Province de Formosa

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Province de Formosa
Provincia de Formosa
Blason de Province de Formosa
Héraldique
Drapeau de Province de Formosa
Drapeau
Province de Formosa
Localisation de la province de Formosa
Administration
Pays Drapeau de l'Argentine Argentine
Capitale Formosa
Gouverneur Gildo Insfrán (FPV-PJ)
ISO 3166-2 AR-P
Démographie
Gentilé Formoseño/a
Population 527 895 hab. (2010)
Densité 7,3 hab./km2
Géographie
Superficie 72 066 km2
Liens
Site web http://www.formosa.gov.ar

La province de Formosa est une province de l'Argentine, située au nord-est du pays. Elle est bordée à l'ouest par la province de Salta, au sud par celle de Chaco et à l'est comme au nord par le Paraguay. Sa capitale est Formosa.

Elle s'étend entre les parallèles 22° et 27° de latitude sud et les méridiens 57° et 63° de longitude ouest. Elle est traversée dans sa partie nord par le Tropique du Capricorne, ce qui la situe dans la région subtropicale du pays.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les peuples originels de ces régions comprenaient les Pilagás, les Wichís et les Tobas, dont les langues sont encore parlées dans la province.

Sebastián Gaboto et Diego García explorèrent la région dès le début de XVIe siècle afin de trouver une route depuis les montagnes de la vice-royauté du Pérou jusqu'Asuncion. À cause de la mauvaise navigabilité et de l'irrégularité des rivières Río Pilcomayo et Río Bermejo, leurs tentatives échouèrent.

La première implantation coloniale fut Concepción del Bermejo, fondée en 1585.

A part la rive du Paraná, le territoire resta longtemps hors de toute domination espagnole. Au XIXe siècle, il fut revendiqué par la Bolivie, le Paraguay et l'Argentine.

La Bolivie renonça à ses prétentions sur le chaco central (qui sur ses cartes était connu sous le nom de Llanos del Manzo ou de Llanuras del Manso), en 1829, et ce en faveur de l'Argentine.

En 1865 l'Argentine signa le Traité de la Triple Alliance avec le Brésil et l'Uruguay, traité dirigé contre le Paraguay. Il y était écrit que l'actuelle province de Formosa et une vaste étendue du Chaco au nord de celle-ci (jusque Bahía Negra) devraient rester en territoire argentin, une fois la guerre, dite guerre de la Triple Alliance, terminée. Après sa défaite, en 1870, le Paraguay abandonna ses prétentions territoriales au sud du río Pilcomayo et en 1872 l'Argentine fit de même concernant les territoires au nord de cette rivière (c'est-à-dire qu'elle abandonnait ses prétentions sur le Chaco Boréal).

Il avait donc fallu attendre la fin du XIXe siècle, pour que la population de la province commence à s'accroître.

En octobre 1947 près de Las Lomitas se produisit hélas un massacre horrible aux relents génocidaires. La gendarmerie attaqua avec des armes à feu un groupe d'aborigènes Pilagás qui s'étaient enfuis d'une exploitation sucrière qui les avaient réduits en esclavage (Masacre de Rincón Bomba).

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En 1914, la province de Formosa comptait moins de 20 000 habitants, mais en 1955, lorsqu'elle acquit le statut de province par un décret de Juan Perón, il y en avait déjà plus de 150 000.

Géographie[modifier | modifier le code]

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La province de Formosa se trouve dans une zone géographique appelée la région du Chaco. Elle a une structure de relief très uniforme avec une légère inclinaison du nord-ouest vers le sud-est. Géographiquement, la province est composée de deux écorégions de superficie assez comparable, le Chaco humide à l'est et le Chaco sec à l'ouest.

Article détaillé : Gran Chaco.

Les villes[modifier | modifier le code]

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Villes principales avec leur population en 2010 :

Voies d'accès[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

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Du sud vers le nord, le long du río Paraguay, la province est parcourue par la portion la plus septentrionale de la route nationale 11. Celle-ci relie la province avec les grandes villes du sud, Rosario et Buenos Aires, le long du Paraná.

