Province de Tucumán

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Province de Tucumán
Provincia de Tucumán
Blason de Province de Tucumán
Héraldique
Drapeau de Province de Tucumán
Drapeau
Localisation de la province de Tucumán
Localisation de la province de Tucumán
Administration
Pays Drapeau de l’Argentine Argentine
Capitale San Miguel de Tucumán
Gouverneur José Alperovich (FPV-PJ)
ISO 3166-2 AR-T
Démographie
Gentilé Tucumano/a
Population 1 448 200 hab. (2010)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Superficie 22 524 km2
Liens
Site web http://www.tucuman.gov.ar

La province de Tucumán est une subdivision de l'Argentine et la plus petite province du pays. Elle est située au nord-ouest du pays et limitée au nord par la province de Salta, à l'est par Santiago del Estero et à l'ouest par Catamarca.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l'arrivée des Espagnols, les peuples indiens Diaguitas et Calchaquís vivaient sur ce territoire et avaient atteint un niveau de développement élevé en agriculture, poterie et textile. Diego de Almagro vint en 1533 pour explorer les régions de la Quebrada de Humahuaca et les Vallées Calchaquíes. La province fut créée en 1564 et nommée Province de Tucumán, Juríes et Diaguitas et gouvernée à ce moment par Francisco de Aguirre. Avec la création du gouvernement en 1566 et de l'évêché en 1570, la région commença à prendre de l'importance.

Juríes ou Xuríes fut la transcription que les Espagnols firent du mot quechua surí, qui en cette langue signifie nandou, expression méprisante que les quechuas donnèrent aux peuples Lule et Toconoté durant leur invasion de la région. Les Lules habitaient la majeure partie de l'actuelle province de Tucumán, tandis que les Toconotés se situaient à l'ouest de la province de Santiago del Estero.
Jusqu'en 1814, le mot Tucumán ou El Tucumán était donné par les Espagnols à un territoire étendu qui comprenait du nord au sud les territoires et les provinces actuelles de Tarija, Jujuy, Salta, Catamarca, la province actuelle de Tucumán, Santiago del Estero, La Rioja, San Juan, Córdoba, San Luis et Mendoza.

Le tout fit partie de la vice-royauté du Río de la Plata à partir de 1776. Dans la vice-royauté, cette grande région était divisée en deux intendances : celle de Salta del Tucumán qui incluait Salta, Tarija, Jujuy, l'actuelle Tucumán, Catamarca et Santiago del Estero, et celle de Córdoba del Tucumán qui incluait Córdoba, San Luis, Mendoza, San Juan, La Rioja et quelques petits secteurs occidentaux de l'actuelle province de Santa Fe.

La province donna son appui à Manuel Belgrano en 1812.

Division administrative[modifier | modifier le code]

La province est divisée en 17 départements. La Constitution provinciale fut sanctionnée en 1990.

Province de Tucumán, division politique. Le point rouge est la capitale San Miguel de Tucumán. La numérotation correspond à celle de la liste
  1. Burruyacú (Burruyacú)
  2. Capital (San Miguel de Tucumán)
  3. Chicligasta (Concepción)
  4. Cruz Alta (Banda del Río Salí)
  5. Famaillá (Famaillá)
  6. Graneros (Graneros)
  7. Juan Bautista Alberdi (Juan Bautista Alberdi)
  8. La Cocha (La Cocha)
  9. Leales (Bella Vista)
  10. Lules (Lules)
  11. Monteros (Monteros)
  12. Río Chico (Aguilares)
  13. Simoca (Simoca)
  14. Tafí del Valle (Tafí del Valle)
  15. Tafí Viejo (Tafí Viejo)
  16. Trancas (Trancas)
  17. Yerba Buena (Yerba Buena)

Géographie[modifier | modifier le code]

Tucuman est la province la plus petite de l'Argentine et est divisée en deux régions:

  1. À l'est, des plaines qui forment une partie de la région du Chaco (à ne pas confondre avec la province du même nom).
  2. À l'ouest, une partie de la chaîne de montagnes de la Pampa. Dans ces montagnes, on retrouve les Vallées « Calchaquíes ».

Les plus hauts pics de la province sont le Mont « del Bolsón » qui culmine à 5 550 mètres et le Mont des deux Lagunes (ou Mont des Condors) à 5 450 mètres.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Climogramme de San Miguel de Tucumán

Les cordons montagneux retiennent et font s'élever les vents humides provenant de l'Atlantique. La condensation qui s'ensuit dans cette zone provoque des pluies avec des accumulations de plus de 1 000 mm par an sur les flancs orientaux. Ces précipitations abondantes donnent naissance à une zone de végétation luxuriante qui a donné à la province de Tucumán le surnom de « Jardin de la République ».

