne s'avouait pas totalement vaincu et continuait à revendiquer la zone occidentale andine de la province du Chubut.

Au milieu de la décennie 1880, les colons- surtout gallois commencèrent à migrer vers l'ouest (région andine) pour y trouver plus de terre cultivable et aussi de l'or[1]. Une expédition fut ainsi menée, financée et alimentée par des colons gallois. Les colons dont une partie de la famille vivait toujours près de l'Atlantique avaient aussi pour but d'assurer la souveraineté argentine sur ces nouveaux territoires revendiqués par le Chili, faute de quoi ils se trouveraient coupés de leurs proches. L'expédition débuta le 14 octobre 1885. Durant le parcours d'importants lieux de peuplement furent découverts. Des années plus tard, ils se peuplèrent et c'est ainsi que furent fondées différentes localités dont Valle 16 de Octubre aujourd'hui appelée Trevelín. Une route entre la vallée du río Chubut et la cordillère fut aussi ouverte. Or cette région andine avait initialement été attribuée au Chili, ce qui engendra une nouvelle querelle territoriale.

Un plébiscite fut finalement organisé parmi les habitants de la région contestée (principalement des Gallois) le 30 avril 1902. Le résultat s'avéra favorable à l'Argentine. Dès lors, Trevelín, Esquel et d'autres localités adjacentes furent incorporées à la province[2]

Après 1902, et la fin de la Seconde guerre des Boers en Afrique du Sud, plusieurs familles boers immigrèrent en Argentine et s'installèrent dans le Chubut, principalement dans la zone de Sarmiento.

Le 31 mai 1944, le territoire du Chubut fut amputé de toute une région au sud du 45e parallèle, soit une étendue de 42 330 km2, qui s'ajoutèrent aux 55 418 km2 pris sur le territoire de Santa Cruz, afin de créer la Zona Militar de Comodoro Rivadavia.

Par la loi no 14.408 du 15 juin 1955, signée par le président Juan Perón, on fit disparaitre la Zone Militaire de Comodoro Rivadavia et on restitua ces zones aux territoires du Chubut et de Santa Cruz. Le territoire du Chubut fut déclaré Province la même année.

Abritant la prison de Rawson, la province fut le lieu, en 1972, du massacre de Trelew, exécution sans jugement de prisonniers par la soldatesque, effectuée sous la dictature militaire d'Alejandro Agustín Lanusse, chef de la junte dite de la « Révolution argentine » qui gouvernait alors le pays.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Meseta de Somuncurá.
Río Chubut prise à Los Altares.
Telsen est située sur le rebord sud de la meseta de Somuncurá. La région à un microclimat assez doux, avec des sources d'eau thermale et une végétation assez riche et variée, ce qui lui donne des caractéristiques d'oasis.
La côte de la Péninsule Valdés, vue depuis la mer. On aperçoit une baleine dans les flots.

Données de base :

  • Population : 413 237 habitants en 2001 - 506 668 en 2010 ;
  • Superficie : 224 686 km2 ;
  • Densité : 2,3 hab./km2.

Le Chubut est la troisième province argentine du point de vue superficie, dépassée seulement par Buenos Aires et Santa Cruz.

Les points les plus élevés de la province sont situés au nord-est. À l'ouest du lac Cholila se trouvent les cerros Dos Picos (2 515 m), Anexo (2 498 m) et Tres Picos (2 492 m). Le cerro Situación, haut de 2 307 m, se trouve dans le Parc national Los Alerces. Quant au Nahuel Pan, grand rendez-vous touristique, il ne fait que 2 153 mètres.

On distingue deux grandes régions dans la province, les Andes et les plateaux de Patagonie.

Au centre et à l'est, sur la plus grande partie du territoire de la province, s'étend le large plateau de Patagonie ou meseta tabulaire. Cette vaste zone est un plateau basaltique au climat rigoureux lié à l'altitude. Celles-ci sont en principe de plus en plus basses à mesure que l'on se rapproche de l'Atlantique. Cependant, il y a des dépressions mais aussi des zones très surélevées comme la meseta de Somuncurá au nord, haute de quelque 1 900 m et partagée avec la province de Río Negro. La meseta patagonienne est entaillée par de profondes vallées aux rebords abrupts, creusées par divers cours d'eau généralement venus des Andes, dont le río Chubut, ce qui a parfois créé des paysages d'une beauté quasi stupéfiante.

Sur la côte on doit signaler la péninsule Valdés et le golfe San Jorge. Ce dernier, situé au sud de la province, est partagé avec la province de Santa Cruz. Les plages très ensoleillées sont nombreuses sur l'ensemble du littoral, mais aussi les falaises et des îles rocheuses qui abritent une faune riche et variée. La mer, riche en plancton y est très poissonneuse. Il faut souligner que la totalité du littoral de la province a un climat franchement doux, avec des températures moyennes supérieures à celles de la majorité des villes françaises (la pluie en moins et bien des heures d'ensoleillement en plus).

Article détaillé : Péninsule Valdés.

La steppe sèche couvre la région des plateaux patagoniques, tandis que sur la Cordillère s'étendent d'épaisses forêts de conifères.

Limites[modifier | modifier le code]

Voies d'accès[modifier | modifier le code]

Voie routière[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La route nationale 26 à son passage par Dolavon.

La province est traversée dans sa partie orientale, du nord au sud, par la route nationale 3 qui relie Buenos Aires à l'ensemble de la côte est de la Patagonie, via les villes de Bahía Blanca et de Viedma. Cette route permet un accès facile aux stations balnéaires, ports et zones protégées de la côte atlantique de la province, y compris le grand centre de Commodoro Rivadavia-Rada Tilly.

À l'ouest, le long de la frontière chilienne, la route nationale 40 suit un trajet nord-sud également, mais au pied des Andes, et ici entre la petite ville d'El Bolsón, près de la province de Río Negro et río Mayo (un peu au nord de la province de Santa Cruz).

D'est en ouest deux grand-routes courent plus au moins parallèlement :

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La Trochita[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Depuis les années 1990, et la présidence de Carlos Menem, la privatisation des chemins de fer argentins a mené à l'effondrement total de ce grand réseau ferré, et rien ne semble pouvoir ressusciter celui-ci. Il subsiste cependant quelques joyaux, dont le Vieil Express Patagonique encore appelé familièrement La Trochita. La ligne construite de 1935 à 1945 faisait partie du Chemin de fer General Roca. Elle est à voie très étroite (0,75 mètres) et connait un franc succès auprès des touristes.

