Province de Tucumán

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Province de Tucumán
Provincia de Tucumán
Blason de Province de Tucumán
Héraldique
Drapeau de Province de Tucumán
Drapeau
Province de Tucumán
Localisation de la province de Tucumán
Administration
Pays Drapeau de l'Argentine Argentine
Capitale San Miguel de Tucumán
Gouverneur Juan Luis Manzur (FPV-PJ)
ISO 3166-2 AR-T
Démographie
Gentilé Tucumano/a
Population 1 448 200 hab. (2010)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Superficie 22 524 km2
Liens
Site web http://www.tucuman.gov.ar

La province de Tucumán est une province de l'Argentine située au nord-ouest du pays. Elle a pour capitale la ville de San Miguel de Tucumán.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peuples précolombiens[modifier | modifier le code]

Avant l'arrivée des Espagnols, il y eut dans la province diverse civilisations autochtones parmi lesquelles se distinguent la Culture Candelaria, la Culture Tafí (qui nous a laissé notamment des menhirs) et la Culture Condorhuasi (ce nom récent est d'origine quechua et n'a été donné qu'au XXe siècle). Bien plus tard c'est la culture Santa María qui s'est développée ici, principalement dans les Vallées Calchaquies, donnant naissance à des petites villes fortifiées telles Quilmes et Tolombón. La culture Santa María correspondit à l'apogée de l'ethnie pazioca (diaguita), ethnie qui habitait la région montagneuse de l'ouest de la province et qui se subdivisait en diverses partialités comme les Calchaquíes, les Quilmes, les Tolombones, les Amaichas, tous sédentaires et occupant toute l'aire montagneuse de l'ouest provincial.

Outre les Diaguitas-Calchaquis, d'autres peuples occupaient la partie orientale de la province (région du Chaco occidental). Juríes ou Xuríes fut la transcription que les Espagnols firent du mot quechua surí, qui en cette langue signifie nandou, expression méprisante que les quechuas donnèrent aux peuples Lule et Toconoté durant leur invasion de la région. Les Lules habitaient la majeure partie de l'est de l'actuelle province de Tucumán, tandis que les Toconotés se situaient à l'ouest de la province de Santiago del Estero.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Conquête espagnole[modifier | modifier le code]

« Tucumán 1812 », huile de Gerardo L. Flores Ivaldi qui représente la place Independencia vers 1812. On y voit le Cabildo de Tucumán et l'église San Francisco, toujours debout.

Ces peuples Diaguitas et Calchaquís avaient atteint un niveau de développement élevé en agriculture, poterie et textile. Diego de Almagro vint en 1533 pour explorer les régions de la Quebrada de Humahuaca et les Vallées Calchaquíes. La province fut créée en 1564 et nommée Province de Tucumán, Juríes et Diaguitas et gouvernée à ce moment par Francisco de Aguirre. Avec la création du gouvernement en 1566 et de l'évêché en 1570, la région commença à prendre de l'importance.

Jusqu'en 1814, le mot Tucumán ou El Tucumán était donné par les Espagnols à un territoire étendu qui comprenait du nord au sud les territoires et les provinces actuelles de Tarija, Jujuy, Salta, Catamarca, la province actuelle de Tucumán, Santiago del Estero, La Rioja, San Juan, Córdoba, San Luis et Mendoza.

Le tout fit partie de la vice-royauté du Río de la Plata à partir de 1776. Dans la vice-royauté, cette grande région était divisée en deux intendances : celle de Salta del Tucumán qui incluait Salta, Tarija, Jujuy, l'actuelle Tucumán, Catamarca et Santiago del Estero, et celle de Córdoba del Tucumán qui incluait Córdoba, San Luis, Mendoza, San Juan, La Rioja et quelques petits secteurs occidentaux de l'actuelle province de Santa Fe.

La province donna son appui à Manuel Belgrano en 1812.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Elle fait partie de la région du Grand-Nord argentin et est limitée au nord par la province de Salta, à l'est par celle de Santiago del Estero et à l'ouest par celle de Catamarca.

Description[modifier | modifier le code]

Avec 22 524 km2, la province est la moins vaste de l'Argentine. Elle est divisée en deux régions :

  1. À l'est, des plaines qui forment une partie de la région du Chaco (à ne pas confondre avec la province du même nom).
  2. À l'ouest, se dresse une des chaînes des Sierras pampéennes. Dans ces montagnes, on retrouve les Vallées « Calchaquíes » et surtout la Sierra del Aconquija.
Sierra de San Javier (1 876 mètres).