L'autre axe majeur est la route nationale 81. Celleci, partant de Formosa, va d'est en ouest jusqu'en province de Salta et relie donc les rives du Paraguay avec le nord-ouest andin du pays, ainsi qu'avec la Bolivie, le nord du Chili et le Pérou. Cette route fait partie de l'Axe du Capricorne, défini par l'IIRSA comme un des trois grands axes d'intégration sud-américains transcontinentaux qui traversent l'Argentine d'est en ouest[1].

Plus au nord et parallèlement à la RN 81, le long de la frontière avec le Paraguay, on a construit la route nationale 86. Celle-ci, quittant la RN 11 au niveau de Clorinda, passe aux abords du parc national Río Pilcomayo, dont l'entrée se trouve dans la localité de Laguna Naick Neck, à 15 km au sud-est de la ville de Laguna Blanca.

Voie aérienne[modifier | modifier le code]

La ville de Formosa possède un Aéroport international, appelé El Pucú. Des vols quotidiens y atterrissent ou en partent à destination de Buenos Aires.

Transport fluvial entre Formosa et Alberdi (au Paraguay)

Voie fluviale[modifier | modifier le code]

La ville de Formosa possède aussi un port fluvial sur le río Paraguay, d'où partent quotidiennement des embarcations de faible tonnage vers la localité paraguayenne voisine de Villa Alberdi. Le trafic est intense entre ces deux cités et donc les deux rives du río Paraguay.

Article détaillé : Hidrovía Paraná-Paraguay.

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

L'inclinaison normale du terrain détermine le cours des ríos Pilcomayo, Bermejo ou Teuco, et autres cours d'eau qui courent parallèlement à ceux-ci. Le río Pilcomayo reçoit les eaux provenant de la fonte des neiges des sommets de Bolivie, et son lit est très changeant. Le río Bermejo nait au nord-ouest de l'Argentine. Les deux rivières sont tributaires du río Paraguay.

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Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est subtropical avec des pluies durant toute l'année à l'est, tandis que le reste du territoire a une saison sèche en hiver. Le climat s'assèche progressivement d'est en ouest, avec la diminution des précipitations.

Climogramme de Formosa


Températures et Précipitations à Formosa
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 27,3 26,8 25,2 22 19,3 16,7 16,8 17,7 19,5 22,6 24,5 26,5 22,1
Précipitations (mm) 171,2 142,4 151,7 153,3 105,6 66,8 49,6 60,1 85,1 120,7 171 146,8 1 424,3
Source : Les précipitations à Formosa (1963–1990) (en mm, moyenne mensuelle)




A Las Lomitas, ville ayant la réputation d'être la plus chaude d'Argentine, située à 296 km de la capitale provinciale, Formosa :

Températures et Précipitations à Las Lomitas
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 27,9 26,8 25,8 22,5 18,8 16,9 16,6 19,1 21,2 24,6 25,9 27,3 22,8
Précipitations (mm) 142,4 116,7 160,4 84,6 57,5 18,6 13,1 16,1 30,4 72,5 119 132,6 963,9
Source : Les précipitations à Las Lomitas (1981–2010) (en mm, moyenne mensuelle)[2],[3]


Niveau moyen mensuel des précipitations à Las Lomitas (en millimètres par mois)
total 963.9


La flore[modifier | modifier le code]

La différence d'humidité détermine des différences dans la végétation. Près des rivières on observe des forêts-galeries, comprenant des espèces comme l'algarrobo (Prosopis nigra), le palo amarillo (Phyllostylon rhamnoides) et le palo santo (Bulnesia sarmientoi). Plus à l'ouest apparait la forêt typique du Chaco où poussent le quebracho colorado (Schinopsis lorentzii) et le quebracho blanco (Aspidosperma quebracho-blanco), le lapacho (Tabebuia impetiginosa), le guayaybí (patagonula americana), la guaraniná (brumelia obtusifolia), le palo lanza (phyllostylon rhamnoides), l'espina corona (Gleditsia amorphoides), la guaraniná (Sideroxylon obtusifolium), l'ibirá-pitá (Peltophorum dubium), l'urunday (Astronium balansae), le palo blanco (Calycophyllum multiflorum), le timbó colorado (Enterolobium contortisiliquum), ainsi que les palmiers Butia yatay et pindó (Syagrus romanzoffiana).