Actuellement (2018), le train circule sur 2 tronçons. Le plus visité relie Esquel et Nahuel Pan, l'autre va d'El Maitén à Desvío Thomas.

La Province de Río Negro, qui n'utilise plus la voie (Ingeniero Jacobacci - El Maitén) depuis les années 1990, est en train de réexaminer sa réutilisation, mais tarde beaucoup. Des plans existent pour réhabiliter la ligne sur toute sa longueur (plus de 400 km) donc sur le sol des deux provinces, mais on attend faute de budget[3]. En février 2012 les gouverneurs de Chubut et de Río Negro avaient déjà signé un accord pour la réactivation complète de la ligne[4].

Vue de l'aéroport de Comodoro Rivadavia.
Article détaillé : La Trochita.

Voie aérienne[modifier | modifier le code]

L'aéroport Brigadier General Antonio Parodi d'Esquel se trouve à 22 km à l'est de la ville. La société Austral Líneas Aéreas offre 6 vols hebdomadaires vers l'aéroport Jorge Newbery à Buenos Aires. Pour sa part, LADE prose en outre des vols vers Comodoro Rivadavia, Trelew et San Carlos de Bariloche.

Trelew a un aéroport situé à 20 km de la ville de Gaiman sur la route nationale 25.

Comodoro Rivadavia possède elle aussi un aéroport important, l' Aeropuerto Internacional General Enrique Mosconi qui se situe à 11 km au nord du centre-ville.

Villes[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Au Chubut, il y a peu de villes fort importantes. Voici les plus notables (population en 2010) :

  • Rawson (31 787 hab. en 2010), la capitale, située sur le Río Chubut, à son embouchure. C'est un port sur l'océan atlantique.
  • Trelew (99 430 hab.), ville industrielle aux environs de Rawson, aéroport (IATA-Code REL) avec liaisons vers Buenos Aires et El Calafate. La ville est située en bordure du Río Chubut, ce qui permet l'irrigation de la région environnante où l'on cultive aujourd'hui la vigne. Ceci permet à la ville de produire du vin.
  • Puerto Madryn (81 995 hab.), point de départ pour excursions dans la péninsule Valdés. Son économie repose sur la pêche, la production d'aluminium et le tourisme.
Vue panoramique de Puerto Madryn. La ville est située sur le littoral nord de la province, aux portes de la Péninsule Valdés.
  • Comodoro Rivadavia (173 2662 hab.) au sud de la province, sur l'océan Atlantique, est le centre économique principal du Chubut et de toute la Patagonie du sud

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Esquel (32 758 hab.) au pied des Andes
  • Sarmiento (11 124 hab.)
  • Rada Tilly (9 100 hab.), fait partie de l'agglomération de Comodoro Rivadavia
  • Trevelín (7 908 hab.)
  • Gaiman (6 627 hab.)
  • Playa Unión (es), station balnéaire à 6 km au sud de Rawson (6 775 hab.)
  • El Maitén (4 422 hab.)
  • Camarones (1 296), un petit port de pêche et une ville historique. Au début du XVIe siècle, les espagnols s'y établient déjà. Depuis 1890, les navigateurs utilisent les conditions naturelles exceptionnelles de la baie de Camarones pour y charger et décharger les navires de fruits et de matières premières. On y exportait alors laine, cuir et peaux. Au large, les récifs des Islas Blancas sont aussi célèbres[5].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Climat[modifier | modifier le code]

Climogramme de Comodoro Rivadavia

Le climat présente de grands contrastes. Dans la cordillère les précipitations peuvent dépasser les 2 000 mm annuellement tandis que le reste de la province ne reçoit qu'un maigre 200 à 250 mm. L'hiver est long et frais, mais l'été est souvent très chaud. Les vents prédominants sont ceux secs d'ouest ou du sud-ouest qui ont traversé les Andes y abandonnant leur humidité.

Comodoro Rivadavia
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 19,1 18,4 16,1 12,9 9,5 6,8 6,4 7,7 9,9 12,7 15,9 17,9 12,8
Précipitations (mm) 16,2 15 20,7 23,3 31,7 25,3 28,7 25 12,3 14,9 10,6 15 238,7
Source : Le climat à Comodoro Rivadavia (en °C et mm, moyenne mensuelle)


À Puerto Madryn, au nord-est de la province, le climat relativement doux n'est guère différent de celui de Comodoro Rivadavia, et ce malgré une forte différence de latitude. Mais le climat sec y est presque extrême.

Puerto Madryn
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 19,9 19,4 17,3 14,2 10,4 7,8 7,3 8,5 10,5 13,1 16 18,3 13,6
Ensoleillement (h) 310 271,2 260,4 198 155 135 136,4 173,6 195 244,9 285 294,5 2 649,7
Précipitations (mm) 10 14,1 16,6 12,6 23,8 14,1 16,6 10,6 14,1 17,8 10,1 12,4 172,8
Source : Le climat à Puerto Madryn (en °C et mm, moyenne mensuelle)


Niveau moyen mensuel des précipitations à Puerto Madryn (en millimètres par mois)
total 172.8

À Rawson, au sud de Puerto Madryn, le climat est fort semblable à celui de cette dernière. À noter la belle moyenne annuelle des températures (13,6°), qu'envieraient bien des parisiens (10,8°), et encore plus de bruxellois (10,4°) ou de hambourgeois (9,4°). La température moyenne doit aussi être comparée à celle de Nantes (11,9°), Bordeaux (13,7°) et Biarritz (13,7°).

Rawson
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 21,7 20,6 17,1 13,1 9,1 6,3 5,9 7,6 10,1 13,8 18 20,3 13,6
Précipitations (mm) 13,9 11,3 21,4 28,3 21,6 23,4 20,9 13,5 12,5 20,9 10,1 12,3 210,1
Source : Le climat à Rawson (en °C et mm, moyenne mensuelle)[6],[7]


Niveau moyen mensuel des précipitations à Rawson (en millimètres par mois)
total 210.1

À Trevelín, au pied des Andes, située 25 km à l'est de la frontière chilienne, le tableau est tout autre. On enregistre des précipitations de l'ordre de quelque 1 000 mm annuellement, et ce surtout en hiver (de mai à août inclus). Plus à l'ouest encore, à la frontière, le niveau de ces précipitations est encore bien supérieur, ce qui a permis le développement de la dense forêt valdivienne.