Les plus hauts sommets de la province s'y trouvent en effet. Ce sont les monts « del Bolsón » qui culmine à 5 550 mètres et le pic des deux Lagunes (ou pic des Condors) à 5 450 mètres.

La Sierra del Aconquija, comme toutes les sierras pampéennes, est constituée de très vieilles roches d'il y a quelque 500 millions d'années. Elle est une partie du bord sud-ouest du bouclier brésilien largement surélevé par la collision entre la plaque continentale sud-américaine et la plaque océanique de Nazca, laquelle progresse sous les Andes et le plateau brésilien (phénomène de subduction) au rythme de 7,5 cm par an. De ce choc est née la cordillère des Andes à l'ouest, et progressivement la surélévation du rebord du bouclier brésilien un peu à l'est des Andes.

Article détaillé : Plaque sud-américaine.

Un peu plus à l'est de la Sierra del Aconquija se dresse la Sierra de San Javier, autre sierra pampéenne. Beaucoup moins élevée que la précédente (1 876 mètres au Cerro San Javier, point culminant), elle s'étend du sud au nord, à peu de distance de la capitale qu'elle domine du côté nord. Au delà vers l'est s'étendent les vastes plaines du Chaco.

Voies d'accès[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Par la route, on rejoint facilement la province et sa capitale, en empruntant la route nationale 9, qui va du sud vers le nord. Cette grand-route totalement asphaltée et comportant une bonne portion autoroutière relie les trois villes les plus peuplées du pays, Buenos Aires, Rosario et Córdoba ainsi que Santiago del Estero, à la ville de San Miguel de Tucumán, puis continue au nord vers Salta, San Salvador de Jujuy, et se poursuit en Bolivie.

Toujours dans le sens nord-sud, on peut aussi emprunter la route nationale 38 qui traverse la province, et met ainsi la ville de San Miguel de Tucumán en communication au sud-est avec les capitales provinciales de Catamarca puis de La rioja, pour continuer vers Patquía, et aboutir en province de San Juan, via la route nationale 150 aux environs de San José de Jáchal sur la RN 40.

La troisième grand-route sud-nord est précisément cette route nationale 40, grande voie touristique, qui parcourt, parallèlement à la RN 38, l'extrême ouest de la province sur un très court parcours le long du río Santa María. Elle permet un accès facile aux sites archéologiques de San Pedro de Colalao et des ruines de Quilmes, tous deux situés sur son trajet.

Transversalement, à l'extrême sud de la province (département de La Cocha), la route nationale 64 en direction de l'est, relie la route nationale 38 au centre de la province de Santiago del EsteroLa Banda à peu de distance de Santiago del Estero) sur la Route nationale 34.

Toujours transversalement, et de première importance, la Route provinciale 307 traverse la sierra del Aconquija en empruntant le profond défilé montagneux de la Quebrada de Los Sosa. Elle unit les villes de Tucumán et Acheral à Tafí del Valle, et se termine après 120 km, à Amaicha del Valle, dans les Vallées Calchaquíes, c'est à dire dans la vallée du río Santa María [1].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Voie aérienne[modifier | modifier le code]

L'aéroport de San Miguel de Tucumán.

L'aéroport de Tucumán (Aeropuerto Internacional Teniente Benjamín Matienzo) (Code IATA : TUC, ICAO : SANT) se trouve à 12 km à l'est de la ville dans le département de Cruz Alta. Il fut inauguré en 1984. De là partent et arrivent des vols réguliers vers et depuis Buenos Aires, Córdoba, San Salvador de Jujuy, Santiago du Chili et Lima au Pérou. Ces connexions internationales impliquent qu'il n'est pas toujours nécessaire de voyager vers Buenos Aires (Aéroport international d'Ezeiza) pour quitter le pays. De plus en période estivale, il existe des vols directs vers Villa Gessel et Florianópolis au Brésil.

La longueur de piste de cet aéroport est de 3.500 mètres. Le nombre de passagers en 2017 se montait à 567.310 personnes dont 22.705 à l'international.

Voie ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ville de Tucumán est desservie par le Chemin de fer General Bartolomé Mitre dont elle est le point terminal. La gare fut inaugurée en 1891, et possède de belles garnitures en fer forgé. Le chemin de fer unit la ville avec notamment Rosario et Buenos Aires.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Villes principales[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Autres villes[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.