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Albizia inundata ou Timbó blanco.

À la limite avec la province de Salta se trouve une région appelée El Impenetrable.

Dans cette vaste zone de plus ou moins 40.000 kilomètres carrés, on retrouve des arbustes de bois dur souvent épineux, de grandes cactacées ou cactus arborescents des genres Opuntia et Cereus, très ramifiés et qui dépassent los 6 mètres de haut. On y trouve aussi des orchidées de diverses espèces. Quant aux arbres, on y trouve des quebrachos(Schinopsis) notamment le colorado santiagueño (Schinopsis lorentzii) et le quebracho blanco (Aspidosperma quebracho-blanco), l'itín (Prosopis kuntzei), l'algarrobo negro (Prosopis nigra) et d'autres espèces de Prosopis, le palo santo (Bulnesia sarmientoi), l'urunday (Astronium balansae), le guayacán (Caesalpinia paraguariensis), le palo borracho (Ceiba chodatii), l'aromo (Acacia caven), etc.

La faune[modifier | modifier le code]

Mammifères[modifier | modifier le code]

La province est habitée par des animaux tels le daguet rouge, le capybara, le pécari à collier (Pecari tajacu), le loup à crinière, le puma concolor, le tapir, le fourmilier (très rare), le jaguarondi, le cerf des marais, le daguet gris (guazuviras) (Mazama gouazoubira) et le tamandua du Sud (Tamandua tetradactyla). Dans cette zone on trouve des singes du Nouveau Monde (comme le singe hurleur et le capucin), et des paresseux, mais la destruction massive de leur habitat les a presque fait disparaître le siècle dernier.

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On rencontre encore des chats de Geoffroy (Leopardus geoffroyi), diverses espèces de tatous dont le tatou géant (Priodontes maximus), des opossums, le renard d'Aszara (Lycalopex gymnocercus), le renard des Andes (Pseudalopex culpaeus), le pécari à lèvres blanches (Tayassu pecari), la viscache des plaines (Lagostomus maximus), le tapeti ou lapin du Brésil (Sylvilagus brasiliensis), le petit grison (Galictis cuja), des mouffettes ou zorrinos, le mara du Chaco (Dolichotis salinicola), le ragondin, le cobaye sauvage (Cavia aperea). Notons aussi la présence du tatou à sept bandes (Dasypus septemcinctus) et du tatou à neuf bandes (Dasypus novemcinctus).

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Oiseaux[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreuses espèces d'oiseaux, on trouve l'ortalide du Chaco ou charata (Ortalis canicollis), le râle ypécaha (Aramides ypecaha), le nandou et le cariama huppé (Cariama cristata).

Parmi les centaines d'espèces d'oiseaux que l'on remarque dans la province, il faut mentionner la petite Buse (Buteo platypterus)[4], l'ibis vert ou tapicurú (Mesembrinibis cayennensis), la chouette à lunettes (Pulsatrix perspicillata)[5], le grébifoulque d'Amérique ou ipequí (Heliornis fulica), le savacou huppé (Cochlearius cochlearius), le cassique huppé ou yapú (Psarocolius decumanus), et plusieurs espèces menacées, comme la moucherolle à queue large ou yetapá de collar (Alectrurus risora)[6],[7], la pava de monte (Penelope obscura), le hocco à face nue ou muitu (Crax fasciolata) (qui représente la population la plus importantes de l'Argentine[8],[9],[10].