Trevelin
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 16 16 13 9 6 4 3 5 8 10 12 14 10
Précipitations (mm) 47 35 55 81 156 155 150 121 72 61 54 45 1 032
Source : Le climat à Trevelin (en °C et mm, moyenne mensuelle)


Niveau moyen mensuel des précipitations à Trevelin (en millimètres par mois)
total 1032

Subdivision en départements[modifier | modifier le code]

Le Chubut est divisé en 15 départements. La population de la province, estimée pour le recensement de 2010 se montait à 506 668 habitants

Département Superf.
(km2)
Popul.
2001
Popul.
2010
Chef-lieu Carte des départements
Biedma 12 940 58 667 81 025 Puerto Madryn Chubut political map.jpg
Cushamen 16 250 17 134 20 566 Cushamen
Escalante 14 015 143 669 182 631 Comodoro Rivadavia
Florentino
Ameghino
16 088 1 484 1 558 Camarones
Futaleufú 9 435 37 540 43 903 Esquel
Gaiman 11 076 9 612 12 947 Gaiman
Gastre 16 335 1 508 1 693 Gastre
Languiñeo 15 339 3 573 3 664 Tecka
Mártires 15 445 977 774 Las Plumas
Paso de Indios 22 300 1 905 2 079 Paso de Indios
Rawson 3 922 115 829 131 148 Rawson
Río Senguer 22 335 6 194 6 192 Alto Río Senguer
Sarmiento 14 563 8 724 11 422 Sarmiento
Tehuelches 14 750 5 159 5 361 José de San Martín
Telsen 19 893 1 788 1 705 Telsen
Total province 224 686 425 375 506 668 Rawson

La nouvelle Région Patagonique[modifier | modifier le code]

Depuis 1996, la province de Chubut fait partie d'un des quatre groupes de province de l'Argentine : la Région de Patagonie ou Région Patagonique (Región Patagónica )

Celle-ci fut créée par le traité signé à Santa Rosa le 26 juin 1996. Ses buts sont exprimés dans l'article 2 du traité. Il y est dit que la région aura comme objectif général la promotion du développement humain et le progrès économique et social, en renforçant les autonomies provinciales dans la disponibilité de leurs ressources et l'accroissement de leur potentiel productif.

Les provinces qui ont intégré la Région de Patagonie sont :

« La Pampa, Neuquén, Río Negro, Chubut, Santa Cruz et Terre de Feu, Antarctique et Îles de l'Atlantique Sud, y compris le sous-sol, la Mer Argentine adjacente et l'espace aérien correspondant ».

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les eaux de la cordillère des Andes franchissent en grande partie la frontière chilienne pour se jeter dans le Pacifique[8].

Bassin pacifique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Río Futaleufú.

Le Chubut possède une belle série de lacs glaciaires, dont les principaux sont le Puelo, le Cholila, le Rivadavia, le Futalaufquen, le Menéndez, l'Amutuy Quimei, le General Vintter, le La Plata et le Fontana. Sauf les deux derniers cités, tous possèdent un émissaire dont le cours traverse la frontière chilienne pour se déverser dans l'Océan Pacifique. En l'occurrence, il s'agit des cours d'eau suivants :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Étant donnée l'abondance des précipitations dans la région andine, ces lacs sont tous puissamment alimentés par de multiples rivières et ruisseaux autochtones qui ont souvent leurs sources dans les sommets enneigés de la cordillère. En conséquence les débits des émissaires franchissant la frontière sont eux aussi importants. Au total, d'après Aquastat, organisme international dépendant de la FAO, ce ne sont pas moins de 38 km3 d'eau douce que l'Argentine apporte ainsi annuellement au Chili voisin[9] (38 milliards de mètres cubes), soit quelque 1 200 m3/s, ou encore plus du tiers du volume d'eau superficielle produit dans toute la Patagonie argentine. Le seul bassin du río Futaleufú apporte ainsi au Chili plus de 350 m3/s, soit sept fois plus que le débit du río Chubut.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Bassin atlantique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Río Chubut.

Le fleuve principal de la province est le Río Chubut, issu des Andes, mais qui déverse ses eaux dans l'Atlantique.

Bassin endoréique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Río Senguerr.
Plage sur le lac Musters aux eaux bleues, avec vagues produites par le vent. Ce vaste lac d'eau douce de quelque 400 km2 est très poissonneux.

Une partie des eaux de la province, celles du Río Senguerr, venu lui aussi des Andes, se déverse dans un bassin endoréique comportant deux lacs qu'il forme successivement: les lacs Musters puis Colhué Huapi. L'émissaire des deux lacs, s'appelait Río Chico. Parti du Colhue Huapi, il rejoignait le Río Chubut. Mais, depuis le milieu du XXe siècle, le Senguerr a subi une utilisation intensive voire abusive de sa masse d'eau, ce qui a conduit à un désèchement progressif, qui fait que le Río Chico n'atteint plus le Río Chubut et semble avoir disparu. Depuis 1939, les eaux moins abondantes que le Río Senguerr apporte aux deux lacs, s'y évaporent totalement. Si bien que le cours du Chico qui jadis partait du lac Colhue Huapi vers le Río Chubut est désormais un lit sec.

Aires protégées[modifier | modifier le code]

Les parcs nationaux Lago Puelo et Los Alerces font partie avec les parcs nationaux Nahuel Huapi, Lanín et Los Arrayanes, de la réserve de biosphère Andino Norpatagonica reconnue par l'Unesco en 2007[10].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Aire recouverte par la forêt andino-patagonique en Argentine.

Réserve de biosphère Andino-norpatagonique[modifier | modifier le code]

Il s'agit une vaste réserve naturelle d'une superficie de 2 266 942 hectares, soit 22.669 km2, s'étendant sur les trois provinces : Neuquén, Río Negro et Chubut. Elle comprend les aires de cinq parcs nationaux, de dix réserves, parcs ou aires protégées de juridiction provinciale, et des terrains municipaux des localités d' Esquel, Trevelín, Cholila, Lago Puelo, El Hoyo, Epuyén, El Maitén et Leleque de la province de Chubut ; de Villa Mascardi, El Bolsón et Bariloche, El Manso, Mallín Ahogado et El Foyel de la province de Río Negro ; et d'Aluminé, Junín de los Andes, San Martín de los Andes, Villa Traful et Villa La Angostura de la province de Neuquén.