Climat[modifier | modifier le code]

Climogramme de San Miguel de Tucumán

Les cordons montagneux de la Sierra del Aconjica retiennent et font s'élever les vents humides provenant de l'Atlantique. La condensation qui s'ensuit dans ces hauteurs provoque des pluies avec des accumulations de plus de 1 000 mm par an sur les flancs orientaux de la Sierra. Au delà, plus à l'ouest, les vents en grande partie desséchés n'apportent plus que peu de pluie et le climat devient sec, voire semi-aride.

San Miguel de Tucumán
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 25,3 24,2 22,2 19,1 15,5 12,2 12,1 14,7 17,1 21,6 23,2 24,9 19,3
Précipitations (mm) 196,2 158,1 161 67,2 14,7 14 11,4 12,4 13,3 47,8 69,8 200,4 966,3
Source : Le climat à Tucumán (en °C et mm, moyenne mensuelle)

Précipitations relevées à Tafí Viejo, au centre de la province, à 591 mètres d'altitude :

Tafí Viejo
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Précipitations (mm) 201 163 175 89 38 24 15 12 19 70 113 151 1 070
Source : Le climat à Tafí Viejo (en °C et mm, moyenne mensuelle)[2]


Niveau moyen mensuel des précipitations à Tafí Viejo (en millimètres par mois)
total 1.070


Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Au nord-ouest, une des grandes Vallées Calchaquies est parcourue, du sud vers le nord, par le río Santa María, appartenat au bassin du Río Salado del Norte, affluent du Paraná.

Le reste du territoire de la province fait partie du bassin endoréique du río Dulce.

Au sud-est sur le río Dulce se trouve le lac de retenue de Río Hondo. Plus au nord se retrouvent les réservoirs d' « El Cadillal », sur la río Dulce ou río Salí, de « La Angostura », sur le río de los Sosa et la retenue d'Escaba après la confluence des deux branches-source du río Marapa.

Pour sa part la nimbosilva (forêt à nuages), des versants montagneux orientaux, est un réservoir hydrique fondamental, car la dense végétation dont ils sont couverts agit comme une éponge qui maintient fixée et condensée l'humidité des nuages ou de strates quasi constantes de nuages appelés baritú. La nimbosilva se situe en plein domaine des yungas méridionales.

Les neiges éternelles des hauteurs supérieures à 3 500 m exercent aussi une très importante fonction de réservoir d'eau douce de montagne.
Pratiquement la totalité des eaux de pluie issues du côté oriental des sommets Calchaquís et de la Sierra del Aconquija (dont le point culminant est le Nevado del Candado de 5450 m) apportent leurs eaux au río Dulce ou río Salí, un des deux plus importants cours d'eau du Nord-ouest argentin ou NOA. Ce cours d'eau est en effet l'axe structurant de la province de Tucumán depuis les temps anciens. À la limite entre les provinces de Tucumán et de Santiago del Estero se trouve le lac de barrage assez étendu de Río Hondo qui contient les eaux que lui apportent le río Salí et ses abondants affluents principaux, comme le Gastona, le Marapa, le Río Chico, San Francisco, Mixta, etc.

Aires naturelles protégées[modifier | modifier le code]

La province de Tucumán possède en tout un total de 411 910 ha de zones protégées[3]. Ce sont :

La flore[modifier | modifier le code]

Forêt de montagne, paysage typique de nimboselve. C'est ainsi que de denses nuages couvrent une grande partie des flancs de montagne.

Les Yungas du Tucumán ou Nimboselve[modifier | modifier le code]

Les précipitations abondantes du flanc orientale de la Sierra, donnent naissance à une zone de végétation luxuriante qui a donné à la province de Tucumán le surnom de « Jardin de la République ».

Cette zone de végétation abondante est une nimboselve (forêt à nuages) qui fait partie de la "Selva Tucumanotarijeña"" (forêt de Tucumán à Tarija en Bolivie) ou région des yungas méridionales.

Dans la province de Tucumán cette formation phytogéographique s'échelonne en étages d'altitude. Les étages les plus bas sont formés de forêt pluviale chaude et subtropicale comprenant une grande quantité d'espèces : parmi les arbres, citons le tipa (Tipuana tipu), le tarco ou Jacaranda mimosifolia, le cebil (Anadenanthera colubrina), le molle (Schinus molle), le horco (Schinopsis haenkeana), le celtis tala, le chorisia ou yuchán, le guayacán (Caesalpinia paraguariensis), le caspi (Pisonia ambigua), l'erythrina crista-galli ou ceibo, le geoffroea decorticans ou chañar, le tabebuia ou lapacho, le laurel (Cinnamomum porphyrium), des fougères arborescentes.

