Boa constricteur

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Boa constrictor

Boa constrictor
Description de cette image, également commentée ci-après

Boa constricteur

Classification selon ReptileDB
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Reptilia
Sous-classe Lepidosauria
Ordre Squamata
Sous-ordre Serpentes
Infra-ordre Alethinophidia
Famille Boidae
Sous-famille Boinae
Genre Boa

Nom binominal

Boa constrictor
Linnaeus, 1758

Synonymes

  • Boa orophias Linnaeus, 1758
  • Constrictor formosissimus Laurenti, 1768
  • Constrictor rex serpentum Laurenti, 1768
  • Constrictor auspex Laurenti, 1768
  • Constrictor diviniloquus Laurenti, 1768
  • Boa constrictrix Schneider, 1801
  • Boa eques Eydoux & Souleyet, 1842
  • Boa diviniloquax var. mexicana Jan, 1863
  • Boa ortonii Cope, 1878
  • Boa constrictor var. isthmica Garman, 1883
  • Epicrates sabogae Barbour, 1906
  • Constrictor constrictor amarali Stull, 1932
  • Constrictor constrictor sigma Smith, 1943
  • Constrictor constrictor nebulosus Lazell, 1964
  • Boa constrictor melanogaster Langhammer, 1983

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 22/10/1987

Boa constrictor, le Boa constricteur, est une espèce de serpents de la famille des Boidae[1].

Anciennement appelé Boa devin ou Aviosa, c'est un très grand serpent que l'on rencontre à l'état sauvage uniquement sur le continent américain.

Ce carnivore consomme des proies vivantes qu'il capture en bloquant leur circulation sanguine dans ses replis. Il peut vivre en captivité et même être adopté comme animal de compagnie, mais le droit à sa détention dépend des législations locales.

Description[modifier | modifier le code]

Boa constrictor

Sa taille est, selon la sous-espèce et le sexe, de 2 à 4,5 mètres pour un poids moyen de 12 à 16 kg.

Comportement[modifier | modifier le code]

Il est de mœurs crépusculaire à nocturne et peut vivre entre vingt et quarante ans. Il mange des iguanes, des oiseaux, des ocelots et d'autres petits mammifères.

Lorsqu'il serre une proie il peut exercer sur celle-ci une force allant jusqu'à 32 kN.

Les portées sont de 10 à 60 bébés.

Selon une étude américaine publiée en juillet 2015 dans The Journal of Experimental Biology (en)[2], et contrairement à une idée reçue, le boa constricteur n’étouffe pas ses victimes ; il se contente, grâce à la constriction de ses replis, de provoquer la mort de sa proie par un arrêt circulatoire, coupant l'arrivée de sang dans les organes vitaux, la privant ainsi d'oxygène[3], une méthode qui semble bien plus efficace que d'étouffer sa victime, qui peut encore se débattre lors du processus d'étouffement[4].

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre en Amérique du Sud et aux Antilles[1].

Il se plaît dans les forêts tropicales, les savanes humides ou sèches et les zones semi-arides.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Un Boa constrictor s'empare d'un rat blanc qui lui est présenté.

Les boas sont carnivores, ceux-ci se nourrissent de petits animaux : rongeurs, chauves-souris, oiseaux, gros lézards. Les spécimens plus âgés et plus grands peuvent s'attaquer occasionnellement à des mammifères plus gros tels que l'ocelot[5].