Superficies approximatives de chacune de ces aires[11] :

Démographie[modifier | modifier le code]

Evolution de la population
1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001 2010
Province de
Chubut
3 748 23 065 92 456 142 412 189 920 263 116 357 189 425 375 506 668
Total Argentine 4 044 911 7 903 662 15 893 811 20 013 793 23 364 431 27 949 480 32 615 528 37 156 195 40 091 359

L'Institut argentin des statistiques et des recensements (INDEC) estimait la population de la province à 443 779 habitants en 2003[12]. Les projections de population effectuées par l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements) prévoyaient alors une population se montant à 470.733 habitants en 2010 et 494.904 en 2015, soit un accroissement de quelque 4 800 personnes annuellement[13],[14] .
Cependant, les résultats provisoires du recensement de 2010 affichaient une hausse plus importante que ne laissaient entrevoir ces prévisions. En 9 ans, la population s'est en effet accrue de quelque 19 % par rapport au recensement précédent effectué en 2001, soit un accroissement de plus ou moins 9 000 personnes par an en moyenne[15].

La croissance démographique a été très élevée tout au long du XXe siècle. En 1895, quelque 3 750 habitants à peine peuplaient ce vaste territoire, presque aussi étendu que le Royaume-Uni. Les aborigènes non soumis (Indios Bravos) n'étaient cependant pas inclus dans ce chiffre, mais ceux-ci avaient été décimés par la récente conquête du Désert, et n'étaient plus que quelques centaines — ils étaient estimés à seulement 30 000 pour toute l'Argentine —, Tehuelches essentiellement.

On remarque que la population de la province a presque doublé depuis le début des années 1980, et affiche ainsi un rythme d'accroissement nettement supérieur à la moyenne du pays. Enfin la forte natalité observée dans la province (8 680 naissances en 2000, et 8 492 en 2004, soit un taux de 19,3 pour mille) laisse entrevoir une poursuite de la hausse démographique dans les prochaines décennies.

Les prévisions plus récentes de l'INDEC (suite au recensement de 2010) concernant les prochaines décennies prévoient pour 2040 une population provinciale de 809.102 habitants, pour une population totale du pays de 52.778.477 personnes la même année[16]. On prévoit donc un accroissement de la population provinciale de l'ordre de 60 % par rapport à 2010, soit nettement plus que l'accroissement total argentin qui ne serait que d'un peu plus de 31 % en trente ans.

Projection de la population
2001 2010 2020 2030 2040
Province de Chubut 425.375 506.668 618.994 717.495 809.102
Total Argentine 36.260.130 40.091.359 45.376.763 49.407.265 52.778.477

Amérindiens[modifier | modifier le code]

Manteau tehuelche. Musée de La Plata.
Occupation de terres historiquement Mapuches, mais possédées par le groupe Benneton en province de Chubut (photo de 2017).

Tehuelches[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tehuelches.

Les « Patagons » ou Tehuelches appelés aussi Aonikenks, qui peuplaient historiquement la province vécurent tout au long du XIXe siècle un enfer qui se termina par le génocide appelé Conquête du Désert et mené sous la houlette du président Julio Argentino Roca.

A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, eurent lieu des rapts de groupes de tehuelches afin d'être exhibés comme des animaux et contre leur volonté dans des pays comme : la Belgique, la Suisse, l'Allemagne, la France ou l'Angleterre. La famille pour laquelle ces faits sont les mieux connus fut celle d'un chef Tehuelche appelé Pitioche, qui fut capturé avec sa femme et son fils. Ces faits sont relatés dans le livre Zoológicos humanos de Christian Báez et Peter Mason[17].

Aujourd'hui, le recensement de 2010 en Argentine a révélé l'existence de 27 813 personnes qui se reconnaissaient comme tehuelches dans l'ensemble du pays, dont 7 924 dans la province du Chubut[18].

Mapuches[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mapuches.

Le recensement de 2010 en Argentine a aussi révélé l'existence de 205 009 personnes qui se reconnaissaient en tant que mapuches dans l'ensemble du pays, dont 31 771 dans la province de Chubut, 39 869 en province de Río Negro, 39 634 dans celle de Neuquén, 64 553 dans la province et la ville de Buenos Aires, 6 132 dans la province de Mendoza[18].

Les Mapuches constitueraient donc plus de 6 % de la population provinciale, chiffre assez élevé si l'on considère la forte émigration vers la région de Buenos Aires, et l'important métissage qui se termine généralement par l'assimilation et l'hispanisation complètes, avec perte de l'identité amérindienne.

Biodiversité[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

Plateau de Patagonie[modifier | modifier le code]

Dans cette région semi-désertique, les précipitations annuelles ne dépassent guère 200 millimètres. La flore native comporte essentiellement des espèces résistantes à la sècheresse, telles différentes espèces de Molle (Schinus spp.), le Charcao (Senecio filaginoides), le Calafate ou Berbéris à feuilles de buis (Berberis buxifolia ou Berberis heterophylla), le Yaoyín ou Coralillo (Lycium chilense), le Botón de Oro (Grindelia chiloensis), le Neneo (Mulinum spinosum), le Chupasangre (Maihuenia patagonica), le Colapiche (Nassauvia axillaris) et le Mamuel Choique (Adesmia volckmanni) [19].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans cette vaste steppe arbustive on trouve aussi le quilembay (Chuquiraga avellanedae), le colapiche (Nassauvia glomerulosa), le Nassauvia ulicina, les stipes (Stipa speciosa, Stipa humilis, et Stipa neaei), le Poa ligularis, le Ameghinoa patagonica, le algarrobito patagónico (Prosopis patagonica) ou Prosopis denudans, la mata torcida (Nardophyllum obtusifolium), la Verbena ligustrina ou Mulguraea ligustrina, la Verbena tridens ou Mulguraea tridens, la Verbena aurantiaca, la mata laguna (Lycium ameghinoi), le calafate (Berberis cuneata), le Grindelia chiloensis, le Haplopappus diplopappus, l' Euphorbia portulacoides, le Pleurophora patagonica, etc.