On peut en plus trouver dans ces yungas le pacará (Enterolobium contortisiliquum), l'arrayan (Eugenia uniflora), le nogal (juglans regia) des cèdres[5], l'horco molle (Blepharocalyx salicifolius) et le pseudomato (Myrcianthes pseudomato).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Parmi les abondantes espèces arbustives florales qui ont donné lieu à ce que la province soit appelée El Jardín de la República, il faut mentionner jasmins, chèvrefeuilles, estrellas federales, passiflora ou pasionarias, tacos de reina, orchidées, campanillas, malvones etc .

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans les étages intermédiaires, à des altitudes qui vont de 1 300 à près de 3 500 mètres, on rencontre des bois frais d'altitude, parmi lesquels prévalent les bois autochtones d'aulnes ou aliso, de pins pino del cerro et de noyers.

Au-delà des 3 500 à 4 000 m, on trouve des prairies froides de montagnes, puis les neiges éternelles.

Région chaquéenne[modifier | modifier le code]

Dans les régions plates et sèches orientales, la flore est adaptée à des périodes prolongées de sècheresse. On trouve dès lors des arbres au bois très dur. Parmi eux le quebracho, le palo santo (Bulnesia sarmientoi), le guayacán, le lapacho (Tabebuia), des espèces de prosopis ou algarrobos (comme l'algarrobo blanco (prosopis alba, l'algarrobo negro (prosopis nigra), le ñandubay ou espinillo (prosopis affinis), l'algarrobillo espinoso (prosopis abbreviata), l'alpataco (Prosopis alpataco) et le vinal (Prosopis ruscifolia)) et de Chorisia (yuchán (Chorisia chodatii), samohú (Ceiba speciosa)), l'urunday (Astronium balansae), le mistol (Ziziphus mistol), le vinal (Prosopis ruscifolia) et le palmier caranday (Trithrinax campestris). On trouve aussi des cactacées comme l' Opuntia monacantha.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La Faune[modifier | modifier le code]

Mammifères[modifier | modifier le code]

La faune de la province, notamment au sein du parc national Campo de los Alisos, est représentée par le guanaco (Lama guanicoe), la loutre à longue queue (Lontra longicaudis), le chat des Andes (Leopardus jacobitus), la ranita montana (Telmatobius ceiorum), très menacée, l'ocelot (Leopardus pardalis), entre autres[6].

On trouve dans la province différents mammifères carnivores, dont le puma, le renard des savanes (Cerdocyon thous), le coatí (Nasua nasua), le renard gris d'Argentine (Lycalopex gymnocercus), le jaguarondi (Puma yagouaroundi), le raton crabier (Procyon cancrivorus), le chat de Geoffroy (Leopardus geoffroyi) et l'ocelot (Leopardus pardalis).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Oiseaux[modifier | modifier le code]

La province, vue sa grande diversité de zones phytogéographiques, possède une faune ornithologique d'une grande richesse et fait dès lors partie des aires importantes pour la conservation des oiseaux en Argentine[8].

On constaté la présence de la pava de monte (Penelope obscura), d'oiseaux aux habitudes aquatiques comme la merganette des torrents (Merganetta armata) et la grande Aigrette (Ardea alba), de la pione de Maximilien (Pionus maximiliani), de l'amazone à front bleu (Amazona aestiva) et de la conure mitrée (Psittacara mitratus), de rapaces comme la buse tricolore (Geranoaetus polyosoma) ou le caracara huppé (Caracara plancus), et de dizaines d'espèces de Passeriformes[9].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Dans la réserve de la Quebrada de Los Sosa 115 espèces d'oiseaux ont été recensées, avec la possibilité que ce chiffre augmente grâce à des observations ultérieures plus poussées.
On doit souligner la présence d'espèces menacées endémiques comme l'onoré fascié (Tigrisoma fasciatum) et le cincle à gorge rousse (Cinclus schulzi). On y rencontre fréquemment outre la merganette des torrents déjà citée, le tohi citrin (Atlapetes citrinellus)[10].