Les milieux aquatiques hébergent des cigognes, des grandes aigrettes, des spatules rosées et divers canards.

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Dans la Reserva natural Formosa, l'avifaune inclut l'amazone à front bleu (Amazona aestiva), l'ortalide du Chaco (Ortalis canicollis), le pic des cactus (Melanerpes cactorum), le kamichi à collier (Chauna torquata), l'ada cendré (Knipolegus striaticeps), le grand Batara (Taraba major), le fournier huppé (Furnarius cristatus), le grand Grimpar (Xiphocolaptes major) et le piranga orangé (Piranga flava).

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Dans les environs immédiats du río Paraguay, s'étend une vaste zone humide. Les précipitations y sont abondantes. On y trouve entre autres le Tinamou vermiculé (Crypturellus undulatus), le Dendrocygne à ventre noir (Dendrocygna autumnalis), le Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans), le Cariama huppé (Cariama cristata), la Conure nanday (Nandayus nenday), le Pic vert-doré (Piculus chrysochloros), le Pic à tête pâle (Celeus lugubris), le Synallaxe rouge (Phacellodomus ruber), le Grand Grimpar (Xiphocolaptes major), le Grimpar à bec rouge (Campylorhamphus trochilirostris), le Batara rayé (Thamnophilus doliatus), le Casiorne roux (Casiornis rufus), le Geai bleu-noir (Cyanocorax cyanomelas), le Donacobe à miroir (Donacobius atricapilla), la Sporophile à ventre blanc (Sporophila leucoptera), le Goglu des prés (Dolichonyx oryzivorus).

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Dans le Chaco sec, c'est-à-dire dans la partie occidentale de la province, on peut observer le fauconnet à ailes tachetées (Spiziapteryx circumcincta), l'upucerthie du Chaco (Tarphonomus certhioides), le synallaxe à bec court (Asthenes baeri), l'annumbi alouette (Coryphistera alaudina), le grisin à dos rayé (Myrmorchilus strigilatus), le tourco huppé (Rhinocrypta lanceolata), la calandrite bergeronnette (Stigmatura budytoides), l'ada cendré (Knipolegus striaticeps), le lophospingue à huppe noire (Lophospingus pusillus), le chipiu à capuchon (Poospiza melanoleuca), le chipiu sanglé (Poospiza torquata), le saltatricule du Chaco (Saltatricula multicolor), le dendrocygne à ventre noir (Dendrocygna autumnalis), l'élanion perle (Gampsonyx swainsonii), le macagua rieur (Herpetotheres cachinnans), le conure nanday (Nandayus nenday), le synallaxe rouge (Phacellodomus ruber), le grand Grimpar (Xiphocolaptes major), l'oriole à dos orange (Icterus croconotus), le goglu des prés (Dolichonyx oryzivorus)[11].

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Reptiles[modifier | modifier le code]

Les reptiles sont aussi très nombreux. Parmi les ophidiens, on trouve la yarará grande (Bothrops alternatus), le très venimeux crotale cascabelle (Crotalus durissus), le serpent corail de l'espèce Micrurus pyrrhocryptus, l'anaconda jaune (Eunectes notaeus) réputé chez les gourmets locaux. Il y a également d'autres reptiles, comme le boa constrictor (boa constrictor occidentalis), ou des lézards comme le tégu noir et blanc, des iguanes, des tortues et des geckos.

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Poissons[modifier | modifier le code]

Suite aux longues périodes sans précipitations, bien des cours d'eau se retrouvent à sec. Certains poissons possèdent des adaptations qui leur permet de survivre dans ces conditions, comme le tamboatá ou cascarudo (Callichthys callichthys), et l'atipa ou tamuata (Hoplosternum littorale). Ils arrivent à absorber l'oxygène athmosphérique et de changer de mare ou de cours d'eau en impulsant leurs nageoires pectorales.