Dans les zones riches en sel dominent les steppes halophiles avec notamment le Prosopis patagonica, le Prosopis flexuosa, Lycium ameghinoi, le Frankenia patagonica, l' Atriplex sagittifolia, l' Atriplex lampa.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Andes[modifier | modifier le code]

La flore andine de la province est formée partiellement d'espèces caractéristiques de la forêt valdivienne chilienne : le tique (Aextoxicon punctatum), l'avellano ou noisetier chilien (Gevuina avellana), l'ulmo (Eucryphia cordifolia), le lingue (Persea lingue), le deu (Coriaria ruscifolia), le voqui blanco (Boquila trifoliolata), le hued-hued (gaultheria insana). Il s'y trouve aussi des espèces de la flore autochtone de la forêt andine de Patagonie argentine tels le roble pellín (Nothofagus obliqua), le coihue (Nothofagus dombeyi), le lenga (Nothofagus pumilio), le lipain ou cyprès de la Cordillère (Austrocedrus chilensis), le radal (Lomatia hirsuta), l'arrayán (Luma apiculata).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Faune[modifier | modifier le code]

Faune littorale[modifier | modifier le code]

Mammifères marins[modifier | modifier le code]

Sur les côtes et dans les eaux littorales de l'océan, il y a quantité d'éléphants de mer, d'otarie à crinière ou lions marins et plusieurs espèces de cétacés comme la baleine franche australe, la fausse orque et l'orque.

On peut observer divers delphinidés, et parmi eux de dauphins de Commerson, otaries à fourrure australe (Arctocephalus australis)le dauphin de Commerson localement appelé tonina overa, le dauphin aptère austral (Lissodelphis peronii), des lagénorhynques (lagénorhynque sablier, dauphin de Peale (Lagenorhynchus australis), lagénorhynque obscur appelé aussi dauphin obscur), le globicéphale noir (globicephala melas edwardi).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Avifaune littorale[modifier | modifier le code]

Les espèces d'oiseaux sont également nombreuses. On peut y rencontrer le nandou de Darwin, les cormorans et les goélands tels le (Larus dominicanus), le goéland gris ou austral. On y voit aussi des stercoraires (labbe antarctique ou stercorarius antarcticus et chilensis), le cormoran impérial, le Cormoran à ventre blanc, des brassemers à tête blanche (pato vapor), et des huitriers ou ostreros (en l'occurrence haematopus leucopodus).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

On peut aussi observer le cormoran impérial (Leucocarbo atriceps), le pétrel géant (Macronectes giganteus), le héron cocoi (Ardea cocoi), le coscoroba blanc (Coscoroba coscoroba), le brassemer de Patagonie (Tachyeres patachonicus), le canard huppé (Lophonetta specularioides), le grand Grèbe (Podiceps major), le grèbe aux belles joues (Podiceps occipitalis), le bihoreau gris ou héron bihoreau (Nycticorax nycticorax), l'huîtrier de Garnot (Haematopus leucopodus), la sterne caugek (Sterna sandvicensis eurygnatha), le fulmar argenté (Fulmarus glacialoides), le puffin fuligineux (Puffinus griseus), le cygne à cou noir (Cygnus melanocorypha), l'ouette de Magellan (Chloephaga picta), le caracara à gorge blanche (Phalcoboenus albogularis), le manchot papou (rare) (Pygoscelis papua), la mouette de Patagonie (Larus maculipennis) et le petit Chevalier (Tringa flavipes).
Il y a aussi des sites importants pour les oiseaux limicoles tels l'aigrette neigeuse (Egretta thula), la grande Aigrette (Ardea alba), le flamant du Chili (Phoenicopterus chilensis), la barge hudsonienne (Limosa haemastica) ou le bécasseau maubèche (Calidris canutus). Également, dans la région de Comodoro Rivadavia, l'albatros à sourcils noirs), le (Macronectes giganteus), le (Procellaria aequinoctialis), le (Phalacrocorax gaimardi), le canard huppé (Lophonetta specularioides).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Poissons de mer[modifier | modifier le code]

Les poissons de mer abondent dans la mer argentine, au large des côtes du Chubut. On y trouve l'abadèche rose, le tassergal (Pomatomus saltatrix), l'anchois argentin (Engraulis anchoita), le thon, le pagre commun ou pagre rouge (Pagrus pagrus ou Spagus pagrus), le more têtard (Salilota australis), le grenadier gros yeux (Macrourus carinatus), le grenadier fouet (Coelorhynchus fasciatus), la légine antarctique, la brótola ou phycis brésilien (Urophycis brasiliensis), le maquereau blanc (Scomber japonicus), le grand tambour ou courbine noir (Pogonias cromis), le tambour rayé ou huaquil (Micropogonias furnieri), le percis à demi bandes (Pseudopercis semifasciata), le lacha (menhaden d'Argentine ou Brevoortia pectinata).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

On trouve aussi le Mugil (Mugil platanus), le lenguado (Catachyridium jenynsi), le mero (Acanthistius brasilíanus), la merluze (merluccius hubbsi, la légine australe, le grenadier patagonien (Macruronus magellanicus), le sauteur parone (Parona signata), le saraca ou menhaden brésilien (Brevoortia aurea) riche en nutriments[21], la masca laboureur (Callorhinchus callorynchus), le poisson-éléphant, le pez limón (Seriola lalandei), le polaca (Micromesistius australis), le sargo argentin (Diplodus argenteus), le róbalo patagónico (Eleginops maclovinus), la sardine fueguine (Sprattus fuegensis), les pejerreys de mer (Odonthestes smitti, Odonthestes nigricans, Odontesthes argentinensis), la fameuse tararira (Hoplias malabaricus) qui en eau douce parvient à atteindre des dimensions gigantesques, la nonotenia coluda (Patagonotothen ramsayi), le saumon du Pacifique (Oncorhynchus tshawytscha), la castañeta (Australoheros facetus), le pez palo (Percophis brasiliensis).

Il y a aussi des requins, appelés tiburones (à noter qu'ils n'attaquent pas l'homme dans les eaux argentines) : le gatuzo (Mustelus schmitti), le requin nez noi, le requin-hâ ou milandre (Galeorhinus galeus), le plus pêché et consommé pour l'excellence de sa chair), le requin-taureau (Odontaspis taurus), le requin gatopardo (Notorhynchus cepedianus), le requin longimane et le requin gatuzo (Mustelus schmitti).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Crustacés et mollusques[modifier | modifier le code]

Les espèces de fruits de mer particulièrement pêchées sur le littoral de la province sont le crabe royal de Patagonie (une variété endémique de crabe) appelé localement centolla (Lithodes antarcticus ou Lithodes santolla), le centollon patagonique (Paralomis granulosa), la langoustine patagonique (Pleoticus muelleri). On trouve aussi les "pulpitos" (Octopus tehuelchus), des cholgas (Aulacomya atra) et des crabes appelés localement "cangrejos de arena" (Ovalipes trimaculatus), entre autres[26].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Plateau central[modifier | modifier le code]

