Pointe libertaire

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Le collectif de la Pointe Libertaire est un groupe d'habitants et d'habitantes du quartier de Pointe-Saint-Charles à Montréal actif dans la sphère politique locale.

"Le Collectif La Pointe libertaire est un groupe d’affinité du quartier Pointe Saint-Charles à Montréal qui rassemble des personnes qui agissent dans le champ politique en fonction de créer une dynamique vers l’autogestion du quartier par ses citoyennes et ses citoyens."[1]

Clairement affiché comme anarchiste[2], le collectif se présente comme "une option libertaire, féministe et écologique pour une société libre"[1].

Action[modifier | modifier le code]

Le collectif est actif dans plusieurs dossiers majeurs dans Pointe Saint-Charles, notamment sur les enjeux d'aménagement urbain[3].

Le jardin de la liberté[modifier | modifier le code]

Le collectif s'est fait connaître à partir de 2007 par une action de guérilla jardinière sur un terrain public laissé vacant par les autorités municipales. Las de militer auprès de la ville pour son reclassement en parc public, le collectif de la Pointe libertaire a lancé l'opération « Action jardinière autonome », invitant les riverains à venir nettoyer le terrain et à y planter arbustes et plantes vivaces[4],[5],[6]. Maintenant appelé le « jardin de la liberté », ce bout de terrain, auparavant laissé en friche, continue d'être entretenu par les membres du collectif et ses sympathisants et sympathisantes[7].

Centre social autogéré[modifier | modifier le code]

Le collectif a lancé un centre social autogéré actif dans le quartier depuis 2007[8]. Le , le collectif a mené une occupation illégale d'un bâtiment de l’usine abandonnée Seracon sur le Canal-de-Lachin[9],[10]. D'anciens ateliers du chemin de fer Canadien National étaient également dans la ligne de mire du collectif qui suivit attentivement le dossier de leur redéveloppement[11],[12], s'opposant aux projets du groupe Mach à qui les ateliers avaient été attribués pour 1$ symbolique en 2006[13]. Une importante mobilisation du CSA avec le collectif communautaire « 7 à nous » a pris naissance pour contrer ce projet et après 14 ans d'actions, les citoyens ont réussi à ce que leur soit cédé le Bâtiment 7, un immeuble patrimonial de plus de 8 000 m2. L’édifice abritera un pôle d’activités sociales, artistiques et politiques compatibles avec une économie solidaire et écologique[14].

L'Agence de presse libre[modifier | modifier le code]

Le site internet du collectif agit aussi à titre de média d'information alternative, sur lequel même des journalistes professionnels puisent de l'information[15].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Judith Cayer, Bâtiment 7 : victoire populaire à Pointe-Saint-Charles, Ecosociété,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Déclaration de principe du groupe
  2. Présentation de "Hostie d'vieux monde! L'anarchisme au Québec" sur Anarkismo
  3. Nicolas Douay, « L'activisme urbain à Montréal : des luttes urbaines à la revendication d'une ville artistique, durable et collaborative », L'Information géographique,‎ , p. 83-96 (lire en ligne) Douay Nicolas, «  », L'Information géographique, 2012/3 (Vol. 76), p. 83-96. DOI : 10.3917/lig.763.0083. URL :
  4. « Main basse sur la ville », Le Devoir,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. « L'anarchie fleurie de Pointe Saint-Charles », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Claude Paré, « Action de squat-jardin sur un terrain de la Ville », sur Journal du paysage, (consulté le )
  7. Liste des actions du collectif
  8. Anna Kruzynski, « L’autonomie collective en action : du Centre Social Autogéré de Pointe-Saint-Charles au Bâtiment 7 », Nouvelles pratiques sociales, vol. 29, nos 1-2,‎ , p. 139–158 (ISSN 0843-4468 et 1703-9312, DOI https://doi.org/10.7202/1043397ar, lire en ligne, consulté le )
  9. "Trying to make their Point", The Gazatte (en anglais
  10. "Squat for your rights, Samer Elatrash, Mirror (en anglais)
  11. Section Terrain du CN sur le site du collectif
  12. "L’incendie aux anciens ateliers du CN suscite des interrogations ", André Desroches, La Voix Populaire
  13. Karine Triollet, « Une décennie de luttes urbaines à Pointe-Saint-Charles : Vers une réappropriation citoyenne ? », Nouveaux Cahiers du socialisme,‎ , p. 129-143 (lire en ligne)
  14. Zone Société- ICI.Radio-Canada.ca, « Un centre autogéré, le bâtiment 7, ouvre ses portes à Pointe-Saint-Charles », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  15. "AMT: Projet de 168 millions à Pointe Saint-Charles", Bruno Bisson, La Presse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]