On a remarqué la présence du martinet des Andes (Aeronautes andecolus), de l'érione à front bleu (Eriocnemis glaucopoides), de l'ariane à ventre blanc (Amazilia chionogaster), du pic à dos crème (Campephilus leucopogon), du cardinal à dos noir (Pheucticus aureoventris), parmi bien d'autres[11].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le parc provincial Los Ñuñorcos, est une zone de plus ou moins 15.000 hectares, située au centre-ouest de la province, appuyée contre les sierras del Aconquija et comprenant la région sud du Valle del Tafí. Son relief est constitué de ravins profonds et étroits d'orientation nord-sud. Le climat y est rude et fort humide, les précipitations estivales atteignant dans la zone de la Quebrada del Portugués, les 3.000 mm annuels.

Dans ce parc l'avifaune est extrêmement riche. On y a enregistré la présence du condor des Andes (Vultur gryphus), de la colombe de Moreno (Metriopelia morenoi), de l'amazone de Tucuman (Amazona tucumana), de l'érione à front bleu (Eriocnemis glaucopoides), du martinet de Rothschild (Cypseloides rothschildi), du synallaxe à queue marbrée (Asthenes maculicauda), du mérulaxe bridé (Scytalopus superciliaris), du gaucho à queue blanche (Agriornis albicola), de l'élénie bruyante (Elaenia strepera), du cincle à gorge rousse (Cinclus schulzi), du chipiu de Tucuman (Compsospiza baeri), de l'idiopsar à queue courte (Idiopsar brachyurus) et du tohi citrin (Atlapetes citrinellus)[12]. Il faut y ajouter le pic des rochers (Colaptes rupicola), le pitajo d'Orbigny (Ochthoeca oenanthoides), le colibri d'Estelle (Oreotrochilus estella), le synallaxe à front rayé (Phacellodomus striaticeps) et le phrygile à dos roux (Phrygilus dorsalis)[13].

On remarque en outre la présence du taurillon à bec jaune (Anairetes flavirostris), du pipit à plastron (Anthus furcatus), du synallaxe de d'Orbigny (Asthenes dorbignyi), du synallaxe des rocailles (Asthenes modesta), de l'attagis de Gay (Attagis gayi), du toui à bandeau jaune (Bolborhynchus aurifrons), de la cataménie terne (Catamenia inornata), du cinclode à ailes blanches (Cinclodes atacamensis).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Reptiles[modifier | modifier le code]

Parmi les différents reptiles, on observe la yarará chica (Bothrops neuwiedi), le faux corail de rombos (Oxyrhopus rhombifer), le tégu rouge (Salvator rufescens), etc[14]. Sur le territoire de la province on trouve les deux espèces différentes de boa : le Boa constrictor occidentalis et l'Epicrates alvarezi. Présent également et dangereux car très agressif, le crotale cascabelle austral (Crotalus durissus terrificus).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

En rouge, la région Grand nord argentin

Région Grand nord argentin[modifier | modifier le code]

Un traité interprovincial de création de la Región Norte Grande Argentino (Région Grand nord argentin), a été signé dans la ville de Salta, le 9 avril 1999, entre les provinces de Catamarca, Corrientes, Chaco, Formosa, Jujuy, Misiones, Tucumán, Salta et Santiago del Estero.

L'objet primordial de ce traité est la création de la Región Norte Grande et la concrétisation de l'intégration des provinces du Nord-Ouest Argentin (NOA) et du Nord-Est Argentin (NEA), afin d'atteindre dans la réalité un système effectif de consensus et d'action conjointe entre les états signataires.

Le Conseil Régional du Norte Grande est l'organisme suprême de gouvernement régional, composé de l' Assemblée des Gouverneurs, de la Junte Exécutive et du Comité Coordinateur. Ce dernier est constitué par un représentant du NOA et un autre du NEA, les deux étant de plus membres de la Junte Exécutive. La Commission Exécutive Interministérielle d'Intégration Régionale coordonne le processus d'intégration à partir des directives des organes supérieurs déjà mentionnés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

La Constitution provinciale date du 6 juin 2006.

Le pouvoir exécutif est exercé par un gouverneur élu au suffrage universel pour quatre ans, assisté d'un gouvernement de huit membres. Juan Luis Manzur, du Parti justicialiste, est gouverneur de Tucuman depuis le .

Le pouvoir législatif est représenté par l'Honorable Législature de Tucuman composé de 49 membres élus au suffrage universel pour quatre ans.

Division administrative[modifier | modifier le code]

La province est divisée en 17 départements.