Dans la vaste région des plateux steppiques du centre de la province on peut voir notamment des guanacos, des pumas, des nandous de Darwin ou choiques, des renards de Magellan, des lièvres de Patagonie ou maras, des mouffettes de Patagonie (Conepatus humboldtii) et des renards gris d'Argentine. Enfin on rencontre aussi quelques ophidiens tels la vipère à fosses « fer de lance », la yarará ñata ou Bothrops ammodytoides.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Parmi les oiseaux qui fréquentent cette région aux multiples lagunes, il faut citer le flamant du Chili (Phoenicopterus chilensis), le foulque leucoptère (Fulica leucoptera), le foulque à jarretières (Fulica armillata), le goéland dominicain (Larus dominicanus), le grèbe de Rolland (Rollandia rolland), le grèbe aux belles joues (Podiceps occipitalis).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Au nord de la province, dans la Meseta de Somuncurá; on peut observer le tinamou de Darwin (Nothura darwinii), le tinamou de Patagonie (Tiamotis ingoufi), la géositte mineuse (Geositta cunicularia), le pépoaza à ventre rougeâtre (Neoxolmis rufiventris), le Pépoaza traquet (Neoxolmis rubetra), le dormilon à ventre roux (Muscisaxicola capistratus), la dormilon à nuque jaune (Muscisaxicola flavinucha), le dormilon bistré (Muscisaxicola maclovianus), le sicale de Patagonie (Sicalis lebruni).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Faune andine[modifier | modifier le code]

Mammifères[modifier | modifier le code]

Dans les forêts andines humides et froides vivent des cervidés autochtones comme le huemul et le pudu puda, des félins comme le puma (Puma concolor), prédateur dominant, le colo colo ou chat des pampas (Leopardus colocolo), le kodkod (Oncifelis guigna), félin menacé, le chat de Geoffroy (Leopardus geoffroyi). On y trouve aussi un petit marsupial appelé colo colo ou monito del monte, à ne pas confondre avec l'oncifelis colo colo ou chat des pampas déjà cité; le monito del monte est apparenté aux marsupiaux d'Australie.

Comme représentants des canidés, on observe le renard gris d'Argentine (Lycalopex griseus) et le renard de Magellan ou renard des Andes (Lycalopex culpaeus).

On trouve également le petit tatou appelé pichi ou tatou velu de Patagonie (Zaedyus pichiy), la belette de Patagonie (Lyncodon patagonicus), ainsi que la loutre huillín (Lontra provocax), la moufette de Patagonie (Conepatus humboldtii), le tuco-tuco (Ctenomys), et la viscache des montages ou pilquín (Lagidium viscacia), qui vit dans les zones escarpées. Cette viscache est exclusive de la région andine.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Oiseaux des Andes[modifier | modifier le code]

Parmi les oiseaux, importants sont le condor des Andes, le carancho, le caracara, l' aguilucho et le perroquet choroy. Mais il y en a bien d'autres dont le faucon pèlerin (Falco peregrinus), la buse aguia ou buse bleue du Chili (Geranoaetus melanoleucus), le diuca gris (Diuca diuca). Le pic de Magellan (Campephilus magellanicus) fréquente les forêts andines. Près des lacs et dans les lagunes les flamants du Chili sont fréquents (de l'espèce Phoenicopterus chilensis), de même le merle austral (Turdus falcklandii) et l'ouette de Magellan (Chloephaga picta), le brassemer de Patagonie (Tachyeres patachonicus), la nette demi-deuil (Netta peposaca), le cygne à cou noir (Cygnus melancoryphus) et le cygne coscoroba (Coscoroba coscoroba).

Dans la région du parc national Lago Puelo, on peut observer le pigeon du Chili ou Patagioenas araucana), la conure magellanique (Enicognathus ferrugineus), le pic bûcheron (Picoides lignarius), le pic de Magellan (Campephilus magellanicus), le synallaxe de Des Murs (Sylviorthorhynchus desmursii), le synallaxe rayadito (Aphrastura spinicauda), le mérulaxe des Andes (Scytalopus magellanicus), la picotelle à gorge blanche (Pygarrhichas albogularis), le tourco huet-huet (Pteroptochos tarnii), le tourco rougegorge, l'élénie à cimier blanc (Elaenia albiceps), le pitajo de Patagonie (Ochthoeca parvirostris) ainsi que le rara à queue rousse (Phytotoma rara) et le mérulaxe à flancs ocre (Eugralla paradoxa).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans parc national Los Alerces, on peut observer en outre le colibri à flancs blancs (Oreotrochilus leucopleurus), la géositte isabelle (Geositta isabellina), la géositte à ailes rousses (Geositta rufipennis), le rara du Paraguay (Phytotoma rutila) et le chardonneret à croupion jaune (Carduelis uropygialis), entre autres.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Reptiles[modifier | modifier le code]

Parmi les reptiles, on remarque la présence du lézard (Liolaemus tenuis), une espèce de la famille des Liolaemidae[29] qui vit dans les broussailles au climat méditerranéen et dans les forêts tempérées valdiviennes[30]. Également présent dans la province, le lagartija valdiviana (Liolaemus cyanogaster) [29] qui vit dans les forêts tempérées valdiviennes et dans les prairies.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Amphibiens[modifier | modifier le code]

On trouve aussi des amphibiens, surtout dans l'est de la province et dans les zones bien arrosées des Andes. Citons les grenouilles Leptodactylus mystacinus, ainsi que l' le crapaud Rhinella arenarum. Dans les Andes de la province, on peut voir la grenouile Eupsophus emiliopugini ainsi que le Sapito de cuatro ojos (Pleurodema thaul).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique principale du Chubut est l'extraction d'hydrocarbures, pétrole, et gaz naturel. Le Chubut produit 13 % du pétrole argentin et 2 % du gaz. Il existe aussi une industrie minière de poids, gisements de plomb, d'or et d'argent.
Depuis les années 1960, le tourisme -assez fréquemment d'aventure- s'est de plus en plus développé, et en ce début de siècle les attraits naturels de la province sont connus un peu partout sur terre. L'économie de la province en profite de plus en plus.

Pêche[modifier | modifier le code]

Le port de Caleta Córdova à Comodoro Rivadavia, en pleine activité.
Embarcations dans le port de Rawson.

La province produit de plus, plus de 20 % de la pêche nationale. Il s'agit avant tout du merlu argentin. La mer argentine est très poissonneuse.