Cette zone de végétation abondante est une nimboselve (forêt à nuages) qui fait partie de la "Selva Tucumanotarijeña"" (forêt de Tucumán à Tarija en Bolivie) ou région des yungas méridionales.

Dans la province de Tucumán cette formation phytogéographique s'échelonne en étages d'altitude. Les étages les plus bas sont formés de forêt pluviale chaude et subtropicale comprenant une grande quantité d'espèces : parmi les arbres, citons le tipa, tarco ou jacaranda, cebil, molle, horco, celtis tala, chorisia ou yuchán, guayacán, caspi, erythrina crista-galli ou ceibo, geoffroea decorticans ou chañar, tabebuia ou lapacho, laurier, fougères arborescentes etc.

Parmi les abondantes espèces arbustives florales qui ont donné lieu à ce que la province soit appelée El Jardín de la República, il faut mentionner jasmins, chèvrefeuilles, estrellas federales, passiflora ou pasionarias, tacos de reina, orchidées, campanillas, malvones etc .

Dans les étages intermédiaires, à des altitudes qui vont de 1 000 à près de 4 000 mètres, on rencontre des bois frais d'altitude, parmi lesquels prévalent les bois autochtones d'aulnes ou aliso, de pins pino del cerro et de noyers.

Au-delà des 3 500 à 4 000 m, on trouve des prairies froides de montagnes, puis les neiges éternelles.

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

Vue générale de la retenue de La Angostura sur le río de los Sosa

Les Vallées Calchaquies sont parcourues par le río Santa María. Au sud-est se trouve le lac de retenue de Río Hondo. Plus au nord se retrouvent les réservoirs d' « El Cadillal », sur la río Dulce ou río Salí, de « La Angostura », sur le río de los Sosa et la retenue d'Escaba après la confluence des deux branches-source du río Marapa.

Pour sa part la nimbosilva (forêt à nuages), des versants montagneux orientaux, est un réservoir hydrique fondamental, car la dense végétation dont ils sont couverts agit comme une éponge qui maintient fixée et condensée l'humidité des nuages ou de strates quasi constantes de nuages appelés baritú. Nous sommes ici en plein domaine des yungas méridionales.

Les neiges éternelles des hauteurs supérieures à 3 500 m exercent aussi une très importante fonction de réservoir d'eau douce de montagne.
Pratiquement la totalité des eaux de pluie issues du côté oriental des sommets Calchaquís et de la Sierra del Aconquija apportent leurs eaux au río Dulce ou río Salí, un des deux plus importants cours d'eau du Nord-ouest argentin ou NOA. Ce cours d'eau est en effet l'axe structurant de la province de Tucumán depuis les temps anciens. À la limite entre les provinces de Tucumán et de Santiago del Estero se trouve le lac de barrage assez étendu de Río Hondo qui contient les eaux que lui apportent le río Salí et ses abondants affluents principaux, comme le Gastona, le Marapa, le Río Chico, San Francisco, Mixta, etc.

Économie[modifier | modifier le code]

Tucumán: Une sucrerie dans les plantations

La base de l'économie provinciale est l'agriculture : canne à sucre, culture de citron, fraises, kiwi, haricots secs, haricots frais, piments, et haricots verts (chauchas). Il y a aussi des cultures de maïs, sorgho, luzerne et soja.

Depuis les années 95, on y voit de plus en plus de plantations de myrtilles (arandanos).

Bétail : l'élevage prédominants de races créoles de bovins, d'ovins et de caprins est destiné à la consommation locale.

Industries de transformation : usines sucrières, de métaux, textiles et papier.

La ville abrite également une usine de montage d'essieu arrière engins et de boîte de vitesse du constructeur suédois Scania.

Industries minières : exploitation à petite échelle de sel, mica, argile, boue, gypse, craie et roche.

Culture[modifier | modifier le code]

L'Université nationale de Tucuman est une des maisons d'enseignement supérieur les plus réputées d'Argentine et compte plus de 55 000 étudiants. Elle est divisée en douze facultés, écoles et instituts dépendants. L'Université Technologique Nationale (anc. Université ouvrière) a une faculté régionale dans la province (FRT).

Le taux d'analphabétisme de la province est de 5,2 % (en 1995).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Yerba Buena : Av. Presidente Perón et le Cerro San Javier
  • Parc national « Campo de los Alisos »
  • Réservoir « Cadillal »
  • Ruines jésuites
  • Ruines de Quilmes
  • Les Menhirs d'El Mollar
  • Vallée de Tafí et Tafí del Valle
  • Quebrada de Los Sosa
  • Chaîne de montagnes de l'Aconquija
  • Amaicha del Valle
  • Le Siambón
  • San Pedro de Colalao
Article détaillé : Tafí del Valle.

Villes principales[modifier | modifier le code]

Autres villes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]