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon Reptarium Reptile Database (16 août 2015)[6] :

  • Boa constrictor amarali Stull, 1932
  • Boa constrictor constrictor Linnaeus, 1758
  • Boa constrictor nebulosa (Lazell, 1964)
  • Boa constrictor occidentalis Philippi, 1873
  • Boa constrictor orophias Linnaeus, 1758
  • Boa constrictor ortonii Cope, 1878

Protection[modifier | modifier le code]

Cette espèce est protégée par la convention de Washington :

  • annexe II pour l'ensemble des sous-espèces
  • annexe I pour Boa constrictor occidentalis

Taxinomie[modifier | modifier le code]

La sous-espèce Boa constrictor imperator[7] a été élevée au rang d'espèce par Hynková, Starostová et Frynta en 2009[8] et ils ont placés les sous-espèces Boa constrictor mexicana[9], Boa constrictor sabogae[10] et Boa constrictor longicauda[11] en synonymie avec celle-ci.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La sous-espèce Boa constrictor amarali est nommée en l'honneur d'Afrânio Pompílio Gastos do Amaral[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Reptarium Reptile Database, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Boback, McCann, Wood, McNeal, Blankenship & Zwemer, 2015 : Snake constriction rapidly induces circulatory arrest in rats. The Journal of Experimental Biology, vol. 218, p. 2279-2288.
  3. « Ce n'est pas en les étouffant que le boa constricteur tue ses proies », Morgane Kergoat, Sciences et avenir.fr, 23 juillet 2015 (consulté le 23 juillet 2015).
  4. « On sait enfin comment le boa tue, et ce n'est pas en étouffant ses proies » 20minutes.fr, 23 juillet 2015 (consulté le 23 juillet 2015).
  5. The Invasion of the Boa Constrictors sur Environmental News Network, consulté le 26 mai 2013.
  6. Reptarium Reptile Database, consulté le 16 août 2015
  7. Daudin, 1803 : Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Reptiles; ouvrage faisant suit à l'Histoire naturelle générale et particulière, composée par Leclerc de Buffon; et rédigee par C.S. Sonnini, membre de plusieurs sociétés savantes, vol. 5, F. Dufart, Paris, p. 1-365 (texte intégral).
  8. Hynková, Starostová & Frynta, 2009 : Mitochondrial DNA Variation Reveals Recent Evolutionary History of Main Boa constrictor Clades. Zoological Science, vol. 26, no 9, p. 623–631
  9. Jan, 1863 : Elenco Sistematico degli Ofidi descriti e disegnati per l'Iconografia Generale. Milano, A. Lombardi, p. 1-143 (texte intégral).
  10. Barbour, 1906 : Vertebrata from the savanna of Panama, IV. Reptilia and Amphibia. Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College, vol. 46, p. 224-230 (texte intégral).
  11. Price & Russo, 1991 : Revisionary comments on the genus Boa with the description of a new subspecies of Boa constrictor from Peru. The Snake, vol. 23, no 1, p. 29-35.
  12. Stull, 1932 : Five new subspecies of the family Boidae. Occasional papers of the Boston Society of Natural History, vol. 8, p. 25-29 (texte intégral).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cope, 1878 "1877" : Synopsis of the cold blooded vertebrates procured by Prof. James Orton during the exploration of Peru in 1876–77. Proceedings of the American Philosophical Society, vol. 17, p. 33–49 (texte intégral).
  • Daudin, 1803 : Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Reptiles; ouvrage faisant suit à l'Histoire naturelle générale et particulière, composée par Leclerc de Buffon; et rédigee par C.S. Sonnini, membre de plusieurs sociétés savantes, vol. 5, F. Dufart, Paris, p. 1-365 (texte intégral).
  • Lazell, 1964 : The Lesser Antillean representatives of Bothrops and Constrictor. Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College, vol. 132, no 3, p. 245-273 (texte intégral).
  • Linnaeus, 1758 : Systema naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, ed. 10 (texte intégral).
  • Philippi, 1873 : Über die Boa der westlichen Provinzen der Argentinischen Republik. Zeitschrift für Gesammten Naturwissenschaften, vol. 41, p. 127–130.
  • Stull, 1932 : Five new subspecies of the family Boidae. Occasional papers of the Boston Society of Natural History, vol. 8, p. 25-29 (texte intégral).

Sources externes[modifier | modifier le code]