La ville de Comodoro Rivadavia possède une importante flotte de pêche et une zone franche avec infrastructure industriellel pour traiter les prises. Le port de Comodoro est un lieu pittoresque, avec des bateaux de grand gabarit. Le port héberge quantité de loups marins (otaries à crinière) et diverses espèces d'oiseaux. Comodoro est aussi centre de capture de langoustines et de crabes de très bonne qualité. On y pratique aussi la pêche de haute mer [36]. La crise néolibérale argentine a causé un grand tort à l'activité pêchière de la ville : si auparavant on pêchait pas moins de 50,000 tonnes annuellement, en 2008 ce chiffre était tombé à 29,171 tonnes de poissons frais.

Parmi les autres ports de pêche de la province, il faut citer Rawson, Puerto Madryn et Camarones.

La principale activité de Rawson est la pêche, réalisée par une flotte pêchière de plus ou moins 60 bateaux enregistrés. Les prises consistent surtout en Merlu argentin(merluccius hubsii) et en fruits de mer (langoustines et mollusques). Puerto Rawson est le 8º port de mer argentin pour les prises totales.

À la pêche en mer s'ajoute localement la pêche de poissons d'eau douce (lacs Musters par exemple mais aussi les nombreux lacs andins).

Dans le lac Musters se trouve une très abondante faune aquatique comprenant principalement des perches (Percichthys trucha) et des pejerrey de Patagonie (Odontesthes microlepidotus).

Comme dans les autres lacs de Patagonie, des salmonidés exotiques ont été introduits. Il s'agit entre autres des truites fontinalis (Salvelinus fontinalis), arcoíris (Oncorhynchus mykiss) et dans une moindre mesure de la truite fario (Salmo fario). De ce fait des espèces indigènes comme le bagre sapo ou otuno (Diplomystres viedmensis mesembrinus) et le puyén (Galaxias platei) se trouvent actuellement en danger.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La digue du barrage d'Amutui Quimei ou barrage du Futaleufú.

L'élevage de bétail ovin, activité traditionnelle de la région non andine de Patagonie argentine est en diminution. Ces derniers étaient élevés surtout pour leur laine, mais ce produit a perdu de son importance depuis l'apparition et le développement des fibres synthétiques à la place de la laine. Cela reste cependant une activité importante.

L'agriculture s'est bien développée depuis les années 1960 dans des zones d'oasis : la région de Sarmiento près des lacs précités, la basse vallée du Río Chubut et surtout la région fertile de « Chulilaw » ou du parallèle 42. De sorte qu'au Chubut on produit toutes sortes de fruits : fraises, framboises, salsepareilles, cerises, myrtilles, pommes, raisins. Enfin, depuis le début des années 2000, on y produit des vins blancs fins, ce qui fait du Chubut la région possédant les vignobles les plus méridionaux du monde.

Hydroélectricité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lac Amutui Quimei.

Une grande centrale hydroélectrique a été construite dans les Andes sur le río Futaleufú, la entrale d'Amutui Quimei. Elle possède 4 turbines de 118 MW chacune, pour une puissance installée totale de 472 MW. L'énergie est transportée vers la ville de Puerto Madryn au moyen de deux lignes à haute tension de 330 kV sur une longueur de 550 km. Là, elle alimente notamment une importante usine d'aluminium.

Cuisine[modifier | modifier le code]

La gastronomie du Chubut est constituée d'un mélange de traditions de différentes cultures, et est très diversifiée suite à la grande variété des écosystèmes et biotopes de la province. Les plats sont très différents selon la région (maritime, andine ou autre). À cela s'ajoute le fait que les nombreux immigrants ont apporté avec eux des spécialités liées à leur pays d'origine. Au total on constate une grande variété de plats savoureux.

L'élevage important de moutons explique la popularité de l'asado, sorte de barbecue avec une carcasse d'agneau grillé en plein air.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La vigne est cultivée dans le nord-ouest de la province, dans la région de Cholila, et surtout dans la région de Telsen. Là on cultive les raisins des variétés de Riesling et de Tokaj. On a dès lors réussi à produire des vins blancs fins. Plus récemment on en produit aussi aux abords de la ville de Trelew[37].

Les touristes et visiteurs seront invités à en consommer un peu partout dans la province (et ailleurs), notamment pour accompagner les excellents plats de poisson dont la province est la plus grande productrice en Argentine.

Personnalités liées à la province[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de Comodoro Rivadavia.
Dauphin de Commerson.

Dans la province, l'attraction touristique principale, qui attire des centaines de milliers de touristes, étrangers ou non, est la Péninsule Valdés avec les golfes de San José et de San Matias, où il est possible d'observer la baleine franche australe et son comportement en période de reproduction, ceci durant les mois de printemps. Mais il existe encore d'autres endroits ou refuges de la faune marine de grand intérêt pour les touristes: par exemple de grands rassemblement d'éléphants de mer (ou elefanterías), de lions de mer (ou loberías) et de manchots (ou pigüineras). Ceux-ci se rencontrent tout au long du littoral atlantique du Chubut.

Rawson, capitale de la province, bénéficie également de l'écotourisme. Depuis le port de la ville on peut observer les dauphins de Commerson, un des plus petits cétacés au monde.

L'autre grand pôle d'attraction touristique est la région andine avec ses sommets enneigés toute l'année, ses lacs vraiment superbes, ses rivières abondantes et poissonneuses, ses forêts denses de conifères et de nothofagacées. Dans cette partie du territoire on a construit d'importants centres de sports d'hiver (principalement de ski).

Enfin une troisième région digne d'intérêt touristique, mais encore peu connue, est la région steppique et désertique centrale, avec d'abondantes géoformes et des montagnes aux couleurs surprenantes et singulières.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Tourisme écologique et culturel[modifier | modifier le code]