L'ichtyofaune de la province, et principalement celle des grandes rivières comme le río Paraguay, les ríos Pilcomayo et Bermejo est d'une grande richesse. Les poissons les plus typiques sont le pacú (piaractus mesopotamicus), le surubí ou (pseudoplatystoma), le manguruyú (paulicea huetkeni), le patí, le dorado (Salminus brasiliensis), le boga (leporinus obtusidens), l'armado (oxydoras kneri), le tararira (Hoplias malabaricus). Nombreux sont aussi les piranhas ou pirañas, des espèces serrasalmus aureus et serrasalmus marginatus (appelés localement palometas).

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Subdivisions[modifier | modifier le code]

La province de Formosa est divisée en 9 départements d'après la constitution de 1957, révisée en 1991 et 2003.

Département Superficie
en km²
Population
en 2001
Population
en 2010
Chef-lieu Carte des départements
Departamento Bermejo (Formosa - Argentina).png Bermejo 12 580 12 710 14 046 Laguna Yema Formosa (Argentina).png
Departamento Formosa (Formosa - Argentina).png Formosa 6 195 210 071 234 354 Formosa
Departamento Laishi (Formosa - Argentina).png Laishi 3 480 16 227 17 063 San Francisco de Laishi
Departamento Matacos (Formosa - Argentina).png Matacos 4 431 12 133 14 375 Ingeniero Juárez
Departamento Patiño (Formosa - Argentina).png Patiño 24 502 64 830 68 581 Comandante Fontana
Departamento Pilagás (Formosa - Argentina).png Pilagás 3 041 17 523 18 399 El Espinillo
Departamento Pilcomayo (Formosa - Argentina).png Pilcomayo 5 342 78 114 85 024 Clorinda
Departamento Pirané (Formosa - Argentina).png Pirané 8 425 64 023 64 556 Pirané
Departamento Ramón Lista (Formosa - Argentina).png Ramón Lista 3 800 10 928 13 754 General Mosconi
Total province 72 066 489 663 527 895 Formosa

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001 2010
Province de
Formosa
4.829 19.281 113.790 178.526 234.075 295.887 398.413 489.663 527.895
Total Argentine 4.044.911 7.903.662 15.893.811 20.013.793 23.364.431 27.949.480 32.615.528 37.156.195 40.091.359

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2010, la population se montait à 527 895 habitants[13].

La croissance démographique a été très importante tout au long du XXe siècle. En 1895, il y avait moins de cinq mille habitants qui peuplaient ce territoire de taille équivalente à celle du Benelux. Il est vrai que les Indios Bravos (Indiens non soumis) n'étaient pas inclus dans ce maigre chiffre, mais ces derniers, décimés par les récentes opérations militaires pour sécuriser la région n'étaient plus que quelques centaines.
Plus récemment, on remarque que la population de la province a presque doublé depuis la fin des années 1970, et a affiché ainsi un rythme d'accroissement toujours nettement supérieur à la moyenne du pays. Le rythme de croissance a cependant très nettement décru depuis 2001.

La natalité élevée observée dans la province (12 976 naissances en 2000, et 13 535 en 2004, soit un taux de 26,5 pour mille le plus élevé du pays avec celui de la province de Misiones) laisse entrevoir cependant une importante croissance démographique dans les prochaines décennies.

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.

Évolution prévue jusque 2040[modifier | modifier le code]

Cependant suite au recensement argentin de 2010, on remarque un net ralentissement de la croissance de la province par rapport aux décennies précédentes. Il s'agit d'un effet de la grande crise argentine du début du siècle qui a tari l'immigration. L'INDEC a fait dès lors de nouvelles estimations prévisionnelles jusqu'en 2040. Il est prévu que le chiffre de la population de la province se montera alors à 668.865 habitants, soit une augmentation de seulement 27% par rapport à 2010[14]. La croissance démographique de la province est donc appelée à ralentir nettement les prochaines décennies. La raison en est avant tout la trop grosse dépendance vis-à-vis du secteur agricole à faible valeur ajoutée et le manque de développement d'activités modernes. En plus, c'est dans la province voisine du Chaco que doit passer le grand axe continental "Brésil-Pacifique-Chine". Enfin la ville de Formosa vit dans l'ombre de sa grande voisine Resistencia, et la province de Formosa ne bénéficie guère d'une infrastructure touristique suffisante, créatrice d'emplois.