No. Département Superficie
(km2)
Population
2010
Chef-lieu Carte des départements
1 Burruyacú 3.605 36.951 Burruyacú
Province de Tucumán, division politique. Le point rouge est la capitale San Miguel de Tucumán. La numérotation correspond à celle de la liste
2 Capitale 90 548.866 San Miguel de Tucumán
3 Chicligasta 1.267 80.735 Concepción
4 Cruz Alta 1.255 180.499 Banda del Río Salí
5 Famaillá 427 34.542 Famaillá
6 Graneros 1.678 2.654 Graneros
7 Juan Bautista Alberdi 730 30.237 Juan Bautista Alberdi
8 La Cocha 917 19.002 La Cocha
9 Leales 2.027 54.949 Bella Vista
10 Lules 540 68.474 Lules
11 Monteros 1.169 63.641 Monteros
12 Río Chico 585 56.847 Aguilares
13 Simoca 1.261 30.876 Simoca
14 Tafí del Valle 2.741 14.933 Tafí del Valle
15 Tafí Viejo 1.210 92.645 Tafí Viejo
16 Trancas 2.862 17.371 Trancas
17 Yerba Buena 160 76.076 Yerba Buena
Total province 22 524 1.448.200 San Miguel de Tucumán

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001 2010
Province de
Tucumán
215.742 332.933 593.371 773.972 765.962 972.655 1.142.105 1.338.523 1.448.200
Total Argentine 4.044.911 7.903.662 15.893.811 20.013.793 23.364.431 27.949.480 32.615.528 36.260.130 40.091.359

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2010, la population était estimée à 1 448 200 habitants[15].

En 1838, la population, évaluée à 51000 habitants, représentait pas moins de 7,6 % de la population du pays peuplé alors de quelque 674 000 âmes.

Tout au long du XIXe siècle, la part relative de la province n'avait fait que baisser, phénomène normal lié à l'intense immigration dans les autres vastes provinces du pays. En 1895, dans cette province peu étendue, guère plus de la moitié de la Suisse, il y avait 215 742 habitants qui peuplaient ce territoire, soit un peu plus de 5 % de la population argentine. La croissance a continué à un rythme ralenti jusqu'au début des années 1970.

Dès les années 1970, on remarque que la population de la province a régulièrement augmenté, même, en pourcentage, légèrement plus que l'ensemble du pays.

Enfin la natalité observée dans la province laisse entrevoir, sauf imprévus économiques, une poursuite de la croissance démographique dans les prochaines années, voire décennies.

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.

D'après les dernières évaluations de l 'INDEC (prévisions portant sur la période 2010-2040), il y aurait 1.654.388 habitants dans la province en 2018[16], c'est-à-dire une augmentation de l'ordre de plus de 25.000 personnes annuellement durant cette période de huit ans, ce qui confirme la croissance rapide de la population observée ces dernières décennies depuis 1970, croissance nettement supérieure à celle de la totalité du pays. A l'horizon 2040, l'INDEC prévoit une population de 2.043.560 habitants, soit une augmentation de quelque 595.000 habitants entre 2010 et 2040, soit plus de 40% de hausse en 30 ans, rythme nettement supérieur aux prévisions faites pour l'ensemble du pays (30% en trente ans).

Économie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La base de l'économie provinciale est l'agriculture : canne à sucre, culture de citron, fraises, kiwi, haricots secs, haricots frais, piments, et haricots verts (chauchas). Il y a aussi des cultures de maïs, sorgho, luzerne et soja. Depuis les années 95, on y voit de plus en plus de plantations de myrtilles (arandanos).

Bétail : l'élevage prédominants de races créoles de bovins, d'ovins et de caprins est destiné à la consommation locale.

Industries de transformation : usines sucrières, de métaux, textiles et papier.

La ville abrite également une usine de montage d'essieu arrière engins et de boîte de vitesses du constructeur suédois Scania.

Industries minières : exploitation à petite échelle de sel, mica, argile, boue, gypse, craie et roche.

Culture[modifier | modifier le code]

L'Université nationale de Tucuman est une des maisons d'enseignement supérieur les plus réputées d'Argentine et compte plus de 55 000 étudiants. Elle est divisée en douze facultés, écoles et instituts dépendants. L'Université Technologique Nationale (anc. Université ouvrière) a une faculté régionale dans la province (FRT).

Le taux d'analphabétisme de la province est de 5,2 % (en 1995).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Tourisme culturel[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Tourisme écologique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tafí del Valle.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]