Vue panoramique du lac Futalaufquen.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • La Valle de Los Altares, parcourue par le Río Chubut, au centre de la province et dans un paysage grandiose, héberge de très anciennes peintures rupestres de cultures aujourd'hui disparues. Le territoire est facilement accessible par la route nationale 25.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Autres principaux sites touristiques[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • La station de sports d'hiver de La Hoya, située à 15 kilomètres de la ville d'Esquel.
  • La ville d'Esquel
  • Le Chemin de fer La Trochita au départ d'Esquel
  • La Lagune Trafipan, à 15 km à l'ouest-nord-ouest de la ville d'Esquel, et le projet, appelé Trafipan 2000, d'édifier la plus grande station de ski d'Amérique du Sud sur le rebord sud du cerro La Torta. Dès la fin des années 1990, un certain Tinelli, magnat de la télé, a acheté 2 500 hectares de terres au sud du cerro La Torta, y compris la lagune et les bois natifs, transaction spoliant une trentaine de familles mapuches qui y vivent depuis des générations et y trouvent leur subsistance. Ce projet se heurte de ce fait à la résistance de la communauté mapuche dénommée Pillán Mahuiza[38].
  • La ville de Puerto Madryn
  • La ville de Comodoro Rivadavia
  • La ville de Camarones et sa fête nationale du Saumon : au mois de février de chaque année (avec concours de pêche aux environs d'Islas Blancas), pendant trois jours.
  • La ville de Trelew. La ville compte plusieurs musées dont le Musée paléontologique Egidio Feruglio et ses dinosaures.
  • La ville de Trevelín
  • La ville de Río Pico
  • La ville de Tecka et la tombe du cacique indien Inacayal
  • La ville de Sarmiento et le Lac Colhue Huapi
  • La ville de José de San Martín
  • La ville de Gobernador Costa

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Plages[modifier | modifier le code]

  • Puerto Madryn. La ville-champignon, édifiée sur la rive du Golfo Nuevo, bénéficie d'un ciel presque toujours sans nuages, lié à la grande sècheresse des lieux (un aqueduc de 60 km lui apporte l'eau potable depuis le fleuve Chubut). La température est fort agréable. L'eau de mer y est cristalline et calme, ce qui permet une pénétration de la lumière jusqu'à 70 m de profondeur. Grand centre touristique, elle est parfaitement équipée en hôtels, restaurants etc.
  • Péninsule Valdés, inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Rendez-vous des baleines franches et de bien d'autres mammifères et oiseaux marins.
  • Puerto Pirámides, petite localité de la Péninsule Valdés, est l'une des premières destinations au monde pour l'observation des baleines franches. Le village de 450 habitants compte six hôtels, 15 lodges et deux campings.
  • Playa Unión (es), station balnéaire principale de l'agglomération de Rawson-Trelew, est située à 6 km au sud du centre urbain, non loin du port (Puerto Rawson).
  • Playa El Doradillo, située au nord de Rawson. On peut y observer les baleines franches australes qui s'ébattent dans les flots.
  • Camarones au nord du Golfe San Jorge. Face à ses côtes se trouve le groupe d'îles Islas Blancas (Îles Blanches) qui abritent une faune marine très importante.
  • Puerto Visser
  • Rocas Coloradas
  • Caleta Córdova
  • Comodoro Rivadavia
  • Rada Tilly

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Clery Evans: John Daniel Evans "El Molinero". ISBN ?
  2. « 1902 Referendum: historical research book »
  3. Ingeniero Jacobacci guide, Patagonia Central, accedido el 2006-08-05
  4. Acuerdo para reactivar La Trochita.
  5. (es) « Municipalidad de Camarones – Sitio Oficial » Nuestra Historia »,
  6. (en) « Statistical Data (1981-1990) National Meteorological Service of Argentina », sur smn.gov.ar
  7. (es) « Provincia de Chubut - Clima Y Meteorologia: Datos Meteorologicos Y Pluviometicos 1941–1990 Secretaria de Mineria de la Nacion (Argentina) », sur mineria.gob.ar
  8. (es) IRN Chubut : Provincia del Chubut - Aguas superficiales
  9. (en) Aquastat - les ressources en eau du Chili
  10. (en) « Biosphere Reserve Information - ANDINO NORPATAGONICA », sur Unesco
  11. (es) « Iniciativa Reserva Biosfera Andino Norpatagónica »
  12. (es) Instituto Nacional de Estadística y Censos (INDEC)
  13. (es) [PDF] INDEC - Projections de population par province (2001-2015) (page 17)
  14. (es) [PDF] Estimation de population par province pour les années 2001-2010 (INDEC - Institut national argentin de la statistique) (page 15).
  15. (es) INDEC - Censo 2010. Resultados provisionales: cuadros y gráficos (Recensement de 2010. Résultats provisoires : chiffres et graphiques)
  16. (es) [xls] INDEC - Población estimada por sexo para total del país y provincias. Años 2010-2040
  17. Báez, Christian; y Mason, Peter: «Zoológicos humanos»
  18. a et b (es) Cuadro 2. Población indígena o descendiente de pueblos indígenas u originarios en viviendas particulares por sexo, según pueblo indígena. Total del país. Año 2010. Pág. 281
  19. (es) Flore native de Patagonie
  20. (en) Ernesto Gianoli et Fernando Carrasco-Urra, « Leaf Mimicry in a Climbing Plant Protects against Herbivory », Curr. Biol., vol. 24, no 9,‎ , p. 984-987 (résumé)
  21. La saraca, una alternativa saludable
  22. emprunt a l' amazigh « ⵜⴰⵙⵔⴳⴰⵍⵜ », « tasergalt » forme féminine berbère avec un "t" final.
  23. Nion, H., C. Ríos y P. Meneses, 2002. «Peces del Uruguay: Lista sistemática y nombres comunes». Montevideo, DINARA, Infopesca.
  24. Menni, R.C., R.A. Ringuelet y R.H. Aramburu, 1984. «Peces marinos de la Argentina y Uruguay». Editorial Hemisferio Sur S.A. Buenos, Aires, Argentina. 359 p.
  25. (en) Nakamura, I., T. Inada, M. Takeda and H. Hatanaka (1986). Important fishes trawled off Patagonia. Japan Marine Fishery Resource Research Center, Tokyo. 369 p.
  26. Reserva Caleta de Los Loros
  27. « Crabe royal » comme nom vernaculaire français d'après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at
  28. Buceo en la Universidad de Valparaíso
  29. a et b Reptarium Reptile Database, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  30. UICN, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  31. Culebra de cola corta. Servicio Agrícola y Ganadero. Ministerio de Agricultura. Volante informativo, 2005
  32. Amphiaweb : Leptodactylus mystacinus
  33. IUCN redlist : Rhinella arenarum
  34. Amphiaweb : Eupsophus emiliopugini
  35. Amphiaweb : Pleurodema thaul
  36. « http://www.patagonia.com.ar/Comodoro+Rivadavia/8_El+puerto+como+generador+de+actividad+econ%C3%B3mica.html »
  37. L' Instituto Nacional de Tecnología Agropecuaria élabore le vin le plus austral du monde
  38. Trafipan 2000 : el sueño de Tinelli y la pesadilla de los Mapuches (le rêve de Tinelli et le cauchemar des Mapuches)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]