Résumé de l'évolution du chiffre de la population, selon les prévisions de l'INDEC, concernant les prochaines décennies jusque 2040 :

2001 2010 2020 2030 2040
Province de Formosa 489.663 527.895 605.193 646.119 668.865
Total Argentine 36.260.130 40.091.359 45.376.763 49.407.265 52.778.477

Les amérindiens[modifier | modifier le code]

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  • Les Pilagás habitent au centre de la province de Formosa. Ils étaient plus ou moins 4 500 en 2004-2005 [15]. Ils furent appelés Frentones par les Espagnols, à cause de l'habitude qu'ils avaient de se raser la partie antérieure (frontale) du crâne. Ils furent victimes d'un abominable massacre en 1947, mis au jour en 2004.
En rouge, la région du Grand nord argentin
  • Les Wichís étaient au nombre de 14 472 personnes dans le Formosa, lors du recensement de 2010 (sur un total de 50 419 pour toute l'Argentine.
  • Les Tobas étaient en 2005, au nombre de plus de 69 000[16]. Ils se donnent à eux-mêmes le nom de Qom-lik. Ils furent contraints au XIXe siècle de se réfugier dans les forêts denses de la région de l'impenetrable, à l'ouest de la province.

Article détaillé : (es) Massacre de Rincón Bomba.

Région Grand nord argentin[modifier | modifier le code]

Un traité interprovincial de création de la Región Norte Grande Argentino (Région Grand nord argentin), a été signé dans la ville de Salta, le 9 avril 1999, entre les provinces de Catamarca, Corrientes, Chaco, Formosa, Jujuy, Misiones, Tucumán, Salta et Santiago del Estero.

L'objet primordial de ce traité est la création de la Región Norte Grande et la concrétisation de l'intégration des provinces du Nord-Ouest Argentin (NOA) et du Nord-Est Argentin (NEA), afin d'atteindre dans la réalité un système effectif de consensus et d'action conjointe entre les états signataires.

Le Conseil Régional du Norte Grande est l'organisme suprême de gouvernement régional, composé de l' Assemblée des Gouverneurs, de la Junte Exécutive et du Comité Coordinateur. Ce dernier est constitué par un représentant du NOA et un autre du NEA, les deux étant de plus membres de la Junte Exécutive. La Commission Exécutive Interministérielle d'Intégration Régionale coordonne le processus d'intégration à partir des directives des organes supérieurs déjà mentionnés.

Économie[modifier | modifier le code]

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Coupe d'un tronc de Schinopsis balansae ou quebracho colorado chaqueño

Traditionnellement l'agriculture a un grand rôle dans cette province.

  • Cultures: les principales sont le coton, le riz, les fruits (bananes, pamplemousses, melons) et légumes (courges, piments et tomates)
  • Exploitation forestière: l'utilisation des bois a eu un grand développement depuis le début du XXe siècle. La production de tannin a été fort élevée. Actuellement on utilise les espèces natives (algarrobo). On exporte des meubles et des parties de meubles, du bois et du charbon végétal. Cette activité a baissé dans les années 1990.
  • Élevage: représenté par plus d'un million de bovins, spécialement des croisements de races britanniques (Aberdeen Angus, Shorthorn et Heresford) et zébu (Brahman et Nelore). On élève aussi des caprins et des buffles.
  • Mines: l'exploitation de pétrole a débuté en 1984 mais en quantité réduite.
  • Industrie: à souligner la production de tanin, pour fabriquer des adhésifs, des additifs et des produits pour le traitement des peaux. Notons l'importance du secteur textile (coton, production de cuirs et de peaux).

Tourisme[modifier | modifier le code]

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Il y a très peu de vieilles pierres dans la province, aussi mis à part le tourisme d'aventures, la province se centre sur le tourisme écologique, sportif (sports nautiques) et aussi gastronomique (les poissons).

  • Un détour qu'il faut faire : le Parque Nacional Río Pilcomayo, avec une intéressante vie animale sylvestre et aquatique (y compris caïmans et anacondas).
  • La Laguna Blanca, avec des caïmans (ou yacarés) et une grande richesse en oiseaux.
  • L'Estancia Guaycolec (es), dédiée à la protection de la faune locale et particulièrement des oiseaux.
  • La Reserva natural Formosa (es). Située sur la rive nord du río Bermejo, la réserve fait partie de l'écorégion du Chaco sec, avec sa flore particulière et très diversifiée.
Monument au Sargent Samuel Víctor Guerrero sur une des places de la ville de Pirané.
  • Pirané et sa région de Chaco humide. La zone, riche en étangs, ruisseaux, marais, possède une flore et une faune extrêmement riche.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dirección Nacional de Vialidad, relación con la Corporación Andina de Fomento
  2. « Estadísticas Climatológicas Normales - período 1981-2010 »
  3. « Clima en la Argentina: Guia Climática por Las Lomitas »
  4. Klavins, J., et al. (2012). Trampa-cámara descubre el primer Aguilucho Alas Anchas Buteo platypterus en el Chaco argentino. Cotinga 34:57-59.
  5. Ramírez-Llorens, P., & Bellocq, M. I. (2007). New records clarify the southern distribution of the Spectacled Owl (Pulsatrix perspicillata). Journal of Raptor Research, 41(4), 268-276.
  6. Di Giacomo, A. G., A. S. Di Giacomo, and J. C. Reboreda (2011). Effects of grassland burning on reproductive success of globally threatened Strange-tailed Tyrants Alectrurus risora. Bird Conservation International 21:411-422.
  7. Ramírez-Llorens, P., White, E. E., & Rotundo, M. (2003). Sobre algunas aves de la Estancia Guaycolec, provincia de Formosa, Argentina. Nuestras Aves, 46, 36-40.
  8. White, E. E. (2001). Estancia Guaycolec como un área importante para la onservación de Crax f. fasciolata y Penelope o. obscura en el Chaco húmedo de Formosa. Argentina. Bol. CSG, 13, 14-18.
  9. Fernández-Duque, F., Huck, M., Dávalos, V., & Fernández-Duque, E. (2013). Estudio preliminar sobre la ecología, el comportamiento y la demografía del Muitú (Crax fasciolata) en la selva en galería del riacho Pilagá, Formosa, Argentina. El hornero, 28(2), 65-74.
  10. White, E. (2001). El Muitú (Crax fasciolata) como emblema de una actividad de ecoturismo en el Norte Argentino. Cracid Specialist Group Bulletin 12:7-13.
  11. (es) Aires importantes pour la conservation des oiseaux en Argentine (AICAs) - Formosa FO
  12. Paul Planquette, « L'Atipa », Nature Guyanaise (SEPANGUY), Cayenne, no 2,‎ 1989 (juin), p. 8-13 (lire en ligne [PDF])
  13. Instituto Nacional de Estadística y Censos (INDEC)
  14. Population estimée par sexe pour tout le pays et les provinces. Années 2010-2040 INDEC
  15. INDEC - Encuesta Complementaria de Pueblos Indígenas (ECPI) 2004-2005 - Complément du recensement national de la population, des ménages et de l'habitat. [xls]
  16. INDEC - Encuesta Complementaria de Pueblos Indígenas (ECPI) 2004-2005 - Complément du recensement national de la population, des ménages et des habitats de 2001. [xls]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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